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EDF F : Kalidiatou Niakaté revient pour s'imposer
EDF F : Kalidiatou Niakaté revient pour s'imposer
28 Septembre 2017 | International

Testée épisodiquement en 2014-2015, l’arrière gauche de Nantes est remontée dans le train bleu, lancé vers le Mondial et l’Euro 2018. Révélée à Issy/Paris, la gamine d’Aubervillers (22 ans) entend entretenir sa forme de début de championnat contre le Brésil, aujourd’hui à Brest et dimanche à Tremblay. Deux matches amicaux qui pourraient l'installer comme une alternative d'avenir au poste de Mendy et Pineau.


A l'entrée de l’infirmerie des Bleues, la file d’attente s’allonge. Touchée à l’abdomen mardi, Grace Zaadi manquera la rentrée internationale. Comme Laura Glauser (examens) et Alexandra Lacrabère (lombalgie), dont les forfaits avaient été enregistrés en fin de semaine dernière. Pour le coup, l’expertise de Kalidiatou Niakaté aurait pu être utile. Sauf que l’arrière gauche, qui se destinait à devenir professionnelle de santé, songe à délaisser blouse et stéthoscope au profit des maillots bleus (de France) et roses (de Nantes). « Je me dis que ce sera très compliqué de reprendre les études d’infirmière après ma carrière. J’essaie de trouver autre chose à côté, pour ne pas faire que du handball pendant dix ans. »

A Brest ce soir, après-demain à Tremblay, dans son département de Seine-Saint-Denis, la fille d’Aubervilliers honorera ses huitième et neuvième sélections A. Près de trois ans après son baptême, à l’occasion d’une étape de Golden League au Danemark. Alain Portes l’avait rappelée huit mois plus tard, pour le barrage qualificatif au Mondial 2015, gagné contre la Slovénie. Plus rien, ensuite, pendant deux saisons. Jusqu’à cette invitation d’Olivier Krumbholz à la tournée norvégienne de fin de saison. Qui a appelé une autre convocation, pour cette avant-dernière station avant le Mondial en Allemagne.

Quatrième buteuse de LFH

Celle qui a eu pour coéquipières Tamara Horacek, Laura Flippes et Catherine Gabriel en équipe de France juniors (génération 1994-95) a-t-elle craint d’avoir laissé passer sa chance en bleu ? « Ma première sélection, à 19 ans, c’était du bonus. J’étais jeune, j’avais encore du temps. Dans un coin de ma tête, il y a toujours eu l’équipe nationale, mais j’essayais de me concentrer sur mes performances en club. Je n’ai pas eu peur. »

A travers la confiance renouvelée du sélectionneur, par-delà l'été, Niakaté valide quelque part son transfert estival d’Issy/Paris à Nantes. Une émancipation, après six saisons et autant de finales (LFH, Coupes de France et de la Ligue, EHF) dans la capitale. « En changeant de club, j’ai aujourd’hui beaucoup plus de temps de jeu, en attaque et en défense. A Issy, j’étais plutôt sur la retenue. A Nantes, on me donne du crédit. Ca me libère. Je me sens mieux, je suis en confiance. Ca se reflète sur mes performances. »

Au bout d’un mois de championnat, la recrue ligérienne est la quatrième gâchette de la Ligue (27 buts, 5,4 de moyenne). La numéro 2 française (derrière Paule Baudouin, l’ailière gauche fleuryssoise) et à son poste, après Lois Abbingh, la Néerlandaise... d’Issy/Paris. Son total a été gonflé par ses totaux élevés contre les équipes de bas de tableau. Neuf réalisations contre Dijon (2ème journée), sept face à Bourg-de-Péage (4ème journée).

Un rapport évolutif à la sélection

Le bilan chiffré rend le déracinement plus supportable. « Je suis partie d’Issy à contrecœur. Ca m’a fait bizarre. Si j’avais du temps de jeu, je serais bien restée parce qu’il y a ma famille, mes amis. J’ai commencé le hand là-bas. » A Auber, donc, pour faire comme sa grande sœur, Aminata. « Elle a arrêté il y a longtemps, mais elle est toujours à fond. Elle me pousse beaucoup, suit tout ce que je fais, me dit de ne pas lâcher. »

Fascinée par les capacités de débordement d’Alexandrina Cabral Barbosa, téléspectatrice assidue des matches de Ligue des Champions, Kalidiatou Niakaté aura d’autant plus d’énergie en elle afin de s’imposer durablement parmi les vice-championnes olympiques. « En 2014, je sortais de chez les juniors. L’objectif n’était pas d’être absolument chez les A. Aujourd’hui, j’ai complètement changé d’approche par rapport à l’équipe nationale. J’ai 22 ans, bientôt 23. J’aimerais bien m’installer, petit à petit. A moi de montrer que j’ai ma place. » L'indisponibilité prolongé d'Allison Pineau, le partage attendu des tâches au poste 2 avec Claudine Mendy, lui offrent un espace d'expression conséquent.


Les compositions d'équipes

FRANCE

Joueuses de champ : 3. Dancette (Nantes), 5. Ayglon (CSM Bucarest, ROU), 8. Landre (Metz), 13. Houette (Metz), 17. Dembélé (Rostov, RUS), 20. Flippes (Metz), 21. Mendy (Szekesfehervar, HON), 22. Horacek (Issy/Paris), 24. Edwige (Metz), 26. N’Gouan (Brest), 28. Gnabouyou (Siofok, HON), 29. Niombla (CSM Bucarest, ROU), Niakaté (Nantes).

Gardiennes : 12. Gabriel (Besançon), 16. Darleux (Brest), 97. Foggéa (Erd, HON).

Sélectionneur : Olivier Krumbholz.


BRESIL

Joueuses de champ : 2. De Paula (Fleury-les-Aubrais, FRA), 4. Rocha (Kisvarda, HON), 5. Joia (Pinheiros), 7. T. Araujo (Larvik, NOR), 9. Belo (Rostov, RUS), 11. T. Costa (Pinheiros), 13. L. Silva (Szczecin, POL), 17. Minto (Fleury-les-Aubrais, FRA), 18. Taleska (Györ, HON), 23. Da Rocha (Sao Bernardo), 51. Rodrigues (Sao Bernardo), 77. J. Araujo (Dinamo Bucarest, ROU), 81. Fachinello, 88. M. Costa (Cisnadie, ROU), 92. P. Silva (Kastamonu, TUR).

Gardiennes : 1. Moreschi (Larvik, NOR), 12. Arenhart (Vac, HON), 84. Pessoa (Rostov, RUS).

Sélectionneur : Jorge Duenas.


Le programme

Premier match : vendredi 29 septembre (20 h), à l’Arena de Brest. En direct sur beIN Sports 3.

Second match : dimanche 1er octobre (15 h), au Palais des sports de Tremblay-en-France. En direct sur beIN Sports Max 4.

© Laurent Hoppe
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