mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
LSL: Créteil piétine, PSG et Nantes au coude à coude
LSL: Créteil piétine, PSG et Nantes au coude à coude
16 Mars 2017 | France > LNH

Alors que Montpellier ne jouera que ce jeudi à Saran, pas de changement en tête de la Lidl Star Ligue à l'issue de la 18ème journée, le PSG et Nantes se livrent un duel sans merci. En bas de classement, Dunkerque concède le nul, Cesson s'incline à domicile, Créteil stagne et doit se contenter du partage des points face à Aix.

par Yves MICHEL

En attendant Montpellier qui ce jeudi se déplace à Saran (le match se déroule à 20h45 à Orléans) et compte tenu que les autres équipes de tête (jusqu'au 4ème) se sont imposées, c'est le bas du classement qui suscite l'intérêt majeur de cette 18ème journée.

Tous les regards étaient tournés vers Créteil qui en recevant Pays d'Aix jouait gros pour son avenir parmi l'élite. Les Val-de-Marnais sont engagés dans une espèce de contre-la-montre en 9 étapes qui les conduira soit au sommet du mont Ventoux, soit dans le ravin. Et à l'issue de cette 18ème journée, les partenaires de Victor Alonso (notre photo de tête - une des meilleures gâchettes cristolienne avec Descat) bien que chancelants, restent encore sur l'asphalte. En début de second acte, ils ont sans doute pensé que l'affaire était bien embarquée (17-14) et qu'avec le soutien du public, ils pourraient irrémédiablement distancer Pays d'Aix. Seulement voilà, à Créteil, "Dame Inconstance" accompagne l'équipe depuis le début de la saison. Malgré les prouesses de Michaël Robin dans les cages auxquelles répondait parfaitement le portier aixois Thomas Bauer, Créteil va perdre pied, pêcher dans la finition et surtout dans la concentration. Aix va en profiter et faire l'écart (19-24 à la 46ème). Les Cristoliens qui à ce moment-là, avaient la tête sous l'eau, vont trouver des solutions pour réagir. Sur montée de balle et en mettant du rythme dans leurs intentions. Si bien qu'à trois minutes du terme, ils avaient refait leur retard (27-27). Le meneur provençal Goñi Leoz tirait à côté, Créteil perdait sa dernière possession, le score restait sur ce partage des points. Ce qui faisait dire à Jérôme Fernandez, « nous sommes venus ici avec un effectif amoindri (à peine 12 joueurs), je ne retiens donc que le positif et je suis extrêmement fier de mes joueurs. On a fait le match qu’il fallait même si on peut considérer qu’on a perdu un point. Quelques fautes adverses, surtout dans les 10 dernières minutes, n’ont pas été sanctionnées. Il faudra revoir tout cela à la vidéo, certaines décisions arbitrales ont joué un peu contre nous. Si on tire un bilan après 18 journées, excepté le match qu’on perd chez nous contre Saran, on peut être satisfait. Il nous reste des matches primordiaux à gagner pour consolider notre 6ème place. »  Une 6ème place qui la saison dernière avait accordé un billet pour la coupe EHF. Et ironie du sort, c’était Créteil qui l’avait obtenu. Comme quoi en quelques mois, le vent peut vite tourner. 



Créteil profite de la défaite de Cesson face à Nantes (voir plus bas) pour grappiller un point sur les Bretons au classement de la LSL. Pour autant, les Val-de-Marnais vont devoir se montrer plus conquérants et concentrés à domicile s'ils ne veulent pas tutoyer le niveau inférieur. Mohamed Mokrani (notre photo) en est parfaitement conscient. Le pivot de 36 ans reste confiant et croit plus que jamais au maintien. 

Mohamed, n'as-tu pas le sentiment d'avoir perdu un point ?
Il y a c'est vrai, une certaine déception car on n'a pas réussi à capitaliser en début de 2ème, ce qu'on venait d'amasser. On était sur une bonne dynamique et cet énorme temps faible, nous coûte très cher. Après, courir après le score, pompe beaucoup d'énergie. 

Vous êtes quand même revenus au score...
Oui et on avait la possibilité de gagner mais comme contre Paris, on perd les ballons dans les moments décisifs. Il y a aussi un peu de fébrilité et de la précipitation lorsque le ballon devient soudain plus lourd.

Faut-il encore y croire ?
Je sais que beaucoup nous voit en D2 mais moi, je crois au maintien. D'ailleurs, si c'était le contraire, je n'aurais rien à faire ici. On se battra jusqu'au bout et tout le monde dans l'équipe a envie de s'en sortir. Si on regarde depuis le début de saison, chaque victoire est pour nous, un exploit. On va voir comment chacun va gérer les matches qui restent.

A commencer par le quart de finale de coupe samedi à Nantes ?
Tout le monde sait que la coupe n'est pas notre objectif majeur mais on ne va pas laisser tomber ce match sous prétexte qu'on doit se concentrer sur le championnat. Bien au contraire. Cela va nous servir à emmagasiner de la confiance même si Nantes en ce moment, qui plus est là-bas, est un très gros obstacle. Après tout, nous ne sommes qu'à deux matches d'une finale.



Cesson a rêvé un gros quart d'heure lorsque sous l'impulsion de la paire franco-islandaise Suty-Gudmundsson, le score face à Nantes, était nettement en sa faveur (9-4 à la 10ème). Un peu trop suffisants et surpris par cette combativité surmultipliée de leur adversaire du jour, les Nantais ont mis du temps à s'en remettre d'autant que les banlieusards rennais vont longtemps rester au contact. Il faudra attendre la 39ème minute et un but de Dominik Klein (notre photo) pour voir enfin le "H" prendre les commandes et ne plus les lâcher. C'est en seconde période que les Nantais vont retrouver leurs vertus avec notamment le retour au 1er plan d'Arnaud Siffert dans ses cages (15 arrêts). Suty a bien tenté de semer le doute dans la défense nantaise mais le futur Nîmois était bien trop seul dans le dernier quart d'heure pour inquiéter les joueurs de Thierry Anti. Nantes n'a pas fait une prestation digne d'un dauphin du champion de France mais peu importe, l'essentiel a été largement préservé (27-33) 



Dunkerque, autre mal en point du championnat, accueillait Nîmes. Pendant plus de trente minutes, aucune des deux équipes ne va prendre l'ascendant. Au retour des vestiaires et pendant ce 1er quart d'heure de la 2ème mi-temps, Dunkerque va donner l'impression d'imposer son rythme, continuer à bien tenir en défense, bloquer les Gardois et alimenter son capital (20-16 à la 47ème). « A cet instant, on n'en menait pas large, reconnaissait Franck Maurice, le coach nîmois (notre photo). Pourtant, on a continué sur notre projet défensif à mettre de l’intensité et de l’étagement, Rémi Desbonnet quand il entre, nous fait le plus grand bien et on n’a jamais rien lâché. La satisfaction est d’avoir fait un match d’hommes, courageux. » La tendance a donc basculé dans les dernières quinze minutes et Nîmes a fait son retard, obtenant l'égalisation à trois reprises, la dernière par Quentin Dupuy à 55 secondes du terme (23-23). Et Dunkerque peut s'estimer heureux, William Annotel son gardien sauvant les meubles juste avant le buzzer sur un tir de Benjamin Gallego. «Quand on n'est pas maître de la dernière balle et qu'on parvient à faire match nul, soufflait Patrick Cazal, on doit se contenter du résultat. Après, je ne peux pas être satisfait du contenu. En étant à +4, on a joué avec la peur au ventre offensivement, on leur donne des ballons pour nous contrer, on ne soigne pas les tirs... On ne peut pas se satisfaire de cette situation, d'où une certaine déception.» Dunkerque, qui ce dimanche ira défendre à Toulouse, ses chances en coupe de France, devra surveiller ses arrières en championnat. Car après avoir reçu St Raphaël, ce sont deux déplacements qui s'enchaîneront. A Créteil et Cesson, deux adversaires directs pour le maintien.

Le diaporama de St Raphaël - Toulouse par Anne Champion

De toutes les équipes sur le pont ce mercredi soir, c'est finalement Paris et St Raphaël qui avaient souscrit la meilleure assurance tous risques. Si les Varois ont connu face à Toulouse, une alerte passagère dans le 1er quart d'heure (4-6), le bateau a vite été remis à flots et a pu poursuivre une traversée sans trop de roulis. Djukanovic dans ses barres, faisant le plus souvent la décision (16 arrêts) même si côté Fénix, Ferran Solé et Pettersson ont été au-dessus du lot (8 et 7 buts). Comme souvent, c'est en seconde période que les hommes de Da Silva ont assis leur domination (31-25).

Le diaporama de Paris - Chambéry par Céline Dély


A Coubertin, c'est plutôt l'inverse qui s'est produit, même si du début jusqu'à la fin, Paris a maîtrisé le tableau d'affichage. Et de quelle façon avec un départ... supersonique face à Chambéry. 13 à 2 à la 18ème minute. Les Savoyards avaient dû être inspirés par Kiel, le dernier adversaire en Ligue des Champions, pour produire une si piètre réplique. A 19-8 à la pause avec un Uwe Gensheimer souverain, tout était dit ou presque et le sort du match ne faisait aucun doute. A la reprise, les Parisiens vont desserrer leur étreinte et surtout tomber sur un Julien Meyer qui d’un bon gros match (le futur portier de France A avait retardé l'échéance en 1ère mi-temps) va finir en match monstrueux. 21 arrêts dont un paquet en 1 contre 1, un 7 mètres, à lui seul, il va empêcher Chambéry de sombrer corps et âmes et réduire une addition qui s'annonçait très salée (31-25). Sans trop stresser, le PSG Paris va devoir se pencher sur ses 30 dernières minutes, les Savoyards eux sur les 30 premières.

Le diaporama de Sélestat - Ivry par Fabien Jordhery


Il est écrit que cette saison, rien ne sourira à Sélestat. Avec trois buts d'avance (24-21) à dix minutes de la fin, les plus confiants se sont même pincé. Et si c'était le soir où... Le soir où enfin les Alsaciens remportaient leur 1er succès de la saison en championnat ? Pas du tout, Ivry n'a pas les moyens d'offrir des cadeaux. En 7 minutes, le retard était comblé, Rémy Gervelas réalisant comme souvent des arrêts déterminants. Benjamin Bataille échouait sur le poteau, Rahim n'était pas mieux inspiré, tout le monde s'était fait à l'idée du partage des points mais à 9 secondes du buzzer, Benjamin Bataille cette fois, trouvait le cadre et permettait aux Franciliens de faire un immense pas vers le maintien (24-25). Bien lui en a pris car avec Paris, Montpellier et Nantes, les futurs adversaires d'Ivry s'annoncent plutôt costauds.


                       La réussite de Jérémy Suty n'a pas suffi à Cesson pour s'imposer face à Nantes

CESSON RENNES MHB - HBC NANTES          27 - 33  (MT: 15-15)
Statistiques du match

DUNKERQUE HGL - USAM NIMES                 27 - 27  (MT: 12-11)
Statistiques du match

ST RAPHAEL VHB - FENIX TOULOUSE           31 - 25  (MT: 15-12)
Statistiques du match

Le diaporama de Créteil - Pays d'Aix par Lorie Couvillers

US CRETEIL - PAYS D'AIX UC                       27 - 27  (MT: 16-14)
Statistiques du match

SELESTAT AHB - US IVRY                            24 - 25  (MT: 12-13)
Statistiques du match

PSG Hand
- CHAMBERY SMBHB                    31 - 25  (MT: 19-8)
Statistiques du match


                                               Julien Meyer, l'arbre qui cache la forêt chambérienne

© Yves Michel
Partager
Identification nécessaire pour ajouter une réaction
Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
(C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
joueurs | équipe | actualités