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Le PSG n'est plus qu'à un point du sacre
Le PSG n'est plus qu'à un point du sacre
29 Mai 2015 | France > LNH

A la faveur de leur succès face à St Raphaël (27-22), les Parisiens ont repris avec un point d'avance leur fauteuil de leader momentanément abandonné à Montpellier. Il ne reste plus qu'une journée à disputer et il leur suffit d'un match nul face à Tremblay pour décrocher le titre de champion. Ce n'est qu'à ce moment-là que Philippe Gardent qui pourrait rebondir à Toulouse pourra tirer le bilan de la saison.

Le podium du championnat de LNH version 2014-2015 prendra forme lors de la dernière journée. On n'avait pas vu cela depuis 8 ans ! Depuis 2007 et le sacre d'Ivry qui avait commis le crime de lèse-majesté de faire après Chambéry en 2001, une entorse dans l'hégémonie entamée par Montpellier dix ans plus tôt. Ce baisser de rideau n'en sera que plus attrayant avec en fait deux finales programmées. Celle du titre entre le PSG et Montpellier avec ballottage en faveur des Parisiens et celle pour la 3ème place avec St Raphaël et Dunkerque (Chambéry peut encore mathématiquement espérer mais a compromis ses chances en s'inclinant à Nîmes).

Justement, tout aurait pu être remis en question ce jeudi soir puisqu'à Coubertin, les joueurs de la capitale accueillaient leurs homologues varois. Un succès des Azuréens remettait Montpellier en selle pour le trône et les confortait sur le podium, un succès parisien permettait de garder le suspens intact avant l'ultime rendez-vous de la saison.

D'entrée, tout le monde a bien perçu que Paris n'avait pas l'intention de tomber dans un quelconque traquenard. Et ce n'est pas l'entorse à la cheville gauche de Samuel Honrubia dès la 2ème minute qui allait perturber ses partenaires, bien au contraire. Privé d'ailier gauche de métier (Jeffrey M'Tima est forfait depuis quinze jours à cause d'un genou douloureux), Philippe Gardent trouvait finalement la bonne solution en plaçant son pivot Robert Gunnarsson (102 kg) dans ce couloir. Un "bricolage" plutôt séduisant et efficace avec un 5/7 au final pour l'Islandais. Et comme de son côté Mikkel Hansen était sur la lancée de ses dernières prestations (le Danois sera ensuite pris en stricte), Paris ne va laisser aucun répit à St Raphaël. Les Varois vont aussi se casser les dents sur une défense et un axe central Gojun-N'Diaye quasi infranchissables et surtout, comme le faisait remarquer leur capitaine Arnor Atlason « sur un Omeyer qu'on a trop fait briller.» Comme à Montpellier ou face à Dunkerque, "Titi" a encore répondu présent. Auteur de huit parades lors du 1er acte, il est un des principaux artisans de l'avance parisienne. « On creuse l'écart assez vite (7-3 à la 9è), ensuite on a géré (17-11 à la pause) même s'ils sont un peu revenus.» En seconde période, les Parisiens qui avaient fait l'essentiel dans leur tête et au tableau d'affichage, vont céder du terrain (23-19 à la 49è). La défense étagée des Varois et une attaque plus mobile et moins maladroite conduite par le trio Krantz (photo ci-dessous) - Tomas - Caucheteux (4 buts chacun), leur posant quelques soucis. « Mais l'objectif était de prendre deux points, convient le gardien tricolore. On sait qu'il nous en reste un à aller chercher contre Tremblay. Mais ce soir, ce qui est aussi encourageant, c'est qu'on ne concède que 22 buts à la 3ème meilleure attaque du championnat. » Et Thierry Omeyer de donner rendez-vous pour l'épilogue, jeudi prochain. « Le titre n'est pas encore là. On est en confiance, on joue bien mais il ne s'agit pas de se relâcher si près de la fin. »  D'ailleurs on relèvera la coïncidence: c'est à l'issue d'un match contre Tremblay qu'il y a deux ans, le PSG version qatarie s'était vu décerner son titre.

St Raphaël a donc réagi un peu trop tardivement lorsque le trou était irrémédiablement creusé. Comme si les Varois remettaient à la semaine prochaine, leur principal objectif, cette 3ème place sur le podium qu'il faudra valider au nez et à la barbe de Dunkerque, condamné à l'exploit d'un succès dans le Var. « La seconde mi-temps qu'on produit face à Paris nous rassure sur ce qu'on est capable de proposer, renchérit Arnor Atlason. On n'a pas été bon en 1ère mais on n'a pas baissé la tête et on a montré du caractère. Maintenant, on a une semaine pour penser au match au sommet contre Dunkerque. » Une victoire sur les Nordistes est la meilleure garantie pour assurer le but recherché. Un nul combiné à un succès de Chambéry compliquerait la donne et il faudrait sortir la calculette. « On ne va pas faire de calculs. Il faut gagner, c'est la seule possibilité. Pour nous, monter sur le podium équivaut déjà à une victoire dans le championnat. Si c'est le cas, et seulement à ce moment-là, on pourra dire que la saison est réussie. Surtout derrière le PSG et Montpellier qui sont deux références.»  Il y a un an en effet, les Raphaélois affichaient un tout autre visage. Celui d'une équipe meurtrie après avoir terminé à une peu reluisante 8ème place.

PARIS ST GERMAIN - SAINT RAPHAEL      27-22  (MT: 17-11)
Statistiques du match

Arbitres:
Clément BADER et Loïc WEBER



Le stress de Nasser Al-Khelaïfi

Après les remerciements et l'hommage à ceux qui vont quitter le club (Bojinovic, Kopljar - notre photo - Gojun, N'Diaye), l'attente des journalistes en zone mixte pour recueillir les 1ères impressions des acteurs parisiens a été un peu plus longue qu'à l'accoutumée. Les joueurs devaient se dépêcher de regagner le vestiaire pour écouter le message qu'avait à faire passer Nasser Al-Khelaïfi, le grand patron du PSG. « Il nous a dit qu'il était content de notre saison même si elle n'était pas terminée, s'est fait écho Luc Abalo. Il nous a promis qu'il essaierait de venir nous voir plus souvent la saison prochaine. Il nous a avoué qu'il trouvait qu'il y avait plus de stress dans le hand, et qu'il avait plus de mal à suivre un match de hand qu'un match de football. » L'homme d'affaires qatarien qui s'est ensuite vite éclipsé a toutefois omis de préciser aux joueurs présents si Nikola Karabatic, son frère Luka et vraisemblablement l'entraîneur Noka Serdarusic seraient (comme annoncé depuis déjà quelques mois) les prochaines recrues du club. 

Philippe Gardent vers Toulouse ?

Il n'y avait d'ailleurs aucune chance pour trouver plus d'indices sur le sujet en se tournant vers Philippe Gardent. Le technicien français se doute bien qu'il vit actuellement ses derniers instants à la tête de l'encadrement technique du club parisien même si, faisait il remarquer d'un ton enjoué « il n'avait reçu aucun bouquet d'adieu. Je ne sais donc pas si c'est la fin de l'aventure. On verra bien mais ma seule préoccupation c'est la fin... du championnat. On parlera du reste, après. Franchement ce n'est pas le plus important.» Depuis qu'il a arrêté sa carrière de joueur à l'OM Vitrolles en 1996, "Boule" n'est jamais resté inactif. Seize ans comme entraîneur à Chambéry, trois au PSG, personne ne le voit mettre le clignotant. Et si son baluchon était prêt pour tirer cap au sud ? Au pays du rugby qu'il affectionne tant, « un de mes meilleurs amis s'appelle Philippe Bernat-Salles (l'actuel président de la LNH et ancien international de l'Ovalie).» Car Philippe Dallard, le président du Fénix de Toulouse qui souhaiterait ajouter un peu plus d'expertise à l'encadrement technique du club serait intéressé par l'arrivée de l'ancien Barjot comme manager général, l'Espagnol Toni Garcia étant conservé à son poste d'entraîneur.

Par ailleurs, Thierry Perreux l'actuel adjoint de Philippe Gardent, devrait être maintenu dans le futur staff parisien.

© Yves Michel
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