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LDC M : Le Vardar coule Paris
LDC M : Le Vardar coule Paris
4 Juin 2017 | Europe > Champion's League

Dans un match irrespirable et surtout d’un niveau technique assez pauvre, le Vardar Skopje a fini par arracher le Graal de la Ligue des Champions sur le gong par Ivan Cupic (Photo titre) alors que Daniel Narcisse avait encore une fois sauvé les espoirs parisiens en égalisant à 7 secondes de la fin. Paris ne remportera pas la plus belle des compétitions de clubs. Paris devra encore remettre son ouvrage sur le métier la saison prochaine, c’est le Vardar Skopje qui va trôner sur le toit de l’Europe pour toute une saison.

Dire que le club macédonien aura volé son titre serait une grave erreur, dire que Paris l’a perdu serait plus juste ! Si la défense et toujours Thierry Omeyer auront porté le poids du match pendant 60 minutes, l’attaque a été d’une réelle indigence par moment et surtout s’est faite manger toute crue par les interceptions du Vardar. A ce niveau de jeu, perdre autant de ballons et surtout se les faire chiper dans les mains par un duo Shishkarev – Dibirov dont on connaît le talent à ce petit jeu est tout simplement ahurissant. Et c’est d’entrée de match que les Parisiens se sont mis dans le dur en attaque. D’abord en subissant une très jolie entame de match d’Arpad Sterbik, mais qui va comme souvent pour lui, ne pas arriver à tenir la distance. Puis en se compliquant la vie en attaque, en ne jouant pas vers le but et surtout sans quasiment aucune course sans ballon. Résultat, arrêtés et ne gagnant logiquement aucun duel, les joueurs du PSG vont perdre ballon sur ballon mettant à mal tout le boulot fait par le bloc défensif et un Thierry Omeyer très en verve. Mais même avec le meilleur gardien de Final Four, impossible de reprendre le fil du jeu quand on se fait punir comme cela sur des contre-attaques faciles. Donc le PSG faisait la course derrière et on ne sentait pas de grosse possibilité de révolte offensive avec les joueurs sur le terrain. Encore une fois l’entrée de Daniel Narcisse va remettre tout le monde dans le bon sens et la fin de première période était parisienne ce qui donnait un vrai optimisme pour les 30 dernières minutes de jeu.

Et d’entrée, Paris arrivait à avoir des ballons et continuait de mener les débats. Mais un +2 raté par Jesper Nielsen ou plutôt sorti par Arpad Sterbik allait refaire basculer le match côté macédonien. Le Vardar malgré lui aussi beaucoup de difficultés en attaque placée arrivait à trouver des espaces par Borozan, Canellas ou Cindric et surtout continuait à chiper des ballons en défense pour bien enfoncer le clou avec un -3 à la 43° qui commençait à sentir très mauvais. Même si le jeu à 7 lancé par Noka Serdarusic allait permettre à Paris de se relancer au score, il en fallait encore un peu plus pour que le PSG remette la main sur le match. Daniel Narcisse allait encore une fois étaler tout son talent pour permettre à ses couleurs de recoller et même avoir un ballon de +1 à 21 partout à la 51°, mais les défenses étaient encore et toujours les reines du jeu. Dibirov encore une fois sur un ballon volé puis Vuko Borozan et son bras surpuissant redonnaient 2 buts d’avance avant que Nedim Remilli et encore et toujours Daniel Narcisse donnaient le 23 partout après un arrêt capital de Thierry Omeyer sur Timur Dibirov. 8 secondes à jouer et un temps mort pris un peu vite par Raul Gonzales alors que le but parisien était vide et Paris décidait de défendre haut alors qu'ils étaient 1 de moins sur les secondes restantes… On cherche encore à comprendre cette tactique, inévitablement, il a suffi d’envoyer la balle à l’aile pour qu’Ivan Cupic grille la défense d’Uwe Gensheimer à la façon d’un Greg Anquetil en 2001 et plante le dernier (et son premier dans le jeu) but qui crucifiait Paris sur le gong.

On dit qu’il faut de l’expérience du Final Four pour le remporter, le Vardar a prouvé que ce n’était absolument pas nécessaire… Dans un match qui ne restera pas dans la annales du jeu ni de l’arbitrage, mais il fallait bien qu’il y ait des Allemands présents sur le parquet dans un Final Four à Cologne, Paris a loupé son rendez-vous avec l’histoire du handball tricolore ! Il faudra certainement que Paris arrive enfin à se doter d'une attaque placée digne d'un prétendant au titre suprême ! Le jeu rapide est un atout, mais quand il est en berne et que l'équipe adverse brise cette option, savoir poser du jeu et faire vivre la balle plutôt que les joueurs, pourrait être un sacré atout.

Les réactions parisiennes d'après-match depuis Cologne

Henrik Mollgaard (arrière du PSG - sur notre photo) : «  C’est une immense déception d’échouer si près. Samedi, on était très heureux d’atteindre la finale, aujourd’hui nous sommes tous abattus. Mais c’est face à une équipe très forte qu’on est tombé avec une défense et un gardien qui ont été très efficaces. Nous avons essayé de mettre du rythme en 2ème mi-temps lorsqu’on est revenu au score. Les arbitres les ont laissés jouer longtemps, par moments, ils n’avaient pas de solution mais souvent, ils ont réussi à s’en sortir. Sterbik leur gardien a sorti un grand match mais ‘’Titi’’ a été meilleur et leur défense était encore plus forte qu’en demi-finale. »

Nikola Karabatic (arrière du PSG) : « C’est dur de finir comme ça à un but, à la dernière seconde alors qu’on s’est battu et qu’on a tout donné… Malheureusement, c’est le sport. Ça a pu se jouer sur notre performance en attaque, on a je pense fait trop d’erreurs techniques en leur donnant des buts faciles et c’est là-dessus qu’ils ont fait la différence. On leur a offert un peu trop de munitions, on n’a pas été assez agressifs, pas assez tournés vers le but. Si on a la tête dedans, si on est à fond, tout le monde a le droit de rater, ce dont on n’a pas droit c’est de ne pas s’engager… en regardant la touche. C’est ce qu’on a fait parfois et c’est ce qui nous coûte certainement le titre. »

Uwe Gensheimer ((ailier gauche du PSG) : « Ils ont très bien joué et face à leur défense, c’était difficile de se créer de réelles occasions de tir. On n’a pas vraiment joué à notre meilleur niveau même si on pouvait arriver à la prolongation et même gagner. Ils ont évolué très haut en défense, on a manqué de vitesse, d’accélération vers le but et pour les passes, c’est plus difficile. Il faut garder toute sa lucidité et c’est ce qui nous a parfois manqué. Mais Vardar mérite amplement sa victoire. »

Trois questions à Thierry Omeyer par Yves MICHEL

Qu’est ce qui a fait que vous avez été souvent derrière au score ?
On se heurte à leur défense très rugueuse, on prend beaucoup de contre-attaques et de tirs dans le but vide. Mais on savait qu’il y avait 60 minutes au moins à tenir. Tous les scénarios étaient possibles et même quand tu es mené de 2-3 buts à 3 minutes de la fin, tu sais que tout est encore jouable. Ce sont des petits détails qui font la différence.

C’est une de tes plus grandes déceptions ?
De toute façon, chaque fois que tu perds, c’est une grande déception. Mais c’est accentué quand tu as le sentiment que tu aurais pu faire mieux. Mais ce qui est sûr c’est que toute l’équipe a tout donné, on s’est battu, pendant deux jours, on a livré deux gros combats notamment dans l’intensité qu’on a pu mettre dans le secteur défensif.

Que doit retenir Paris de cette 2ème expérience du Final Four ?
Là, on est encore sous le coup de la frustration d’avoir perdu cette finale. Le bilan, on aura le temps de le faire à tête reposée. On a je pense montré qu’on avance, on a gagné 3 des 4 trophées en France, on échoue à un but du titre en Ligue des Champions, on est sorti de la poule la plus dure de l’histoire, franchement, c’est dommage.                                            

Le diaporama du match par Jean Yves Lhors

A Cologne, Lanxess Arena
Le dimanche 4 juin à 18h00
Finale de la Ligue des Champions
Paris Saint-Germain Handball  - HC Vardar : 23 - 24 (Mi-temps : 12-11)

19 000 spectateurs
Arbitres : MM Lars Geipel et Marcus Helbig (Allemagne)

Evolution du score : 2-2 5°, 2-4 10°, 4-5 15°, 5-7 20°, 9-10 25°, 12-11 MT - 13-13 35°, 16-18 40°, 18-20 45°, 20-21 50°, 21-23 55°, 23-24 FT.


ParisParis
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
N.KARABATIC5/70/05/700010511
D.NARCISSE4/60/04/600000410
L.ABALO3/30/03/30000039
M.HANSEN3/61/14/70011045
L.STEPANCIC2/30/02/30000025
N.REMILI3/50/03/50020033
U.GENSHEIMER1/11/22/30010021
W.ACCAMBRAY0/00/00/00000000
X.BARACHET0/00/00/00000000
B.KOUNKOUD0/00/00/00000000
H.MOLLGAARD JENSEN0/00/00/00000000
D.NAHI0/00/00/00000000
J.NIELSEN0/10/00/1001000-3
L.KARABATIC0/00/00/0000200-4
Total21/322/323/35005402337
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
T.OMEYER13/350/113/3600000010
G.SKOF0/00/10/1000000-1
Total13/350/213/37005402346
Vardar SkopjeVardar Skopje
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
T.DIBIROV7/100/07/1000010716
I.CUPIC1/12/23/30000039
D.SHISHKAREV2/20/02/20001024
V.BOROZAN3/70/03/70010033
L.CINDRIC3/70/03/70010033
M.MARSENIC1/10/01/10000013
J.CAÑELLAS REIXACH2/40/02/40001022
I.ABUTOVIC1/10/01/10001011
A.DEREVEN0/00/00/00000000
A.DUJSHEBAEV DOVICHEBAEVA2/60/02/60010020
I.KARACIC0/00/00/00000000
J.MAQUEDA PEÑO0/00/00/00000000
S.STOILOV0/00/00/00000000
R.FERREIRA MORAES0/10/00/1000000-1
Total22/402/224/42003402440
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
S.MILIC0/00/00/00000000
A.STERBIK7/281/38/31000000-2
Total7/281/38/31003402438




© François Dasriaux
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La paire maison
emmanuel clerc | Lundi 5 Juin 2017 (12h53)
La prestation de la paire allemande est évoquée, mais il me semble qu'elle a suffisamment pesé sur la rencontre pour en remettre une petite couche : dans les demis de la veille, on avait pu constater la célérité des arbitres à lever le bras pour pousser les équipes vers le but... Les Allemands ont fait tout le contraire, abandonnant des plages de temps infini aux attaques du Vardar... Comme à leur habitude, les arbitres ont pratiquement inventé des fautes, y compris à l'opposé du ballon, tout en zappant allègrement des attentats sur Niko Karabatic, Lucio Abalo, et Toumout Narcisse... On sait, hélas, que la plupart des arbitres considèrent les découpages sur Niko comme induits de son style d'engagement... Alors que leur mission devrait aussi consister à le protéger, ne serait-ce que pour les services rendus à la cause de son sport... Canellas et son païs Maqueda, tout comme Labutovic, aurait du cirer le banc plus longtemps... Y compris pour leurs simulations, indignes de ce sport...
En lisant l'article, je me dis aussi que les échecs de Nielsen ont été sans doute décisifs à cet instant du match... Sans vouloir donner quelque leçon de coaching au guru parisien, on peut quand même s'étonner de cette volonté de ne pas faire jouer Luka Karabatic en attaque placée...
Remili a, lui, été sanctionné pour ses pertes de balles et ses difficultés à proposer du jeu sans ballon et des alternatives à son meneur dans des situations désordonnées et hors-schémas... Sûrement des secteurs qu'il devra travailler, au risque de ronronner en simple client de service en plateaux...
Enfin, le souci de l'attaque placée est une interrogation persistante sur le jeu parisien... On sent une volonté d'économiser et les courses et les organismes, avec des arrières proches de la défense, des courses d'élan courtes, la recherche du placement décisif, le pari d'une accélération soudaine sur un minimum d'espace... Mais quand la défense avance et découpe, ça devient plus compliqué, ce que le Vardar a prouvé... Sans doute manque-t-il une alternative, en schémas et en hommes, avec des joueurs moins costauds mais plus vifs, capables d'organiser du désordre...
4 secondes
emmanuel clerc | Dimanche 4 Juin 2017 (20h33)
Ce qu'il manque au PSG pour gagner un Final Four ?... Du temps, sûrement... Du temps qui n'est pas celui du management général, des objectifs fixés par l'encadrement et les actionnaires... le temps du passé commun, de la vie de groupe, et des choses dîtes...
Trop de pertes de balles, stupides si ça existe, de mauvais tirs (ceux qui ne traversent pas la cible), une défense pas assez explosive, intelligente, solidaire... Un côté gauche où les arrières ne transcendent pas leur rôle de finisseurs et gèlent le jeu quand ils sont pris... La morgue un peu suffisante de certains joueurs...
Une partie hachée menue par les arbitres locaux, tatillons et laxistes, comme d'hab... Le traitement réservé à Nikola Karabatic aurait mérité quelques exclusions supplémentaires... Idem pour les simulations grossières de Canellas et de Maqueda, ce dernier toujours prêt à souffler sur les braises, quand le premier est passé ma^tre dans l'art des fautes discrètes mais dégueulasses...
23 buts à la mi-temps, les gardiens avaient fait leur taf... Et la défense de Skopje avait largement profité des largesses arbitrales... On crut un instant que la seconde mi-temps avait changé de registre (13 buts en moins de 10 mn), mais las, on retomba vite dans le schéma de la première...
Finalement, on se demande encore comment Dutchebayev a pu sprinter sans opposition jusqu'aux 9m, et décaler son ailier qui s'était positionné au croisement des pointillés et de la touche, pour un tir en course droite, envoyé du genou dasn le but par un Titi magique quelques secondes auparavant... Inattention ?... Fatigue ?... Mauvais décompte ?.. Il restait 4 secondes...
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