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Benoit Kounkoud sur la piste aux étoiles
Benoit Kounkoud sur la piste aux étoiles
3 Juin 2015 | France > LNH

Kounkoud ou Fabregas ? Ce jeudi soir sur le coup de 22h00, un des deux vainqueurs de l’Euro jeunes l’été dernier pourra célébrer le titre de champion de France de D1 masculine. Qui du Parisien ou du Montpelliérain sera consacré ? Même s’il n’est pas sur la feuille de match, Benoit Kounkoud espère être présent à Beauvais pour la remise du titre. Elle clôturera en partie une saison étoilée dont le Réunionnais pourra longtemps se rappeler. 

A 18 ans, il est le tout dernier de la bande et même si sa présence sur une feuille de match n’est jamais acquise, Benoit Kounkoud a plaisir à partager le quotidien des pros du PSG. Et quel quotidien puisque toute la semaine, il côtoie les Hansen, Abalo, Vori, Narcisse et consorts. Venu au hand par hasard parce qu’un petit cousin l’avait attiré dans une salle, le Réunionnais n’a pas mis trop de temps à taper dans l’œil des recruteurs. « En fait à la Réunion, dit-il, il y a un énorme potentiel. Malheureusement, tout le monde n’a pas la chance d’arriver en métropole. J’ai travaillé assez dur et grâce à un entourage qui m’a bien soutenu, j’ai pu vraiment percer. » Né au Chesnay (Yvelines) et parti outre-mer cinq années plus tard, le gaucher de Lasours (club formateur de Nicolas Claire et Jeffrey M’Tima) a été rapidement intégré dans le circuit fédéral. « C’est là que j’ai vraiment connu la métropole et le haut niveau en sélection cadets puis jeunes. Il m’arrivait de faire 5 à 6 déplacements par an. » Mais l’île de la Réunion devenant trop petite pour s’émanciper sportivement, la saison dernière, il décide de franchir le pas. Retour presque à la case départ. En région parisienne. « Je n’ai vraiment pas été dépaysé. C’est vrai que les conditions climatiques n’avaient rien à voir avec celles d’où je venais mais je n’ai vraiment pas eu de coup de blues.»  Avant d’intégrer le groupe du tandem Spincer-Notari au centre de formation, l’ailier droit fait un crochet par la Pologne au championnat d’Europe des moins de 18 ans. Une période qui restera à jamais gravée dans les mémoires avec le titre suprême tout au bout du chemin. «En finale (face à la Hongrie), on a vécu un moment inoubliable. Il y a tout eu, de la joie, de l’émotion, du partage… tout ! En plus, entouré d’une bande de potes et un staff avec qui cela a très bien fonctionné. » Quelques jours de repos, le temps aussi de savourer cette consécration, l’intéressé a véritablement pris ses marques en région parisienne. Un autre challenge lui était proposé. Tout aussi excitant mais assurément plus difficile. « J’étais encore sur mon petit nuage et je débarque dans un univers où je me retrouve à faire des passes à des gars que j’admirais à la télé. » Mais le "gamin" ne se démonte pas. Il n’est pas isolé. « A Paris, j’habite avec Dylan Garain (un autre "doré" de Pologne tout aussi prometteur). C’est plus qu’un pote, c’est mon "frère" et quand l’un des deux a un coup de moins bien, l’autre peut lui remonter le moral. » Pourtant, le 12 octobre 2014, moins de deux mois après avoir rallié Coubertin, une autre bonne surprise attend Benoit. Il retrouve son nom sur la feuille des seize potentiellement alignés contre La Rioja… en Ligue des Champions !



Pour l'Europe, il sera ensuite rappelé quatre fois par Philippe Gardent qui lui donnera même du temps de jeu lorsque les tauliers auront assuré le score. « Je sais que la concurrence est plus rude qu’ailleurs, que j’ai moins la possibilité de m’exprimer mais au contact de tels joueurs, je sens que j’apprends beaucoup plus vite. Avoir les conseils de quelqu’un comme Luc Abalo, c’est inestimable. » D’ailleurs, l’apprenti voue une réelle admiration pour le maître qui comme lui peut évoluer sur les deux postes du couloir droit. Présent il y a deux semaines à Cesson lors de la 24ème journée (avec un 3/3 à la clé), il n’a plus eu l’occasion de gouter à la LNH. L’emballage final est tout proche et sur son côté, le coach dispose de tout son monde. « Je sais que si on fait appel à moi, c’est parce qu’un cadre est blessé. Je n’ai rien à revendiquer même si on a tous envie d’évoluer dans cette équipe. » Mais le défi qui l’attend en cette fin d’année… scolaire est tout autre. "Passe ton bac d’abord", serait-on tenté de lui conseiller. « Ma maman (Marie-Nelly) m’a toujours encouragé à poursuivre le handball et à travers les études, j’essaie de ne pas la décevoir. Au PSG aussi, on nous a fait comprendre que c’était important. Si je n’ai pas le bac (filière S), la saison ne sera pas totalement réussie. » A chacun ses préoccupations. L’examen est dans la tête, la fête après le rendez-vous de jeudi face à Tremblay, un peu aussi. C’est à l’issue de ce match qu’en cas de victoire ou de nul, Paris sera champion de France. Et Benoit Kounkoud aura apporté sa pierre à l’immense édifice. Aussi petite qu’elle soit. Et il pourra légitimement monter sur le podium. « J’essaie de ne pas trop y penser car cela n’est pas encore fait. Si cela arrive, je réaliserai un rêve aux côtés de ces grands joueurs. Participer derrière eux à une telle aventure, c’est impressionnant. » Quelle année pour le petit gars de Lasours ! Et si en plus il est retenu cet été dans le groupe des moins de 19 qui participera au championnat du Monde en Russie avec pour les Tricolores une pancarte de favoris dans le dos, l’anneau sera bouclé. Du moins pour la saison !  

Paris champion si :
il gagne ou fait match nul face à Tremblay... quel que soit le résultat de Montpellier face à Istres

Montpellier champion si :
il gagne contre Istres et que Paris perde face à Tremblay

En cas d'égalité (en points) au classement, Paris qui a une meilleure différence de buts particulière (+20) sera sacré.

© Yves Michel
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