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Mondial F : Trèves, ce n'est pas Coubertin
Mondial F : Trèves, ce n'est pas Coubertin
2 Décembre 2017 | International > Mondial
L'équipe de France a perdu son premier match au championnat du monde. Menées la quasi-totalité de la soirée, instables en défense et en attaque, les Bleues échouent à une longueur de la Slovénie d'Ana Gros (23-24), pourtant dominée il y a six jours en préparation. Une contre-performance sans précédent, qui interdira tout autre droit à l'erreur, dans la perspective d'une qualification en bonne place pour les huitièmes. Une réaction est exigée dès ce dimanche (18 h) face à l'Angola.


Retour trois jours en arrière. Mercredi, dans la zone d'interview des Arènes de Metz, Grace Zaadi passait sans transition de l'Angola, dominée 29-17 en amical, à la Slovénie, première station du Mondial germanique. En voici sa définition : « une jeune équipe, en train de progresser, qui cherche encore ses repères. Mais elle peut être redoutable. »


Tout est vrai dans le discours de la demi-centre. La moyenne d'âge de la Slovénie est basse, certainement la moins élevée des vingt-quatre mondialistes (23,1 ans). Tjasa Stanko personnifie cette relève. L'arrière gauche du Krim Ljubljana, succursale de la sélection (9 joueuses sur 16 y évoluent), a fêté ses vingt ans le mois dernier. Son insouciance, sa camaraderie réciproque avec Ana Gros, ont fait sensation à l'Arena de Trèves. Et tourmenté l'équipe de France, dans des proportions insoupçonnées.

Gardiennes en méforme, attaque grippée

Sur les réseaux sociaux, juste avant la compétition, les revenantes dans le concert planétaire (précédente participation en 2005, en Russie) posaient sagement devant un arbre de Noël. A cause d'elles, les Bleues ont les boules... La troupe d'Olivier Krumbholz s'est fait enguirlander, a couru vainement derrière le score à partir de la quatrième minute. Elle s'incline pour la première fois en treize confrontations avec l'ancienne république yougoslave (11 victoires, 1 nul).

« On savait pertinemment que la Slovénie qu'on a battu au Razel-Bec (26-18, dimanche dernier à Coubertin) ne serait pas la Slovénie du Mondial », se défend Zaadi. Mais elle ignorait, comme tout le monde, que la France se prendrait un 6-0 dans le premier quart-temps (1-6, 12'). Resterait aphone une petite dizaine de minutes (4ème-13ème). « La première mi-temps a été compliquée », euphémise Amandine Leynaud, en connaissance de cause. La gardienne de Skopje n'a pu stopper qu'un tir durant les 22 premières minutes, avant de céder sa place à Cléopâtre Darleux, sans plus de réussite (2). Les barbelés étaient propriété de la Slovène Amra Pandzic (14 arrêts).



L'inventaire des manquements, des maux bleus serait long comme le bras gauche d'Ana Gros (9/14), incisive même prise en stricte par sa copine de club, Orlane Kanor (9/13). Tenons-nous en à Alexandra Lacrabère (1/6) et Allison Pineau (zéro but dans le champ), poumons de l'attaque encrassés. Ou à la défense, douteuse sur les relations entre arrières, sortie de sa léthargie en fin de première période. A contretemps. « Quand on défend mal, rien ne va, souligne Grace Zaadi. Si on n'est pas dedans, les montées de balle et les attaques sont difficiles. »

Quatre balles d'égalisation...

Malgré tant de lacunes, une envie de trop bien faire d'après Leynaud, les Françaises ont su faire la jonction (17-17, 40'). Puis sont retombées dans leurs travers (18-22, 46'). Puis sont revenues, sur un jet de 7 m de Pineau (23-24, 57'). Avant de se procurer quatre balles d'égalisation dans les deux dernières minutes. Aucune n'est rentrée. Lacrabère a échoué en bout de contre-attaque et par en-dessous. Dancette a trouvé le troisième poteau. Les bras slovènes ont renvoyé le jet franc de la dernière chance. « L'agressivité qu'on n'a pas su mettre en défense, c'est la même qu'on n'a pas su mettre dans certains shoots », avance la stratège messine. Les trois penaltys faisandés par elle, Houette et Lacrabère, par exemple.

Le plan de route idéal vers les huitièmes est donc raturé dès le premier soir. « Si on avait gagné, on aurait eu beaucoup de chance, considère Amandine Leynaud. La Slovénie n'a pas volé sa victoire. » Les vice-championnes olympiques devront cravacher, ne plus commettre d'impair afin d'accrocher, au moins, la deuxième place du groupe A. « Si on veut aller au bout, il faudra mettre de la combativité à tous nos matches », enjoint Grace Zaadi.

Et d'abord dès ce dimanche, contre l'Angola. Opposé aux Espagnoles en entrée, le champion d'Afrique a eu les cannes en première mi-temps (13-15, 30'), un peut moins en seconde (24-28, 9 buts de la Niçoise Carmen Martin). Le fait est que la compétition, ça peut parfois niveler les valeurs. Métamorphoser n'importe qui, dans les deux sens...



Ana Gros : « Tout a marché pour nous »

Meilleure buteuse de la rencontre (9 buts), l'arrière gauchère de Metz souligne la concentration et l'application de ses compatriotes à réussir leur retour dans le gratin planétaire.

La France est vice-championne olympique, la Slovénie n'avait plus joué de Mondial depuis douze ans... Battre les Bleues, c'est un exploit ?

« C'est juste. En face, c'était la grande France. Pour nous, c'est un succès incroyable. On a vraiment fait une belle prestation. Je suis très très fière. »

Comment l'avez-vous bâtie ?
« Notre défense était très agressive. Derrière, notre gardienne (Amra Pandzic) a fait un super match. En attaque, on était bien aussi. Tout a marché pour nous aujourd'hui. C'est ce qui a fait la différence. »

Entre la défaite de dimanche dernier et aujourd'hui, qu'est-ce qui a changé pour vous ?
« C'était le Mondial, pas un match amical. Tout le monde est plus concentré, plus motivé. On l'était peut-être un peu plus que la France. »

Dans la course à la première place du groupe, qui pouvait sembler circonscrite à la France et à l'Espagne, il faudra aussi compter avec la Slovénie...
« Dans ce type de compétition, tout peut se passer. Chaque équipe peut battre chaque équipe. Pour nous, l'objectif ne change pas : aller en huitièmes de finale. On va essayer de continuer comme ça, de prendre le plus de points possible. »


FRANCESLOVENIE : 23-24
(10-13)
Le 2 décembre 2017, à Trèves. 3317 spectateurs. Arbitres : MM. Grillo Lopez et Lenci (ARG).

Evolution du score : 1-0 (4') ; 1-6 (12') ; 4-9 (21') ; 7-12 (27') ; 13-15 (35') ; 17-17 (40') ; 18-22 (46') ; 21-23 (54') ; 23-24 (57').


France FFrance F
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
G.NIOMBLA4/60/04/620000414
O.KANOR3/30/03/310000311
L.LANDRE4/50/04/510100411
S.DEMBELE3/40/03/410000310
E.NZE MINKO2/40/02/42010026
A.PINEAU0/31/11/41101012
G.ZAADI-DEUNA1/21/22/41010022
C.AYGLON-SAURINA1/20/01/20010010
L.FLIPPES1/20/01/20010010
B.EDWIGE0/10/00/1001000-3
A.LACRABERE1/60/11/7201001-3
B.DANCETTE0/20/00/2001000-4
K.NIAKATE0/00/00/0002000-4
M.HOUETTE1/20/11/3002001-5
Total21/422/523/4711112102337
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
C.DARLEUX1/80/01/8000000-8
A.LEYNAUD3/180/23/20000000-12
Total4/260/24/2811112102317
Slovénie FSlovénie F
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
A.GROS7/122/29/1420300920
N.IRMAN4/50/04/510100411
T.STANKO4/100/04/101110048
A.VRCEK2/40/02/42000028
I.AMON1/10/01/11001013
N.ZABJEK0/00/00/01000002
A.ABINA0/00/00/00000000
A.BEGANOVIC0/00/00/00000000
A.KOREN3/60/03/60021030
T.RUDMAN0/00/00/00000000
H.VUCKO0/00/00/00000000
T.FERFOLJA0/00/00/0011100-2
L.KRHLIKAR0/00/00/0001000-2
N.ZULIC1/30/01/3004001-7
Total22/412/224/438213302441
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
A.PANDZIC13/322/415/3600000016
M.VOJNOVIC0/00/00/00000000
Total13/322/415/368213302457


La Roumanie, une affaire qui tourne

Cinquième et ultime adversaire des Bleues à Trèves (vendredi, 18 h), la Roumanie a puisé d'entrée dans ses réserves. Dans le sens où Ambros Martin, l'entraîneur champion d'Europe en titre avec Györ, a terminé la première mi-temps avec six joueuses de champ différentes de celles qui ont collé un 3-0 d'emblée au Paraguay.

Face à ces Sud-Américaines indolentes sur la base arrière, qui n'ont trouvé matière à s'exprimer qu'au pivot (Fiore) et sur les ailes, les médaillées de bronze du dernier Mondial ont géré. L'équilibre des temps de jeu, comme leur marge : +5 au quart d'heure (8-3), +9 au repos (16-7), +12 au final (29-17).

« C'était important que tout le monde participe », commente Crina Pintea (3/5). Avec ce succès attendu, « nous avons fait un premier pas », dit encore la pivot roumaine d'Issy/Paris. Il a été allègrement accompli par Florina Florianu, défenseure exclusive passée attaquante polyvalente (5/6), mais plus hésitant chez l'arrière star Cristina Neagu, meilleure dans la distribution qu'au tir (3/7).

ROUMANIE – PARAGUAY : 29-17 (16-7)
Le 2 décembre 2017, à Trèves. 2369 spectateurs. Arbitres : MM. Hizaki et Ikebuchi (JAP).
ESPAGNE - ANGOLA : 28-24 (15-13)
Le 2 décembre 2017, à Trèves. 3042 spectateurs. Arbitres : MM. Pavicevic et Raznatovic (MTN).

Dernière Journée | Journée 1
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreDateStats
Roumanie FParaguay F291702/12>>
France FSlovénie F232402/12>>
Espagne FAngola F282402/12>>
Prochaine Journée | Journée 2
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreDateHeure
Slovénie FRoumanie F 03/12 14h00
Angola FFrance F 03/12 18h00
Paraguay FEspagne F 03/12 20h30
PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Roumanie F2110029171 
-Espagne F2110028241 
-Slovénie F2110024231 
4France F010102324-1 
-Angola F010102428-1 
-Paraguay F010101729-1 


Depuis Trèves,
© Laurent Hoppe
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Mutines sinon rien
emmanuel clerc | Dimanche 3 Décembre 2017 (11h46)
On avait presque oublié les errances du coach réhabilité de l'EdF du handball féminin : Lacrabère en échec flagrant (1/6), empruntée, noyée dans ses courses latérales et stériles, jetteuse de ballons au pivot, qui prend plus de temps de jeu que Kanor (3/3) ou Niombla (4/6), des joueuses qui vont vers le but.. Elle mangera 2 ballons décisifs en fin de match, une montée de balle foireuse où elle va tirer à gauche et sur l'aile, une autre avec un tir de poussin en dessous, allant même jusqu'à prendre le dernier tir, dans le mur. slovène, comme prévu.. . On peut aussi évoquer le "coaching-punition" de Krumbholz, "tu rates tu sors", le meilleur moyen sans doute pour donner de la confiance aux filles.. Parce que c'est de ça, aussi, surtout, dont elles ont manqué... Du relâchement, du sang-froid, ce calme qui peut laisser les qualités physiques et techniques indéniables de cette équipe s'exprimer... La faillite sur les 7m est symptomatique... Cette équipe doute et son coach ne l'aide pas...
Il faudra nous expliquer aussi la banquette prolongée de Siraba Dembélé, quand Manon Houette ratait à peu près tout, ou le retour en fin de match de Niakaté, transparente dans les 10 premières minutes, et qui sera sortie immédiatemment après sa passe aux Slovènes... Ou enfin le temps de jeu exorbitant d'une Allison Pineau revenant d'une longue blessure et sans temps de jeu... Et ne parlons pas de Flippes sur le poste d'AD...
Sauf à ce que les joueuses prennent la barre, collectivement boostée par ses leaders, on ne voit pas comment l'horizon pourrait se dégager...
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