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Confortablement assis, Montpellier attend Nantes-PSG
Confortablement assis, Montpellier attend Nantes-PSG
17 Décembre 2014 | France > LNH

La pression est sur les épaules de Paris... et de Nantes. Les deux équipes qui se retrouvent ce jeudi soir, connaissent les données du problème puisque Montpellier avec un (encore) excellent Mathieu Grébille a fait le boulot à Toulouse. Pendant ce temps, Dunkerque a de nouveau chuté, Sélestat s'est réveillé et Istres, s'est un peu plus enfoncé.  

Les esprits seront bien détendus lorsque du côté de Montpellier, staff, dirigeants et joueurs s'installeront ce soir bien confortablement dans leur canapé pour suivre Nantes-PSG. Le MAHB est sûr de passer les fêtes seul en tête de la D1 et peut-être espérer conserver son avance de quatre points si Paris se prend les pieds dans le tapis nantais. Ce mercredi, à Toulouse, la troupe de Michaël Guigou s'est comportée en véritable patron du hand français. Six minutes pour se roder, dix pour passer devant, une fin de mi-temps pour creuser l'écart (14-19 à la pause), le Fénix a été surclassé. Les 30 minutes suivantes ne vont être que la confirmation et l'accentuation de la suprématie de l'adversaire héraultais qui au plus fort, va compter jusqu'à huit longueurs d'avance. Toulouse enregistre sa 3ème défaite de rang (28-34) et surtout n'a plus que 3 points de mieux sur le 1er relégable. « Je ne suis pas content de cette 1ère partie de saison, avoue le président Philippe DallardCertes, les joueurs doivent être fatigués mais certainement moins que Montpellier qui joue tous les trois jours. Je ne veux pas entendre ça comme excuse. On n'a pas été très renouvelé l'an dernier, j'en prends la responsabilité, j'ai fait le choix de miser sur les jeunes, mais c'est aussi parce que économiquement le club a besoin de stabilité. Dans le sport de haut-niveau tout va très vite, il n'y a pas de place pour les amateurs, il faut toujours avoir beaucoup d'humilité, si on en a perdu un petit peu, il va falloir qu'elle revienne vite, c'est ce que j'ai dit à l'équipe. » Et le patron du Fénix, de rajouter «Comptez sur moi pour investir humainement et stratégiquement pour que dès la reprise, on ait une équipe avec un autre profil.» Recrutement en vue ?



Trois questions à Patrice Canayer (par Mélody Ramirez à Toulouse)

Après la fessée reçue à Paris, Montpellier a bien redressé la barre et peut laisser partir une grande partie de son effectif vers le Mondial au Qatar. L'occasion pour l'entraîneur Patrice Canayer de tirer un mini bilan à l'issue de ces 14 journées.

Avez-vous le sentiment du travail bien fait ?
On est très content ce soir, le premier et le dernier match d'une moitié de saison, ce n'est jamais simple. On savait que ce serait difficile, face à Toulouse qui nous avait posé de gros problèmes à l'aller puisqu'on ne s'était imposé que d'un but. Ce soir on a fait un très beau match, très juste tactiquement. On peut se montrer satisfaits.

Justement par rapport à l'aller, votre équipe a-t-elle mieux progressé ?
J'ai pour principe de ne jamais porter de jugement sur les adversaires donc j'espère que c'est Montpellier qui progresse, chaque match ne se ressemble pas forcément. De plus, depuis le début de saison nous enchaînions les rencontres. Pour la 1ère fois nous avons eu plus de deux jours et demi pour souffler et ça s'est vu, on a réussi à retrouver un petit peu de fraîcheur.

En tout cas, vous allez passer la trêve tranquille.
Oui mais on ne se réjouira vraiment qu'à la fin de la saison. En mai dernier on était dans une situation très compliquée au niveau financier, tout le monde se demandait ce qui allait se passer. Sept mois plus tard, nous sommes premiers avec au moins deux points d'avance, qualifiés pour les 1/16ème de finale de la Ligue des Champions. Si on nous avait prédit cela en début de saison, on aurait été sceptique. Je pense que ça récompense tout le travail qui a été fait au sein du club, non seulement par les joueurs mais aussi par les dirigeants qui ont beaucoup travaillé.



Neuf secondes fatales à St Raphaël

« On fait preuve de naïveté ! On ne doit pas prendre un tir à la dernière seconde de cette façon ! » Au micro de beIn sports, Raphaël Caucheteux encaissait mal la façon dont St Raphaël a géré les ultimes moments de son déplacement à Tremblay. Il restait à peine 9 secondes au chrono, le Varois venait de marquer son 9ème but de la soirée donnant l'avantage aux Azuréens (27-28). Temps mort des Franciliens et au terme de la minute, tout va aller très vite. Mathieu Drouhin est décalé sur son aile droite et trompe Djukanovic pour l'égalisation. Un partage des points équitable au vu de l'ensemble. Un match entre deux équipes qui ont proposé de belles séquences offensives et même si la défense de Tremblay a fait meilleure figure que celle d'en-face, les deux gardiens ont été décisifs aux moments clé. « Ce qui est important, poursuit le meilleur buteur de LNH, c'est qu'on a consolidé notre position pour l'Europe, il faut être satisfait de notre 1ère partie de saison.» Tremblay vient de récolter cinq points en trois matches et face à des adversaires de haut de tableau. « C'est un bon point face à St Raphaël, avouait l'ailier Arnaud Bingo. On peut être satisfait de cette 1ère partie de championnat. La saison dernière, il nous avait fallu 15 points pour se maintenir, on en a déjà 14. Ca veut tout dire. »



Dunkerque sur le Quai des Brumes

En championnat, Dunkerque ne gagne plus et pire même, n'a plus la maîtrise sur son propre terrain. Après St Raphaël il y a un mois, c'est au tour de Chambéry de repartir du Nord avec une victoire et un écart significatif en poche (17-21). Si dans ce match, les gardiens (Gérard et Genty) se sont neutralisés (10 arrêts), les Savoyards ont eu moins de déchets au tir. Dix-sept buts seulement inscrits, la statistique offensive est loin de plaider en faveur de l'USDK. Depuis septembre, les blessures n'ont pas arrangé la situation et la charge de travail avec 25 matches en 3 mois a été dure à assimiler. « On passe totalement à côté du match, pestait Patrick Cazal. J’ai eu l’impression de voir l’équipe 4 ans en arrière. Il y a un manque de relation, on perd un nombre incalculable de ballons. On joue comme on s’entraine et justement on sent un manque d’investissement individuel. On se voit certainement beaucoup plus beau que l’on est. La trêve va, je l’espère, faire du bien mais on ne pourra pas se soigner collectivement car les internationaux seront partis, les jeunes aussi. Quoi qu’il en soit, un bon bol d’air fera le plus grand bien à tout le monde. » De son côté, le félin chambérien avance à pas feutrés et s'installe (provisoirement ?) dans le Top 4. La greffe Obrvan serait elle en train de prendre ?



Dis Cesson, pourquoi tu tousses ?

Finalement, la plus grosse surprise de la soirée est venue de Cesson. Comment après avoir infligé d'entrée un 6-0 et tenu un écart consistant jusqu'en début de seconde période (18-14 à la 32ème), les Bretons ont-ils pu sombrer corps et âme face à Sélestat ? Tout simplement, parce que c'est l'équipe qui en a le plus voulu, qui a été récompensée. Et même si encore une fois, Mickaël Robin a été efficace (18 arrêts au total), tout comme d'ailleurs son vis-à-vis Richard Kappelin (15), Cesson est tombé sur une meilleure défense alsacienne au retour des vestiaires et s'est complètement désuni. Alors que tout était encore possible (26-27), Sélestat dans le sillage de son capitaine Fred Beauregard (meilleur réalisateur de la rencontre avec 10 buts - notre photo) a fait la décision en cinq minutes en muselant totalement l'attaque cessonnaise et en convertissant en buts, presque toutes les possessions (27-31). Même s'ils s'imposent pour la 3ème fois depuis le début de la saison à l'extérieur, les Alsaciens ne sortent pas pour autant de la zone dangereuse. Quant à Cesson, c'est un coup d'arrêt et une trève qui arrive au meilleur moment.



Dans la charrette, seul Aix...

Doivent ils en rire jaune ou en pleurer ou pourquoi pas décentraliser leurs matches, hors de la halle polyvalente ? Puisque après 14 journées en LNH, les joueurs d'Istres n'ont toujours pas glané le moindre point à domicile. Les six récoltés l'ont tous été à l'extérieur. Le plus inquiétant pour eux, c'est qu'ils s'inclinent face à Aix, lourdement  (28-35). Face à ce qui était potentiellement un adversaire direct. Et qui le devient de moins en moins. Les hommes de Gilles Derot ont gardé espoir jusqu'à la 49ème (26-26) avant que Robin Cappelle ne s'illustre devant ses cages. Auteur de trois parades consécutives, le gardien aixois a mis en trois minutes ses attaquants et notamment Klemen Cehte en confiance (26-30). Istres ne s'en relèvera jamais et termine 2014 de la pire des façons.

Dans l'autre confrontation de la peur, Nîmes et Créteil ne sont pas parvenus à se départager (27-27). Les Gardois qui ont raté leur entame (5-8 après 17') n'ont pris véritablement les commandes que dans le dernier quart pour mener au plus fort de deux longueurs. Dans le money time, ce sont les gardiens qui ont sauvé leur camp respectif et alors que Créteil pensait avoir match perdu, sur une dernière attaque à 13 secondes de la fin, Alexandru Csepreghi offrait une égalisation... équitable, terme d'une production hachée et heurtée (11 exclusions, 1 rouge). Après avoir battu Nantes, Nîmes retombe dans ses travers et perd un précieux point face à un concurrent pour le maintien.

Un Nantes-PSG XXL ?

Nantes n'a pas été retenu pour organiser les finalités de la coupe de la Ligue mais la cité de Loire-Atlantique a dépassé sa déception. Beaulieu attire régulièrement une moyenne de 4 à 5000 spectateurs et depuis la saison dernière, les records ont été pulvérisés grâce à la mise à disposition au Parc des Expositions de la Beaujoire, de la halle XXL. Il y a juste un an, également pour la venue du PSG, les 9400 places mises en vente avaient trouvé acquéreurs. Cette fois-ci, plus de 10 500 spectateurs garniront les travées de cette grande salle. Ce n'est pas un hasard si les 9 et 10 janvier prochains, l'équipe de France y disputera son tournoi de préparation avant de s'envoler pour le Qatar et si deux ans plus tard, le championnat du Monde organisé en France s'y arrêtera. Toutes ces considérations ne doivent pas occulter les enjeux d'un match très important à la fois pour le "H" et le PSG. Pour les joueurs de Thierry Anti, c'est justement depuis leur déplacement à Coubertin que la mécanique s'est enrayée (5 points pris en 7 rencontres) avec une récente défaite à Nîmes qui se devait de réagir. Malgré cela, les Nantais ont aussi profité des contreperformances de leurs adversaires directs pour se maintenir à la 4ème place de la D1.

St Raphaël ayant concédé le nul à Tremblay, les Ligériens doivent réaliser un bon résultat s'ils ne veulent pas être décrochés du podium. Du côté des adversaires directs, seul Chambéry profite de la situation et prend (momentanément) la tête du wagon des poursuivants derrière le trio de tête.

Pour le PSG, il s'agit non seulement de ne pas céder plus de terrain sur le leader Montpellier (vainqueur à Toulouse) mais aussi de laisser St Raphaël à distance respectable.

USAM NIMES - US CRETEIL                          27 - 27  (11-12)
Statistiques du match

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TREMBLAY EN FRANCE  - ST RAPHAEL VHB      28 - 28  (14-15)
Statistiques du match

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DUNKERQUE HGL - CHAMBERY SAVOIE           17 - 21  (8-10)
Statistiques du match

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CESSON RENNES - SELESTAT ALSACE              27 - 31  (17-13)
Statistiques du match

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FENIX TOULOUSE - MONTPELLIER AHB         28 - 34  (14-9)
Statistiques du match

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ISTRES OPH - PAYS AIX UC                         28 - 35  (15-15)
Statistiques du match

© Yves Michel
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