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Coralie Lassource : « Ça me déchire le cœur de partir »
Coralie Lassource : « Ça me déchire le cœur de partir »
13 Février 2017 | France > LFH

L’ailière gauche internationale quittera Issy-Paris, son club de toujours, à la fin de la saison. Direction la Hongrie et l’ambitieuse équipe d’Érd. Un choix que la joueuse de 24 ans explique à HandZone.

Cela faisait tellement longtemps qu’on la voyait cavaler sur son aile gauche, à se jeter sur le moindre ballon qui traîne, qu’on avait presque oublié que la carrière de Coralie Lassource à Issy-Paris n’était pas éternelle. Dans quatre petits mois, l’ailière gauche va quitter la capitale  française et rejoindre le club hongrois d’Érd, où elle a signé pour une saison plus une en option. « Un choix de vie », répète-t-elle, pour se construire de nouveaux repères, aussi bien dans le hand que dans son quotidien. Interview.

Pourquoi avez-vous choisi de quitter Issy-Paris ?
Pour moi, c’était le moment de partir, de découvrir autre chose, une nouvelle culture du handball. Issy, c’est mon club formateur donc ça fait toujours un peu "chier" de quitter l’endroit où j'ai grandi, où j’ai appris plein de choses. Je quitte mon confort, je suis ici depuis huit ans, avec mes parents (bénévoles au club), je joue avec ma sœur. Ça me déchire le cœur de partir. Mais je pars dans l’optique d’enrichir un peu mon handball et il n’y aura peut-être pas beaucoup d’opportunités qui se présenteront.


Comment avez-vous opté pour Érd ?
J’avais des propositions ailleurs en France mais je voulais vraiment découvrir une autre culture du handball. Érd est un club que je connais vu qu’on a l’a joué quatre fois en deux ans (deux fois l’an dernier en Coupe des Coupes, deux fois cette année en Coupe EHF). C’est une équipe qui ne change pas beaucoup, qui progresse. Ils sont 3es du Championnat (avec un point de retard sur FTC et un match en plus à jouer), donc il y a la possibilité de disputer la Ligue des champions l’an prochain si elles finissent 2e, et c’est quelque-chose qui me tente.
Le Championnat hongrois est totalement différent, surtout au niveau défensif, ça cogne énormément là-bas. Je pense que je peux progresser sur ma défense. C’est déjà un de mes points forts mais je peux travailler dessus, avoir une vision différente de celle qu’on a en France.
Le fait qu’il y ait Edina (Borsos, entraîneur d’Érd ancienne manager général de l’équipe de France) est un plus. Mais je veux apprendre la langue, pour créer des affinités.

A Issy, il y a aussi eu les départs de plusieurs de vos amies ces dernières années…
C’est vrai que depuis 4-5 ans, des filles sont parties, notamment Barbara (Moretto), Lesly (Briémant), Astride (N’Gouan), et Armelle (Attingré) avec qui j’étais la plus proche l’an dernier. Je n’ai que 24 ans et j’ai l’impression d'en avoir 30 : je suis celle qui doit pousser les jeunes, alors que j’ai aussi besoin de quelqu’un qui me pousse pour progresser.


Vous sentez le besoin de partir à l’étranger pour vous mettre en danger ?
Ce n’est pas ça. Si je quitte Issy, c’est vraiment pour une nouvelle expérience. Je remercie Arnaud (Gandais), Pablo (Morel), tous mes entraîneurs, c’est grâce à eux aussi si j’en suis là. Mais c’est vraiment un choix de vie.

« On peut finir championnes de France »

Cela peut-il vous servir pour vous installer en équipe de France ?
L’équipe de France, j’y pense mais honnêtement, mon choix de partir n’est pas vraiment lié à ça. Je suis la troisième ailière gauche (derrière Siraba Dembélé et Manon Houette), je le sais, donc c’est vraiment pour moi que je pars. Partir à l’étranger peut porter préjudice aussi, on ne me verra pas forcément évoluer et on peut ne plus me rappeler. C’est à quitte ou double. Ma place n’est pas acquise en équipe de France, j’y ai juste un petit orteil.

En huit ans, vous n’avez remporté qu’une Coupe de la Ligue avec Issy-Paris. Vous rêvez de partir sur un titre ?
Ça serait super cool. On a souvent frôlé le titre de peu et c’est rageant. J’ai envie que mon palmarès s’enrichisse, et j’aimerai bien qu’on finisse sur une bonne note, que ce soit en Coupe ou en Championnat. Si on en est capables ? Notre pire ennemi, c’est nous-mêmes. On sait qu’on peut faire de gros matchs si on est toutes concentrées et dirigées vers le même but. Donc oui, on peut finir championnes de France.

© Pierre Menjot
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