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LDC: Kopljar avait très faim, Metalurg a payé la note
LDC: Kopljar avait très faim, Metalurg a payé la note
30 Novembre 2014 | Europe > Champion's League

Grâce au sérieux de sa défense et à sa puissance de feu en attaque, le PSG n'a eu aucun mal à battre le Metalurg Skopje (35-24). Cette promenade de santé au cours de laquelle Marko Kopljar, suspendu en LNH a été omniprésent, a permis aux Parisiens de préparer de la meilleure des façons qui soit leur rendez-vous de mercredi face à Montpellier.

Metalurg Skopje qui l'an passé avait tout de même atteint les quarts de finale de la Ligue des Champions est passé de vie à trépas. Une sombre affaire de primes non versées mais surtout une mésentente récurrente avec Lino Cervar, l'entraîneur emblématique de la Croatie championne olympique 2004 et du Monde 2003 avaient provoqué une fronde des joueurs. Si bien qu'en un mois, huit d'entre eux et non des moindres sont partis. Ce dimanche, seulement 50% du groupe qui avait été aligné fin septembre lors du match aller, était présent sur le parquet de Carpentier.

Comme les Parisiens s'étaient imposés en Macédoine de cinq buts, ce changement de visages n'a pas eu l'air de les déstabiliser. D'autant que Philippe Gardent n'avait eu que l'embarras du choix pour composer son équipe, tout son effectif étant apte à jouer. Au premier rang desquels, un certain Marko Kopljar.  

Suspendu en LNH jusqu’au début des matches retour suite à son vilain geste lors du match à Chambéry, le Croate n’a que la Ligue des Champions pour s’exprimer. Est-ce un signe ? C’est lui qui ce dimanche a inscrit les deux premiers buts parisiens. Comme pour montrer à ses coéquipiers qu’il faisait bien partie de l’équipe et qu’il servait à quelque chose. « Bien-sûr, j’avais envie de jouer, avouait-il. J’essaie de ne plus penser à ce qui s’est passé. Plus d’un mois s’est écoulé et dans ma tête, c’est terminé. Je n’explique pas ma réaction. C’était un peu tout. Peut-être la fatigue. C’est vrai qu’à ce moment-là, je jouais seul (sur le poste, en l’absence de Barachet blessé) mais ce que j’ai fait ne correspond pas à ce que je suis. » La sanction est tombée, il l’a encaissée sans broncher. Pour compenser son inactivité en LNH, le colosse de 2.10 a multiplié les séances physiques tout en s’investissant encore un peu plus à l’entraînement. « Psychologiquement, c’était important de lui montrer qu’on le soutenait, indique Philippe Gardent. Quand tu es suspendu, tu as l’impression d’être en décalage avec le groupe. Malgré le fait d’être fier comme un Croate, je pense que sur le coup, il a été marqué, il a du avoir une digestion assez difficile. Ce qui est intéressant, c’est que ce soir, il a bien répondu. » Maladroit contre Kiel avec un nombre important de pertes de balle, le gaucher de Pozega s’est démultiplié contre Skopje autant en attaque (avec six réalisations) qu’en défense.

 

Les "Métallos" macédoniens qui étaient venus à Paris pour limiter la casse, vont tenter d’imposer un espèce de faux-rythme mais ce manège va très rapidement faire long feu. La faute à la défense du PSG exemplaire de rigueur, de vigilance et d’agressivité. « On a parfaitement répondu à ce qui nous était proposé, se félicitait Philippe Gardent. Les formules avec N’diaye-Kopljar et N’diaye-Gojun ont bien fonctionné. Depuis le début de la saison, c’est notre vrai chantier et on a fait en sorte que notre système défensif ne dépende pas d’une seule personne. Par exemple, "Willy" (Accambray) peut lui aussi défendre en 3, ce qu’il n’avait jamais fait jusque-là. » Une bonne défense devant un Omeyer attentif, fermant la porte et qui s’est véritablement régalé à relancer de 25-30 mètres. Sur ces phases de jeu, la vista et la vivacité du gardien international ne permettaient même plus les changements défense-attaque. Après 13 minutes de jeu (9-4), les Macédoniens commençaient à ramer dans le vide, Lino Cervar posait désabusé, un temps mort. Sans grand effet puisque quelques actions plus tard, l’écart au score avait enflé (19-10 à la pause).

A la reprise, le Metalurg se montrait plus agressif. La défense du PSG tenait le coup, l’attaque elle, connaissait quelques ratés et un manque de concentration. Des buts faciles étaient hors du cadre ou stoppés par un Nikola Mitrevski, portier macédonien de son état, jusque-là transparent. Pourtant, "Titi 1er" persistait dans ses relances-caviar, Marko Kopljar retrouvait enfin son bras et Luc Abalo, ses fulgurances au point d’allumer deux mèches dont seul l’ancien Ivryen a le secret. La 1ère en sautant en total déséquilibre plus haut que tout le monde avant de servir le Croate, la seconde en profitant de l’indolence défensive adverse pour enclencher un kung fu parfaitement conclu par M’tima. Le public de Carpentier en avait pour son argent. Le tableau d’affichage était même devenu… anecdotique avec treize buts d’avance à un quart d’heure de la fin. Philippe Gardent avait fait tourner tout son banc. Le dernier à sortir étant Thierry Omeyer. Personne ne tiendra compte du relâchement de fin de rencontre où Skopje va passer un 1-5 en cinq minutes avant tout de même d'échouer à... 11 longueurs.



Halle Georges Carpentier (Paris 13ème)
Le dimanche 30 novembre à 19h00
PSG Handball - Metalurg Skopje       35 - 24 (Mi-temps : 19-10)

2000 spectateurs
Arbitres :
MM Kursad Erdogan & Ibrahim Ozderiz (Turquie)


PSG Handball : Omeyer, Annonay - Abalo (2), Accambray (5), Barachet (1), Csaszar (2), Gojun (3), Gunnarsson (2), Hansen (4), Honrubia (2), Kopljar (6), M'tima (3), Melic (1), N'diaye (1), Narcisse (1), Vori (2)

Metalurg Skopje : Mitrevski, Misovski - Vugrinec (4), Dimovski (2), Georgievski (3), Manaskov Dejan (4), Manaskov Martin (2), Markoski Velko (1), Markoski Nikola (6), Mojsovski (1), Nelovski (1), Ojleski, Mirkulovski, Djukic, Jonovski, Kukoski


Evolution du score: 2-0 (2è) 7-3 (10è) 10-5 (15è) 12-5 (18è) 14-6 (20è) 16-8 (25è) 19-10 (MT) 20-12 (36è) 22-14 (40è) 27-14 (45è) 30-17 (51è) 32-18 (52è) 33-23 (57è) 35-24 (FIN)



Les réactions d'après-match:

Lino Cervar, entraîneur de Skopje (photo ci-dessus): "Le PSG a mérité de gagner. Le club a connu plusieurs problèmes et il fallu reconstruire en incorporant de jeunes joueurs. Il y a des motifs de satisfaction pour le futur. Pour notre dernier match de l'année contre Meshkov, j'espère qu'on fera une meilleure prestation. Aujourd'hui contre le PSG, on ne pouvait rien."

William Accambray, arrière gauche du PSG: "On savait que leur attaque jouait sur des petits coups, des feintes, ils sont passés quelque fois mais le plus souvent, on a été plus actif qu'eux. C'est ce qui nous a permis de faire le trou en 1ère et garder cet avantage jusqu'à la fin. On monte en puissance, c'est bien avant de recevoir Montpellier mais aussi en Ligue des Champions pour être le mieux classé possible derrière Kiel. C'est une bonne soirée pour nous tous."

La phrase du jour (de Philippe Gardent): " Il était important de ne pas tomber dans leur jeu de Crocodile". Faisant référence à une technique d'endormissement misant sur les fautes adverses pour gagner les duels. 



© Yves Michel
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