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Feutrée et bon enfant les années précédentes, la troisième Nuit des Etoiles de la LFH a changé de dimension à Nîmes. Grâce à la troupe de flamenco opportunément conviée à assurer les intermèdes artistiques, le dîner aux chandelles de la grande famille de l’Elite s’est transformé en une feria endiablée. C’est que subjuguées par les tableaux offerts par le quatuor, certaines joueuses les ont rejointes ! Vesna Horacek, Linda Hansen et Alexandra Bettachini, entre autres, se sont carrément invitées sur l’estrade pour s’inviter dans les chorégraphies. Inutile de préciser que tous les convives en ont redemandé.
Hélas pour les graines de danseuses, ce n’est pas leur talent caché qui a été récompensé à l’hôtel-restaurant Imperator, étape obligatoire pour les toreros de passage. Mais bien les performances des vedettes du championnat, à commencer par celles du tandem Amandine Leynaud / Karolina Siodmiak. L’internationale messine et la Polonaise du Havre ont signé un « triple-double », raflant pour la troisième fois la palme à leurs postes, et s’adjugeant un deuxième prix de MVP dans leurs catégories respectives. « ll n’y a pas de grande gardienne sans grande défense » a réagi la première. « Ca fait beaucoup plaisir » renchérit la seconde.

Le palmarès voit aussi les vice-championnes du Monde se tailler la part du lion. En plus de Leynaud, Siraba Dembélé, Camille Ayglon, Katty Piéjos et Claudine Mendy ont été distinguées. Mariama Signaté, pourtant numéro 1 en Chine sur le côté gauche, s’est faite devancer par Christiane Mwasesa. En raison d’un match amical de Fleury-les-Aubrais face à la sélection chinoise, c’est Christophe Maréchal qui a suppléé Coumba Cissé, révélation de la saison pour les internautes votants, tandis qu’Emmanuel Mayonnade a ressenti une certaine gêne à être élu coach de la saison.
Et aux douze coups de minuit, alors que l’assistance réclamait une ultime dose de flamenco, une injustice a été réparée. Absente du palmarès depuis l’origine, comme de la liste des nominées, Isabelle Wendling s’est vu attribuer une Etoile d’Or. La moindre des choses pour la plus capée des Bleues, qui évalue à cinq le nombre de matches manqués en vingt ans de haut niveau. « Ca fait bizarre de recevoir ce trophée alors qu’il ne me reste qu’un mois à faire, a déclaré la capitaine de Metz, très émue. Je suis touchée et honorée de cet hommage de ma deuxième famille ».

Le palmarès
Meilleure ailière gauche : Siraba Dembélé (Toulon)
Meilleure arrière gauche : Christiane Mwasesa (Toulon)
Meilleur demi-centre et meilleure joueuse étrangère : Karolina Sidodmiak (Le Havre)
Meilleur pivot : Claudine Mendy (Le Havre)
Meilleure arrière droite : Camille Ayglon (Metz)
Meilleure ailière droite : Katty Piéjos (Metz)
Meilleure gardienne et meilleure joueuse française : Amandine Leynaud (Metz)
Révélation : Coumba Cissé (Fleury-les-Aubrais)
Meilleur entraîneur : Emmanuel Mayonnade (Mios)
Etoile d’Or : Isabelle Wendling (Metz).
