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Guillaume Joli aurait même donné l'heure
Guillaume Joli aurait même donné l'heure
25 Janvier 2015 | International > Mondial

Chaque année, Guillaume Joli rend la politesse. Pour ne pas faire regretter au sélectionneur de lui avoir offert un billet sur une compétition où son temps de jeu est compté. Le 10/10 à 7 m à l'Euro danois à Aarhus face à la Serbie l'an passé et le 9/9, cette fois-ci sont d'autant d'éléments qui vont finalement conforter Claude Onesta dans ses choix. 

De notre envoyé spécial à Doha, Yves Michel


La veille, Claude Onesta comme il a désormais l’habitude de le faire, avait savamment distillé le message par médias interposés. A la question s’il était satisfait du rendement de son équipe, le coach tricolore avait allumé certains des remplaçants au rang desquels figurait Guillaume Joli. « C’est un habitué de la maison mais aujourd’hui s’il ne marque plus les pénaltys, ne réussit pas les contre-attaques, s’il rate les tirs de l’aile et comme ce n’est pas le défenseur hors pair de la sélection, il ne reste pas grand-chose. » Le joueur de Wetzlar n’a pas eu besoin d’une explication de texte pour comprendre le message. Vingt-quatre heures plus tard, après une 1ère tentative ratée de Michaël Guigou à 7 mètres, le Lyonnais a suivi son immuable rituel. Pas le temps de s’échauffer, de gamberger. Il lui faut tout juste se lever du banc où il est amené à patienter, caresser la balle, histoire de l’apprivoiser, la concentration reste à température ambiante et le face à face avec le gardien peut débuter. Mattias Andersson est une référence dans le métier. Passé sept saisons par Kiel où il a d’ailleurs croisé Thierry Omeyer (entre 2006 et 2008), le portier est devenu incontournable dans les cages de Flensburg. « C’est jamais facile, reconnait Guillaume Joli. Mais cela fait partie du jeu et je sais pertinemment que c’est cela qu’on me demande. Pour l’équipe et dans ce contexte, c’était très important que je termine le travail. Ils se battent pour obtenir les pénos, il faut souligner le travail qui a été fait et je me dois de les réussir. On avait bien préparer les mouvements en essayant de terminer sur « Tchouf », il y a avait souvent faute sur lui et ensuite, c’était pour moi. » Ce samedi soir donc, le gardien suédois de presque 37 ans a été pris en défaut par l’insolente et totale réussite du Français.

Le Français dont le rituel ne serait pas complet si après chaque pénalty réussi notre "Guigui" national n’invitait pas l’assistance au voyage en avion en regagnant le banc déployant son envergure avec les deux bras à l’horizontale. Comme pour extérioriser son envie, s’il pouvait encore plus exulter, il le ferait. Car même s’il s’en défend, Guillaume Joli a été atteint par les propos de Claude Onesta. «Le sélectionneur est dans son rôle, il est là pour dire quand c’est bien ou pas. Quand tu n’es pas bon, il faut être capable de l’admettre, cela fait partie du sport de haut niveau. J’ai été moyen sur le début de la compétition et je suis très conscient qu’on attend plus de moi. »  Oui, il était conscient avant même le stage de Capbreton qu’avec Valentin Porte, Luc Abalo, Kévynn Nyokas et Xavier Barachet, ce serait lui le 5ème gaucher qui sauterait comme cela avait été le cas, deux ans plus tôt avant de partir pour l’Espagne. Guillaume Joli est là, dans cette ambiance qui l’accompagne depuis juin 2006 et sa 1ère sélection. Contre la Suède, il a passé moins de 7 minutes sur le parquet. Largement le temps, de prendre le ballon et à 7 mètres, avec effet ou sans, de jouer neuf fois sur neuf à la souris avec le vieux chat de Malmö. Pensez donc qu’à une semaine près, il y a un an, à l’Euro danois contre la Serbie, il avait été encore plus déterminant, réalisant un 10/10 face à un Darko Stanic qui même maintenant, a encore du mal à trouver le sommeil à la seule évocation du nom français.

Thierry Omeyer a été élu homme du match tant ses treize arrêts sont intervenus à des moments délicats comme à 2’30 de la fin face à Fredrik Petersen. Mention particulière également à Kentin Mahé qui au relais d’un Michaël Guigou qui avait pourtant bien commencé, a poursuivi sur le même tempo et a signé un beau 5/6 et pas uniquement sur son aile gauche (3/3), un à 9 mètres et un autre en contre-attaque. "Comme je l'avais dit, je connaissais parfaitement cette équipe. La Suède est un pays où j'ai des attaches, j'évolue en Bundesliga comme la plupart des joueurs de la sélection donc ça peut aider dans l'approche du match. Et comme en Allemagne, je ne joue pas à ce poste, c'est peut-être le petit plus que j'avais." Kentin Mahé avait mis un 360° à Andersson, début décembre avec Hambourg contre Flensburg, décidément ce gardien lui convient parfaitement. Et si ça continuait ?



L'Argentine frappe à la porte

Quand on évoque le champion sud-américain, on pense tout de suite à la famille Simonet. Et pour cause puisque les trois frères ont choisi d’évoluer en France. Diego et Sebastian (notre photo) ont débarqué à Ivry pendant l’été 2011, Pablo, le plus jeune, deux saisons plus tard. Avant eux, Leonardo Querin puis ensuite Federico Vieyra et cette année, Gonzalo Carou, sans oublier Matias Schulz, le gardien nantais, leur ont emboîté le pas. Sur ce Mondial, "Los Gladiadores" sont loin d’avoir été ridicules tenant d’entrée en échec le Danemark (24-24), perdant d’un seul petit but contre la Pologne (23-24), donnant du fil à retordre à l’Allemagne (23-28). Concernant cette rencontre, lorsque la sirène a retenti, les Allemands qui étaient menaient à la pause, ont laissé éclater leur joie. Cela montre la difficulté qu’ils ont eu à se débarrasser de leur adversaire. Ce samedi pour arracher la qualif', la sélection albiceleste a manœuvré comme il le fallait une Russie renaissante. Les supporters argentins ont été mis à rude épreuve mais la décision n'a pas fait l'ombre d'un doute grâce à une défense très efficace et un buteur, Federico Pizarro capable de marquer dans toutes les positions. L’histoire semble vouloir se renouveler puisqu’il y a deux ans en Espagne, les Argentins avaient croisé la route des Tricolores. C’était en match de poule et la France s’était largement imposée (35-23). D’ailleurs, sur les six dernières confrontations officielles entre les deux équipes, les Bleus comptent six victoires dont cinq avec plus de huit buts d’écart. Récemment, au tournoi de Nantes, l’addition avait été plus salée. Mais comme ils ne partiront pas favoris, les hommes de Gallardo peuvent jouer libérés et donc "perturber" leurs "amis" français. Au Qatar, Diego Simonet et les siens ont une image à défendre : celle de meilleure équipe du continent sud-américain. Le Brésil s’est lui aussi qualifié pour les 8èmes, raison de plus.

Ce qu'ils en pensent....

Valentin Porte (voir le résumé de France - Suède)

Michaël Guigou: "Je veux déjà féliciter Diego et ses coéquipiers pour l'exploit qu'ils ont réalisé parce que dans cette poule là, ils n'ont fait simplement que se qualifier mais surtout, ils ont failli battre toute le monde et c'est exceptionnel. Ensuite, c'est un adversaire en pleine confiance et qui sera très compliqué à jouer.

Guillaume Joli: "Il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils montrent le même visage qu'à Nantes, en fin de préparation. Ils étaient peut-être un peu fatigués. Leur poule ici, était très compliquée donc il va falloir se méfier d'eux."

Kentin Mahé: "Même si souvent on a pu les battre largement, il ne faut certainement pas les prendre à la légère car ils vont jouer leur vie sur ce 8ème de finale et cela peut être très piégeux. Ils sont là pour prouver au monde qu'ils font partie des meilleurs. "




Le programme des huitièmes de finale


dimanche 25 janvier 2015

16h30

Autriche - Qatar

Lusail

16h30

Slovénie - Macédoine

Al Attiyah

19h00

Espagne - Tunisie

Lusail

19h00

Croatie - Brésil

Al Attiyah

lundi 26 janvier 2015

16h30

Allemagne - Egypte

Lusail

16h30

Pologne - Suède

Al Attiyah

19h00

Islande - Danemark

Lusail

19h00

France - Argentine

Al Attiyah

A noter que si la France se qualifie pour les quarts en éliminant l'Argentine, elle retrouvera le vainqueur de Slovénie - Macédoine. Ensuite, au stade des demi-finales, elle pourrait retrouver soit l'Islande, soit le Danemark, soit l'Espagne, soit la Tunisie. Le chemin reste long et semé d'embûches.

© Yves Michel
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