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L'équipe de France masculine en mode laboratoire
L'équipe de France masculine en mode laboratoire
10 Juin 2015 | International > Euro

S'adapter à l'absence de Nikola Karabatic est l'équation qu'auront à résoudre ce mercredi soir (18h10), les Bleus en République Tchèque. Le staff tricolore profitera de l'occasion pour tester des associations inédites.

Des matches de l’équipe de France, Nikola Karabatic n’en a pas raté beaucoup. Mais après une saison où il s’est démultiplié remportant autant avec les Bleus qu’avec le FC Barcelone, tout ce qui s’est présenté, il était logique de lui accorder au moins un match international de répit. Cela tombe plutôt bien, cette opposition ce mercredi face à la République Tchèque à Brno n’a aucune incidence pour la suite. Pourtant, sans leur principal stratège, les Bleus vont devoir légèrement modifier leurs habitudes. Ou plutôt s’adapter, autant en attaque qu’en défense. L’occasion aussi pour certains de bénéficier de plus de temps de jeu. Claude Onesta et Didier Dinart ont planché sur la question sans pour autant tout chambouler. Notamment en défense où celui qui a été pendant dix-sept ans, le plus en vue dans ce secteur, a un avis bien tranché sur la question.

Cela fait bien longtemps que la France n’avait pas joué sans Niko, faut-il repenser tout le système défensif ?
Certainement pas, d’autant que Luka (Karabatic) et Cédric Sorhaindo eux, sont bien présents. Maintenant c’est vrai que du fait qu’il n’y ait pas Niko, il y aura moins de rotations. Adrien Di Panda peut défendre au poste 3 et puis on est dans une configuration qui nous oblige à nous adapter. Car si demain Niko est blessé, que fait-on ?

Si j’ai bien compris, c’est un mal pour un bien ?
Nikola est en délicatesse physique avec la grosse saison qu’il vient de vivre, c’est une bonne chose dans l’ensemble puisque ça va nous permettre de faire des tests, de voir de nouveaux comportements, de nouvelles adaptations, après tout, c’est cela le sport.

Les schémas, les dispositifs ne changent pas…
Je dis souvent que le patron, c’est le système. Le système défensif va rester le même, les schémas d’attaque aussi. Après forcément, quand c’est Nikola au poste de demi-centre, c’est plus performant car c’est le meilleur joueur du monde et au niveau défensif, il a un volume de jeu qui fait qu’il y a plus de stabilité. Mais franchement on est loin d’être démuni. On va en Tchéquie pour gagner.
 
La sélection de Ludovic Fabregas est une réelle surprise...
C’est un joueur à fort potentiel, ce n’est pas par hasard si on a décidé de le prendre cette fois-ci. Il a prouvé cette saison qu’il pouvait tenir un rôle en LNH. Il est surtout là pour découvrir l’équipe de France. On ne va pas le juger sur trois entraînements. Il connait l’ambiance de France jeunes avec des partenaires de son âge, se retrouver avec nous ici, rien qu’au niveau émotionnel, cela fait une sacrée différence.

Ces jeunes qui arrivent, les observes-tu plus que les autres ?
Je pars du principe que si un joueur a le potentiel, pourquoi ne pas le sélectionner ? Qu'il ait 18 ou 20 ans, pour moi, c’est la même chose. Je pense même qu'arriver plus jeune, fait gagner du temps. Autant être prêt à 21 ans qu’à 25.

L'équipe de France doit-elle s'appuyer un peu plus sur les clubs ?
Le fait que la Fédération veuille collaborer de plus en plus avec les clubs est une excellente initiative. C’est d’ailleurs tout à fait logique puisqu’au quotidien, les joueurs sont en club. Il faut être plus dans la collaboration que dans l'autorité. A Montpellier, par exemple, Patrice (Canayer) est très bien entré dans ce projet.

Ton rôle a véritablement évolué, ton champ visuel s'est élargi…
C’est vrai qu’on m’a mis une casquette de spécialiste de la défense. Par contre, comprendre le jeu, c’est aussi savoir ce qui pose problème à l’adversaire. Donc les sensibilités au niveau offensif, on les a forcément. A ce compte-là, si c’était si restrictif au niveau des compétences, tous les entraîneurs qui sont par exemple, d'anciens gardiens de buts devraient arrêter leur carrière.

Il y a de moins en moins de défenseurs exclusifs, est-ce un bien ?
C’est l’évolution du jeu qui veut ça et j'avoue que désormais, je suis plus attiré vers les joueurs complets. Le défenseur type ne disparaîtra pas pour autant parce que c’est difficile de tenir un match sans avoir de rotations mais la tendance change.

Pourtant Luka Karabatic ne joue pratiquement qu’en défense…
Si c'est le cas, ce n’est pas parce qu’il n’est pas bon en attaque, c’est justement pour qu’il soit plus performant... en défense. On se rend compte que sur les compétitions, c’est peut-être Cédric le titulaire mais c’est Luka qui assure le relais au poste de pivot.  Il est très précieux dans le système. Il peut être utilisé soit en attaque, soit en défense soit les deux. C’est vraiment un luxe.

Faut-il déjà se projeter sur Rio 2016 et anticiper les changements ?
Ce que je dis surtout c'est qu'il faut déjà bien terminer la saison en gagnant les deux matches qui se présentent. On va aussi faire des tests, essayer des associations,… Là on est dans une configuration sans Nikola et je le répète, c’est un paramètre qui peut intervenir au cours d’une compétition.  C’est une aubaine à ce jour de pouvoir travailler grandeur nature sans se soucier de la qualification puisqu’elle est assurée. Tout le monde ne peut pas en dire autant.



Quels qualifiés à l'Euro 2016 en Pologne ?

Outre le pays hôte et d'ores et déjà le Danemark, la Hongrie et la France qui ont leur billet, douze équipes obtiendront (d'ici dimanche) le droit de disputer l'épreuve (17-31 janvier 2016). 

Groupe 1: ballotage favorable pour la Croatie et la Norvège
Groupe 2: Danemark qualifié, tout se jouera jeudi entre Bosnie et Belarus
Groupe 3: ballotage favorable pour la Suède et la Slovénie
Groupe 4: ballotage favorable pour l'Islande et le Monténégro
Groupe 5: Hongrie qualifiée, rien n'est joué entre le Portugal et la Russie
Groupe 6: France qualifiée, la Macédoine et la Rép. Tchèque au coude à coude
Groupe 7: ballotage favorable pour l'Espagne et l'Allemagne

Un 16ème billet sera attribué au meilleur 3ème (qui pour l'instant serait la Serbie). 

Le tirage au sort du tableau final (4 poules de 4 équipes) aura lieu vendredi 19 juin à 14h30 à Cracovie (Pologne).

© Yves Michel
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