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EDF M : Mal partis, très mal arrivés...
EDF M : Mal partis, très mal arrivés...
29 Octobre 2017 | International > Euro

-4, on ne peut pas dire que la défaite des Bleus face au Danemark dans le dernier match de la première manche de la Golden League soit infamante sur le score… Mais c’est dans la production, le niveau offensif et l’implication individuelle que les Français ont largement péché. Comme face à la Norvège, les Tricolores ont multiplié les mauvais choix en attaque, les pertes de balles et les échecs aux tirs face au gardien adverse, fusse-t-il Niklas Landin lui-même…

Le pire dans tout cela c’est que l’on n’a pas l’impression que le Danemark ait fait le meilleur match de sa carrière loin de là ! Certes Mikkel Hansen a été encore une fois le patron, le buteur et l’inspirateur du jeu danois. Certes Niklas Landin s’est régalé derrière sa 6-0 avec souvent des shoots un peu à l’emporte-pièce et quasi forcés sur leur impact et sur leur déclenchement. Mais autour de ces deux là cela ne respire pas le talent hors norme ! Morten Oslen reste ce qu’il est, un joueur de coup, mauvais ou bon selon les moments. Le nouvel arrière droit Peter Balling manque quand même cruellement de percussion et de puissance pour apporter un réel danger sur le côté droit et les pivots s’ils savent être efficaces, sont souvent battus sur leur prise de position. Et c’est sans doute cela le pire sur le bilan de ce match dominical à Herning. On a le sentiment que les Bleus n’ont pas été battus par une équipe de rêve. Didier Dinart avait changé pas mal de choses par rapport au match face à la Norvège. Nikola Karabatic était repositionné en demi-centre. Sur les postes d’arrière latéraux on avait Timothey N’Guessan et Adrien Dipanda. Et c’était Kentin Mahé et Yannis Lenne qui occupaient les postes d’ailiers. Avec cette composition, le match va être équilibré pendant un bon quart d’heure. C’est après que les manques vont se faire de plus en plus criards. Cela va commencer par un enchainement de pertes de balles qui vont donner aux Danois l’occasion de jouer ce qui aiment le plus, le jeu rapide et de transition. Puis cela va se continuer par une bouillie de handball offensif avec un jeu totalement limité au secteur central, du bon vieux jeu à 4 sans espaces où la défense danoise se régalait à envoyer les Bleus dans des options quasi toute injouables. Résultat la pause était sifflée avec un -5 et on se demandait ce qui pourrait sauver les Français de leur torpeur offensive.

Sur le retour, on a un moment pensé que Cyril Dumoulin pouvait insuffler un bon coup de mieux avec ses arrêts. Mais le soufflé va vite retomber et le gardien nantais finissait par baisser pavillon face aux vagues rouges qui déferlaient vers lui. Le jeu était toujours aussi pauvre offensivement et l’entrée de Nicolas Claire ne changeait pas grand-chose, tant il manquait de mouvement sans ballon autour de lui. Les pivots n’avaient pas le moindre espace, mais on cherchait quand même des solutions qui n’existaient pas sur eux. Les ailiers pouvaient prendre leur tricot et un siège, ils ne touchaient plus aucun ballon propre. Et bien sûr, l’écart ne faisait qu’enfler malgré les parades de Cyril Dumoulin et quand même quelques jolis passages défensifs. La Franc naviguait en eaux troubles à 5 ou 6 buts de leurs hôtes pour le grand plaisir d’une Jyske Box Arena qui se souvenait encore de la démonstration tricolore de la finale de l’Euro en 2014. Cela frissonnait de plaisir dans les travées de la superbe salle danoise en voyant les Bleus balbutier leur jeu et les Danois réussir facilement à dérouler le leur. Mikkel Hansen était toujours sur son petit nuage, et même parfois un peu gourmand, mais les choses étaient tellement faciles pour lui et si dures pour les Français… Heureusement les 10 dernières minutes vont un peu calmer la douloureuse. L’entrée du duo Dika Mem – William Accambray autour de Nicolas Claire amenait un peu de vitesse et de spontanéité. Les ailiers touchaient enfin quelques bons ballons exploitables et l’écart se réduisait à 3 unités avant que le score ne soit clos sur un dernier tir en appui de Peter Balling.

Comme en 2015, la première manche de la Golden League a été un long calvaire pour les Français. On espère que tout cela n’est pas annonciateur d’un Euro en mode Polonais. On verra en janvier si tout cela se met un peu mieux en place offensivement parlant. Et on espère aussi que les 5 minutes passées sur le terrain par Michael Guigou ne sont pas, elles, annonciatrices d’un mauvais coup du sort pour l’ailier de Montpellier....

A Herning (Danemark), Jyske Box Arena
3° match de la 1ère étape de la Golden League
Dimanche 29 octobre à 20h15
Danemark - France : 27 - 23   (Mi-temps : 15-10)

10 000 Spectateurs
Arbitres : MM Lars Geipel et Markus Helbing (Allemagne)

Evolution du score : 2-2 5°, 4-4 10°, 6-5 15°, 10-7 20°, 13-8 25°, 15-10 MT - 17-12 35°, 20-14 40°, 21-15 45°, 23-17 50°, 25-19 55°, 27-23 FT.

Les réactions (Avec le concours du service de presse de la FFHB)

Cédric Sorhaindo (Capitaine) : L’équipe est en reconstruction après les départs de Thierry Omeyer et de Daniel Narcisse. Il y a moins de cadres qu’auparavant. Il faut nous remettre au travail et trouver une certaine régularité. Chacun doit comprend son rôle pour s’exprimer de la meilleure des façons. Nous avons connu de nombreuses pertes de balle. Nous devons apprendre de nos défaites. Nous savons maintenant quels sacrifices nous devons faire pour être compétitifs.

Nikola Karabatic : On aurait voulu gagner car nous en avons le potentiel. Nous avons commis trop d’erreurs et cela nous montre qu’il y a du boulot. Si nous ne sommes pas tous à notre meilleur niveau, on peut perdre contre la Norvège et le Danemark qui sont de très bonnes équipes. Peut-être que notre bonne prestation sur la Pologne nous a trompés et que nous avons crû que ce ferait facile derrière. Ces deux défaites nous ramènent sur terre avant l’Euro.

Kentin Mahé : Nous avons perdu à 2 reprises sur ce week-end. J’espère que ce sera un mal pour un bien. Une piqûre de rappel. Il y a un renouvellement et forcément nous avons moins d’expérience. Nous avons commis beaucoup d’erreurs techniques qui sont inacceptables.

France
Gardiens :
Dumoulin (30', 7 arrêts), Gérard (30', 6 arrêts)
Joueurs : Dumoulin, Lenne, Remili (2 buts), Lagarde, Mem (1), N. Karabatic (3), Mahé (4), N'Guessan (1), Sorhaindo (2, cap), Guigou (1), L. Karabatic (1), Fabregas, Dipanda (2), Claire (2), Porte (1), Accambray (3), Nahi
Exclusions temporaires : Fabregas (2)
Entraîneur : Didier Dinart

Danemark
Gardiens :
N. Landin (cap, 14 arrêts, 60'), Green
Joueurs : M. Landin (2 buts), Mensah (1), Mortensen, Zachariassen (1), Svan (3), Lindberg (2), Toft Hansen (3), Mollgaard (1), Hansen (8), Olsen (2), Damgaard, Hald, Larse, Balling (4), Moller
Exclusions temporaires : Toft Hanssen, M Landin, Mollgaard,  Zachariassen
Entraîneur : Nikolaj Jakobsen


© François Dasriaux
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De quoi avez-vous peur ?
emmanuel clerc | Lundi 30 Octobre 2017 (19h23)
"L'équipe est en reconstruction après les départs de Narcisse et d'Omeyer"... Tchouf aurait pu dire aussi "après le départ d'Onesta"... Parce qu'on reste parfois songeur sur le coaching Gilles-Dinart, des joueurs en échec qui restent sur le parquet, un positionnement de N. Karabatic sur le poste 3, des temps morts zappés, V.Gérard qui fait les 30min à 28% et avec 2 arrêts en fin de mi-temps, des temps morts où l'on entend D. Dinart annoncer les combinaisons et basta...
Sinon, beaucoup trop de pertes de balles sans pression (Dipanda et N'Guessan en ont bien fait une demi-douzaine en 10 mn), une absence criante de jeu sans ballon, pas de courses, d'appels, de vitesse, un secteur central qui bouchonne, une défense qui rechigne à aller toucher les tireurs (la superbe lucarne de Hansen coin fermé), des gardiens en dessous de leur niveau (le dernier but danois à travers les bras en panier de Dumoulin)... On se demande bien pourquoi les ailiers touchent aussi peu de ballons, surtout avec les deux jeunes pousses qui jouent visiblement sans pression...
Beaucoup d'ouvrages à remettre sur le métier, y compris celui de coach et de manager des ressources humaines... Cette équipe doute... Nikola Karabatic l'a bien senti lors d'un temps mort : "Les gars vous avez peur !.. Mais peur de quoi, oh ?!!"...
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