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CDLL: Istres élimine Chambéry, Dunkerque perd Garain
CDLL: Istres élimine Chambéry, Dunkerque perd Garain
22 Octobre 2017 | France > Coupe LNH

Istres marque de son empreinte les 8èmes de finale de la coupe de la Ligue en allant s'imposer à Chambéry. Si dans les autres rencontres, aucune surprise notable n'est à relever, certaines qualifications coûtent cher. Dunkerque par exemple a perdu son meilleur buteur Dylan Garain, blessé à un genou.

par Yves MICHEL

Malgré une lourde défaite (la 6ème en championnat) trois jours plus tôt au Phare face à Paris (24-32), Chambéry avait donné quelques signes patents d’une amélioration dans les intentions et surtout un semblant de sérénité au sein du groupe. Le match de coupe face à Istres (4ème actuel de Proligue) pouvait servir de confirmation à ce renouveau éventuel.  Sauf qu’après vingt minutes, les Provençaux avaient réalisé un 1er break conséquent (6-11). Ils vont garder leur avance jusqu’à la pause (11-16), les Savoyards se montrant le plus souvent maladroits devant les cages d’un Robin Cappelle déterminant sur la totalité de la rencontre (15 arrêts). Au retour des vestiaires, Istres va accentuer son avance (14-21 à la 36ème) mais connaître une période de doute, poussé à la faute par des Chambériens enfin plus entreprenants et en réussite (23-22 à la 47ème). Venus à 10 joueurs de champ, très actifs pendant plus de 30 minutes, les Istréens allaient-ils craquer et laisser à leur hôte la maîtrise du terrain ? La fatigue se faisait sentir mais les hommes de Gilles Derot vont tenir dans le sillage d’une défense retrouvée et du duo magique Boschi-Massot Pellet en attaque. Jusqu’à la limite du temps règlementaire, les deux formations vont se neutraliser (28-28) et valider (a minima) dix minutes supplémentaires.  Chambéry va donner l’illusion de continuer sur sa lancée de fin de 2ème période mais trouver soit le poteau, soit les extrémités de Robin Cappelle. Les ultimes assauts de Nicolas Boschi seront les bons pour gratifier ses partenaires d’une qualification méritoire (31-33). Pour Chambéry, le bout du tunnel n’est toujours pas là.

Il y a un an, pratiquement jour pour jour, Guillaume Crépain sous le maillot de Billère s'était déjà offert Chambéry en 8èmes de finale de cette même Coupe de la Ligue. D'où son immense satisfaction à la sortie du vestiaire.

Est-ce qu’un coup pareil se prépare ?
Franchement non. On s’était simplement dit qu’il fallait bien commencer, ne pas prendre un 5-0 et bien défendre. On ne s’était pas trop entraîné car on avait joué mercredi contre Besançon et on est venu à Chambéry pour se faire plaisir. A la fin, on n’y croyait même pas. 

Quand Chambéry égalise et passe devant, vous n’avez pas craqué…
C’est vraiment le point positif de la soirée. On a fait preuve de caractère et on s’est comporté comme une vraie équipe. A ce moment-là, leur public s’est réveillé et on était un peu en difficulté, heureusement, ils ont loupé des tirs et Robin Cappelle a fait des arrêts et notre efficacité au shoot a fait la différence. 

La coupe de la Ligue peut-elle être un objectif ?
Ce que je peux dire simplement c’est que cela va nous apporter de la confiance pour la suite, surtout qu’après la trêve, on va se déplacer à Chartres et c’est important car le championnat reste l’objectif n°1. Mais je sais que maintenant, dans cette coupe, on va faire peur. 

Une préférence au tirage ?
J’espère tout simplement qu’on ne va pas se retrouver à aller jouer à Coubertin, à Nantes ou à Dunkerque. Ce serait bien de recevoir pour faire plaisir à nos supporters.   





A Tremblay, Dunkerque paie très cher sa qualification pour les quarts de finale. Pour la 2ème fois en un mois, les Nordistes sont allés s’imposer en Seine Saint Denis mais ils perdent au passage leur meilleur buteur depuis le début de la saison, Dylan Garain. Après vingt minutes de jeu, l’arrière gauche s’est blessé au niveau du genou à l'issue d'un duel et a du quitter ses partenaires. Il devait passer des examens ce dimanche*. Il ne pourra pas honorer sa 1ère sélection en équipe de France à l’occasion du rassemblement prévu cette semaine avec trois matches de Golden League au Danemark. Malgré ce coup dur, l’USDK est parvenue à passer l’obstacle tremblaysien. Une opposition intense où chacun s’est battu dans une ambiance de feu digne d’un match de coupe. A égalité à l’issue du temps règlementaire (28-28) et de la prolongation (33-33), c’est la séance des tirs au but qui a désigné le vainqueur. Un moment intense où souvent les plus expérimentés n’ont pas le dernier mot. Les échecs de Batinovic et Honrubia (contre un seul pour Pelayo) ont été fatals à Tremblay. « Ce que je retiendrai surtout ce soir, c’est que mes joueurs se sont battus de la 1ère à la 70ème minute, souffle l’entraîneur francilien Benjamin Braux. Après quand on arrive aux pénaltys, on sait que c’est un petit peu la loterie. Mais j’ai vu une nette amélioration notamment en fin de 1ère période, que ce soit dans le jeu ou les attitudes. On est sur le bon chemin, il faut être patient, une construction, cela prend un petit peu de temps. L’objectif reste le maintien, on va travailler pour ça. » La trêve internationale arrive au bon moment pour les organismes. Avec un peu plus de rigueur et de lucidité (16 pertes de balle contre 7), Tremblay aurait pu inverser la tendance et surtout écourter les débats. 

Deux questions à Patrick Cazal, entraîneur de Dunkerque

Une qualification certes, avec un sentiment mitigé...
C'est forcément intéressant pour nous de passer ce tour, d'avoir été capables d'aller chercher une victoire mais cette joie collective est entachée par la blessure de Dylan. Ça fait ch... car il devait aller vivre quelque chose d'exceptionnel, c'est un garçon tellement appliqué et charmant qu'il le méritait. Ça fout encore plus les boules quand cela arrive. Ce match était assez particulier, si cela avait été en championnat, on se serait contenté du nul.

Deux succès à l'arraché en une semaine, c'est un signe ?
Su ce match à Tremblay, on a quand même le plus souvent dominé, à chaque fois, c'est Tremblay qui égalise dans les dernières secondes. Cela me permet de reconnaître que j'ai un groupe qui montre des qualités mentales assez exceptionnelles. On prend quand même un gros éclat sur la fin (à l'amorce de la prolongation). Contre Cesson mercredi, on a eu du mal à entrer dans le match, peut-être parce qu'on pensait que cela serait plus facile. On l'a vu encore hier, on ne maîtrise pas toutes les situations. On est capable de prendre des points mais on doit encore construire et les nouveaux, s'intégrer un peu plus dans le jeu.

* Dylan Garain n'a pas pu passer l'IRM souhaitée. Il en saura un peu plus ce lundi. A minima, il souffre d'une grosse entorse au genou.



De la sueur et des frissons, il y en a eu également du côté d’Aix Cesson a failli créer l’exploit. A égalité au score (25-25), les Bretons ont craqué dans le money-time, trois tirs contrés et une perte de balle leur ont été fatals dans ces ultimes instants et les Provençaux en ont profité pour faire la différence et s’imposer (28-26). Succès étriqué mais très important où le gardien aixois Joze Baznik (notre photo - 22 arrêts à 46%) a eu une part prépondérante dans la qualification de son équipe, notamment en début de seconde période.

Quand Paris prend le large et ce, s'entrée de jeu, il est de bon ton de craindre pour l'adversaire. A Pontault-Combault, le PSG menait de 5 longueurs après le 1er quart d'heure et puis grâce aux arrêts de Alejandro Romero Carreras (10 en 1ère période - 5 en 2ème), les Seine-et-Marnais sont parvenus à égaliser, sans pour autant mener (13-14). Paris avait été imprécis au tir, n'avait pas été très solidaire en défense, la prestation était indigne pour une équipe de ce niveau. L'entrée de Thierry Omeyer au retour des vestiaires va changer le cours des évènements et Pontault Combault va connaître un long temps faible et encaisser un 0-9 en 13 minutes (15-24 à la 45ème). "Titi" continuait sa moisson et ses partenaires avaient réglé la mire. Si sur la fin, les protégés de Sébastien Quintallet vont réduire leur retard profitant des pertes de balle ou tirs contrés adverses, Paris va se qualifier pour le tour suivant (23-30 score final).

Le diaporama de Pontault-Combault - PSG par Céline Dély

Pas de suspense en revanche pour Montpellier qui est allé largement s’imposer à Dijon (28-40), pour Toulouse facile vainqueur de Massy (27-20) et Sélestat qui a pris la mesure de Nice (37-26) dans la seule rencontre qui opposait deux clubs de Proligue.

Pour l’avoir gagné à dix reprises, la Coupe de la Ligue est dans les gènes du MHB et Michael Guigou qui a participé à toutes ces aventures, sait répondre présent dans les grandes occasions. En Bourgogne, il a encore une fois donné l’exemple et dans son sillage, Montpellier a très vite pris les commandes pour ne jamais se faire déborder, le break étant réalisé après treize minutes de jeu (8-11).  A la pause, malgré Pierrick Naudin et Eduardo Reig-Guillen (15 buts au total à eux deux), Dijon ne pouvait que constater les dégâts (12-22). Le second acte avec un très bon Nikola Portner dans les cages (12 arrêts) ne sera que la concrétisation de ce qui avait pu se passer auparavant. Si à Montpellier, Vid Kavticnik et Aymen Toumi ont été préservés, Guigou (6 réalisations) mais également Afgour (6) et Faustin (5) ont largement pu s’exprimer.

Pas de souci également pour Toulouse qui a tenu à distance Massy de la 1ère à la dernière minute. Dès la 8ème minute, le Fénix avait réalisé l'essentiel (5-1), obligeant ensuite les Essonniens à courir après le score. Mais un trop grand nombre de pertes de balle (20 contre 11) leur a été préjudiciable. Tout comme la réussite de Vladimir Perisic (15 arrêts) dans les cages toulousaines. Si en fin de 1ère période, Massy est revenu à deux longueurs (13-11), les hommes de Philippe Gardent ont mis l'énergie nécessaire pour creuser l'écart au retour des vestiaires. Avec huit buts d'avance à dix minutes du terme, ils ne pouvaient craindre grand chose.

Entre Sélestat (5ème de Proligue) et Nice (promu et 11ème de ce même championnat), la différence s’est vite faite sentir. Tout d’abord dans la rigueur. Les Azuréens ont trop perdu de ballons (13 contre 5) pour pouvoir rivaliser. Et ce malgré une belle prestation de leur gardien Pierre Andry (13 arrêts). Ils ont même mené en début de rencontre (1-3 après 3’) avant que l’avantage tourne en faveur des Alsaciens cinq minutes plus tard, le break (définitif) étant réalisé au-delà du quart d’heure. Dans le sillage d’un Arthur Anquetil très inspiré au tir (6/8), ils se qualifient pour les quarts de finale de la coupe de la Ligue, ce qui ne leur était pas arrivé depuis 2013.

Les pertes de balle et le manque de lucidité dans les derniers instants ont été préjudiciables à Saint Raphaël qui a perdu son duel avec Nantes (33-28).  Les Varois peuvent avoir des regrets puisqu’en Loire Atlantique, ils ont été au contact de leur adversaire pendant 45 minutes avant de sombrer. Ils n’ont jamais mené au score mais dans ce dernier quart d’heure, ils ont perdu ou gâché trop de ballons. La différence ne s’est pas faite uniquement là. Ils sont aussi tombés sur une formation nantaise bien en place avec cet incroyable piston qu’est Nicolas Tournat que Didier Dinart a eu raison d'appeler ce dimanche en équipe de France à l'occasion du rassemblement pour la Golden League. Tournat… mais aussi Matulic ou Gurbindo et un Cyril Dumoulin qui a réalisé les arrêts qu’il fallait à des moments opportuns, le "H" disposait d’un arsenal supérieur à une équipe raphaéloise qui malgré un match nul à Montpellier est retombée dans ses travers. «Comme souvent, on a lâché dans un moment crucial,  raté quelques shoots faciles, pestait Geoffroy Krantz (notre photo) au micro de beIN. On accuse le coup aussi du match à Montpellier où on a dépensé beaucoup d’énergie et du mal à s’en remettre. Cette élimination va nous permettre de nous concentrer à la fois sur le championnat mais aussi la coupe d’Europe qui nous tient à cœur mais la trêve internationale arrive au bon moment et va nous faire du bien.» D’autant qu’à la reprise, Saint Raphaël devra vraisemblablement composer sans Adrien Dipanda sous le coup de 4 matches de suspension. Pour Nantes, après trois contreperformances et le succès face à Aix, la machine est repartie. Malgré quelques absences (Nyokas, Claire) et Lazarov préservé, le "H" a parfaitement rempli sa mission. 

Le diaporama de Nantes - Saint Raphaël par Philippe Padioleau


Les résultats des 8èmes de finale de la Coupe de la Ligue   

TREMBLAY EN FR. - DUNKERQUE HGL                         36 - 37  (MT: 13-12)
Statistiques du match

PAYS D'AIX UC - CESSON RENNES MHB                      28 - 26  (MT: 13-13)
Statistiques du match

SELESTAT ALSACE HB - CAVIGAL NICE HB                   37 - 26  (MT: 20-13)
Statistiques du match

HBC NANTES - SAINT RAPHAEL VHB                            33 - 28  (MT: 17-15)
Statistiques du match

DIJON METROPOLE HB - MONTPELLIER HB                   28 - 40  (MT: 12-22)
Statistiques du match

UMS PONTAULT COMBAULT - PSG HANDBALL               23 - 30 (MT: 13-14)
Statistiques du match

FENIX TOULOUSE - MASSY ESSONNE HB                      27 - 20 (MT: 15-11)
Statistiques du match

CHAMBERY SMBHB - ISTRES PROVENCE HB                 31 - 33  (MT: 11-16)
Statistiques du match

© Yves Michel
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