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Le PSG à juste titre
Le PSG à juste titre
26 Avril 2015 | France > Coupe de France

Finale de la Coupe de France Nationale Masculine.
Favori logique de la compétition, le PSG n'a pas manqué son rendez-vous à la maison. Face à des Nantais accrocheurs pendant 50 minutes, Paris a su trouver les solutions et forcer la décision en fin de rencontre. Mission accomplie pour Mikkel Hansen et les siens... avant de vite de se replonger dans le championnat.

Le résumé de Davy Bodiguel

Venus en nombre, les supporters du HBC Nantes ont envahi une salle de Coubertin d’habitude chasse gardée des Parisiens. Igor Anic plante les premières banderilles… histoire de rappeler que les Nantais sont à l’aise quand il s’agit d’aller jouer à la Capitale. Attendu au tournant, Alberto Entrerrios trouve lui son premier angle de tir (6-4, 9’)… bien aidé il est vrai par une défense de Paris pas encore tout à fait dans son match. Pas de round d’observation sur ce début de rencontre, le PSG profite certes de la vitesse de Jeffrey M’Tima mais se montre pour l’heure statique en attaque placée. Début de match sous influence Nantaise, le « H » est toutefois moins fringant passé le premier quart d’heure de jeu (9-10, 18’), Mikkel Hansen confirmant à cet instant la forme olympique qui l’habite depuis plusieurs semaines.

A l’image de sa star danoise (5/5 aux tirs au cours des trente première minutes), le PSG a haussé le ton : il se montre de plus en plus intraitable en défense, l’influence de Thierry Omeyer montant d’un cran au fil des minutes (9-12, 23’). « Titi, Titi » entend-on dans les travées, les supporters Parisiens ont désormais supplanté leurs homologues Nantais. De l’hésitation dans les prises d’initiatives des Espagnols du « H » : Maqueda, Enterrios ou encore Rivera sont en grande difficulté. Nantes s’en remet alors aux jets de sept mètres de Nicolas Claire pour rester dans la partie (12-14, 28’). Premier acte sérieux du PSG, le collectif de Philippe Gardent pose ainsi les fondations de son succès.

Au retour des vestiaires, les deux formations se rendent coup pour coup : le duo Anic – Claire répondant le plus souvent à Hansen, l’homme à tout faire côté Francilien. Des décalages au cordeau pour un M’Tima en position idéale, l’international Danois tire sans cesse son équipe vers le haut (15-19, 36’)… une arme de précision chirurgicale, Hansen enfile les buts longue distance comme des perles. Dominé jusque-là, Nantes n’abdique pas pour autant : Rivera revenant dans son match au meilleur des moments (23-22, 44’). La défense Nantaise a retrouvé une seconde jeunesse dans le 3ème quart d’heure de jeu. Du hand haut de gamme se joue sur le parquet de Coubertin. 50ème minute de jeu, Jeffrey M’Tima continue lui son festival à l’aile (10/12 aux tirs à cet instant), le n°80 offre ici la solution quasi-exclusive à un PSG désormais maître du tableau d’affichage (25-29, 55’).

Et si Nicolas Claire maintient un temps son équipe la tête hors de l’eau, il doit cependant constater les dégâts lorsque Omeyer fait un arrêt déterminant ou M’Tima (encore lui) enfonce le clou. Jusque-là discret, Marko Kopljar inscrit le but du +5. S’en est terminé des espoirs Nantais… surtout lorsque Maqueda refuse de prendre les shoots. Sanction logique, le PSG imprime la cadence sur les dernières minutes de jeu. Succès convaincant des hommes de Gardent, Paris s’adjuge ici son premier trophée en 2015. Une belle récompense après de nombreuses semaines d’interrogations. Côté Nantais, une défense sans cesse mise à mal et plusieurs titulaires décevants ont précipité sa chute. Le « H » ne fera pas le doublé des Coupes cette année.

Commentaires d'après-match recueillis par Yves Michel :

Thierry Anti, coach du HBC Nantes:

« Le PSG Handball a mis beaucoup de percussions dans ce match. Nous avons pris trop de buts pour espérer l’emporter ce soir. C’est difficile de battre les parisiens quand ils arrivent à s’exprimer autant en attaque car ils ont beaucoup de joueurs de talent. Il aurait fallu que l’on soit plus performant dans le secteur défensif. Cela c’est joué à 2 ou 3 détails et ils ont réussi à faire le break. Une fois qu’ils ont fait ce break, ils ont été serein et, même avec nos changements défensifs, nous n’avons jamais réussi à revenir au score. Nous sommes déçus d’avoir perdu cette finale mais aujourd’hui, Paris était plus fort que nous. »

Nicolas Claire, demi-centre du HBC Nantes:

« C’est difficile de battre le PSG Handball chez lui. Nous avons fait ce qu’on a pu mais quand ils jouent à ce niveau-là, c’est compliqué. Nous avons fait quelques erreurs, nous nous sommes précipités et nous l’avons payé cash. nous sommes tombés sur une meilleure équipe que nous ce soir. On se dit que c’est jouable jusqu’au bout mais nous avons fait trop d’erreurs pour espérer l’emporter. Il y a une leçon à tirer de ce match: nous avions des consignes que nous n’avons pas respecté. A partir de ce constat… il n’y a pas de surprises. Dès lors qu’on sort du plan de jeu, dès lors qu’on sort du projet de jeu sur lequel on travaille depuis une semaine, cela ne peut pas fonctionner. »

Xavier Barachet, arrière droit du PSG

« On peut dire qu'on a atteint notre objectif de gagner un 2ème trophée après celui des champions même si on n'en a pas encore terminé avec le championnat. Cela n'a pas été chose facile car on est tombé sur une grosse équipe de Nantes. Pour moi cette coupe a une saveur particulière car c'est ma 1ère année au club. Depuis le retour du championnat du monde, il y a eu un enchaînement de matches, on a été largement sollicités et physiquement il a fallu tenir le rythme. Par exemple cette semaine, on ne s'est pas entraîné une seule fois au complet, il a fallu resserré les rangs, ce qui rang cette victoire encore plus intéressante et sympa à apprécier. Si on avait perdu, on aurait pu dire qu'on était trop fatigués, Nantes a pu mieux préparer le match, l'essentiel est d'avoir gagné. (à la question si la saison est sauvée ?) La saison... elle n'est pas terminée surtout.  »

HBC NANTES - PARIS ST GERMAIN HANDBALL
26 - 32 (Mi-temps : 12-14)
Arbitres / Délégué (D) :

Thierry DENTZ
Denis REIBEL
Michel CAILLET (D)
Date et Heure :
Le 26/04/2015 A 15:30
Lieu :  Pierre de Coubertin  -  82, avenue Georges Lafont  - PARIS

Nantes :
Gardiens :
Schulz (34', 7 arrêts sur 28), Skof (26', 2 arrêts sur 13).
Joueurs de champ :
Entrerrios (3/6), Gharbi (1/1), Claire (7/10 dont 4/4 pen.), Rivera Folch (4/6 dont 0/1 pen.), Nyateu (1/2), Camarero (0/3), Anic (7/8), Feliho, Davyes, De la Bretèche (2/3), Maqueda (1/6), Tournat.
Entraîneur : Thierry Anti

Paris SG :
Gardiens :
Omeyer (60', 10 arrêts sur 35), Annonay (0 arrêt sur 1).
Joueurs de champ :
Melic (1/2), Accambray (2/7), Vori, N'Diaye (1/1), Barachet (0/2), Gojun (0/1), Gunnarsson (2/2), Abalo (3/3), Hansen (8/8 dont 2/2 pen.), Narcisse (0/1), Kopljar (4/5), M'Tima (11/13).
Entraîneur : Philippe Gardent




L'homme du match:  Jeffrey M'Tima

En inscrivant un tiers des buts de son équipe, Jeffrey M'Tima a brillé sur cette rencontre. A peine deux échecs sur ses treize tentatives, l'ailier réunionnais a trouvé des solutions dans quasiment toutes les positions pour donner le tournis aux portiers nantais. Le feu follet d'un mètre 78 qui occupait seul le poste sur le côté gauche a accompli ce dimanche un de ses meilleurs matches sous les couleurs parisiennes. Couleurs qu'il porte depuis 2007. A 23 ans, "Jeff" enrichit son palmarès d'une 2ème coupe de France.

Jeffrey, comment expliquer tant de réussite ?
Tout simplement parce que j'ai eu de bons ballons à l'aile, c'est aussi simple ! C'est la récompense de ce qu'on a travaillé à l'entraînement... pas mal de combinaisons pour terminer à l'aile. J'ai pu concrétiser tout cela.

Et pourtant ce n'était pas évident car tu étais tout seul au poste...
Cela a demandé de la concentration tout le long du match. C'était assez difficile et dans les dix dernières minutes, j'ai accusé le coup à cause de la fatigue. J'ai terminé au mental en sachant rebondir et mettre des buts pour qu'on garde la maîtrise du score.

Est-ce un de tes matches les plus aboutis ?
C'est en tout cas celui qui m'a le plus marqué. J'ai eu beaucoup de ballons, je me suis vraiment éclaté. Mais ce n'est quand même pas le plus important de ma carrière.  

Tu t'affirmes encore un peu plus cette saison...
C'est le travail qui paie. Je reste dix minutes après tous les entraînements pour améliorer mes trajectoires et mes tirs. Je ne suis pas encore arrivé au bout, il faut que je rate moins et j'aspire à aller plus loin...

Et plus loin, c'est...?
Peut-être l'équipe de France ? Comme Nicolas Claire (qui partage ce point commun avec Jeffrey d'être passé par le club réunionnais de  Lasours et qui vient d'être sélectionné chez les Bleus) qui s'est donné les moyens pour y arriver. Cela peut être une source d'inspiration pour moi. Mais on verra. C'est quand même dur d'y arriver !

Qu'est ce qui est différent avec la coupe de France l'an dernier ?
Tout simplement, celle-là je l'ai joué ! C'était important de s'imposer, il fallait garder une dynamique pour enchaîner sur le championnat. Si on n'avait pas gagné, on risquait de s'enfoncer. Même si Montpellier est devant, on va continuer à y croire.                                                                                                            Y.M


Handzone
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