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Mondial masc U19: Elohim Prandi "On est venu chercher l'or"
Mondial masc U19: Elohim Prandi "On est venu chercher l'or"
20 Août 2017 | International > Mondial

La France ou l'Espagne. Laquelle de ces deux nations majeures du handball international sera championne du Monde des moins de 19 ans en fin d'après-midi à Tbilissi en Géorgie ? Pour l'arrière tricolore Elohim Prandi, l'issue du match ne fait aucun doute. La France est venue chercher l'or et rien d'autre.

par Yves MICHEL


Il y a deux ans déjà à Tbilissi en Géorgie, de jeunes Français remportaient le Festival Olympique de la Jeunesse Européenne. En signe de respect, les supporters avaient applaudi des deux mains. Un succès d’estime sans plus, histoire de savoir si l’essai serait transformé. Un an plus tard, à Zagreb, ce même groupe enrichi de quelques éléments franchissait encore une barrière et décrochait le titre de champion d’Europe. Les « A » filles et garçons étaient au même moment en plein Jeux de Rio et l’exploit des Minots avait été à peine relevé. Cette fois, personne ne leur volera la vedette. A condition ce dimanche, de devenir champions du Monde face à l’Espagne. Depuis hier soir et le large succès face au Danemark (voir ICI), le néo Nîmois Elohim Prandi est guidé comme tous ses partenaires par la quête de l’or mondial.

Pouvais-tu imaginer au début du Mondial, que tout se passerait si bien ?
Sincèrement, non. On avait identifié notre poule comme étant la plus relevée avec les trois équipes scandinaves et d’autres formations comme l’Egypte et le Bahrein qui étaient des inconnues. On avait travaillé en conséquence avec une grosse préparation mais je ne pensais pas qu’on allait enchaîner tous ces résultats.

Comme à l’Euro face au Danemark, il n’y a pas eu de moments de doute…
On a simplement tous pris un an. On a gagné en expérience puisqu’on est nombreux à s’entraîner au contact des pros. La saison passée, on manquait de taille et aujourd’hui avec les deux grands de plus de 2 m qui nous ont rejoints, on a solutionné ce problème. On a gardé quasiment le même groupe, notre jeu s’est bonifié et à partir du moment où on respecte les consignes, tout fonctionne très bien.

Le jeu n’est pas stéréotypé, les variations sont multiples.
Ça, je pense que c’est parce qu’on a seize joueurs différents mais d’égale valeur. On a tous notre personnalité mais ce qui est fort aussi, c’est que chacun sait se fondre dans le collectif.

Surtout comme tu le fais quand tu dois rendre service à droite ?
(sourires) Mais cela ne m’a pas perturbé ! Déjà à Ivry, je ne défendais qu’en 2 à… droite. Donc pas de problème pour les repères. En attaque, j’ai aussi dépanné sur ce côté. Donc j’utilise le 1 contre 1 interne-externe, j’essaie de perforer, de tirer de loin, à gauche ou à droite, je me sens bien partout.

Ce dimanche une médaille est assurée. Il reste à en déterminer la teinte…
Pour nous, c’est clair, on est venu chercher l’or. Maintenant, il faut continuer sur la même dynamique. Défendre, monter les ballons, épuiser l’adversaire. Respecter surtout le projet de jeu.

L’Espagne poursuit le même objectif…
Oui avec des joueurs de ballon qui savent très bien qu’ils n’auront pas l’avantage de la taille donc il faudra se montrer vigilant. On les a affrontés à l’Euro (au tour préliminaire, succès des Bleus 29-27) et on connait un peu leurs faiblesses. Même si une finale, c’est un contexte particulier. Après la demie, on n’a pas montré une joie débordante, il reste une marche et c’est la plus difficile à gravir, on est tous un peu fatigués mais on sera prêts pour le combat.



France-Espagne: L'allégresse... le dénominateur commun

Si l’allégresse habite la maison France, l’Espagnol peut exprimer la même revendication. Et si depuis deux jours, les attentats de Barcelone ont plombé l’ambiance, "Los Hispanos Juveniles" sont restés déterminés et totalement concentrés sur leur objectif. C’est la 1ère fois que cette génération pouvait atteindre une finale dans un tournoi majeur et il n’était pas question que le moindre élément  perturbateur s’introduise dans leur bulle. La demi-finale face aux Croates a mis du temps à se décanter et la balance à pencher d’un côté. A la pause, la Rojita avait pris une courte tête d’avance (12-13). L’écart aurait pu être plus large en sa faveur si elle avait mis toute la rigueur pour le faire. Incertain jusqu’à la présentation des équipes, le demi-centre Ian Taraffeta qui s’était blessé en 8èmes contre la Pologne, était non seulement présent sur la feuille mais pendant près de trois-quarts d’heure, il va orienter le jeu espagnol. La 1ère période sera donc très serrée, aucune défense ne consentant à la moindre largesse, quelques maladresses étant recensées de part et d’autre. C’est dans le second acte que le travail d’usure des Ibères va porter ses fruits. Enfin, il ne suffisait qu’à soigner la finition sur montée de balle, écarter sur les ailes et travailler au près pour se donner de l’air (17-21 à la 44ème). Pourtant l’Espagne va sombrer dans une certaine facilité et perdre quelques duels (21-22 à la 52ème). La Croatie était en surrégime et va finir par craquer. Le gardien Adrian Torres aura par trois fois le dernier mot permettant à ses coéquipiers de basculer dans une autre dimension (24-26). 

La patte d’Alberto Suarez

Avec cette finale, l’entraîneur Alberto Suarez (en photo avec une partie de son groupe) contrairement à ses joueurs du moment, n’en sera pas à son coup d’essai. L’homme de 53 ans à la silhouette rondouillarde est avant tout un passionné qui veille sur ses protégés en bon père de famille. C’est aussi un technicien hors pair qui a souvent conduit vers le podium tous les jeunes internationaux qu’il a eu l’occasion d’encadrer. Son palmarès avec cinq médailles plaide largement en sa faveur. En 2012 en Turquie, il a remporté le titre européen chez les juniors avec dans l’effectif, "Nacho" Plaza Jimenez, Aitor Arino, Ferran Sole Sala ou un certain Alex Dujshebaev. Revenu dans la tranche d’âge inférieure en 2014 (avec Dani, le benjamin des Dujshebaev, il décrochera le bronze européen), le natif de Gijon n’a plus rien gagné depuis. La saison passée en Croatie, l’Espagne n’avait même pas réussi à accrocher le wagon des demies et avait terminé 6ème de l’Euro. Suarez qui par superstition, ne prend jamais l’ascenseur de l’hôtel lorsqu’il est sur un tournoi officiel, a donc ressorti son bâton de pèlerin et en un an, a fait le tour de la question. Conséquence directe: 50% du groupe a changé et l'ensemble a progressé. Au point donc d'atteindre la finale du Mondial face à la France. La dernière confrontation entre les deux équipes remonte à novembre 2016 en finale du Tiby et la sélection tricolore où ne figuraient que 4 joueurs présents en Géorgie (Gaudin, Gibelin, Soullier, Tribillon) avait battu l’Espagne (aussi privée de quelques-uns de ses membres actuels) 26-24. Neuf mois plus tard, les deux équipes sont à nouveau, confrontées.

© Yves Michel
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