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Mondial M: Il y a de la casse mais beaucoup d'envie !
Mondial M: Il y a de la casse mais beaucoup d'envie !
11 Janvier 2017 | International > Mondial

Pour certaines équipes, ce championnat du Monde en France commence dès le 1er match de groupe, pour d’autres, plus élevées dans la hiérarchie, ce sont les phases finales avec des matches à élimination directe qui serviront de juges de paix. Mais aucune sélection n'est sortie indemne de l'année écoulée. Avec son lot de blessés et de joueurs fatigués.

A Paris, Yves MICHEL

Groupe A   (Paris - Nantes)

La France qui en début de compétition ne présentera qu'une feuille à 15 joueurs (Timothey N'Guessan - photo de tête - se remettant d'une légère blessure au talon) en est le favori légitime. La Pologne est à la recherche d'un second souffle. Après un Euro chez elle complètement raté et une demi-finale olympique perdue d’un but après prolongations face au futur champion danois, l’équipe de Talent Dujshebaev arrive à Nantes sans trop de repères puisqu’elle devra composer sans Mariusz Jurkiewicz (épaule endommagée), Michal Jurecki (main), Piotr Wyszomirski (ménisque) et Kamil Syprzak (genou) qui sont donc blessés et les Bielecki, Szmal et Lijewski qui ont arrêté ou été écartés. Ce week-end au cours d’un tournoi disputé à Irun, les Polonais n’ont pas été capables de remporter un seul des trois matches proposés. Perdant d’un but contre le Qatar, de 10 contre l’Espagne et concédant le nul face à l’Argentine.

La Norvège avait marqué les esprits lors du dernier Euro où elle s'était classée 4ème. Depuis cette embellie qui aux yeux de certains est arrivée trop tôt, les partenaires du gardien aixois Ole Erevik restent sur une défaite face à la Lituanie en éliminatoires de l’Euro 2018 et surtout ce week end, deux nouveaux revers face à la Suède (37-29 puis 27-25). Seul le futur parisien Sander Sagosen a tiré son épingle du jeu. Harald Reinkind, le gaucher des Rhein Neckar Löwen, touché à l’abdomen a déclaré forfait.

L’été dernier, le Brésil avait profité de la furia de son public pour atteindre les quarts de finale olympiques mais n’avait pas été constant sur 60 minutes face à la France. Les "Auriverde" sont en pleine mutation. Jordi Ribera est parti, c’est son adjoint qui l’a remplacé. Et pour profiter de l’effet "nettoyage de l’automne", quelques anciens cadres sont restés à la maison et des jeunes sont arrivés.

Si le Japon qui dans trois ans et demi accueillera les Jeux est des six équipes, celle qui semble la plus faible, la Russie est la grande inconnue de cette poule.  Malgré un entraîneur Torgovanov élevé à la sauce Maksimov, des joueurs de talent comme le pivot ivryen Mikhail Chipurin ou les représentants du Vardar (Shishkarev, Dibirov), ceux de Chekhov (Kovalev) ou de Zaporozhye qui récemment ont fait tant de mal à Nantes (Kalarash, Shelmenko), la Russie n’a plus figuré sur une des trois marches d’un podium depuis les J.O d’Athènes 2004 et  pour un Mondial, l’Egypte 1999 !



Groupe B (Metz)

Infortuné Marouene Maggaiez ! Le capitaine de la Tunisie (photo ci-dessus) qui a évolué à Montpellier et Nantes s'apprêtait à disputer son 6ème Mondial consécutif ! Dimanche, au cours d'un match de préparation en Croatie face au Monténégro, le gardien a ressenti une douleur au mollet et a du sortir. Verdict de la radio: une déchirure de 2 cm et l'espoir de jouer en France, envolé. La Tunisie a soufflé le chaud et le froid sur l'année 2016. Une CAN perdue en finale et le limogeage de Sylvain Nouet, une qualification olympique certes mais des Jeux complètement ratés... des cadres de l'équipe qui ont claqué la porte, d'autres qui ont été sanctionnés. La 1ère confrontation jeudi peut conditionner la suite. Ce sera contre la Macédoine qui a fini par se débarrasser du coach chambérien Obrvan en le remplaçant par Lino Cervar, mentor de la Croatie de la fin 2000. 

L’Islande en mal de reconnaissance au niveau international depuis le bronze à l’Euro 2010 a disparu des podiums. Le week end dernier, les partenaires du Nimois Hallgrimsson (Gudjonsson, lui a tiré le rideau sur sa carrière… internationale) ont d’abord battu l’Egypte avant de s’incliner face à la Hongrie et au Danemark. Aron Palmarsson n'a pas joué et sa situation inquiète tout le staff. Des douleurs récurrentes sont apparues au niveau de l'aine et personne ne sait si l'arrière de Veszprém ne pourra tenir sa place.

Si l'Angola dont ce sera la 3ème participation à un Mondial est le maillon très faible de ce groupe, la Slovénie et surtout l'Espagne en sont les deux grands favoris. On a pu voir à l'œuvre les Slovènes vendredi et dimanche contre la France. Les deux défaites ne sont peut-être pas aussi significatives. L’équipe coachée par le bouillant Vujovic s’est fixée des objectifs à plus long terme comme les Jeux de Tokyo en 2020. L’ancienne gloire de Metaloplastika a d’ailleurs commencé par faire le ménage. Les frères Zvizej ne sont plus là, Gorazd Skof est resté à la maison, Gajic a renoncé définitivement. Avec une moyenne d’âge de 25 ans et demi, la Slovénie est parmi une des plus jeunes sélections d’Europe avec des talents prometteurs comme Henigman ou Janc, ce dernier venant de signer pour Kielce après avoir été approché par le PSG. Sans oublier les actuels ou anciens montpelliérains Kavticnik, Dolenec, Mackovsek et Gaber. 

A juste titre, l'Espagne a endossé la tenue de cannibale et nos voisins d’outre-Pyrénées ont des raisons d’avoir faim. La pilule de la non-qualification aux JO de Rio n’est toujours pas passée. Manolo Cadenas n’a pas survécu à ce camouflet brésilien et a été remplacé par Jordi Ribera qui a fait du neuf avec du vieux en rappelant Sarmiento devenu entre temps raphaélois, en oubliant totalement Sterbik et en se basant sur les jeunes qui montraient leur nez comme Costoya, le Nantais Balaguer ou l’Aixois Goni Leoz. Ce week-end à Irun, 1ère mise au point en trois actes : la Pologne, l’Argentine et la Pologne ont été "hachées menu". Seule ombre au tableau hispanique, la petite alerte du côté du stratège Raul Entrerrios. Le capitaine de la Roja a ressenti une douleur au niveau des adducteurs et a été mis au repos.



Groupe C  (Rouen)

L'information la plus douloureuse est venue des rangs de l'Allemagne… Dimanche, Uwe Gensheimer (notre photo) a du quitter ses coéquipiers en stage en Autriche et rentrer rapidement à Mannheim en raison du décès soudain de son père à l’âge de 60 ans. Sa participation au Mondial en France est pour l’instant mise en suspens, l’entraîneur Dagur Sigurdsson ayant laissé à l’ailier parisien une totale liberté dans sa décision.  Il pourrait néanmoins rejoindre le groupe dès vendredi à l’occasion du 1er match contre la Hongrie. En attendant, fidèles à leur tempérament et même s’ils ont été affectés par la terrible nouvelle qui touche leur capitaine, les Allemands ont gardé tout leur sang-froid pour battre l’Autriche en amical (33-16). Ils débarqueront à 15 à Rouen, le réserviste Holger Glandorf (33 ans - Flensburg) a été néanmoins appelé en renfort. 

Aux côtés des champions d’Europe en titre qui font bien-sûr figure de favoris de la phase de poule mais également de l’épreuve, la Croatie apparait comme leur plus sérieux adversaire. L’équipe au maillot à damiers qui a su très tôt qu’elle ne pourrait pas compter sur les services de son pivot Marino Maric (fracture du métatarse gauche) a entamé une mini révolution. Babic, son mentor n’a pas hésité à écarter le capitaine Marko Kopljar (insuffisamment remis d’une blessure au genou) et l’ailier emblématique, tireur de pénalty Ivan Cupic. L’effectif a été considérablement rajeuni mais les ambitions sont intactes. La préparation a pris fin dimanche sur un petit succès face au Monténégro (24-22).  La veille, la Croatie qui avait battu la Tunisie (35-30) a perdu son arrière gauche Stipe Mandalinic qui est mal retombé et qui souffre de la hanche. Il a été maintenu dans le groupe qui se déplace en France mais sera préservé, tout comme Domagoj Duvnjak qui n’a pas participé aux deux matches amicaux et qui suit un programme adapté pour revenir au meilleur de sa forme. Ajoutez à cela quelques tracas autour du Dunkerquois Marko Mamic (ischios) et du Parisien Luka Stepancic (problèmes musculaires), cela suffit pour rendre le coach légèrement contrarié par une base arrière considérablement amoindrie. 

Dans ce groupe C, si la logique est respectée, la Hongrie et la Biélorussie devraient décrocher les deux autres billets pour les 8èmes, le Chili et l’Arabie Saoudite n’étant pas suffisamment armés pour tenir la distance. Les Biélorusses du Raphaélois Artsem Karalek qui disputent en France, leur 4ème Mondial (leur 3ème d’affilée) ont clôturé leur préparation sur deux revers face au voisin russe. La Hongrie elle, patauge dans le concert international depuis quelques années. Avec un palmarès quasi vide (une petite médaille d’argent au Mondial 86), le handball magyar brille au niveau de ses clubs (Veszprém, Szeged) mais pas au niveau de la sélection. Le week-end dernier, les partenaires de Gabor Csaszar disputaient un tournoi au Danemark. Ils n’ont concédé qu’une défaite de trois buts face aux champions olympiques (24-21), ont battu l’Islande (30-27) et largement dominé l’Egypte (36-26).



Groupe D  (Paris)

Depuis la répartition des matches, Mikkel Hansen se délecte à l'idée de jouer les matches de poules du Danemark à Paris, à l'Accor Arena. D'ailleurs durant cette 1ère phase, Bercy aura des accents vikings puisque la Suède complètera la représentation nordique. Mais les champions olympiques danois demeurent les immenses favoris. De leur groupe et du tournoi. Toujours privée de Rasmus Lauge (ménisque genou gauche) qui n’était déjà pas présent à Rio, l’équipe danoise affiche une sérénité déconcertante. Preuve en est son parcours sans faute lors du récent tournoi disputé à la maison où elle n’a fait qu’une bouchée de l’Islande (+8), de l’Egypte (+10) avant de batailler en finale contre la Hongrie (+3) qui menait à la pause. Pour se rendre en France, Gudmundur Gudmundsson dont c’est la dernière compétition sur le banc danois a décidé de sélectionner 17 joueurs parmi lesquels les deux Parisiens Mikkel Hansen et Henrik Mollgaard, le gaucher Niclas Kirkelokke tenant le rôle du réserviste. Les Danois retrouveront sur leur route des adversaires aussi atypiques qu’imprévisibles.

A commencer par le Qatar. Le mirage existe-t-il encore et les dollars de l’émirat maintiennent-ils toujours sous perfusion une équipe composée à 90% de non nationaux ? Après leur titre (mérité ou pas) de vice-champion du Monde à la maison, il y a deux ans, ce qui lui permettait d’obtenir directement un billet pour Paris, la formation toujours entraînée par l’Espagnol Valero Rivera a pour ainsi dire disparu des radars. Du moins, quelques joueurs qui s’étaient illustrés en 2015 manquent à l’appel. Si les Saric, Capote, Mallash et le Français Roiné (bientôt 36 ans) sont là, le buteur Markovic, l’ailier Memisevic, le gardien Stojanovic et l’ancien pivot de Nantes Borja Fernandez ne figurent même pas dans la liste des… 28 ! Soit parce qu’ils sont blessés, soit parce qu’ils se sont faits oublier. Dimanche, les Qataris se sont inclinés face à l'Espagne au tournoi d'Irun (32-27) après avoir battu l'Argentine (+5) et la Pologne (+1).

La Suède a tourné la page des 8 années du duo de coaches Olsson – Lindgren qui n’a rien gagné si ce n’est l’argent aux Jeux de 2012.  L’Islandais Andrésson a repris la suite juste après Rio. Le temps de faire un état des lieux, d’injecter du sang neuf (Jeppsson, Tollbring, Konradsson, Frend Ofors) de gagner les deux 1ers matches de qualif à l’Euro 2018 et ce sont 17 Suédois qui arrivent au Mondial sans grande pression. Parmi les absents de marque, à 38 ans le gardien Mattias Andersson a préféré passer son tour tout comme l’ailier gauche Jonas Kallman. Les deux demeurent dans la liste des réservistes. Au cours de sa préparation, la Suède a battu à deux reprises la Norvège (+17 et +2) et le Chili (+17). Ce week-end, le gaucher de Flensburg Jakobsson a été victime d'une commotion cérébrale. Pour ne pas prendre de risques, le staff suédois a décidé de le préserver, il fera le déplacement en France mais le Toulousain Cederholm a été appelé en renfort.

Qui raflera le sésame restant pour les 8èmes ? Si le Bahrein (2ème participation à un Mondial) ne fera pas le poids, l'Egypte (champion d'Afrique) et l'Argentine vont se livrer une lutte sans merci. Même s'ils ont récupéré Diego Simonet absent aux Jeux, les Gladiateurs auront la tâche difficile surtout qu'ils prennent d'entrée le Danemark, la Suède et le Qatar. Lorsqu'on sait que les 1ers résultats conditionnent la suite, ils sont condamnés à l'exploit face à une de ces trois formations avant de se présenter face aux Egyptiens sans trop avoir perdu la confiance. Les derniers matches de préparation (nul contre la Pologne, défaite contre l'Espagne et... le Qatar) ne les incitent pas à un optimisme béat. Les Egyptiens qui présentent une équipe relativement jeune, restent sur une cinglante déculottée face au Danemark (36-26). Pas de quoi les rassurer mais leur objectif est défini. Atteindre les 8èmes serait déjà pour eux, synonyme de Mondial réussi. A noter que l'arrière gauche aixois Ali Zein blessé au pied ne fait pas partie des 16 qui ont fait le déplacement à Paris. Il pourrait les rejoindre en cours de compétition.



Les Etrangers de Lidl Star Ligue présents au Mondial

AIX

A.Zein (Egypte - réserve), M. Mamdouh (Egypte), O. Erevik (Norvège)

 

I. Goni Leoz (Espagne)

CESSON

G. Helgason (Islande)

CHAMBERY

J. Da Silva  (Brésil)

CRETEIL

néant

DUNKERQUE

M. Mamic (Croatie)

IVRY

M. Chipurin (Russie)

MONTPELLIER

J. Dolenec, V. Kavticnik (Slovénie), A. Toumi (Tunisie)

 

 D. Simonet (Argentine)

NANTES

E. Gurbindo (Espagne), D. Balaguer (Espagne)

NIMES

A.O Hallgrimsson (Islande)

PARIS

M. Hansen, H. Mollgaard (Danemark), L. Stepancic (Croatie)

 

J. Nielsen (Suède),  U. Gensheimer (Allemagne)

SAINT RAPHAEL

D. Sarmiento (Espagne) A. Karalek (Biélorussie)

SARAN

néant

SELESTAT

néant

TOULOUSE

A. Cederholm, F. Pettersson (Suède)

© Yves Michel
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