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EDF M: Daniel Narcisse entre dans l'histoire
EDF M: Daniel Narcisse entre dans l'histoire
7 Janvier 2017 | International > Mondial

Ce dimanche, Daniel Narcisse entre dans le cercle très fermé des joueurs de l’équipe de France à 300 sélections. Ce sera à Montpellier, face à la Slovénie à l’occasion du 2ème et dernier match de préparation au Mondial qui débute mercredi à Bercy. Déjà présent avec Thierry Omeyer lors du titre en 2001 à Paris, "Toumout" est excité à l’idée d’évoluer devant ses supporters. 

De notre envoyé spécial, Yves MICHEL

Ne comptez pas sur Daniel Narcisse pour s’appesantir indéfiniment sur son palmarès, ses titres et les médailles qu’il a pu récolter au cours de sa longue carrière. "Toumout" pense inlassablement à l’instant présent. Ce dimanche à Montpellier, il fêtera de manière symbolique sa 300ème sélection en équipe de France. Dans l’histoire des Bleus, seuls cinq joueurs dont "Titi" Omeyer ont dépassé cette barre. « La dernière fois qu’un journaliste m’a posé la question, je suis resté bloqué à 298 ! (rires). Sincèrement, je ne compte pas mes sélections, ce sont les autres qui me les rappellent. Pour moi, ce qui est le plus important ce sont les aventures que j’ai pu vivre à chaque fois. Il y a les compétitions, mais aussi ce qui précède. La prépa pour Rio a été phénoménale et elle a laissé des traces, en tout cas elle m’a marqué. » Rio… alors que d’autres comme Valentin Porte n’ont pu cacher leur déception, Daniel lui, a eu surtout le rôle de l’ancien, du grand frère rassurant à tenir, au sein d’une équipe programmée pour aller ramasser le métal le plus précieux. « Et lorsque tu n’y arrives pas, c’est toujours difficile. Après la finale (perdue face aux Danois), j’ai essayé de réconforter tout le monde, de donner de la valeur à cette médaille d’argent qu’on venait d’obtenir. Il faut être fier de ça. C’est une 3ème médaille olympique d’affilée et ce n’est pas rien. Même si je ne l’ai pas laissé paraître, j’ai mis moi aussi un peu de temps à digérer cette défaite. Moi, j’en suis sûr, c’était mes derniers Jeux ! Mais les encouragements, les mots assez sympas que j’ai reçus à travers les réseaux sociaux, m’ont permis d’évacuer cette déception. » Et le natif de St Denis de la Réunion est reparti de l’avant. Avec à l’esprit, le Mondial en France qui pourrait être à 37 ans, un de ses tous derniers rendez-vous avec la sélection. « A vrai dire, je n’en sais rien. Certains matins, je me lève en me disant que c’est la der des ders et d’autres, où je me sens plein d’énergie pour continuer. Quoi qu’il en soit, depuis un ou deux ans, je joue les compétitions comme si c’était les dernières. Je vais garder ce même état d’esprit et le moment venu, je me déciderai. Mais rassurez-vous, je suis parfaitement conscient que ma carrière est plus derrière moi ! (rires). » Une carrière où les symboles sont forts.



A commencer par le 1er titre remporté sous les couleurs nationales. En 2001… en France… au cours de ce championnat du Monde où à 21 ans, il est le plus jeune du groupe et inévitablement le moins capé. Laissé dans les tribunes lors de la rencontre inaugurale remportée face à l’Algérie, Daniel Costantini lui fait confiance pour le 2ème match face au Koweït. « J’ai ressenti une pression énorme alors que ce n’était  pas le match le plus compliqué à maîtriser. J’avais les capacités à réaliser un bon match mais j’ai connu quelques difficultés et au final, la copie n’était pas géniale. Ce qui m’a marqué, c’est que les cadres m’ont tout de suite soutenu et remis en confiance. Depuis j’ai appris à gérer positivement toute forme de pression. Jouer devant autant de spectateurs à la maison, cela doit être une chance. C’est le message que j’essaierai de faire passer notamment aux jeunes durant le Mondial qui arrive. Mais je n’aurai pas grand-chose à faire car je sens le groupe hyper-concentré. Après cela reste du sport et tout peut se passer.» Dans son bail avec les Bleus, la carrière de Daniel Narcisse est indissociable à celle de Thierry Omeyer. A quatre mois près, ils ont débuté ensemble en sélection, gagné le Mondial 2001 et la plupart des trophées qui ont suivi et partagé le quotidien en club, 4 saisons à Kiel et désormais au PSG. Les liens se sont noués au fil de toutes ces années. « C’est un garçon que j’ai appris à connaître, sur et en dehors du terrain. Autant sur le parquet, j’ai pu m’apercevoir que c’était un psychopathe, autant dans la vie en dehors, c’est un garçon adorable. Maintenant que l’occasion lui est donnée, il se met à marquer des buts, c’est vous dire si le handball est devenu bizarre ! Récemment il en a inscrit 4 en championnat mais ce que personne n’a sû, c’est que le soir, il a demandé un sac de glaçons pour soulager ses articulations (sourires). Avec ce qu’il fait à 40 ans, j’ai l’impression qu’il peut durer encore jusqu’à 50 ans ! » Daniel lui ne s’est pas encore projeté aussi loin. Pour l’instant il savoure, sans trop se soucier de ce que pourrait être… l’après. Même si ce dimanche, il endossera pour la 300ème fois la tunique et lundi, pourra fêter ses 17 années passées au sein de l’équipe de France.


Niko Karabatic en discussion avec le manager Claude Onesta à la mi-temps de France-Slovénie

La France à Montpellier: monter en puissance

Les Français ont fait le trajet sur Montpellier, ce samedi dans la matinée. Ils ont exporté dans l’Hérault, leurs doutes avec de larges points à corriger après le match de la veille face à ces mêmes Slovènes mais aussi quelques certitudes. Concernant  Kentin Mahé dans d’excellentes dispositions, la vigilance de Thierry Omeyer dans les moments opportuns et la copie sans faute de Nikola Karabatic véritable animateur de l’attaque tricolore en 1ère période. « On n’a pas énormément fait tourner l’effectif, c’est vrai, on aurait peut-être aimé le faire mais bon, c’est du ressort des coaches… On a péché dans les détails, en ratant des tirs faciles, des passes… des erreurs de benjamin qui les ont fait rester dans le match et nous empêchent de faire plus de rotations. Mais il fallait gagner devant notre public. » Cette possibilité à utiliser plus largement le banc trouvera-t-elle un contexte plus propice à l’Arena de Montpellier ? Il le faudrait car plutôt que tirer sur les cadres notamment en 1ère période, Didier Dinart et Guillaume Gille auraient préféré utiliser un peu plus de joueurs et tester d’autres associations. Jeudi, alors que Kounkoud, Mem et Dumoulin avaient suivi le match des tribunes, Nyokas, Gérard, Accambray, Lenne et Claire n’ont même pas eu à tomber leur haut de survêtement.


Slovénie : un doute sur le meneur de jeu Zarabec

Ni trop alarmiste, ni trop détendu. Veselin Vujovic ne sait pas si Miha Zarabec sera aligné ce dimanche face à la France. Déjà privé de Zorman et Bombac, l’entraîneur slovène ne prendra aucun risque sur celui qui reste le demi-centre n°1 de sa formation. Jeudi, dans le 1er match qui opposait à Toulouse, la Slovénie aux Bleus, le joueur de Celje s’est télescopé avec Nikola Karabatic. Si le Parisien s’est relevé, son adversaire a quitté le terrain en boitillant soutenu par deux de ses partenaires. La 2ème période venait de reprendre et il n’a plus été utilisé. Selon Vujovic qui n’avait vraiment pas besoin de ça tant il y a pénurie sur ce poste au sein de son groupe, la blessure n’est pas très grave mais Zarabec pourrait être laissé au repos, par précaution.

France-Slovénie ce dimanche à 17h00 à l'Arena de Montpellier - à suivre en direct sur beIN SPORTS 1

© Yves Michel
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