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LSL: Nantes s'impose petit bras, sans convaincre
LSL: Nantes s'impose petit bras, sans convaincre
13 Septembre 2018 | France > LNH

Pour sa 1ère dans un Beaulieu rénové, Nantes a bien failli aller au devant d'une grosse déconvenue. Le "H" s'est imposé (20-19) mais Dunkerque a été un véritable poison jusqu'à la fin de la rencontre. 
Et pendant ce temps-là, le néo Chambérien Benjamin Richert se retape après une rupture des ligaments croisés du genou gauche.


par Yves MICHEL


Thierry Anti ne croyait pas si bien dire lorsqu’avant la rencontre, il avait prévenu que la tâche face à Dunkerque risquait d’être compliquée. Même si la semaine dernière, les Nordistes avaient fait preuve d’un manque évident d’inspiration face à Istres, ils venaient en Loire-Atlantique sans pression. La rencontre va débuter de la meilleure des façons pour eux, le "H" multipliant les pertes de balle et un entêtement à rechercher en attaque la relation avec Nicolas Tournat. Cette option qui avait fonctionné dans le 1er quart d'heure puisque le pivot avait inscrit trois buts consécutifs, n'était plus aussi efficace par la suite. En défense, Dunkerque soutenait largement la comparaison et en attaque, son jeu était plus alerte et surtout plus structuré. Si bien qu’après 18 minutes, Nantes était derrière (5-8). Il n’y avait pas encore le feu à la maison mais quand même, le vice-champion d’Europe était en difficulté. Manque de rythme, approximation dans les intentions, beaucoup de ratés dans les tirs dus aussi à la réussite d’Oleg Grams qui à distance avait lancé un mano a mano avec Cyril Dumoulin. Les hommes de Thierry Anti étaient loin d’avoir la maîtrise du parquet et de la marque (9-10 à la pause).

Le diaporama du match par Philippe Padioleau


A la reprise, le jeu était plus équilibré. Heureusement pour Nantes, Valero Rivera avait de la suite dans les idées et à 7 mètres, le bras de l’Espagnol ne tremblait pas. A 20 minutes du terme alors que Dunkerque était toujours devant (13-14), Kornel Nagy qui venait d’écoper de sa 3ème exclusion temporaire va être prié de quitter le terrain. Coup dur pour les Nordistes qui perdaient leur métronome. Cette défection aurait pu se transformer en avantage pour les Nantais. C’est plutôt le contraire qui va se produire... jusqu’à l’entrée du Cubain Taboada. L’arrière dunkerquois avait montré quelques belles dispositions samedi en coupe de la Ligue face à Créteil que ce soit à 6 mètres et même de loin. Beaulieu ne va pas l'inspirer. Trois ballons mal négociés, offrant d’ailleurs à Romain Lagarde parti en contre-attaque, la balle du +1 (16-15). Derrière, le "H" va enfin profiter de son temps fort grâce à Tournat puis Lazarov. Il restait 8 minutes au chrono, les Nordistes venaient d’encaisser un 4-0  (18-15) et autour du parquet, tout le monde pensait que Nantes avait sifflé la fin de la récré. Samir Bellahcène entré au relais de Grams redonnait espoir et son équipe bénéficiait de la dernière possession pour une égalisation inespérée (20-19). Au prix d’un énorme travail défensif, Nantes retardait l’échéance et avant le buzzer, sur un ultime coup franc, Wilson Davyes voyait le pied gauche d’Arnaud Siffert, dévier son tir à droite des cages.

Frustration légitime dans le camp dunkerquois qui avait la ferme conviction d’être passé à côté d’un sacré coup, satisfaction des plus contenues du côté de Nantes qui rejoint Montpellier, Nîmes et Chambéry en tête de l'élite (voir ici) mais qui est loin de s’être rassuré, notamment dans la perspective de ce qui l’attend dimanche pour son entrée en Ligue des Champions. Face aux champions d’Allemagne, Flensburg qui ont repris leur championnat le 23 août dernier et qui en sont déjà à cinq victoires en autant de rencontres, face notamment à Berlin, Göppingen et Kiel.

A Nantes, Palais des sports de Beaulieu, jeudi 13 septembre 2018
HBC NANTES - DUNKERQUE HBGL           20-19  (MT: 9-10)
Arbitres: Jean Patrick Anicet & Frédéric Ferrandier

Les statistiques du match


                                          Et pendant ce temps-là...   



... Benjamin Richert prend son mal en patience au pied des montagnes

Ce 20 avril 2018, Benjamin Richert se fait une joie de revenir en Alsace. Ce soir-là avec Créteil, l’ailier droit vient défier Sélestat devant sa famille et tous ceux qui depuis ses débuts à Lingolsheim l’ont vu franchir un à un les paliers. L’excitation est à son comble, d’ailleurs la nuit précédant ces retrouvailles, le sommeil a été difficile à trouver. « La saison tirait en longueur et physiquement, j’étais dans le dur. Pour autant, j’avais envie de m'illustrer surtout face à mes copains et mon meilleur pote, Valentin Kieffer. » Le match est commencé depuis à peine cinq minutes, sur un mouvement en suspension, Benjamin est déséquilibré et retombe mal sur sa jambe gauche. « J’ai tout de suite senti que c’était grave. J'ai perçu un craquement et une grosse douleur, dure à encaisser. Sans avoir encore les images, le médecin a rapidement diagnostiqué une rupture des croisés. J'ai pris un sacré coup derrière la tête... En plus, le soir même, je devais fêter mes 20 ans en famille. » C’est à Strasbourg au milieu des siens qu’il sera pris en charge. Immobilisation, opération le 23 mai, séance de kiné avec travail des amplitudes du genou, le joueur arpente les 1ers mètres de son chemin de croix. Entre temps, son arrivée à Chambéry a été officialisée, Erick Mathé le nouvel entraîneur l’assure de son soutien et de sa confiance. « Quand je suis revenu à Chambé vers la mi-juillet, le problème c’est que j’avais perdu beaucoup de muscle. J’ai été pris en main par Stéph’ (Mahot, le kiné du club) et depuis, on travaille intensivement le matin et l’après-midi. Je fais aussi de la muscu sur le haut du corps.» Contraint et forcé, Benjamin doit se montrer encore plus patient qu’il n’était. La souffrance est encore présente mais c’est le prix à payer pour une parfaite réhabilitation. Les dirigeants de Chambéry lui ont fait signer un contrat de trois ans, l’envie de passer un maillot et rejouer au plus haut niveau se manifeste déjà. « C’est sûr que lorsque tu arrives blessé dans un nouveau club, ce n’est pas l’idéal. Notamment pour l’intégration. Je ne suis pas forcément avec eux tout le temps. Là, mon retour est prévu en 2019, après les fêtes, le club ne veut prendre aucun risque. Même si j’espère retoucher la balle dès le mois de décembre de cette année. » La course contre le temps est donc enclenchée. Le genou réagit bien, dans quelques semaines, l’athlète pourra reprendre la course et découvrir les environs du Phare ou de La Motte Servolex, là où il réside. « Je positive tous les jours, en plus je sens qu’il y a du mieux mais je ne brûlerai pas les étapes. Même si en 2019, j’ai des objectifs notamment avec l’équipe de France. » Le fameux cordon ombilical qui le relie à la génération 98-99. En juillet dernier, il n’a pas accompagné ses partenaires à l’Euro en Slovénie. Présent lors de toutes les campagnes, du FOJE en 2015 à l’Euro et au Mondial jeunes où ensemble, ils avaient gravi les plus hauts sommets, il n’a pas pu vivre de l’intérieur tout ce qu’il y avait à partager. « Le Mondial en Espagne sera notre dernière compétition ensemble et je compte bien y participer. Pour bien terminer l’aventure mais il faut aussi que je reprenne dans de bonnes conditions et que je sois performant avec Chambéry pour que tout se passe bien.» Méticuleux, Benjamin Richert refait quotidiennement ses gammes pour revenir encore plus fort. 

© Yves Michel
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