mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
Le money-time, juge de paix entre Paris et Créteil
Le money-time, juge de paix entre Paris et Créteil
19 Mars 2015 | France > Coupe de France

Le PSG rejoint Montpellier dans le carré final de la Coupe de France masculine. Ce n'est que dans le money-time que les Parisiens qui ont souvent joué avec le feu, sont venus à bout d'une valeureuse équipe de Créteil (25-28).

Le résumé de Yves Michel

«On a failli faire le match parfait mais le match parfait ne doit pas se terminer comme ça et une défaite reste une défaite. » C'est par ces quelques mots de dépit que Christophe Mazel est sorti de son 8ème de finale de Coupe de France. A six minutes du terme, Créteil tenait l’exploit. Celui d’être devant (25-24), d’être en mesure de renverser l’armada parisienne et de conclure positivement un scénario plutôt inattendu. Il aurait suffit d’un peu plus de lucidité et de réussite dans les derniers tirs pour pouvoir s’imposer. « La moindre maladresse, poursuivra le coach cristolien, le moindre relâchement surtout face à Thierry Omeyer, nous ont été fatals. C’est très frustrant de terminer ainsi car on avait réussi à inverser le rapport de force qui était nettement en notre défaveur en début de match. » Car le PSG d’entrée, va décider d’imposer son tempo et venir très facilement à bout de la 5-1 adverse. Pendant le 1er quart d’heure, les Parisiens vont survoler le périmètre (4-9 à la 16ème)  et obliger Créteil à changer de stratégie en étant plus présent en défense et en coupant souvent la relation base arrière-pivot. Une tactique qui va commencer à payer juste avant la pause (14-16) et à l’entame du second acte. Dans un moment d’euphorie et d’une certaine passivité du bloc parisien, les Val-de-Marnais vont finir par gratter des ballons et mettre de la vitesse dans le jeu de contre-attaques face à un Titi Omeyer abandonné par les siens (17-16 à la 34ème).  « Après un bon début, notre handball est devenu assez moyen, constatera William Accambray. Quand ils sont passés devant, ils nous ont obligés à courir après le score. Le point positif c’est qu’on n’a jamais lâché et on a su négocier les ballons chauds. »



Pourtant, même quand Quentin Minel après avoir inscrit son 3ème but (21-19 à la 42ème), va mal retomber, se tordre de douleur et quitter le terrain (l’arrière gauche doit passer des examens ce vendredi matin avec la crainte que le genou gauche soit touché au niveau des croisés et du ménisque), Créteil va rester solidaire, concentré et même bénéficier d’une balle de +3 qu’Antoine Conta (notre photo) ne parviendra pas à concrétiser. Après Minel, c’était au tour du gaucher bosnien Malinovic de rester au sol, de regagner momentanément le bord et de terminer faute de rotations suffisantes, en boitillant. C’est ce manque de profondeur du banc et une certaine fatigue qui auront raison de la dynamique cristolienne. A moins de cinq minutes du terme, les deux équipes étaient revenues dos à dos. En supériorité numérique après l’exclusion de Nédim Rémili, Paris va profiter de la situation et d’un William Accambray très incisif (meilleur réalisateur de la rencontre avec un 8/11). « On a pu s’en sortir grâce à une défense resserrée, enchaînera l’arrière international et à une bonne gestion des ballons dans le money-time, ce qui n’a pas été toujours le cas sur certains matches de championnat cette saison. Cela prouve qu’on apprend aussi de nos erreurs. Au final, on retient qu’on est qualifié pour les demi-finales de la Coupe de France. » Créteil n’a certainement pas à rougir de sa défaite et de son élimination. Christophe Mazel qui depuis qu’il est arrivé début janvier avait aligné six victoires en autant de match était « partagé entre sentiment de fierté de ce qu’on a produit et de frustration de l’épilogue », avant de constater, non sans humour que ce premier revers lui vaudrait « peut-être d’être viré mais j’espère qu’on va repartir sur du positif ». Avec l’intermède des 8èmes retour de la Ligue des Champions (où le PSG va retrouver Dunkerque) et le Final Four de la Coupe de la Ligue (où aucune des deux équipes n’est conviée), Créteil va avoir un peu de temps pour panser ses plaies. Le championnat ne reprendra que le 1er avril.

 

La réaction de Philippe Gardent, entraîneur du PSG:

« C’est toujours intéressant de gagner des matches comme ça. Surtout quand on est mis en difficulté, c’est bien pour le groupe. C’est un petit peu trop parcimonieux au niveau offensif. On a fait de bonnes choses en attaque en 1ère mi-temps, par contre cela a été moins précis, en 2ème. En revanche, on a mieux défendu. Je pense qu’il n’y a pas si longtemps, on aurait perdu ce type de rencontre. Cela montre l’état d’esprit du groupe. On avait eu un gros match samedi donc forcément physiquement, ça "picotait". D’ici dimanche, on va s’atteler à "faire du jus" et à capitaliser de l’énergie. »

US CRETEIL - PSG HANDBALL      25 - 28 (Mi-temps : 14-16)
Statistiques du match

Arbitres:
BOURGEOIS JEAN-FRANCOIS
MORENO JEAN-PIERRE
Date et Heure :
Le 19/03/2015 à 19:00:00
Lieu :
ROBERT OUBRON
RUE PASTEUR VALERY RADOT  -   CRETEIL 

© Yves Michel
Partager
Identification nécessaire pour ajouter une réaction
Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
(C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
joueurs | équipe | actualités