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EDF – de 20 F : A l’Euro à tire d'ailes
EDF – de 20 F : A l’Euro à tire d'ailes
13 Juillet 2017 | France

Arrivées à Apt pour y disputer deux matches de préparation à l’Euro dans le Trophée Corine Chabannes, les Bleuettes sont en plein travail pour peaufiner leur jeu sous la houlette d’Éric Baradat.

5 jours de travail intense avec beaucoup de séances et samedi un match contre la Russie championne du Monde en titre et dimanche un test important face à une Espagne que la France retrouvera dans son groupe en Slovénie. Autant dire que cette « presque » semaine de travail dans le Luberon revêt une importance capitale. Si Elles se retrouveront 4 jours en région parisienne juste avant de partir vers la Slovénie, dans le cocon aptois, l’ambiance est au travail et à l’application avec un staff qui devient de plus en plus exigeant sur les intentions de jeu et le respect du projet commun. Et dans ce travail l’accent est clairement mis sur le jeu des ailières, et s’il est vrai que les Mauny, Deba, Sagna ou Bruni sont de vraies forces pour le groupe, c’est cela doit aussi être, comme le dit haut et fort Éric Baradat, un des piliers de la filière jeune. « Il faut que les ailières s’intègrent dans le projet de jeu. Qu’elles soient vraiment partie prenante dans les enclenchements. Il faut que l’on en finisse avec les ailiers dans leur coin pour écarter en attendant éventuellement une balle de décalage livrée par la base arrière. ».

On pourrait se dire que cela est très circonstanciel vu la qualité de la base avant dans le groupe des - de 20 dans cette génération. Mais tout de suite la dénégation arrive de la part du mentor de ce groupe et de la filière jeune. « Oui, c’est évident que ce groupe possède de vrais atouts sur les ailes, mais cette mise en place de jeu avec une part prépondérante pour elles dans le jeu est avant tout une demande sur toute la filière jeune chez les féminines. On sait que les ailiers doivent savoir écarter le jeu, mais à partir du moment où on fait entrer une joueuse en deuxième pivot, là elles ont de l’espace pour travailler, alors autant en profiter au mieux. Cela les mobilise, les valorise et montre aussi aux arrières qu’elles ne sont pas les seules dépositaires du jeu. Qu’elles doivent savoir utiliser ce que leur propose les ailières. En bref avoir 6 joueuses totalement concernées par le jeu offensif. » Petite révolution dans l’ADN du handball tricolore ? Éric Baradat le souhaite car pour lui ne pas utiliser tous ses talents est une offense faite au jeu et aux joueuses.

Mais qu’elle est la vision de tout cela de la part des principales intéressées par tout cela. Place à une petite analyse avec Constance Mauny. La Chambraysienne est un des piliers de cette sélection, et avec déjà deux saisons en D2F et une en LFH, elle a un vécu capable de lui faire analyser tout cela avec lucidité.

Constance, toi, ailière pure de formation, qui connaît parfaitement le rôle de l’ailier qui doit écarter le jeu et parfois attendre la passe hypothétique de décalage, comment accueille-tu le jeu mis en place par Éric Baradat dans cette équipe de France ?
C’est vrai que cela me change de ce que je connais. Mais c’est vraiment intéressant pour nous les ailières. On est beaucoup plus impliquées dans le jeu, plus attentives à ce qui va se passer. On sait que le jeu va pouvoir rebondir via notre côté et cela motive vraiment.

Pourtant cela donne aussi des obligations et créé un rôle qu’on ne voit pas souvent.
Oui mais en fait cela nous libère beaucoup. Nous ne sommes plus obligées d’attendre la balle de décalage pour un peu jouer notre vatout sur un geste. Cela nous donne le droit de faire autre chose, donc de moins donner d’importance à ce shoot, même si cela reste notre premier rôle. Le fait de savoir que l’on va toucher la balle plusieurs fois nous enlève de la pression au moment du shoot. Et puis le jeu avec le pivot, le fait de proposer des options de jeu aux arrières, c’est tout une façon de jouer pour nous les ailières qui nous valorise et nous responsabilise.

C’est quelque chose que l’on voit de plus en plus dans le Handball masculin avec des créateurs notamment en équipe de France comme Luc Abalo et Michael Guigou dont la salle où vous vous entraînez porte le nom. Est-ce que c’est quelque chose que tu vois arriver aussi dans le handball féminin ?
Je ne sais pas si cela va aussi arriver dans le handball féminin ! Mais moi je suis pour à 100%, mettre les ballons au fond, défendre et jouer sur contre-attaque, c’est bien ! Mais participer à la création du jeu, pouvoir avoir un impact sur le jeu offensif, c’est quelque chose qui me plait beaucoup et qui devrait pouvoir avoir sa place dans le handball féminin.

© François Dasriaux
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