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EDF M: L'heure du choix
EDF M: L'heure du choix
9 Janvier 2017 | International > Mondial

Ils étaient vingt-et-un le 26 décembre dernier lorsqu’ils ont débarqué à Capbreton pour le début de la préparation au Mondial. Ce mardi, ils ne seront plus que seize à prétendre figurer sur la feuille de match, le lendemain face au Brésil. Didier Dinart et Guillaume Gille devront en éliminer cinq pour faire le compte. Un moment toujours douloureux pour les deux parties.

De notre envoyé spécial, Yves MICHEL

Ce dimanche, l’Arena de Montpellier avec sa jauge de près de 9000 places affichait complet et le public, venu de la région et bien au-delà, connaisseur, critique et enthousiaste a su se montrer à la hauteur. Ce moment de fête passé, les Français se sont remis à l'ouvrage et utilisent le peu de temps qu'il leur reste pour préparer leur premier rendez-vous officiel, mercredi à l'Accor Arena face au Brésil. 

Entre temps, du moins officiellement, Didier Dinart et Guillaume Gille auront fait leur choix. Celui de retenir seize noms sur une liste. Et surtout d’en écarter cinq promis à un retour à la maison. Il y a tout d'abord ceux qui ne se font guère d’illusions depuis quelques jours. Déjà dans les tribunes de Toulouse vendredi, Dika Mem, Benoit Kounkoud et Cyril Dumoulin (notre photo de tête) ont passé leur fin d’après-midi dominicale dans celles de l’Aréna de Montpellier au milieu de ce bouillant public. Si pour les deux premiers qui sont encore juniors, d’autres occasions de retrouver France A se représenteront, l’horizon du portier nantais (32 ans, le 2 février prochain) apparait passablement bouché. Pour lui, le vent a tourné juste avant l’Euro 2016 en Pologne lorsque Claude Onesta lui a préféré Vincent Gérard et ce choix sera renouvelé aux Jeux. Son excellent début de saison avec le "H" ne lui pas donné le crédit nécessaire pour faire pencher favorablement la balance en sélection.



Nicolas Claire, son partenaire de club peut aussi se poser bien des questions. Lui qui a honoré sa première cape chez les Bleus à 27 ans en avril 2015 a été appelé pour préparer comme les autres le Mondial. Pourtant son profil de meneur de jeu exclusif ne lui offrait pas une marge de manœuvre bien large, surtout lorsqu’on arrive derrière les deux monstres sacrés que sont Nikola Karabatic et Daniel Narcisse et qu’on sait désormais que Kentin Mahé est tout à fait apte à tenir le poste. Comme d’ailleurs Michaël Guigou. Le Nantais a déjà vécu l’expérience de rester à quai avant l’Euro 2016. « Ne pas être retenu sur une compétition avec l’équipe de France, c’est forcément une décision qui est dure à encaisser quoi qu’il arrive. Je pense avoir pris de l’expérience par rapport à l’an dernier et cela m’a permis d’avancer, de me remettre en question. Qu'elle soit bonne ou mauvaise, c’est le genre de décision dont il faut tirer une leçon. Comme l’année dernière, j’attendrai sans trop de pression, je prendrai la chose plus ou moins bien. Je suis un peu dans la même situation qu’avant la Pologne. » Nicolas Claire exclu des 16 ? Rien n’est encore fait mais sans temps de jeu vendredi à Toulouse et moins de 4 minutes à Montpellier, tout porte à croire que les coaches ne le retiendront pas même si Guillaume Gille estime que l’intéressé « a encore une chance de faire partie de la liste. » Sur cette base arrière sujette à discussions notamment sur son côté gauche, William Accambray (voir par ailleurs) a marqué des points. Le manque de compétition avec le PSG n’est apparemment pas un handicap. Didier Dinart a été séduit par l’envie et la volonté que l’intéressé a manifestées durant les 30 minutes passées sur le terrain. Le tout est de savoir si c’est suffisant.

Dans leur réflexion, les deux techniciens devront peut-être tenir compte de la blessure de Timothey N’Guessan. Si après le deuxième match contre la Slovénie, le joueur tendait à minimiser la nature du mal, la prudence était de rigueur au niveau du staff. « Je ne suis pas médecin, martèle "Gino", on n’a pas d’examen précis donc je ne me prononcerai sur rien. » Si l’arrière du FC Barcelone devait renoncer, son forfait libèrerait inévitablement une place. Il faudra donc attendre le verdict de la radiologie. Ce dimanche, Yanis Lenne est resté un peu plus de 18 minutes sur l’aile droite et a tenu son rôle. Derrière Luc Abalo comme seul spécialiste sur le poste que peut aussi occuper Valentin Porte, le Sélestadien pourrait-il être la surprise de cette liste ? Dans ce cas-là, il serait pris en 17e homme même si la semaine dernière, cette éventualité du joueur supplémentaire cantonné dans les gradins les jours de match, avait été écartée par Didier Dinart. Mais chez les Bleus, tout peut évoluer !


Guillaume Joli : « Quand ça arrive, on prend une porte dans la gueule »

Janvier 2013, avant de partir pour le Mondial 2013 en Espagne où il a évolué deux ans auparavant, Guillaume Joli apprend qu’il ne sera pas du voyage. Claude Onesta l’a écarté au profit de Valentin Porte qui vient d’intégrer France A et qui n’a que deux matches de préparation contre l’Argentine dans les jambes. Le gaucher dunkerquois refera son apparition en sélection sur une compétition majeure un an plus tard au Danemark avec un titre de champion d’Europe à la clé et en suivant champion du Monde au Qatar. Cette année, de retour en France après un périple en Allemagne, il devait être dans les réservistes du Mondial mais une opération au ménisque l’a contraint à décliner l’invitation. Il a entamé sa convalescence voilà quelques semaines et espère revenir sur les parquets fin février.

En 2013, as-tu été surpris de ne pas y être ?
Tu espères toujours surtout que Valentin arrivait tout juste, en plus je me rappelle, il n’avait pas été très bon en amical, contre les Argentins mais au vu des 15 jours de préparation, il y a des signes qui ne trompent pas.

Par exemple ?
Au niveau des rotations à l’entraînement. Si tu passes en 3ème ou en 4ème, tu comprends vite qu’on travaille moins sur toi. Après, l’entraîneur essaie de faire tourner pour garder tout le monde sous pression jusqu’au bout, au cas où il y aurait un pépin. Et puis avec l’expérience, tu comprends vite que cela ne va pas le faire.

Et du coup, au moment de la décision, tout s’écroule ?
Ben, quand ça arrive, on prend une porte dans la gueule ! Forcément, ça fait mal. Mais ça fait partie de la carrière d’un sportif et il faut s’en servir pour rebondir en se disant que c’est déjà un privilège d’avoir été convoqué au stage de préparation. Il y en a tellement qui voudraient y être !

On encaisse mieux lorsqu’on est plus jeune ?
Oui et non. En 2007 (juste avant le Mondial en Allemagne), j’étais le petit jeune qui arrivait et au moment où Claude me dit que ça s’arrête là, j’ai été super déçu. Mais chacun réagit différemment. Les jeunes de maintenant sont passés par les sélections jeunes et juniors sans être recalés, donc parfois ça peut être compliqué. Mais bon, ils sont assez pro et savent très bien comment cela fonctionne et qu’on n’entre pas en France A du jour au lendemain.

© Yves Michel
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