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Coupe LNH: Dunkerque se rassure, Istres passe à la trappe
Coupe LNH: Dunkerque se rassure, Istres passe à la trappe
10 Septembre 2018 | France > Coupe LNH

Dans l'attente ce dimanche du déplacement de Pays d'Aix à Nice, Istres est le seul représentant de l'élite a être sorti du 1er tour de la Coupe de la Ligue. Les Provençaux ont lourdement chuté à Limoges. Les huit autres équipes de D1 se sont qualifiées pour la suite. Dunkerque victorieux à Créteil grâce à un Samir Bellahcene stratosphérique, s'est rassuré après son match nul à domicile, mercredi en championnat. 

par Yves MICHEL

A Dunkerque, Samir Bellahcene (notre photo de tête) s'est déjà fondu dans l'environnement et sur le terrain, il n'a pas changé ses habitudes en ponctuant la conclusion d'un bel arrêt ou un but inscrit par ses partenaires, d'un son dont lui seul a le secret. Pourtant, mercredi dernier, le 2ème meilleur gardien du championnat la saison écoulée avec Massy, n'a pas digéré le nul concédé à domicile lors de la 1ère journée de championnat. « Istres est arrivé avec les dents qui rayaient le parquet, plus affamé que nous même si on n’a pas perdu le match puisqu’on a préservé un point. » Comme cadre pour une réhabilitation et surtout pour déployer l’étendue de son talent, il a choisi Créteil et cette coupe de la Ligue que les Nordistes affectionnent au plus haut point pour l'avoir gagnée en 2013. Ils sont parvenus à l’essentiel, s’imposer (25-31) au terme d’un travail d’usure qu’ils ont su doser face à un adversaire qui a souvent calé dans le dernier geste, ou plus inquiétant sur les aptitudes physiques de certains.  En résumé, même si pour eux, tout n’a pas été parfait, les Dunkerquois se sont rassurés. « Bien-sûr qu’il y a du mieux, insiste Samir, on a notamment su retrouver notre solidarité en seconde mi-temps, on est parvenu à revenir au score après une entame assez dure, on a une équipe assez jeune et ce n’est pas en 3 jours qu’on allait changer notre jeu. En face, ils ont profité de ces hésitations pour nous bousculer. » C’est vrai que Créteil a parfaitement abordé ce début de match, portant rapidement le jeu vers l’avant grâce notamment à sa mobylette Boiba Sissoko (5-2 à la 8ème). Et puis, sous l’impulsion d’Haniel Langaro (3 réalisations en 3 minutes), Dunkerque a recollé et les deux formations ne se sont plus lâchées. Les Val-de-Marnais menant toujours au score (14-11 à la 23ème) avant de manquer de lucidité dans le dernier geste (15-15 à la pause). Malheureusement pour eux, ils vont faiblir au plus mauvais moment, au retour des vestiaires. Malgré les parades de Mickaël Robin (13 arrêts), Créteil avait définitivement la tête sous l’eau, les temps morts étaient rapidement dilapidés comme si les solutions n’existaient plus face à Florian Billant et Tom Pelayo qui faisaient la loi dans le couloir droit (8 et 4 buts). Irrémédiablement en avance, l’USDK (malgré 19 ballons perdus sur l’ensemble contre 15 pour l’adversaire) n’a fait que gérer l’avantage acquis. Samir Bellahcene avec ses 18 arrêts et ses deux relances décisives restera l’homme du match. « Je suis encore plus motivé que la saison dernière, il faut que je confirme, certains ont cru que c’était un coup de chance pour moi, j’ai envie de leur montrer qu’ils se sont trompés. En fait, je trouve une confiance que je n’avais pas auparavant, je suis moins intimidé par les équipes adverses, là avec Dunkerque, j’ai une bonne pression, il y a un objectif européen de fin de saison, il faut pour cela gagner quasiment ¾ de nos matches. » La suite qui attend l’USDK est des plus ardues avec deux déplacements consécutifs à Nantes et Chambéry.



Valentin Aman est arrivé à l'intersaison à Créteil en provenance de Pontault-Combault pour apporter son expérience sur le poste de pivot. Malgré la déception d'avoir été sorti de la Coupe de la Ligue, l'ancien coéquipier de Mahé, Porte, Grébille et Afgour en équipe de France juniors, a parfaitement identifié les objectifs de fin de saison.

Que retenir de cette élimination ?
C'est frustrant mais c'est un bon test pour nous de jouer une équipe de l'élite en match officiel. On a eu une bonne montée de balle et mis de l'intensité en défense en 1ère mi-temps, après, les erreurs commises ont été sévèrement payées.

Tu as connu l'aventure de l'accession avec Pontault, tu arrives à Créteil, Est-ce différent ?
Oui totalement car ils sortent de deux années compliquées. Mais il faut mettre tout ça derrière. On se doit d'être intransigeant à domicile, gagner le plus de matches possibles et imposer une grosse défense. Avec Pontault, on avait une sacrée mentalité. Etre tous des chiens sur chaque ballon et je pense qu'on a le potentiel pour le faire avec Créteil.

Les adversaires sont identifiés pour la montée ? Avoir un gros budget n'est pas toujours synonyme de réussite ?
Il faut surtout avoir des guerriers ! Un état d'esprit dans un championnat de D2 qui devient de plus en plus exigeant. Le 1er peut perdre contre le dernier, c'est vraiment compliqué.

Le début de saison aura son importance...
Même si rien n'est figé, bien commencer à Nancy puis recevoir consécutivement Vernon et Chartres aura son importance. Le leitmotiv est simple: jouer à fond et gagner toutes les rencontres.  



Istres et Sélestat... pas un pour sauver l'autre !

C'est plutôt de bon augure avant d'aborder la saison en Proligue et recevoir le promu grenoblois. Ce samedi Limoges accueillait un autre promu, Istres mais qui a gravi l'échelon supérieur pour se retrouver parmi l'élite. Les Limougeauds avaient de bonnes raisons de se montrer méfiants tant trois jours auparavant, les Provençaux étaient allés décrocher le partage des points en terre dunkerquoise. Décompression ? Manque de motivation pour une compétition qui ne figure pas dans les priorités du club mais qui l'an passé les avait fait souvent briller ? Toujours est-il que les joueurs de Gilles Derot sont totalement passés à côté de leur match. Ils ne l'ont jamais commencé et ne l'ont d'ailleurs, jamais correctement fini. Ils accusaient déjà cinq longueurs de retard au bout de 11 minutes (ils venaient d'encaisser un 5-0) et puis le calvaire n'a fait que se préciser, Baptiste Malfondet, Nathan Bolaers, les recrues du LH 87 mais aussi "l'ancien" Jérémy Darras (notre photo) ne faisant qu'ajouter des tirs gagnants à la roue du supplicié. A la pause et même bien avant, le match était plié. Onze buts d'écart à la 39ème, rien ne changera au buzzer final (30-19). S'ils étaient venus à Limoges casser de la porcelaine, les Istréens ont donné une image plutôt friable.

Dans la série des débuts calamiteux qui plombent un match, Sélestat se rappellera de son déplacement à Massy. Tout comme les Istréens, les Alsaciens ont du laisser leur concentration à l'hôtel car lorsqu'ils sont entrés sur le parquet essonnien, ils n'ont pas attendu trop longtemps pour prendre la foudre. Certes, Massy était avec les grands la saison dernière mais a subi une véritable saignée au niveau de son effectif, certes Massy évoluait à domicile, certes Tiago Pereira n'avait pas fait le déplacement, mais quand même ! 5-0 à la 8ème, 10-1 six minutes plus tard, 17-8 à la pause, Valentin Kieffer et Vladimir Perisic ont failli avoir des crampes à force d'aller chercher le ballon au fond de leur filet. A l'inverse, Nicolas Huyghe (et ses 15 arrêts) s'est baladé. Bon, contrairement à Istres, Sélestat s'est ressaisi en seconde période. Elan d'orgueil des joueurs de Christophe Viennet combiné aux RTT posés par ceux de Tarik Hayatoune ? De la 41ème (21-13) à la 46ème, la marque s'est affolée et propulsés sur coussins d'air, les Sélestadiens sont revenus à deux longueurs (21-19). Jusque-là, le néo Massicois Luka Brkljacic avait inscrit 8 de ses 13 réalisations, Huyghe effectué 10 parades. Les Franciliens ont eu le mérite de faire le dos rond pendant ce passage à vide et d'avoir l'opportunité de se relancer. La fin de rencontre sera à leur avantage (31-25).

Pontault-Combault a du puiser dans ses ressources pour s'en aller battre Nancy. Les Seine-et-Marnais ont mis une mi-temps avant de rechuter, pour prendre la mesure de leur hôte lorrain. L'écart n'a jamais excédé trois longueurs mais les promus en D1 ont attendu les 3 dernières minutes pour passer en tête (29-30 à la 57ème). Un arrêt de Cantegrel, un pénalty raté de Dupoux, un tir dans le décor de Soltane, le Portugais Ribeiro a mis tout le monde d'accord et surtout ses partenaires de Pontault en inscrivant l'ultime but à 35" du dénouement (29-31). Nancy n'a pas démérité mais en analysant les stats, Stéphane Plantin et son staff devront méditer sur les 16 ballons perdus par leurs joueurs.



Dans la série des succès incontestables... on notera le cavalier seul de Chartres (dans le sillage du tandem Molinié-Ben Ali et un phénoménal Grahovac avec 18 arrêts) qui n'a rencontré aucune difficulté (37-28) face à Strasbourg pour qui le maintien en Proligue va être bien difficile. Le rapport entre les deux adversaires est simple à établir: les Alsaciens ont un budget plus de trois fois inférieur à celui de leur hôte du soir.

Succès réconfortant pour Cesson (19-28) à Dijon. Acquevillo et Hochet à la manœuvre, Jeff Lettens (notre photo) dans le rôle du spécialiste des barbelés (15 parades) ont entre autres permis à l'équipe de Christian Gaudin de mener du début jusqu'à la fin.

Déplacement à Grenoble également bien négocié pour Toulouse qui après 6 minutes de rodage s'est installé aux commandes et ne les a plus quittées pour mener de quatre longueurs (11-15) à la pause. Face aux champions de N1 en mai dernier qui ont malgré la défaite (21-28), montré quelques bonnes dispositions (avec notamment Yvan Clot dans les cages et le duo Jourdan-Ioannou en attaque), le Fenix a surtout fait un match sérieux dans la gestion de la balle. Markus Olsson et ses 7 réalisations a été le plus en vue.

Si l'épilogue est le même pour Chambéry qui se déplaçait à Caen, l'écart est moins large. Les Savoyards ont connu des baisses de régime. Ils ont toujours fait la course en tête, pris le large avant le quart d'heure (5-12 à la 13è) et puis la défense normande s'est réveillée, est devenue plus agressive, perturbant le bon fonctionnement chambérien. Neuf minutes plus tard, tout était à refaire... ou presque pour les joueurs d'Erick Mathé (12-13). Durant cette phase, ils ont perdu 5 ballons, Mélic a raté un 7m, Traoré et Minel ont mis à côté. A la reprise, le rapport de force n'avait pas changé, les Caennais restant au contact. Ils vont pourtant craquer dans le money-time et laisser leurs vis-à-vis filer vers une qualification (28-32) qui aurait pu leur sourire comme il y a deux ans face à Sélestat.

Scénario quasi identique à Cherbourg pour Tremblay. Une entame parfaite, le pied sur l'accélérateur (3-10 à la 12ème), un écart qui progresse (7-15 à la 20è) et puis la panne ou plutôt un enchaînement de pertes de balle dont profitent les Manchois. Soyons clairs, il n'y a jamais eu le feu dans la maison jaune et noire, simplement une petite alerte qui sera vite oubliée à l'entame des vingt dernières minutes. Dans cette fin de rencontre, les joueurs de Benjamin Braux ont géré leur acquis (24-27). Le Croate Sebetic (notre photo) qui semble avoir retrouvé de bonnes sensations après une 1ère saison difficile dans le championnat français, a été le principal artisan du succès tremblaysien (5 buts) associé au jeune Reida Rezzouki (4 buts) et au nouveau gardien de buts serbe Darko Arsic (9 arrêts). Tremblay qui mercredi dernier s'était parfaitement exporté à Cesson, réussit son début de saison.  

Le score final (16-23) est largement en faveur de l'US Ivry mais face à St Marcel Vernon, les hommes de Sébastien Quintallet ont souffert. Ils ont le plus souvent contrôlé la rencontre mais ils ont du attendre les dix dernières minutes pour véritablement concrétiser leur supériorité.

Même scénario pour Nîmes à Saran. Entre un prétendant à la remontée qui recevait un prétendant au Top 5 de l'élite. Par moments, il n'y avait pas une grande différence de valeur entre les uns et les autres. Sauf que les Gardois qui n'avaient jamais passé le 1er tour de la coupe de la Ligue depuis 2013, n'ont jamais abdiqué, même quand les Loiretains les ont inquiétés au point de se rapprocher au score (13-14 à la 33è). Grâce notamment à la réussite de José Manuel Sierra dans les cages (14 arrêts au total pour l'Espagnol alors que Rémi Desbonnet, le portier adverse est crédité de la moitié). Les Gardois ont montré parfois un côté brouillon, un excès de précipitation mais c'est à l'expérience et par des rotations plus nombreuses qu'ils se sont imposés (23-28).

Le diaporama du match Créteil - Dunkerque par Lorie Couvillers

COUPE DE LA LIGUE

  Résultats du 1er tour

Score

Mi-Temps

Chartres

Strasbourg

37-28

18-13

Créteil

Dunkerque (LSL)

25-31

15-15

Limoges

Istres (LSL)

30-19

18-9

Saran

Nîmes (LSL)

23-28

10-14

Nancy

Pontault-Combault (LSL)

29-31

14-12

Cherbourg

Tremblay (LSL)

24-27

12-17

Massy

Sélestat

31-25

17-8

Grenoble

Toulouse (LSL)

21-28

11-15

Dijon

Cesson (LSL)

19-28

7-15

Caen

Chambéry (LSL)

28-32

14-16

St Marcel Vernon

Ivry (LSL)

16-23

11-13

Nice

Pays d'Aix (LSL)

35-34

17-19



Nice éjecte Pays d’Aix !

Istres se sentira moins seul dans le lot des équipes qui sont passées à la trappe lors du 1er tour de la Coupe de la Ligue. Le déplacement jusqu’à Nice (Proligue) a été fatal à Pays d’Aix qui s’est incliné 35 à 34.

Ce match qui avait l'allure d'une histoire de famille puisque dans les cages du Cavigal, Clément Gaudin jouait face à son frère Noah et son cousin Théo Derot, a véritablement basculé dans le dernier quart d’heure. Lorsque les hommes d’Edu Roura qui n’avaient jamais mené au score jusque-là, ont pris les commandes (26-25). Le cadet des Gaudin (13 arrêts au final) qui à l’intersaison aurait d’ailleurs pu devenir Aixois, a montré qu’il était bien mieux qu’une simple doublure en barrant la route à son petit frère et en préservant un acquis niçois qui en quelques minutes avait largement augmenté (34-30, 53ème). L’ailier Tom Guillermin (notre photo) en était déjà à 10 buts à son actif, l’ex Raphaélois terminera meilleur artilleur de la rencontre avec ce même capital bien aidé par l’Espagnol Joan Amigo (8 buts) et par un certain Nicolas Minne (4 buts) qui lui aussi aurait pu retrouver son frère en face mais Aymeric avait été laissé au repos. Pour que le suspens soit total, les Provençaux qui pendant tout ce dernier quart d’heure ont couru après le score, n’ont rien lâché profitant des maladresses adverses et surtout d’un jet de 7 mètres raté par Maël Vandelannoote. Le Cavigal n’avait plus qu’une longueur d’avance lorsqu’il a abordé l’ultime minute (35-34). Matthieu Ong pour le PAUC avait la balle d’égalisation au bout des doigts mais l’ailier aixois à son tour, a raté son pénalty (poteau lui aussi). Il restait 12 secondes au chrono, Nice n’avait plus qu’à garder sa concentration pour conserver son avantage et surtout se qualifier pour le prochain tour de la Coupe de la Ligue.

© Yves Michel
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