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EDF F : En mode combat
EDF F : En mode combat
25 Mars 2018 | International

Les Bleues ont été contraintes à lâcher le match nul 24-24 dans leur deuxième match face au Brésil. Pourtant dominatrice en première période après un premier quart d’heure équilibré, les Tricolores ont buté pendant les 30 minutes restantes sur une Moreschi impériale dans les buts Auriverde. On peut même dire que le match nul est une bonne opération, tant à plusieurs reprises, la France a été à deux doigts de craquer dans les 10 dernières minutes de jeu.

Et pourtant, au vu de la première période, tout était parti pour un bis complet de la démonstration bayonnaise de jeudi. Un début équilibré où la France trouvait rapidement ses marques en attaque et où, en face, Eduarda Amorim faisait tout ou presque. Barbara Arenhart un peu hors du coup, une balle qui voyage vite de main en main et surtout des dangers difficiles à identifier pour les Brésiliennes… A l’aile droite ou gauche, en pivot avec une Laurisa Landre impeccable ou sur la base arrière avec l’incontournable Estelle Nze Minko. Mais aussi Grâce Zaadi, revenue aux affaires après ses soucis à la main, cela venait et tombait de partout et après 20 minutes de résistance, comme à Bayonne, les Bleues prenaient leurs aises et décrochait le Brésil au score avec 5 buts d’avance et même une balle de +6 dans les mains. Revenues à -4, les Brésiliennes repartaient quand même un peu tête basse avec dedans, l’idée de trouver la solution pour ne pas prendre la même correction que 3 jours plus tôt…

En fait cette idée, elle va surtout s’appeler Gabriela Moreschi… Ou plus exactement, Gabriela Dias Moreschi Goncalves. Brésilienne d’état civil et gardienne de profession. Cela ne va pas tarder, d’entrée la grande brune va se mettre quasiment toutes les tireuses bleues dans la poche. A l’aile, à 9 mètres ou pire en duel, elle gagnait plus de 50% de ses combats et bien évidemment sa performance boostait le jeu de ses coéquipières. Jorge Duenas n’ayant pas dans l’idée de trop faire tourner comme à Bayonne et en première période, le Brésil s’appuyait exclusivement sur le trio De Paula – Belo – Amorim sur la base arrière et comme Anna Belo était d’un tout autre calibre que jeudi dernier, l’attaque auriverde avait de belles couleurs. Trop même pour des Bleues qui y laissaient leur bel avantage pris en fin de première période et devait entrer dans une lutte qui allait durer un bon quart d’heure et dans la souffrance. Heureusement que Cléopâtre Darleux élevait son niveau pour sauver ce qui pouvait l’être. La France arrivait encore à mener, mais de tellement peu que chaque erreur ou tir raté faisait craindre une prise de pouvoir brésilienne. Pourtant, même dans un mauvais passage comme cette double infériorité subie pour un mauvais changement, les Françaises gardaient toutes leurs vertus de combat. Camille Ayglon s’arrachait et obtenait le 7 mètres qui aurait dû signer le +2 à 30 secondes de la fin… Sauf que le tir d’Allison Pineau s’écrasait sur l’arrête et dans la foulée, l’incontournable Eduarda Amorim se chargeait du 24-24 à 3 secondes de la fin. Suffisant pour engager rapidement tirer dans le but brésilien déserté puisque le Brésil jouait à 7. Mais Béatrice Edwige ne trouvait pas le cadre à 20 mètres, cela sent le travail de précision dans les séances d’entrainement à venir avec les tricolores. 24 partout, pas un drame, surtout qu’offensivement en première période on a vu de très belles choses qui augurent d’un bel avenir dans le domaine si cela se confirme.

Le diaporama du match par Daniel Vaquero

A Pau, Palais des Sports
Le dimanche 25 mars à 16h00
France - Brésil : 24-24 (Mi-temps : 15-11)

6 000 spectateurs
Arbitres : MM Raouf Gasmi et Karim Gasmi

Evolution du score : 2-3 5°, 5-5 10°, 8-7 15°, 10-10 20°, 13-10 25°, 15-11 MT - 15-13 35°, 17-15 40°, 20-18 45°, 22-21 50°, 23-23 55°, 24-24 TF.

Les réactions (Avec le concours du service de presse de la FFHB)
Olivier Krumbholz : On met en place des croisés mais on n’a pas vu beaucoup d’initiatives des arrières au tir d’autant que la défense brésilienne ne montait pas haut sur ce type de situation. Il y a plein de petites choses à revoir, que chacune soit à sa place et à ses responsabilités. Nous avons aussi un peu fragilisé l’équipe au travers des mauvais changements. Je pensais bien qu’on n’allait pas les battre ce dimanche de 15 buts. Sur la fin de match, l’équipe a psychoté alors qu’au contraire il aurait pu être jouissif de gagner un match comme ça. Avec plus de lucidité, celle que nous avions en fin de match lors du Mondial, nous aurions fini par gagner. Il faut faire preuve d’humilité sur le jeu avec plus de rigueur et reconstruire l’état d’esprit. Et au moment du débriefing, si on doit s’engueuler, ce n’est pas grave.

Alexandra Lacrabère : Il y a des ballons que l’on ne gère pas de la même façon qu’au Mondial et qu’on ne gèrera pas pareil à l’Euro. Après ce match nul, il n’a rien d’alarmant. C’est une fin de stage et il y a de la fatigue. Ce n’est pas une excuse car le Brésil a mieux joué cet après-midi et Amorin s’est réveillée car il y avait plus de monde (sourire). Au-delà du match nul, Olivier (Krumbholz) n’est pas satisfait car nous avons connu un gros relâchement en 2e période. On ne prend pas les tirs de loin, on n’est pas précis en défense. Aux jets de 7m aussi, il y a eu des erreurs. Le retour d’Arernhart dans les buts, une gardienne de niveau internationale, peut aussi l’expliquer.

Cléopatre Darleux : C’était une bonne semaine de retrouvailles et de travail sur la route de l’EHF EURO 2018. On a eu des frissons ce soir, notamment au moment de la Marseillaise. Il y a de la déception de ne pas avoir gagné car la communion aurait pu être plus forte encore avec le public. Mais il y a eu du suspense car c’était accroché et les gens aiment ça généralement. Nous n’avons pas produit la même défense que lors du dernier match du Mondial où nous étions en pleine bourre. Il y a eu un peu de relâchement cette semaine et il y a eu plusieurs bobos, cela veut dire que nous sommes toutes fatiguées. Nous n’avons pas arrêté de la semaine, le planning était très chargé. Chaque moment a été utilisé pour préparer la suite en vue de l’Euro.

Statistiques du match

France

Joueuses

Nom PrénomButTir%PbPdA2'Tps
5AYGLON-SAURINA3475%11  28mn
7PINEAU4757%22 137mn
8LANDRE2367%    20mn
9NGOUAN        
10ZAADI   12  18mn
12LEYNAUD        
13HOUETTE3475%1   37mn
14NIAKATE      104mn
16DARLEUX       30mn
17DEMBELE2450%    19mn
20FLIPPES1425%   127mn
22HORACEK        
24EDWIGE11100%1 1135mn
25KOLCZYNSKI2367%1   30mn
27NZE MINKO2367%1 1233mn
29NIOMBLA11100%2   14mn
64LACRABERE3560%21  43mn
94GABRIEL       30mn

Gardiennes

Nom PrénomArrêtTir%A7mB7m  Tps
12LEYNAUD   00   
16DARLEUX82138%01  30mn
94GABRIEL41527%02  30mn


Brésil

Joueuses

Nom PrénomButTir%PbPdA2'Tps
1MORESCHI       30mn
2DE PAULA5862%111126mn
7ARAUJO22100%1   34mn
9BELO5956%2  145mn
10QUINTINO3475%  1 18mn
12ARENHART 1     30mn
17MINTO        
18TALESKA71354%411 40mn
19GOMES11100%   108mn
20ARAUJO 2     06mn
23DA ROCHA 1     33mn
29DA SILVA        
49MATIELI       06mn
81FACHINELLO        
88COSTA1333%    42mn
90SOUZA       13mn
92SILVA 1 1  129mn

Gardiennes

Nom PrénomArrêtTir%A7mB7m  Tps
1MORESCHI81747%11  30mn
12ARENHART21712%02  30mn
29DA SILVA   00   


© François Dasriaux
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