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LSL: Adieu Massy... statu quo en tête sauf si Montpellier...
LSL: Adieu Massy... statu quo en tête sauf si Montpellier...
10 Mai 2018 | France > LNH

Samir Bellahcène mérite à lui tout seul de poursuivre l'aventure parmi l'élite. Les prouesses du 2ème meilleur gardien du championnat ne suffiront pas pour maintenir Massy à l'étage supérieur. Car c'est officiel, les Essonniens retrouveront la Proligue dès septembre prochain. Ce mercredi, ils ont toutefois bousculé le PSG qui a repris (provisoirement ?) la tête du classement devant Montpellier qui joue ce soir à Toulouse.

par Yves MICHEL

On ne va pas disserter longtemps sur la mauvaise plaisanterie que Paris a failli vivre à Massy. A un quart d'heure du terme, les Essonniens étaient en tête de deux buts (21-19) et rien n'indiquait qu'ils allaient craquer. Jusque-là dans leurs cages respectives, le Parisien Rodrigo Corralès et Samir Bellahcène s'étaient livrés un éclatant mano a mano. Ils s'étaient neutralisés en 1ère période (9 arrêts pour l'Espagnol, 8 pour l'ancien Montpelliérain) et à la pause, les champions de France ne menaient que d'une longueur (10-11). Massy pouvait même regretter autant de maladresses avec deux fois plus de pertes de balle que son adversaire. A la reprise, les spectateurs entassés dans les tribunes du Dôme de Villebon se demandaient à quelle sauce les protégés de Tarik Hayatoune allaient être dévorés. A l'image la veille de la finale de coupe de France de foot où le pot de terre ne s'est pas fracassé contre le coffre-fort parisien, Massy ne va jamais renoncer, jouer crânement sa chance et mettre par moments le doute dans la tête d'un PSG qui se serait bien passé de ce genre de soirée. Comme Bellahcène ne fléchissait pas et que ses partenaires se montraient moins dispendieux au niveau de la possession, le futur relégué va prendre les commandes, obligeant Paris à réagir et inverser la tendance (22-24 à l'entrée du money-time). Trois arrêts d'Omeyer et un dernier but de Gensheimer dans les 3 dernières minutes assurent un succès qui aura été très difficile à obtenir (24-27).

Après ce nouveau revers, Massy scelle définitivement un avenir parmi l'élite compromis depuis déjà fort longtemps. En effet, alors qu'il reste trois journées à disputer et même si les Essonniens remportent tous leurs matches, ils ne pourront dépasser l'actuel 12ème, Cesson qui compte une meilleure différence particulière (+5). Un petit tour à l'étage supérieur et puis s'en va. Comme depuis l'instauration des play-offs en Proligue où l'équipe qui en sort n'a jamais su conserver sa place à l'étage supérieur. Plus petite masse salariale et plus petit budget de D1, un effectif trop hétérogène excepté Samir Bellahcène (2ème meilleur gardien de LSL), une certaine inexpérience à ce niveau, le MEHB n'avait pas les reins solides pour assurer le maintien. Rivaliser avec Chambéry, Dunkerque ou même Paris, s'imposer face à Nîmes, battre une 1ère fois Saran, tout cela a été bien trop insuffisant. Dommage pour ce groupe et cet entraîneur qui bénéficient d'un vrai capital sympathie. Ils se sont jurés de quitter la cour des grands en jouant les trois dernières journées (Chambéry, Aix, Nantes) à 100%.

Quant à Paris... après s'être adjugé samedi, une 2ème coupe nationale et avec en tête, le rendez-vous de Cologne à la fin du mois, ce match qui aurait pu être préjudiciable concernant la lutte pour le titre avec Montpellier, sera vite évacué. 



Qui accompagnera Massy à l'étage inférieur ? Ce ne sera pas Tremblay. Même si mathématiquement, le maintien n'est pas encore acquis, les partenaires de Luka Sebetic (notre photo) ont fait une excellente opération en s'imposant face à Nîmes (39-35). Les Gardois voient par la même occasion leurs chances de disputer l'Europe, s'éloigner. L'opposition a souvent été à sens unique, les Franciliens prenant l'avantage très rapidement (9-5 à la 13ème) avec une bonne articulation de leur attaque. L'USAM pourtant va tenter de remonter son handicap, bénéficier à plusieurs reprises d'une balle de -1 sans pouvoir concrétiser.  Le money-time sera fatal, Patrice Annonay dans les cages de Tremblay écartant tout danger et même un 7 mètres de Vozab (39-35).


                                                     Luc Tobie, un des bons Nîmois de la soirée


Si Tremblay a sauvé sa tête, qui la posera sur le billot ? En fait, tout va se jouer entre Cesson et Saran qui s'affronteront lors de la prochaine journée dans la salle du dernier cité qui compte 3 points de retard mais un G.A.P positif (+1). Depuis qu'ils ont accédé à l'élite, les hommes de Fabien Courtial sont habitués à ce genre de situation. La saison passée déjà, ils avaient du attendre l'ultime rendez-vous pour envoyer Créteil au purgatoire et s'arrêter juste au bord du précipice.

En déplacement à Aix, la soirée a été surréaliste. Totalement transparents, absents, amorphes (on pourrait continuer longtemps avec les qualificatifs), ils ont abdiqué au bout de 10 minutes et laisser enfler le score. Neuf longueurs en faveur des locaux à la pause, l'hémorragie a persisté au retour des vestiaires (24-11 à la 35ème). L'impensable va se produire par la suite puisque les hommes de Jérôme Fernandez vont totalement déjouer et enchaîner neuf minutes sans inscrire le moindre but. Ce n'était plus Aix-en-Provence sur le parquet de l'Arena mais bien Baisse-en-Provence ! Saran va en profiter et engager une folle remontée. La réaction était attendue et légitime. Pour revenir à trois buts (30-27) à l'entrée du money-time, les Loiretains avaient consenti de gros efforts. Ils vont manquer de jus pour renverser la situation. Grâce à un excellent Aymeric Minne et l'assurance du gardien Baznik, Aix va valider un nouveau succès (36-29). Le 3ème consécutif en trois semaines.



Une bonne série, Cesson en a connu une fin mars avec deux victoires d'affilée. Et puis c'est tout ! Même si en avril et début mai, les Bretons ont affronté de grosses cylindrées, leurs manques sont alarmants pour espérer assurer le maintien. Et même si Kévin Bonnefoi, élément le plus régulier de l'équipe depuis l'entame de saison a souvent retardé l'échéance. Ce mercredi face à Dunkerque, le futur Montpelliérain prêté à Toulouse a réalisé une prestation honorable (9 arrêts) mais insuffisante pour éviter le naufrage. Il est même tombé sur plus fort que lui puisque son vis-à-vis le Russe Oleg Grams (notre photo - 16 parades) a été l'assurance tous risques d'une équipe nordiste toujours en course pour accrocher le wagon européen. En tête dès la 7ème minute, Dunkerque n'a jamais relâché son étreinte, atteignant au plus fort, une avance de 8 buts. Cesson est souvent tombé dans ses travers de tirs trop vite lâchés ou d'un manque évident de lucidité. Mercredi prochain, c'est le match de tous les dangers. A Saran. Même si une défaite ne met pas les joueurs de Yérime Sylla en position de relégables (ils compteraient alors 1 point d'avance sur leur adversaire), elle impactera encore un peu plus leur confiance. Surtout lorsque derrière, il faudra se déplacer à Nîmes et accueillir Toulouse.

Concernant la tête du classement, Nantes et Saint Raphaël ont consolidé leur position.

Un quart d'heure a été nécessaire au "H" pour déborder puis enfoncer Ivry (+9 à la pause). La 2ème période sera plus équilibrée et sans être irrésistible, Nantes va gérer son capital sans être inquiété (31-22). L'écart est moins important entre St Raphaël et Chambéry mais les Varois qui s'avancent à grands pas vers une semaine très chargée avec mercredi un déplacement à Ivry et trois jours plus tard, le Final Four de la coupe EHF, ont surtout renoué avec le succès après s'être inclinés à Dunkerque. Dans le sillage d'un bon Adrien Dipanda (6 buts), ils sont venus à bout de Chambéry qui a montré son meilleur visage en seconde période (30-24).

Ce jeudi, c'est en bus et après 3 heures de route que Montpellier se déplace à Toulouse. En connaissance de tous les résultats de cette 23ème journée, les Héraultais savent ce qu'ils ont à faire. Ils n'ont d'ailleurs pas trop le choix. Une victoire voire un match nul  sont les seules alternatives s'ils veulent garder la tête devant Paris. Si au niveau de l'historique des confrontations, Montpellier a largement pris l'ascendant sur le Fénix, les hommes de Gardent qui n'ont plus rien à espérer du classement, peuvent agir en trouble-fêtes. Si le MHB récupère Vid Kavticnik remis de ses douleurs aux adducteurs, il devra se passer de Benjamin Afgour qui souffre d'une hanche. Avant une dernière quinzaine démentielle (réception de Nantes et déplacement à St Raphaël avant le Final Four de Ligue des Champions à Cologne), Montpellier serre les dents pour tenter de préserver son fauteuil de leader.



CESSON RENNES - DUNKERQUE HGL    21-25  (MT: 7-14)
Statistiques du match

PAYS D'AIX UC - SARAN LOIRET          36-29  (MT: 18-9)
Statistiques du match

MASSY EHB - PSG HANDBALL               24-27  (MT: 10-11)
Statistiques du match

HBC NANTES - US IVRY                         31-22  (MT: 19-10)
Statistiques du match

TREMBLAY EN F. - USAM NIMES            39-35  (MT: 21-16)
Statistiques du match

ST RAPHAEL VHB - CHAMBERY SMB     30-24  (MT: 15-10)
Statistiques du match


Le diaporama photos de Massy - PSG par Lorie Couvillers
© Yves Michel
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