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LFH : le jeu des quatre familles
LFH : le jeu des quatre familles
29 Août 2017 | France > LFH

Présentation de la saison 2017-2018.
Après un mois et demi de labeur, une pléiade de matches amicaux, et le brief de rentrée à Paris, place à la compétition. La vraie. Pour la première fois depuis neuf ans, douze équipes seront en lice, à partir de ce mercredi. Metz et Brest, désignés favoris à la majorité absolue, paraissent se détacher. Derrière le double champion sortant et son dauphin, Issy/Paris, Besançon, Nice et Nantes seront en embuscade. Le Havre effectue son retour après deux saisons de purgatoire, Bourg-de-Péage se présente en parfait novice.

Pour une phrase définitive, une punchline efficace, Thierry Vincent est une roue de secours universelle. A l'aube de sa dernière année varoise, le truculent entraîneur de Toulon/Saint-Cyr a résumé, ce lundi à Paris, un sentiment répandu au sein de sa corporation. « Il y a deux lièvres qui vont partir très vite. Les dix autres vont se battre pour essayer de se qualifier. »

En clair, Metz et Brest partent avec les faveurs du pronostic. Le champion en titre et le finaliste, qui représenteront ensemble la France en Ligue des Champions à partir d'octobre (une première), pourraient rester les locomotives d'une élite ayant retrouvé sa taille d'antan. Douze clubs, la norme jusqu'en 2008 et la naissance officielle de la Ligue pro. Sous réserve des aléas d'une saison marquée, entre autres, par l'instauration d'une journée au cœur des fêtes de fin d'année (la première des matches retour, le 30 décembre), ils peuvent être classifiés en quatre catégories.


La famille des favorites

Devant l'auditoire de l'Institut du monde arabe, théâtre de la pré-rentrée médiatique de la Ligue, le sujet a été escamoté. Pourtant, si le président Weizman ne cache plus ses envies d'accéder au carré final de la Ligue des Champions, Metz (quart-finaliste de la dernière C1, éliminé par Györ) a prioritairement deux titres nationaux à défendre. Le championnat et la Coupe de France. « On vise toujours la première place, on veut toujours gagner », assure l'arrière allemande Xenia Smits, à l'appétit décuplé par un Mondial dans son pays, en décembre. Avec sa mitraillette slovène (Ana Gros), les deux pivots de l'équipe de France (Laurisa Landre retrouve en club Béatrice Edwige), plus Manon Houette rentrée de Thuringe, la troupe d'Emmanuel Mayonnade semble calibrée pour s'octroyer un troisième sacre hexagonal d'affilée.

Son plus sérieux challenger, du moins sur le papier, disputera aussi la principale compétition continentale de clubs. Invité par l'EHF, Brest paraît le plus à même de rompre l'hégémonie mosellane à l'intérieur des frontières. Le dauphin finistérien a ferré en ce sens deux championnes en titre, la pivot Sladjana Pop-Lazic (photo ci-dessus) et la défenseure Lindsay Burlet. Les Suédoises Filippa Idehn et Louise Sand, ainsi que Sophie Herbrecht, joker de luxe d'Allison Pineau (indisponible tout le premier trimestre), complètent un recrutement alléchant. Censé remédier aux incidents de parcours, fréquents la saison passée. Avant d'abandonner le titre à Metz, le BBH avait perdu sept matches sur vingt, dont le premier (21-22 contre Nice). En conséquence, son déplacement inaugural à Nantes sera attentivement scruté...


La famille des outsiders « européens »

Stine Oftedal a rejoint Györ, le tenant de la Ligue des Champions. Coralie Lassource a choisi Erd, autre écurie hongroise. A priori, leur ancien club devrait s'en remettre. Issy/Paris, troisième l'an dernier, a recruté bleu, avec les médaillées d'argent olympiques Chloé Bulleux et Tamara Horacek, et international. En l'espèce, l'Autrichienne Sonja Frey, chipée à Dijon, et la Roumaine Crina Pintea, ex-coéquipière d'Houette outre-Rhin. Du solide, au service d'un changement d'approche. « Les quatre dernières années ont été construites autour d'individualités. Là, on est plutôt sur un projet collectif, avec plusieurs joueuses qui doivent aspirer le groupe vers le haut, explique Arnaud Gandais, le tacticien de la capitale. On va essayer de lui donner corps rapidement. »

En Bourgogne-Franche-Comté, l'heure de la confirmation sonne pour Besançon et Dijon. Demi-finaliste inattendu au printemps, sorti par Metz, l'ESBF ne pourra plus compter sur l'effet de surprise. « On a un nouveau statut à assumer. On n'est plus une petite équipe, sait Raphaëlle Tervel, unique femme coach de l'élite. On va être attendues partout, comme un quatrième de LFH. Ca sera une autre approche, on y travaille depuis deux mois. On joue sur la stabilité pour être prêts tout de suite. »

Premier club à avoir repris l'entraînement, premier appelé sur la scène européenne (premier tour de Coupe EHF le 16 septembre, face aux Italiennes de Salerne), le CDB de Christophe Maréchal se prépare à « faire le dos rond », pour commencer. La faute à un effectif restreint, amputé de plusieurs pièces maîtresses. Moretto devrait réapparaître d'ici un mois, Kpodar début 2018.


La famille « middle class »

Dans l'hypothèse où le quintet ci-dessus reste le même au terme de la phase régulière, le 1er avril, sept postulants lutteront pour trois strapontins en quarts de finale.

Guillaume Marquès, l'entraîneur de Chambray-les-Tours, a confié avoir « vécu plusieurs saisons dans la même saison ». Six défaites en septembre-octobre 2016, en guise de bienvenue, une cinquième place manquée pour un but en juin (25-23, 25-28 contre Dijon). « On voudrait atteindre le play-off pour la deuxième année, connaître un début moins stressant », convient celui qui travaillera en binôme avec Vincent Philippart, auprès d'un alliage d'expérience (Chebbah, Alberto, les gardiennes) et de championnes d'Europe juniors (Mauny, Bruni). Afin de prendre de l'altitude, le CTHB comptera sur le mètre quatre-vingt-dix-huit de sa recrue-vedette, l'arrière hongroise Szimonetta Planeta (photo ci-dessus).

En Méditerranée, Jannéla Blonbou, autre starlette de l'Euro U19, aura de nouvelles camarades de jeu espagnoles (Carmen Martin, Ana Martinez) et Suédoises (Linnea Torstensson) à Nice. Plus à l'ouest, Toulon (ci-dessous, Laura Gaudefroy) pense tenir le remède-miracle à la vague de blessures qui décime la rade : un partenariat avec un établissement hospitalier... Côté effectif, les retouches sont circonscrites au flanc droit. Une Polonaise, Ewa Andrzejewska, remplace une Néerlandaise, Sanne Van Olphen, à l'arrière. Débauchée de Besançon, l'ailière Sabrina Zazaï succède à Hanna Fogelstrom, dix matches sur les deux dernières saisons.

Après le grand chassé-croisé de l'été (dix départs dont Foggéa et Chavez, six renforts), Fleury-les-Aubrais fait profil bas. Dans le dur tout au long de la préparation, en particulier contre Metz le 15 août (défaite 19-36, en amical à Troyes), les Loirétaines attaquent leur quinzième année consécutive dans l'élite sans trop de repères. Même si Laura Kamdop, qui a fermé la parenthèse Ljubljana, connaît la maison rose comme sa poche.

Enfin, Nantes entend « ne pas rester dans l'anonymat en championnat », conformément au vœu de Jan Basny. Sans Coupe d'Europe pour alourdir l'agenda, le Tchèque n'aurait rien contre « aller loin en Coupe de France. » L'entité ligérienne verra le come-back d'Armelle Attingré dans la cage, et celui de Blandine Dancette, après une année post-olympique blanche.


La famille des promues

Dans le premier cas, c'est un retour au plus haut niveau. Dans le second, une découverte. Le Havre, club phare de la décennie 2000, et Bourg-de-Péage, champion de D2 (ci-dessus, Johanna Lombardo), partiront du fond de grille.

Leurs représentants ont revendiqué le plus petit budget du plateau, le statut de Petit Poucet. Un concours d'humilité sur fond de vérité : Normandes et Drômoises ne se préoccuperont que du maintien. « On ne jouera pas en play-off, mais on veut jouer le play-down en démarrant avec deux ou trois points », envisage Daniel Senecloze, président d'un collectif péageois volontairement stable. Son début de parcours donne le vertige, avec la réception d'Issy, une virée à Metz et l'accueil de Brest. « Bon appétit ! », en rigole l'entraîneur, Camille Comte.

Proche de péricliter il y a deux ans, le HAC sait d'où il réchappe, où il remet les pieds. « On va continuer à se structurer, à pérenniser le club, dit Roch Bedos. Le championnat est très, très relevé. On verra si on peut faire des coups. » En visite dans le Loiret, sa formation, renforcée par Doungou Camara (Issy/Paris) et Esther Schop (Nantes), pourrait en réussir un tout de suite.


La première journée

Mercredi 30 août, 20 heures : Fleury-les-Aubrais – Le Havre (Halle du Bois-Joly, à Saran). Arbitres : Mathias et Mathieu Pajot. Pronostic : match nul.

Mercredi 30 août, 20 heures, Bourg-de-Péage – Issy/Paris (complexe sportif Vercors). Arbitres : MM. Klein et Rolland. Pronostic : Issy/Paris.

Mercredi 30 août, 20h15 : Besançon – Toulon (Palais des sports). Arbitres : MM. Bounouara et Sami. Pronostic : Besançon.

Mercredi 30 août, 20h30 : Chambray-les-Tours – Dijon (gymnase de la Fontaine-Blanche). Arbitres : MM. Chami et Mili. Pronostic : Chambray.

Mercredi 30 août, 20h30 : Nantes – Brest (Le Vigneau). Arbitres : MM. Buy et Duclos. Pronostic : Brest.

Mercredi 30 août, 20h30 : Nice – Metz (Halle Charles-Ehrmann). Arbitres : MM. Blanchet et Fitoussi. Pronostic : Metz.


Charlotte Kieffer, Manon Houette, Ilya Belgareh et Laurisa Landre, les quatre recrues de Metz.

Le règlement

22 journées de saison régulière, en matches aller-retour. Calendrier symétrique intégral. La victoire rapporte trois points, le match nul en vaut deux, la défaite un. Les huit premiers qualifiés pour le play-off. Le format quarts / demies / finale, sur deux matches (retour chez le mieux classé en phase classique), est conservé.

Les quatre dernières équipes en play-down, en six journées. Le neuvième de saison régulière partira avec 4 points, le dixième en aura 3, le onzième 2, le douzième 0. Les trois premiers de ce mini-championnat se maintiennent, le dernier descend en D2.

En Division 2 (reprise le 9 septembre), deux clubs disposent du statut VAP (Voie d'Accès au Professionnalisme) obligatoire pour accéder à la LFH : Celles-sur-Belle et Saint-Amand-les-Eaux. Le mieux classé d'entre eux sera promu.


La saison française 2016-2017 en bref

Champion : Metz (qualifié pour la phase de groupes de la Ligue des Champions). Vice-champion : Brest (LDC, invité en phase de groupes). Troisième : Issy/Paris (qualifié pour le deuxième tour de la Coupe EHF).

4. Besançon (EHF, deuxième tour) ; 5. Dijon (EHF, premier tour) ; 6. Chambray-les-Tours ; 7. Nantes ; 8. Toulon ; 9. Fleury-les-Aubrais ; 10. Nice ; 11. Celles-sur-Belle (relégué).

Meilleure joueuse : Stine Oftedal (Issy/Paris).

Meilleure buteuse (saison régulière) : Ana Gros (Metz), 117 buts.

Vainqueur de la Coupe de France : Metz (bat Issy/Paris 33-29).


Notre photo de tête : les douze ambassadrices de la nouvelle saison, rassemblée lors de la conférence de presse du 28 août, à l'Institut du monde arabe (Paris). De haut en bas et de gauche à droite : Astride N'Gouan (Brest), Laura Kamdop (Fleury-les-Aubrais), Ehsan Abdelmalek (Nice), Marija Janjic (Bourg-de-Péage), Beatriz Escribano (Nantes), Lois Abbingh (Issy/Paris), Djénéba Tandjan (Toulon), Déborah Kpodar (Dijon), Mouna Chebbah (Chambray-les-Tours), Grace Zaadi (Metz), Doungou Camara (Le Havre), Amanda Kolczynski (Besançon).


© Laurent Hoppe
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