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Didier Dinart, toujours à l'aise face à l'Espagne
Didier Dinart, toujours à l'aise face à l'Espagne
31 Janvier 2015 | International > Mondial

Encore une fois, la défense de l'Equipe de France s'est mise en valeur et a su prendre le meilleur sur une équipe espagnole qui n'en finit pas de maudire ses voisins pyrénéens. Troisième confrontation dans une compétition officielle et 3ème revers d'affilée et une certaine jubilation du côté de Didier Dinart, l'ancien de Ciudad passé sur le banc depuis moins de deux ans.

De notre envoyé spécial à Doha, Yves Michel

Didier Dinart attendait cela depuis un bon petit moment. Au coup de buzzer final, il a bondi de son banc et a fondu sur les Bleus qui avaient improvisé un mix entre la danse de Saint Guy et une ronde enfantine. Même si depuis 2013, il s'habille différemment lorsqu'il accompagne l'équipe de France, "Le Roc" se sent toujours une âme de compétiteur et surtout de gagneur. Il se sent aussi investi d'une mission de relais entre les générations, cela commence dès la Marseillaise pour finir comme ce vendredi soir, au milieu du terrain. Il avait eu pareille réaction l'été dernier lorsque dans le staff de France jeunes, il avait célébré le titre de champion d'Europe avec les gamins à sa manière. D'ailleurs ce jour-là, quels yeux pétillaient le plus ? 

Ce vendredi soir, sur un temps mort, Claude Onesta a délégué. Comme il sait le faire depuis que le Guadeloupéen est à ses côtés. L'Espagne malmenait les Français et il était nécessaire de réajuster. Ou plutôt de trouver les bons mots qui permettent de remettre le fil d'aplomb. Et la France a battu pour la 3ème fois (officielle) la "Roja" malgré un grandissime "portero" Gonzalo Perez de Vargas.

Lorsque les clameurs du périmètre se sont tues, Didier Dinart s'est baigné dans une autre atmosphère, celle de la zone mixte où stylos, micros et caméras l'attendaient. Des Français bien-sûr mais aussi des Espagnols qui n'ont pas oublié que le specialiste de la défense a passé neuf saisons outre Pyrénées et fait le bonheur de Ciudad Real où il séjourne régulièrement. Dégoulinant de sueur après une rencontre qui avait été aussi dure physiquement que nerveusement, Didier avec sa bonhommie habituelle a répondu à nos questions.

Didier, on a l'impression que tout était réglé au millimètre ?
C'est vrai qu'on se donne tous du mal et qu'il y a  beaucoup de travail. Les joueurs sont à l'écoute et ils mettent beaucoup d'intensité dans ce qu'ils font. Lorsqu'on arrive à associer stratégie et énergie, en général, cela fait beaucoup de stabilité dans un match. Comme d'habitude, on a essayé de mettre l'accent sur une défense très efficace et même si on a péché en 2ème mi-temps dans le secteur offensif, on a pu compenser et rester tout le temps aux avant-postes.

Qu'est-ce qu'il va falloir améliorer en finale ?
Face au Qatar ? On ne les connait pas... du tout. Ils ont déjà joué 8 matches et en autant de matches, ils ont ont montré leur vrai visage. On va travailler, faire ce qu'il faut pour essayer de les gagner. Avant, on va quand même savourer ce qu'on vient de réaliser.

Tu es déjà dans la finale ?
Il faut déjà y penser. Je pense que je vais me coucher un peu tard en regardant des videos et trouver des combinaisons pour faire déjouer l'équipe du Qatar.

C'est une satisfaction personnelle d'avoir gagné l'Espagne ?
Oui car cela n'a pas été évident. On les connaissait par coeur, eux aussi mais on savait qu'ils jouaient surtout autour d'Aguinagalde et dès le moment où on a pu (plus ou moins bien) le cadenasser, ça les a perturbés. Il y a eu énormément d'entrée au niveau des postes 2, ce qui fait qu'il a fallu qu'ils aillent au combat pendant une heure, cela ne leur a pas souri et nous avons pu faire la différence.

"Titi" encore une fois... phénoménal...
Avant de tirer mon coup de chapeau à Thierry, avant d'avoir des mots sur autre chose, ce que j'ai envie de faire, c'est de penser à des éléments qui ne jouent pas et pour ma part, j'ai une pensée pour Samuel Honrubia (notre photo ci-dessus *). Il fait un travail exceptionnel avec le groupe depuis qu'il est ici, il a été mobilisé pendant toute la compétition pour éventuellement, essayer de revenir. Je veux retenir une image, ce matin à l'entraînement: il y a le rond central et lui qui regarde de loin en travaillant. J'ai appris en tant qu'entraîneur la douleur que peut avoir un joueur remplaçant et je tiens à lui rendre hommage.

... quant à "Titi", il a été décisif et nous a permis de gagner.

Une finale inédite face à un Qatar plutôt inattendu...
Les règles leur ont permis de recruter qui ils voulaient. Ils ont monté une équipe pour tenter de gagner un Mondial. Il faut respecter cette équipe puisque les règlements ont été suivis. On a eu un parcours plus difficile qu'eux... peut-être mais le Qatar a des joueurs de qualité et cette équipe ne sera certainement pas à prendre à la légère.



Et Didier s'en est allé de micro en micro dans une zone mixte qui transformée en étuve s'est très tardivement vidée après le passage du secrétaire d'Etat aux sports Thierry Braillard flanqué de Eric Chevallier, le très dynamique et pas du tout collet monté ambassadeur de France au Qatar et Joël Delplanque, le président de la FFHB.

(*) A propos de Samuel Honrubia, si la luxation (semble-t-il) à l'épaule de Mathieu Grébille devait se confirmer, l'ailier du PSG pourrait alors faire son apparition sur la liste des 16. Claude Onesta avait écarté son 17ème homme juste avant le 1er match de l'EDF face à la République Tchèque.

© Yves Michel
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