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LSL: Nantes montre la voie avant PSG-Montpellier
LSL: Nantes montre la voie avant PSG-Montpellier
1 Mars 2018 | France > LNH

A 24h du choc décisif pour la suite de la saison entre le PSG et Montpellier, Nantes n'a pas fait de détails face à une pâle équipe de St Raphaël. en maîtrisant la rencontre de bout en bout (31-27), le "H" confirme son excellente forme du moment. Pour le reste, Nîmes confirme son recul et en bas de classement, c'est la crise à Ivry qui poursuit sa chute.

par Yves MICHEL


Si les dieux du handball sont à l'écoute, puisse le match programmé ce jeudi à Coubertin entre le PSG et Montpellier, réserver plus de suspense que celui entre Nantes et Saint Raphaël. Pour résumer le scénario de la rencontre, la caricature est facile à faire. D'un côté, une équipe qui lorsqu'elle joue à plein régime maîtrise tout ce qu'elle entreprend, de l'autre, un adversaire qui a manqué d'engagement, de concentration et de sérénité lorsqu'il a commencé à se faire distancer. Car il fallait être à l'heure à la Trocardière pour ne rien rater de la fiesta nantaise. Après seulement 7 minutes de jeu, les hommes de Thierry Anti avaient déjà fait la différence (6-2) et les Varois avaient déjà perdu 4 ballons. Pour eux, l'avanie ne va pas s'arrêter là et le calvaire va se poursuivre. En panne d'agressivité, mal inspirés en attaque placée, ils vont offrir à Nantes tous les ingrédients pour ne plus être rejoints au score. Saint Raphaël sortait d'une belle série de 16 succès mais certains avaient été étriqués et obtenus au forceps, le "H" malgré de nombreux blessés produit un jeu limpide, aéré et efficace. Surtout dans le sillage des deux Espagnols champions d'Europe Eduardo Gurbindo et David Balaguer. Ce jeudi soir, l'ailier catalan (photo de tête) a encore été magistral avec 8 buts à son actif (sur 10 tentatives et 3/3 à 7m). Et comme derrière Cyril Dumoulin a rendu une copie tout à fait honorable (13 arrêts) et le tandem d'avenir Lagarde-Tournat une prestation haut de gamme, rien ne pouvait arriver à leur équipe. Les Raphaélois ont été le plus souvent maladroits dans leurs intentions. A la pause, alors qu'ils étaient menés de six longueurs (18-12), ils comptaient déjà 11 pertes de balle. A la reprise, malgré le changement de gardien (Demaille va se montrer plus concerné que Popescu dans le second acte), la note va s'alourdir. Nantes était plus incisif en contre-attaques, St Raphaël continuait à gaspiller de précieuses munitions (26-16 à la 41ème). Fort de cette avance, Thierry Anti va en profiter pour lancer ses jeunes et remplaçants sur le parquet et faire souffler les cadres en vue surtout du match de Ligue des Champions qui se profile samedi à Mannheim face à Rhein Neckar Löwen. Les Varois vont en profiter et ramener l'écart à des proportions un peu moins humiliantes, sans danger pour les locataires des lieux (31-27).   

Le diaporama photos de Nantes - St Raphaël par Philippe Padioleau


Nîmes se montre incorrigible et comme lors des saisons passées, digère encore mal l'après-trêve. Troisième défaite consécutive depuis la reprise du championnat pour les Gardois qui n'arrivent pas à conserver un avantage. C'était flagrant il y a moins d'une semaine face à St Raphaël, cela s'est encore vérifié en déplacement à Aix. Et pire encore car après avoir mené au score durant les 20 premières minutes (5-8 à la 17ème), l'USAM s'est fait rattraper et dépasser. L'équilibre était fragile mais les Aixois ont su conserver le cap et ont su profiter des 15 pertes de balle adverses. Ce succès leur permet de garder le contact avec le wagon européen.

Tout comme d'ailleurs Dunkerque, inattendu vainqueur à Toulouse. Animés par le trio Butto-Billant-Pelayo, les Nordistes ont montré un bien meilleur visage que face à Nantes ou Paris. A contrario, Toulouse avait réussi sa reprise face il est vrai à des adversaires bas de gamme (Ivry et Massy). En 5 minutes et un 0-5 rédhibitoire l'équipe de Philippe Gardent a explosé (8-13 à la 19ème) et elle a traîné ce retard jusqu'à la fin comme un boulet. En l'absence de Yassine Idrissi, Perisic et le jeune Labro n'ont pas été à la hauteur et la régularité de Pettersson et Solé Sala n'a pas suffi. Battu à l'aller de 8 buts, Dunkerque a pris sa revanche (25-28).



Froid dehors, froid dedans. A Ivry, c'est plutôt Cesson qui a soufflé sur les braises et le succès breton est amplement mérité tant il a été construit sur la totalité de la rencontre. Ce n'est peut-être pas l'équipe la plus ingénieuse du championnat qui s'est imposée mais celle qui a exprimé le plus la volonté à vouloir sortir de l'ornière dans laquelle elle se trouve depuis de longues semaines. Jamais, les joueurs du Val-de-Marne qui flirtent désormais avec la zone de relégation, n'ont été en mesure de se hisser à la hauteur de leur adversaire du soir. Très rapidement distancés (1-4 après 4'), ils ont couru après le score durant toute la rencontre sans jamais pouvoir combler le fossé. On ne parlera pas des piètres performances des joueurs sensés tirer de loin et des nombreuses pertes de balle (9) qui ont plombé la 1ère période ivryenne. Si Rémi Gervelas a sauvé l'honneur dans les cages, les Val-de-Marnais n'ont pas trouvé les solutions pour parasiter la réussite de Florian Delecroix et de Tomas Bolaers (notre photo). "Va petit mousse, le vent te pousse"... vers la sortie de piste pour Ivry. Dans un effectif où plusieurs joueurs sont sur le départ et ont peut-être la tête ailleurs, où l'entraîneur ne sera pas reconduit et où d'ailleurs son successeur a été officialisé, la situation sur le plan des résultats est catastrophique. Le dernier succès en championnat remonte au 8 novembre dernier. Une victoire de prestige (30-29) face à Nantes qui n'a donc jamais été confirmée. Juste avant, l'USI avait été capable de battre Saran, la lanterne rouge actuelle et Tremblay un autre mal classé avant de faire match nul face à Massy. Tout ça n'est pas très glorieux. L'issue des prochains rendez-vous sera lourde de conséquences. Entre les deux réceptions de Chambéry (la semaine prochaine) et Paris (fin mars), il y aura deux déplacements à Saran et Massy. Autant dire que les Val-de-Marnais peuvent jouer leur survie parmi l'élite sur quelques coups de dés. 



Saran et Massy ferment donc le classement. A Chambéry, Saran n'a jamais existé et on comprend désormais pour quelle raison, Fabien Courtial se soit empressé de recruter un bon gardien (l'Espagnol J.M Sierra) en vue de la saison prochaine. En Savoie, avec 3 et 2 arrêts, Poirier et Kocic ont été fantomatiques. A l'inverse d'un Julien Meyer (12 parades) qui prend peu à peu confiance. Chambéry a mené du début jusqu'à la fin, se permettant même d'adouber sa jeune garde lorsque l'écart au score avait pris d'avantageuses proportions (19-11 à la 35ème). A la faveur d'un fléchissement adverse, Saran a cru pouvoir revenir (24-20 à la 49ème) mais dans le sillage d'un Quentin Minel des grands soirs (7/10), Chambéry a repris les affaires en main et s'est largement imposé (33-24).

Dans sa salle, Massy y a cru pendant 40 minutes (17-17) avant de totalement s'écrouler face à Tremblay. Grâce à un festival Patrice Annonay (notre photo ci-dessus) dans les cages (18 arrêts) et la réussite de Tomas et Sevaljevic (8 et 6 buts), la formation de Seine St Denis s'est totalement appropriée la conduite du match. En un quart d'heure, elle a fait exploser son adversaire (20-29).



Bonnefond : "On se rend à Paris avec moins de pression qu'eux"

Rares sont ceux qui auraient pronostiqué que Montpellier arrive à Paris avec six longueurs d'avance sur son dauphin et adversaire du jour. Les Héraultais ont fait un quasi sans faute durant les 15 premiers matches de championnat, ne concédant qu'un seul point lors de la venue de St Raphaël à la mi-octobre à Bougnol. Les partenaires de Baptiste Bonnefond (notre photo) sont également qualifiés en quarts de coupe de France et bien placés pour accéder aux 8èmes de finale de la Ligue des Champions après leur succès (+4) en barrage aller face aux Espagnols de Leon.

Baptiste, le PSG a-t-il plus à perdre dans ce match que Montpellier ?
Oui et non. Forcément on se rend à Paris avec moins de pression qu’eux puisqu’on a quelques points d’avance et on se porte bien en championnat mais on n’y va pas pour utiliser un joker, loin de là. Si on peut faire un résultat à Coubertin, on ne s’en privera pas et ça serait de bon augure pour la suite.

Y’a-t-il la crainte que cette série impressionnante s’arrête un jour ?
Non je ne pense pas… comme on dit, toute série doit s’arrêter un jour, on est préparé à ça. Je crois que l’équipe a vraiment grandi par rapport aux années précédentes, on a connu des séries presque identiques mais il y a toujours eu un moment où on a calé et c’était difficile de s’en remettre. Là, on a vraiment pris en maturité, en sérénité et même si cela arrive, je ne pense pas que cela change beaucoup de chose à la dynamique collective.

Contrairement à d’autres, vous êtes bien sortis de la trêve…
C’est toujours une période qui est un petit peu compliquée car il faut composer avec un effectif amoindri tout en continuant à garder le même niveau et les objectifs qu’on s’est fixé, on a vraiment bien travaillé de notre côté et les internationaux en ont fait de même du leur et on a pu se mettre directement dans le bain avec un match qui n’était pas si évident, en coupe à Dunkerque. Cela nous a permis de relancer la machine comme elle s’était arrêtée avant Noël.

L’infirmerie est encore bien garnie, est-ce que ceux qui sont là doivent un peu plus se responsabiliser ?
En fait, chacun produit ce qu’il a à produire sans forcer sur ses capacités. L’effectif de Montpellier aujourd’hui est assez complet pour pallier les absences temporaires même si parfois cela peut se ressentir dans certains secteurs du jeu. On a plutôt eu de la chance depuis le début de saison, sans trop de casse, ça commence à s’accumuler mais je crois que cela fait partie du quotidien d’une équipe de haut niveau.

A l’aller, vous aviez fait douter Paris d’entrée. Faudra-t-il adopter la même tactique ?
A vrai dire, je ne sais pas. En tout cas, les paramètres sont totalement différents et d’un côté comme de l’autre, il y aura des adaptations tactiques qui vont faire que le match ne ressemblera pas à celui à Montpellier. Personne ne peut prédire le scénario.

A l'aller, Montpellier n'avait laissé aucun répit à Paris et même si les hommes de Serdarusic avaient souvent recollé au score, ils ne sont que très rarement passés devant (25-26 à la 48ème) avant de se laisser distancer dans le money-time (33-30). Ce 21 décembre, Mikkel Hansen (uniquement pour tirer les 7 mètres avec 7 réussites sur 7 tentatives) et Valentin Porte (9/9) avaient été les deux grands réalisateurs de la soirée. Ce jeudi, le Montpelliérain manquera à l'appel (entorse cheville), le Danois lui, est réintégré dans le groupe parisien.

 

PAYS AIX UCUSAM NIMES GARD           29 - 23 (MT:14-12)

Statistiques du match

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 CHAMBERY SMBHBUSM SARAN HB         33 - 24  (MT:16-10)

Statistiques du match

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 US IVRY HANDBALL - CESSON RENNES MHB  19 - 26  (MT: 8-15)

Statistiques du match

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 MASSY ESSONNE HB - TREMBLAY EN F.     20 - 29  (MT:13-13)

Statistiques du match

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 HBC NANTESSAINT RAPHAEL VHB         31 - 27 (MT:18-12)

Statistiques du match

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FENIX TOULOUSE - DUNKERQUE HGL         25 - 28  (MT:12-18)

Statistiques du match

© Yves Michel
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