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EDF M: C'est bon pour le moral !
EDF M: C'est bon pour le moral !
4 Janvier 2018 | International > Euro

Ne comptez pas sur les Français pour s'emballer et se gargariser après un nouveau succès (32-27) face à la Norvège qui plus est, en Golden League. On l'a dit et redit, le match le plus important à gagner est programmé dans un peu moins d'une semaine à Porec en ouverture de l'Euro croate. Mais pour la dynamique et le moral, une victoire sur les Nordiques même privés de Sander Sagosen est toujours bonne à prendre.  

A Rouen, Yves MICHEL


« Quand j’ai vu que la Norvège n’avait pas aligné son équipe-type, en laissant ses deux titulaires droitiers sur le côté (Sander Sagosen et Goeran Johannessen), ça reste dans la logique de ce qu’on pouvait attendre de l’équipe de France. Si en plus, on avait montré un jeu poussif, cela aurait été alarmant. » La répartie de Didier Dinart remet les dominos dans le bon sens mais sans céder au triomphalisme, tout le monde reconnaissait qu’il était de bon ton d’avoir remporté (32-27) cette confrontation face à un adversaire que les Tricolores connaissent désormais sur le bout des doigts (6ème opposition en un an). Il fallait gagner ce match, pour améliorer le facteur-confiance à quelques jours de retrouver ces mêmes Norvégiens à l'Euro pour une partie dont l’issue sera très certainement capitale pour la suite. Elément non négligeable, dans une semaine, les Nordiques auront donc récupéré Sander Sagosen contrarié par une angine depuis mardi. Même s‘il était bien présent au milieu des siens sur l’escapade rouennaise, l'arrière du PSG a été à raison préservé et a passé son temps à se morfondre dans les tribunes. On sait quel degré de nuisance il peut avoir sur n’importe quelle défense. Les Français en avaient fait la triste expérience il y a deux ans à l’Euro danois où il avait savamment orchestré leur élimination. Sans Sagosen et Johannessen, la Norvège n’est pas tout à fait elle-même. Sans Guigou ("tactiquement au repos" dixit Dinart) et Luka Karabatic sur le banc mais préservé (il se remet progressivement dans le rythme après un souci à la cheville), la carrosserie tricolore ne présentait pas la totalité de ses chromes. A ceux qui avaient la charge de les suppléer, de montrer une certaine cohésion et la capacité d'assurer la continuité. 

Même si des améliorations seront à apporter notamment sur le repli défensif et dans des situations offensives à 6 mètres (où Bergerud l’excellent gardien nordique a excellé), les Bleus ont fait bonne impression. « Ce qui fait plaisir c’est que le rythme a été bon et les duels en défense, sérieux, se satisfait Adrien  Dipanda. Ils nous ont parfois surpris par leur rapidité, on était prévenu mais c’est bien qu’on puisse corriger tout ça avant le début de la "vraie" compétition. Tout le monde (ou presque puisque Dumoulin, Lagarde, Luka Karabatic et Nahi n’ont pas été sollicités) a apporté sa contribution et c’est positif pour la suite. »  A commencer par l’invité de la dernière heure, celui que rien ne prédestinait à apparaître chez les Tricolores, à 32 ans passés.



Depuis qu’il est arrivé dans le groupe, Raphaël Caucheteux a retrouvé son âme de junior. Le Raphaélois se délecte dans ce qu’il aurait pu connaître bien plus tôt. Symboliquement, c’est lui qui ouvrira le score sur ce qu’il sait faire de mieux, le jet de 7 mètres. C’était principalement la mission qui lui incombait et il s’en est très bien sorti (6 réussites sur 7 tentatives). « Cela faisait longtemps que je n’avais pas joué un match avec la boule au ventre. J’avais envie de bien faire. Cela fait deux semaines que je suis dans le groupe, je m’y sens vraiment à l’aise. Ce n’est que du bonus car je ne pensais plus du tout à l’équipe de France il y a un mois. Cela me tombe dessus, je savoure et je profite de chaque instant. Peut-être que cela ne va durer qu’une semaine encore, je vais faire en sorte que ce soit plus. » Stop ou encore, il n’y a que Didier Dinart qui détient la clé et qui validera ou non, le billet de Caucheteux pour la Croatie. Satisfecit également pour Nicolas Tournat, utilisé dès les 1ers instants et qui a bénéficié de la mise en veille de Luka Karabatic. Le Nantais a montré quelques belles dispositions en défense mais c'est en attaque, qu'il s'est mis en évidence.



Que dire également de l’impeccable tenue de Vincent Gérard ? Vingt-cinq arrêts à 48%, seul joueur à avoir passé 1h00 sur le parquet, le portier montpelliérain a surfé sur un registre qui non seulement mérite le respect mais surtout a enthousiasmé les spectateurs de la Kindaréna au point d’entendre scander son nom dans l’ambiance du chaudron normand. « Cela fait toujours plaisir, avoue l’intéressé, sans s’emballer car j’essaie de me projeter dans une compétition qui va être longue… vous ne m’avez pas vu sauter partout, haranguer le public, je suis resté concentré, C’était un match de prépa, on devait tous trouver un peu de sérénité. »

Les Tricolores n’ont pas attendu trop longtemps pour se mettre à l’abri, s’offrant un matelas de quatre longueurs qui va les accompagner pendant le 1er quart d’heure avant de pêcher dans la finition et que l’ailier Kristian Bjornsen leur fasse de réelles misères. Sans grande conséquence puisque pendant les dix dernières minutes de la 1ère période, les Norvégiens ne vont pas inscrire le moindre but. En début du second acte, les Français présenteront deux visages. Celui de l’élève appliqué qui prend de bonnes initiatives et exploite au mieux les erreurs adverses et celui un peu plus brouillon qui ne parvient pas à trouver les bonnes solutions pour museler le très remuant Bjarte Myrhol. Sans qu’il n’y ait jamais péril en la demeure, les Tricolores resteront concentrés. Avec le retour de Nikola Karabatic aux affaires, exemplaire et très juste dans son rôle d'arrière gauche au relais d'un Timothey N'Guessan trop souvent en échec au tir, ils vont remettre la pression. Ils vont même compter jusqu’à huit buts d'avance avant que les Nordiques ne ramènent l’écart à des proportions plus humaines (32-27).



Ayant quitté Rouen très rapidement dans la soirée, les Français n’ont pas eu le temps d’apprécier le 2ème match de Golden League entre le Danemark et l’Egypte. Une opposition faussement équilibrée pendant 21 minutes (10-11) qui prendra ensuite des allures de démonstration (37-21) pour des Nordiques qui n’ont même pas eu à utiliser Mikkel Hansen, René Toft Hansen et Niklas Landin, le gardien sortant de son ennui pour tenter sans résultat d’arrêter un 7m. Contre l’Egypte, ce samedi, la France continuera à peaufiner ses réglages, avant de retrouver les Danois dimanche, pour un affrontement hautement plus musclé.


A Rouen, Kindaréna, 2ème manche de la Golden League
Jeudi 4 janvier à 18h30

FRANCE - NORVEGE : 32 - 27 (mi-temps: 15-10)


Arbitres: Mazeika Vaidas et Gatelis Mindaugas (Lituanie)

Evolution du score: 4-0 (4è) 9-6 (13è) 12-10 (19è) 15-10 (MT) 18-11 (33) 18-14 (35) 22-17 (41è) 25-19 (46è) 30-21 (54è) 31-25 (57è) 32-27 (FIN)

Le diaporama de France - Norvège par Yves MICHEL

Statistiques

FRANCE
Gardiens : Gérard (tout le match, 25/51 arrêts)
Joueurs de champs : Lenne (1/1), Remili (1/5), Mem (2/4), N. Karabatic (5/6), Mahé (3/7), N’Guessan (1/5), Abalo (3/4), Sorhaindo (2/2), Claire (1/2), Dipanda (1/2), Porte (3/6), Tournat (3/5), Caucheteux (6/8 dont 6/7)

NORVÈGE
Gardiens : Bergerud (tout le match, 17/48 arrêts), Christensen (1/2 dont 1/2)
Joueurs de champ : Hykkerud, Myrhol (9/11), Tonnesen (4/9 dont 1/1), Jondal (2/2), Bjornsen (9/12 dont 1/2), Gullerud (0/1), Sorheim (0/2), O’Sullivan (1/7), Reinkind (1/4), Abelvik Rod (0/3), Lie Hansen (1/4)



Les autres réactions

Valentin Porte (sociétaire du couloir droit) "Ce qui est intéressant, c'est qu'on commence à ramasser les fruits de ce qu'on a travaillé ces derniers jours. On est dans le vrai. Maintenant, il y a beaucoup de détails à régler, d'automatismes à trouver, on a encore une semaine pour le faire mais je pense qu'on ne se trompe pas sur la direction que l'équipe doit suivre. Cela ne sert à rien d'être à 100% sur un match de prépa, on sait ce qu'on a à travailler, il leur manquait quelques joueurs, nous aussi. Tout le monde devra répondre présent. Mika et Luka n'ont pas joué, ils ont été ménagés, dans une semaine ils seront au top, il n'y a aucun souci à se faire. Cela permet aussi à d'autres de se montrer. Pour ma part, j'ai alterné à l'aile et à l'arrière mais je dois me montrer plus précis et mettre un peu plus de rythme. Mais ça va venir..."

Nikola Karabatic (le boss) "Ici, l'enjeu était de gagner pour faire plaisir au public, dans une semaine, ce sera pour se qualifier en demi-finale. On sait que ce 1er match va décider de beaucoup de choses pour la suite. On va avoir plus de pression sur les épaules et on verra à ce moment-là si on est capable de la gérer.Ce soir, par rapport au dernier match contre eux, on a été plus efficaces en attaque. Je ne pense pas qu'ils aient caché leur jeu... Sander (Sagosen) malade, ils ont plutôt préservé leurs joueurs. Même si tu veux cacher des choses, tu es obligé de jouer le match et on a eu en face de nous, une équipe qui s'est battue et qui était motivée. On ne va pas trop tirer d'enseignement sur ce match là, on va se servir de tout ce qui arrive pour préparer au mieux le 1er match de l'Euro. c'est vrai que c'est toujours spécial de rencontrer un adversaire en compét officielle en le jouant quelques jours avant."


© Yves Michel
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