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LSL: Chambéry s'impose à Nantes, le PSG assure face à Dunkerque
LSL: Chambéry s'impose à Nantes, le PSG assure face à Dunkerque
3 Novembre 2017 | France > LNH

Qui a parié sur la victoire de Chambéry en terrain nantais aura gagné gros. Le pronostic était osé mais pas improbable et les Savoyards y sont parvenus (28-32). C'est sans doute le déclic qu'ils attendaient et qui leur fait quitter la place de dernier de l'élite. De son côté, Paris ne s'est pas laissé surprendre mais a du beaucoup s'employer pour venir à bout d'un Dunkerque combattif. A cette occasion, le PSG a validé le remplacement de Noka Serdarusic l'été prochain par l'Espagnol Raul Gonzalez.   

par Yves MICHEL

La veille, Thierry Anti avait mis en garde ses joueurs et tout l’entourage du club en insistant sur le place qu’occupait Nantes et surtout sur ses contre-performances depuis le début de la saison. Le coach nantais sa vait bien que tôt ou tard les Savoyards, bons derniers de l’élite avec aucun point se réveilleraient. Ce qu’il n’envisageait certainement pas c’est que cela se déroule devant ses yeux, à la Trocardière et que ses joueurs soient incapables de réagir dès que l’adversaire aurait fait l’écart.  Si en 1ère période, Chambéry avait par moments mené au score (11-13 à la 23ème), l’équilibre avait été respecté et les gardiens de chaque camp s’étaient neutralisaient. De par et d’autres, on avait recensé le même nombre de ballons perdus et à la pause, rentrer dos à dis aux vestiaires (15-15), n’avit rien de surprenant. Ce mano a mano va persister en début de second acte. D’abord concentré sur le combat physique et a guerre d’usure, Chambéry va profiter de deux pertes de balle de son adversaire qui pliera sans se donner les moyens de revenir (21-24). Thierry Anti avait beau s’époumoner dans les temps morts en imposant son point de vue tactique, le jeu nantais allait se liquéfier et les consignes prises à la légère. Avec un Julien Meyer des grands soirs (14 arrêts au total), le « H » subissait et la cassure était effective. Jusqu’à la fin, l’écart ne sera jamais comblé et les Savoyards vont enfin tenir cette 1ère victoire de la saison en championnat (28-32), celle qui, dans l’attente de confirmation, va fédérer encore un peu plus un groupe. C’est un exploit retentissant qui côté nantais fait aussi désordre. En 7 matches, c’est une 2ème défaite à la maison après celle de Montpellier. C’est l’équipe qui en voulait certainement le plus qui a profité du dernier quart d’heure. Les statistiques individuelles sont plus homogènes du côté des vainqueurs (avec un Bannour à 6/6, un Traoré - notre photo de tête - à 6/9 ou Briffe à 4/5) que chez les Nantais. Nicolas Claire par exemple est passé au travers (0/3), Lagarde aussi (1/4) Lazarov a réussi un pénalty sur deux, seuls Balaguer et Gurbindo ont surnagé. En seconde période, le H a trop perdu de ballon pour pouvoir rivaliser. C’est un coup d’arrêt dans la progression et une place dans le Top 5 qui samedi (voir plus bas) pourrait être mise à mal par Toulouse.  Chambéry qui va entrer dans une période peut-être plus favorable avec des adversaires un peu plus à sa portée ne s’attendait pas à décoller au terme de la 7ème journée. Yann Genty nous avait annoncé que son équipe était capable de tout. A défaut d’être entré en jeu, le gardien de buts avait vu plutôt juste.

Le diaporama de Nantes - Chambéry par Philippe Padioleau


Le PSG vient à bout de Dunkerque et officialise l'arrivée de Raul Gonzalez

La 2ème surprise aurait pu venir de Coubertin mais quand Paris a senti que Dunkerque pouvait représenter un réel danger et surtout rivaliser au score, le nécessaire a été fait pour que cela ne se produise pas. C'est cette difficulté à passer devant et à garder la maîtrise du terrain qui ont fait défaut aux Nordistes. « On n’était pas loin, souffle Guillaume Joli. Notre équipe est encore jeune et en construction. Parfois, il y a un manque d’expérience mais chacun s’emploie à bien faire. On perd trop de ballons et face à Paris, c’est fatal. On pourra retirer du positif dans ce match, même si on l’a perdu. Il faut rester sur une bonne dynamique. Nous n’avons plus Dylan (Garain – blessé au genou) et Haniel (Langaro) commence à prendre ses responsabilités. Il devrait beaucoup nous apporter. » En fait, après avoir bataillé pendant les vingt premières minutes, Paris a mis de la distance et a profité des difficultés nordistes sur attaque placée pour prendre le large et garder cette avance à la pause (16-13) et bien au-delà. Mais le jeu du PSG s’est ensuite liquéfié. Sander Sagosen mais surtout Uwe Gensheimer vont souvent débloquer la situation. « On sait que c’est toujours compliqué après une semaine internationale. On a eu peu de séances d’entraînement, ce qui ne nous empêche pas de livrer un bon match, souligne Nikola Karabatic. On se met tout seul en difficulté en loupant quelques passes ou quelques tirs et en leur rendant le ballon. Mais on peut être satisfait car on sait qu’on va s’améliorer.» Le jeu du PSG est loin d’être spectaculaire mais en tout cas, son efficacité ne fait aucun doute. Notamment en défense avec une vitesse de mouvement impressionnante. A Dunkerque, Haniel Langaro et Pierre Soudry (en début de seconde période avec 3 buts consécutifs) ont montré qu’ils pouvaient être les animateurs de la base arrière. Sans lui mettre la pression et lui demandait d’être la copie conforme de Dylan Garain (gravement blessé au genou il y a deux semaines), le Brésilien est capable de tenir ce rôle. Pour le moment, ses résultats sont sur courant alternatif. Capable du meilleur face à Nantes (5/7) ou face à Paris ce mercredi (7/12) comme du pire contre Cesson  (1/8). Mais le costume du Dunkerque actuel n’est pas assez grand pour faire le coup d’il y a trois ans lorsque le club est devenu champion.

Mais ce mercredi soir, si cette victoire, la 7ème de rang pour Paris en championnat a comblé tout le monde à Coubertin et même le footballeur Kylian Mbappé qui assistait à la rencontre, l’annonce de la succession de Noka Serdarusic à la tête de l’équipe l’été prochain suscitait bien plus d’effervescence. En juillet et comme précédemment susurré, le mentor naturalisé allemand sera remplacé par l’Espagnol Raul Gonzalez (47 ans - notre photo) qui mettra fin à sa belle expérience en Macédoine au Vardar Skopjé. Vainqueur de la Ligue des Champions en 2017 aux dépens du… PSG et de la Ligue SEHA, celui qu’on présente comme un technicien hors pair, a fait ses classes notamment à Ciudad auprès de Talant Dujshebaev. Il a signé pour une durée de trois saisons (jusqu’en 2021). Noka Serdarusic se retire après trois saisons dont celle en cours qui est loin d’être terminée. « Changer d’entraîneur fait partie du sport et de la vie d’un joueur professionnel, précise Nikola Karabatic. On s’y attendait car Noka arrivait en fin de contrat. On a le temps de réfléchir sur l’arrivée du nouvel entraîneur, on veut avant tout se concentrer sur notre saison et ce qui nous attend à la fin. J’ai eu la chance d’apprendre trois saisons de plus avec Noka au PSG, je ne connais pas plus que ça Raul Gonzales, je connais sa réputation. Quant à son style, le seul qui soit efficace, c’est celui qui permet de gagner. » Raul Gonzalez dirige depuis avril 2017, l’équipe nationale de Macédoine qu’il conduira en janvier prochain à l’Euro en Croatie (elle sera dans le même groupe que la France) après être sorti avec difficulté des matches de qualification. Il est fort probable que la direction du PSG lui demande de ne se consacrer qu’à son équipe. Rien n’a été précisé sur cette question.  

Le diaporama de PSG - Dunkerque par Lorie Couvillers

PARIS ST GERMAIN - DUNKERQUE HGL             32 - 29  (MT: 16-13)
arbitres:  Thierry Dentz & Denis Reibel

Statistiques du match

HBC NANTES - CHAMBERY SMBHB                       28 - 32  (MT: 15-15)
Statistiques du match 



Kylian Mbappé a suivi attentivement l'échauffement du PSG sous le regard interrogatif de Noka Serdarusic

Si le calendrier a été inversé, c’est pour permettre à nos trois représentants d’avoir l’esprit libre avant d’aborder la 6ème journée de Ligue des Champions.

Nantes qui pour le moment, est en ballottage favorable en vue de la qualification (5ème à deux points de Barcelone et Szeged et avec 3 points sur Zagreb) se déplace ce dimanche en Pologne à Plock qui jusque-là, a été battu à quatre reprises (Vardar, et concédé un nul (à Zagreb).

Pour Paris dans le groupe B, il faudra attendre dimanche et la réception de Kielce. Lors de la dernière journée, les Polonais qui accueillaient les Hongrois de Veszprém étaient tout heureux d’avoir arraché l’égalisation. Cette opposition est capitale pour les Parisiens s’ils veulent rejoindre Flensburg et rester en embuscade derrière Veszprém.

En poule basse, Montpellier gratifié d’un sans faute durant les six premiers matches et d’un place de leader incontesté du groupe D, reçoit le Sporting de Lisbonne qui compte dans ses rangs Felipe Borges, l’ailier ancien pensionnaire de la maison bleue. Avec 10 points au compteur et alors qu’il ne reste autant de réceptions que de déplacements  (3/3), le MHB peut se permettre de griller un joker.  Autant terminer la 1ère phase sans ratures. Le match est programmé samedi.

Samedi, c’est également le jour qu’a choisi la Ligue Nationale pour programmer les quatre matches comptant pour la 7ème journée de championnat. Pas d’affiches ronflantes mais des confrontations dont le résultat peut être lourd de conséquences pour chacune des formations. L’objectif n°1 des 14 clubs , éviter la relégation.

Excepté un nul face à Massy, Cesson devenu (provisoirement ?) dernier après le succès de Chambéry à Nantes ce jeudi, fait un début de saison catastrophique en ayant perdu tous les matches. Le test face à Tremblay est très important. Les Franciliens ont inscrit leurs 1ers points juste avant la trêve en balayant Saran et entendent poursuivre sur cette dynamique. 

En six rendez-vous, Nîmes n’en a loupé qu’un seul, le second face à Montpellier. Depuis, c’est le sans faute, certes avec quelques frayeurs mais l’entrée dans le Top 3 n’est pas usurpée. Avant d’accueillir le PSG dans une semaine au Parnasse, les Gardois se déplacent à Saran qui reste sur quatre  échecs consécutifs.

Entre Saint Raphaël et Massy, l’affiche parait disproportionnée. Toutefois, entre  perte de confiance et d’efficacité, les Raphaélois n’affichent plus le même visage que par le passé. Une élimination (face à Nantes en coupe de la Ligue, trois défaites de rang), les hommes de Joël Da Silva nous avaient habitué à mieux. De son côté, le promu qui désormais cible ses matches n’aura rien à perdre.

Toulouse a encore la possibilité de gagner quelques places au classement. Pour cela, le Fénix devra s’imposer face à Ivry qui s’est installé dans ce qu’on appelle le ventre mou du championnat. Les Ivryens qui cette semaine ont appris le départ l’été prochain de Micke Brasseleur pour Nîmes (après celui d’Elohim Prandi, cela fait un peu "filiale" d’un club pour l’autre) vont entrer dans une phase difficile avec excepté le PSG, des adversaires du Top 5.

© Yves Michel
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