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CDF F : Linda Pradel a un travail à finir
CDF F : Linda Pradel a un travail à finir
24 Mars 2015 | France > Coupe de France

La gardienne internationale va disputer ses derniers matchs avec Le Havre, son club de cœur. Peut-être même les derniers de sa carrière, puisque la vice-championne du monde 2009 va désormais privilégier ses études. Alors que les Normandes accueillent Metz en demi-finale de Coupe de France, Linda Pradel a « une occasion en or » de terminer par un trophée.

Pause goûter, vendredi dernier. Linda Pradel n'a pas vraiment le temps de grignoter, prépare ses affaires de hand, et c'est reparti. Après une journée débutée à 8 heures sur les bancs de l'école, c'est sur le terrain que la gardienne a rendez-vous, pour préparer une demi-finale de Coupe de France face à Metz. La douche, un repas, quelques révisions, une courte nuit de sommeil et c'est reparti. Voilà depuis deux ans le quotidien de la portière du Havre, 31 ans, qui valide cette année un DUT en génie civil en même temps qu'elle prépare ses concours pour intégrer une école d'ingénieur. Pas évident quand on est simple étudiante. Encore moins pour une sportive de haut niveau. « C'est sûr, c'est une grosse période, sourit Linda Pradel. J'étais stressée quand il a fallu recommencer les cours, avec des gens qui ont 10 ans de moins que moi. Mais aujourd'hui, j'ai trouvé mon équilibre. Je me demande même comment je faisais avant, quand je n'avais que le handball, pour ne pas m'ennuyer. »

Avant, elle était internationale (55 sélections avec les Bleues). Née à Trappes, dans les Yvelines. Formée au Havre, « sa maison », comme elle le répète, où sa lecture des tirs adverses et ses réflexes commencent à faire merveille. Puis partie à Metz glaner quatre titres de championne de France et autant de Coupes de la Ligue, où Pradel est devenue internationale. Sous le maillot français, elle collectionne deux médailles (bronze à l'Euro 2006, argent au Mondial 2009), en plus d'une victoire aux Jeux méditerranéens. Puis Linda est revenue au bercail depuis 2008 (avec une année sous le soleil d'Alicante en 2010-11). En mai prochain, pourtant, tout cela pourrait bien s'arrêter.

Le Havre avait accepté que sa gardienne numéro 1 mène ses deux vies de front ces deux dernières saisons. Et si ses statistiques restent parmi les meilleures du Championnat (11,1 arrêts à 33% l'an passé, 10 arrêts à 37% cette saison, soit le deuxième meilleur pourcentage de la Ligue), l'expérience va s'arrêter là. « Pas grand monde aurait accepté que je reprenne les cours, Le Havre était le club parfait, mais la priorité, maintenant, c'est les études, souligne la souriante métisse. J'ai la possibilité de tenter les écoles, je ne sais pas si j'arriverais au bout, mais j'aimerais, et tant qu'à faire en faisant partie des bons élèves. Je ne fais pas ça pour être moyenne. » Comme au handball, ce sport qui « amène beaucoup de joies mais aussi beaucoup de contraintes ». Bien que le bachotage lui prendra beaucoup de temps, Pradel espère pouvoir trouver une équipe près de sa future école. « Certaines ne sont pas loin de villes où il y a des clubs de LFH... », souffle-t-elle, trop jeune pour déjà raccrocher.

Mais avant ça, il y a une saison à finir. Et pourquoi pas en beauté. Ce ne sont pas les échéances qui manquent. Huitième de LFH, le HAC reste en course pour les play-offs. Et a surtout deux demi-finales à jouer, en Challenge Cup, face à l'UMBB, et donc en Coupe de France face à Metz. « Ce sont les rendez-vous qu'il ne faut pas louper, prévient la capitaine normande. On a eu des matchs références cette saison mais pas de grosse victoire qui nous permettrait d'aller de l'avant. » Celle-là enverrait au moins Le Havre à Coubertin pour la finale de la Coupe. L'occasion de mettre fin à une anomalie puisque Linda Pradel n'a gagné aucun titre national avec Le Havre. « Bien sûr, je rêve de soulever un trophée, imagine-t-elle. Mon avenir dans le hand est incertain, alors je veux finir au mieux cette saison, ajouter une ligne à mon palmarès avec mon club de cœur. » Avant de retourner à ses cahiers, le sentiment du travail bien fait.


A Nîmes, pour que la saison devienne très bonne

Déjà qualifié en play-offs, demi-finaliste de la Coupe de France, Nîmes réussit une bonne saison après une année 2013-2014 galère, terminée à sauver sa peau en play-down. Et dans le Gard, l'appétit vient en mangeant. « On est très motivées, prévient Blandine Dancette. Quand on est aussi proche d'une finale, on a forcément les crocs. » D'autant que les Nîmoises se doivent une petite revanche après une Coupe de la Ligue quittée dès les quarts de finale (défaite face à l'UMBB). Et même si Fleury, presque intouchable cette saison (1 défaite en 27 matchs!) s'annonce comme le favori, le HBCN a déjà inquiété les Loiretaines cette saison. En Championnat, les deux équipes avaient partagé les points à l'aller (26-26) avant qu'un Nîmes diminué ne cède en fin de match au retour, à Saran. Et cette fois, il y aura Allison Pineau, venue pour gagner des titres.

« Notre équipe tourne bien et Allison est un atout supplémentaire, reprend l'ailière droite internationale. Fleury est efficace sur tous les postes, il faudra couper leur jeu. Et surtout faire un match plein, sinon ce ne sera pas possible. C'est une grosse écurie, mais on a beaucoup d'ambition. » Dont celle de ramener la première Coupe de France de l'histoire du club, après trois défaites en finale.

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Le programme des demi-finales
Mercredi 25 mars à 20 heures : Le Havre – Metz ; à 20h45 : Nîmes – Fleury (en direct sur beIN Sports 3)

© Pierre Menjot
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