mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
LSL: Créteil peut y croire, le PSG s’approche du titre
LSL: Créteil peut y croire, le PSG s’approche du titre
14 Mai 2017 | France > LNH

Créteil n'est pas mort et compte bien se sauver d'une éventuelle relégation. Victorieux à Saran, les hommes de Christophe Mazel sont passés en mode commando jusqu'à la fin du championnat. En haut de classement, les trois premiers se sont neutralisés. Le PSG qui est allé s'imposer ce dimanche à St Raphaël, marche vers un 3ème titre consécutif.  

par Yves MICHEL

Imaginons une fusée à quatre étages que Créteil doit gravir un à un pour atteindre un objectif qui semblait encore impossible il y a quelques jours. Samedi, les Val-de-Marnais se sont imposés à Saran en maîtrisant leur sujet de la 1ère à la dernière minute, mettant d’ailleurs de la distance dès l’entame (1-5 après 7’ de jeu). L’écart s’est ensuite accru, jamais les Loiretains n’étant en mesure de gêner leur adversaire. « Je ne vais pas tomber dans un optimisme béat mais avant cette rencontre, on était mort, assène sans détours Christophe Mazel (notre photo de tête). Pour reprendre l’image, la fusée n’a pas explosé. Si on perdait à Saran, on était quasiment en D2. On est encore derrière au classement, on n’est pas encore maître de notre destin mais il faut y croire. Si on continue sur cette dynamique, on sera en D1 la saison prochaine. A Saran, il y avait une chicane devant un mur, si on la prenait de travers, on s’écrasait. » Au-delà de ce succès capital, les Cristoliens rétablissent une différence de buts particulière positive sur leur concurrent direct pour le maintien. A l’aller, chez eux, ils s’étaient inclinés d’un but mais dans le Loiret, ils se sont imposés de cinq longueurs (32-37). « Ce serait présomptueux de dire que ce samedi soir on a pris un ascendant mais en tout cas, on a mis du rythme, on a imposé le tempo. On a connu un petit fléchissement sur la fin après avoir mené de neuf buts (22-31 à la 47ème). C’était un match "à la muerte". Je considère qu’aujourd’hui, tout est redistribué, le fait que Cesson ait aussi perdu peut nous être favorable. On a le vent en poupe et même si depuis la reprise en 2017, on n’avait pas été toujours récompensé, ce samedi, on l’a été de belle manière. » Pendant que Créteil s’imposait à Saran, Cesson s’inclinait face à la lanterne rouge, Sélestat. Une sacrée mauvaise opération pour les Bretons qui en cas de succès, auraient pu assurer leur maintien parmi l’élite. Les hommes de Yérime Sylla ont été décramponnés dès la 10ème minute (2-5) et n’ont jamais pu inverser le cours de la rencontre (22-24). Perdre pour la 6ème fois à domicile face au dernier qui jusque-là n’avait capitalisé que 3 pts (1 victoire, 1 nul) fait désordre et pourrait fragiliser la fin de saison de l’équipe. D’ici le 8 juin, Cesson devra aller à St Raphaël, recevoir Montpellier et se déplacer à Créteil. Ce dernier rendez-vous pourrait s’avérer crucial pour désigner qui accompagnera Sélestat en Proligue à la rentrée.

Si Cesson peut être concerné, Saran reste en mauvaise posture.  Il y a un mois, l’entraîneur Fabien Courtial ne faisait aucun mystère sur la fin de saison. « Le risque, c’est qu’on s’aperçoive un peu tard qu’il faille se réveiller. » Avant de prévenir… « Celui qui gagnera le Saran-Créteil se maintiendra. Quand on est allé gagner à Nîmes, on pensait qu’à 14 pts, ça le ferait et qu’on en remporterait un ou deux de plus. Depuis le début, tout le monde nous a encensés mais tu te rends compte que si ça se goupille mal, on n’aura jamais été relégable de la saison et on peut descendre lors de la dernière journée. » Le dernier succès saranais remonte en effet au 15 février, dans l’enceinte du Parnasse nîmois. Depuis, c’est un enchaînement de huit défaites et le calendrier d’ici la clôture n’est pas très favorable avec un déplacement à Paris, une réception de Dunkerque qui ce samedi est allé s’imposer à Toulouse (29-30) et une visite à Chambéry.

Par le passé, il faut remonter à la saison 2006-2007 pour que les deux promus de D2 (Vernon et Villeurbanne) y retournent un an plus tard.



C’est pour l’instant sur cette fin de classement et l’attribution du dernier ticket pour le maintien que sera concentrée toute l’attention des observateurs. Car en tête, rien n’a bougé à l’issue de cette 23ème journée. Nantes a fait le job à Chambéry. Depuis son accession en D1 en 2008, Nantes ne s’était jamais imposé en Savoie. Ce samedi, les deux équipes ont été au coude à coude pendant 45 minutes avant que les partenaires d’Olivier Nyokas (notre photo) ne fassent la décision dans le dernier quart d’heure (32-34) grâce notamment à son gaucher international (10 buts) et l’ailier espagnol David Balaguer (9). Les deux gardiens respectifs Yann Genty et Cyril Dumoulin se sont neutralisés (12 et 13 arrêts). La différence s’est faite comme le reconnaissait le pivot chambérien Pierre Paturel « sur des pertes de balles faciles malgré une bonne défense. » Le "H" est à la lutte pour le titre avec Paris qui lui aussi, n’a pas tremblé en déplacement à St Raphaël. Les deux équipes qui se retrouveront face à face le 8 juin lors de l’ultime levée, auront plusieurs échéances à remplir. Pour les Nantais, deux matches contre Montpellier en championnat et finale de coupe de France puis St Raphaël. Pour les Parisiens, il y aura la réception de Saran puis un déplacement à Aix et surtout le Final Four de la Ligue des Champions.


En s’inclinant face à Paris, St Raphaël réalise une bien mauvaise opération surtout par rapport à son mano a mano avec Montpellier pour la 3ème place sur le podium. Les Héraultais comptent désormais deux points mais également une différence particulière de 7 buts sur les Varois.

Entre un PSG au grand complet et Saint Raphaël qui devait se passer de Karalek (déchirure au mollet) et du maître à jouer Sarmiento (aponévrose) et même si les Parisiens allaient perdre Stepancic dès le début de la rencontre (mis presque KO par un coup involontaire de Simicu), le rapport de force pouvait paraître déséquilibré. Pourtant, les Varois ne vont pas subir et même opposer à l'ensemble francilien, une grosse défense et surtout une attaque bien en place autour d'un Adrien Dipanda en grande forme (8 buts). St Raphaël péchait toutefois sur le repli défensif perturbé par le jeu rapide adverse. Les hommes de Joël Da Silva vont posséder jusqu'à deux buts d'avance avant que les deux équipes atteignent la pause dos à dos (15-15). C'est en début de second acte que Paris va élever le rythme et prendre de la distance (15-18 à la 34ème). Saint Raphaël va résister, revenir très près mais la rentrée de Narcisse, le retour de Rémili plus à son avantage qu'au long des 30 premières minutes et quelques parades bien senties de Skof vont faire la différence (21-25 à la 48ème). Lorsque Thierry Omeyer va même inscrire depuis sa zone un but dans les cages laissées vides par les Raphaélois et porter l'avance des siens à cinq longueurs (à 8 minutes du terme), la cause était entendue. Les hommes de Da Silva vont tenter de mettre le feu sur la fin... en vain et s'incliner à domicile (29-32), non sans avoir prouvé qu'ils méritaient de figurer dans le carré de tête. « On n'a pas fait un gros match, reconnaissait Nedim Remili au micro de beIN Sports, on a assuré la victoire. On reste avec 3 points d'avance sur Nantes, on doit continuer notre marche vers le titre et cela passe par Saran, mercredi. » A 180 minutes de l'épilogue, le PSG a fait un grand pas pour se succéder à lui-même comme champion de France.



Face à Aix, l’adversaire du week-end, Montpellier a bataillé pendant toute la 1ère mi-temps avant de nettement virer en tête à la pause et prendre le large dans le second acte (36-32). Malgré les absences de Michaël Guigou (touché aux cervicales), Vincent Gérard (blessé à un genou) et Baptiste Bonnefond (entorse à la cheville), le MHB a tenu tête à une formation aixoise qui n’a plus rien à jouer dans ce championnat et qui devrait rester campée dans le ventre mou du classement. Quoique... 

Nîmes aurait pu profiter des revers de Chambéry, Toulouse et Aix pour dominer ce quatuor et assurer son billet pour l’Europe. Sauf que les Gardois ont véritablement explosé en visite à Ivry (33-23). Tout reste ouvert pour vraisemblablement les deux places à attribuer en vue de participer dès la rentrée à la coupe EHF.


                  Avec 10 buts à son actif, l'Ivryen Vium Troelsen a été le principal bourreau de Nîmes

US IVRY - USAM NIMES GARD       33 - 23 (Mi-temps : 15-14)
Statistiques du match

*****************************

CESSON RENNES MHB -
SELESTAT ALSACE   
22 - 24 (Mi-temps : 10-12)
Statistiques du match

*****************************

CHAMBERY SAVOIE HB - HBC NANTES       32 - 34 (Mi-temps : 14-15)
Statistiques du match

*****************************

MONTPELLIER HB - PAYS AIX UC              36 - 32 (Mi-temps : 16-14)
Statistiques du match

*****************************

USM SARAN - US CRETEIL HANDBALL      32 - 37 (Mi-temps : 13-18)
Statistiques du match

*****************************

FENIX TOULOUSE  - DUNKERQUE HGL      29 - 30 (Mi-temps : 13-15)
Statistiques du match

*****************************

ST RAPHAEL VHB - PSG HANDBALL        29 - 32 (Mi-temps : 15-15)
Statistiques du match

© Yves Michel
Partager
Identification nécessaire pour ajouter une réaction
Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
(C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
joueurs | équipe | actualités

La LFH en Live
avec Handvision

la D2F en Live avec Handvision

Les lives HandVision sont mis en place via l’association Handvision (www.handvision.fr). Le bon déroulement de ceux-ci dépend également des clubs, acteurs majeurs dans la prise de statistiques en temps réel. Une connexion Internet défaillante (ou inexistante) sur le lieu du match, un matériel inadapté, une saisie de statistiques erronée, ou tout autre problème technique indépendant de notre volonté, sont des raisons qui pourraient empêcher la bonne retranscription d’une rencontre en direct. Le maximum est mis en œuvre afin de garantir le bon déroulement des lives et éviter tout désagrément pour l’internaute. Si des problèmes surviennent malgré tout, sachez que nous travaillons à leur résolution.