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Montpellier sombre sans livrer combat
Montpellier sombre sans livrer combat
3 Décembre 2014 | France > LNH

Montpellier est tombé de haut, de très haut. Une défaite 36-20 à Paris, il y avait bien longtemps que les Héraultais n'avaient subi une aussi piquante déculottée en championnat. C'est le fait majeur de cette 12ème journée marquée également par le revers de Toulouse sur ses terres face à la lanterne rouge istréenne et celui de Dunkerque à Tremblay.

Tout dépend de quel côté prendre l'analyse. Sans s'attacher au score, le constat pourrait être édulcoré en soulignant que Paris se rapproche à grand pas du sommet de la LNH et que Montpellier malgré une défaite à Coubertin, garde son fauteuil de leader avec deux points d'avance au classement. Mais comment peut on se contenter d'un tel raccourci tant le succès parisien a marqué les esprits ? Seize longueurs d'écart face aux Héraultais, à peine 20 buts encaissés face à une des trois meilleures attaques de LNH ! Pareille Bérézina était survenue le 30 septembre 2012, au même endroit dans des circonstances très particulières puisque plusieurs joueurs et non des moindres avaient fait une halte au poste de police. Le temps a passé et ce mercredi soir, c'est sur le terrain et non en coulisses que Montpellier a perdu ses moyens. L'équipe s'est vite retrouvée désarmée, à la peine et surtout incapable de répondre dans le combat. "On a joué comme une équipe qui était complètement en dedans, stressée par l'enjeu et sur des échecs au tir face à Thierry (Omeyer) constatait un Patrice Canayer très affecté. Nous avons été très fragiles mentalement et physiquement car on tire sur les mêmes joueurs depuis un moment. L'écart est lourd mais mérité." Montpellier s'est jeté à l'eau sans bouée, a barboté pendant cinq minutes avant de couler à pic. La lave d'un "Titi" incandescent, d'une défense de plomb et une attaque à l'affût où le duo Barachet-Accambray s'est régalé, ont fait le nécessaire. Si bien qu'après seulement 9 minutes lorsque le PSG avait déjà creusé le trou (9-4), le 1er temps mort montpelliérain était obligatoire. Sans grand effet puisqu'à la pause, le retard était quasi rédhibitoire (18-9).



Omniprésent pendant presque tout le match (laissant Annonay croquer sur la fin quelques miettes du gâteau), Thierry Omeyer va faire un  numéro de funambule (21 arrêts au total) derrière une 6-0 bien en place et un tandem central interchangeable avec N'diaye, Gojun et même Accambray. "Je connais bien ces joueurs (sourires) donc c'était important de prendre l'ascendant assez vite sur eux, de les faire douter, relevait le portier tricolore. On avait déjà fait de bons matches depuis le début de la saison mais avec cinq à dix minutes de flottement, là on est resté concentrés pendant 60 minutes." Et quand tout peut lui réussir, Paris se montre irrésistible. A l'inverse, pas grand chose n'a marché du côté de l'équipe montpelliéraine. Poussant ses attaques placées jusqu'à la limite du refus de jeu, multipliant les séquences de passes pour finalement rendre la balle ou se la faire chiper, Montpellier va continuer son chemin de croix en seconde période (21-10 à la 33ème). Patrice Canayer va bien tenter de lancer des joueurs revenant de blessures (comme Simonet, Dolenec et Bonnefond), rien n'y fera. Et Paris va poursuivre jusqu'au bout sa folle équipée, comme trois jours plus tôt face à Skopje, avec la participation de tout le banc (36-20). "Il faudra qu'on accepte enfin certaines critiques, assénait Arnaud Siffert, le gardien du MAHB. Ce n'est pas normal de perdre des balles alors qu'on était en supériorité numérique. Des domaines, comme la défense n'ont pas fonctionné. Il faudra qu'on se penche sur la question car cela fait un petit moment que cela dure." Montpellier a pris un sérieux coup de bambou sur la tête. Ce qui n'est pas l'idéal avant d'aller affronter Celje samedi en Ligue des Champions. Le PSG lui, surfe sur la vague de la confiance et de la sérénité. La fin d'année (civile) peut réserver encore quelques surprises ! La lutte n'est pas encore finale puisqu'elle ne fait que commencer. Et derrière, ça continue à s'agiter (voir par ailleurs). 

PARIS ST GERMAIN HANDBALLMONTPELLIER AHB   36-20   (MT: 18-9)
Statistiques du match

Arbitres  :
MM Laurent Reveret & Stevann Pichon
Date et Heure :
Le 03/12/2014 à 20:45:00
Lieu :
Pierre de Coubertin
82, avenue Georges Lafont  -  PARIS


© Yves Michel
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