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Euro: La Biélorussie paie cher la réaction française

Euro

jeudi 21 janvier 2016 - © Yves Michel

 5 min 5 de lecture

Onze buts d'écart, c'est le tarif minimum pour la France qui avait à cœur de se racheter après son revers face à la Pologne. La Biélorussie a fait les frais de ce sursaut (34-23) initié par un Nikola Karabatic phénoménal avec 9 buts à 100%.  

par Yves MICHEL

Il n’y a qu’à regarder l’évolution du score (un peu plus bas) pour comprendre comment l’équipe de  France a bâti sa victoire. Le scénario parfait dans la gestion du temps, de l'espace et de l’effectif. Les tauliers ont monté les murs et le toit en 1ère période, ceux qui avaient moins joué jusque-là, se sont employés ensuite, aux finitions et à surtout ne pas dilapider le capital. Ce succès est… collectif, les seize ont mouillé le maillot et Claude Onesta a enfin pu procéder à toutes les rotations qu’il avait planifiées. Il a pu notamment faire souffler Nikola Karabatic. Mais comment ne pas lui offrir ce repos tant mérité après la prestation que "Niko" a réalisée pendant ce 1er acte ? Il l’a carrément survolé, s’immisçant dans tous les bons coups, profitant de l’efficacité de la défense étagée et surtout en rendant une feuille de route sans tache. Neuf buts en autant de tirs en trente minutes, le stratège du PSG s’est rappelé au bon souvenir de ceux qui doutaient en ses capacités. Certes en face, la Biélorussie n’avait pas l’artillerie lourde de la Pologne mais les Français sont restés sérieux et concentrés.



Ceux qui mardi avaient été pointés du doigt pour rendement insuffisant et maladresses en tout genre ont soulagé leurs souffrances. Notamment ses deux coéquipiers de club, Thierry Omeyer et Daniel Narcisse. Le gardien ne s’est pas laissé distraire par les rares mouvements d’une attaque biélorusse pourtant bien nspirée lors de son succès face à l’Islande ou pendant 45 minutes face à la Croatie. "Titi" ne s’embarrasse jamais de la carte de visite de l’adversaire. Quand il peut s’illustrer, il ne s’en prive pas. Bilan 10 arrêts à 68%. A la pause, il gagnera le droit de retrouver "Niko" sur le banc. Daniel Narcisse lui, a fait son apparition peu après le quart d’heure à la faveur du 2ème temps mort posé par le coach d'en face. Avec trois buts en 8 minutes et ensuite un rôle de meneur de jeu au milieu de la classe "apprentissage", on a eu droit à du grand Daniel.



Le métier rentre

Si Kentin Mahé aurait certainement voulu rester encore un peu (il est sorti en se tenant la main droite et n'est pas revenu sur le parquet), Benoit Kounkoud et Nédim Rémili, les deux gauchers étaient entrés au relais de Luc Abalo et Valentin Porte. Après un 1er tir arrêté, le longiligne cristolien n'a pas renoncé, a fait preuve d'une audace mal récompensée et a fini par trouver la bonne distance. Le Parisien s'est tout d'abord dépensé, défendu son couloir avec acharnement, tenté de gratter des ballons et quand les opportunités se sont présentées, il les a mises au fond. Kounkoud (3/4), Rémili (5/10) ont poursuivi leur œuvre après la pause et comme l'avance était conséquente, Didier Dinart et Claude Onesta ont poursuivi leur revue des troupes en lançant Vincent Gérard (9 arrêts derrière une défense un peu plus... "détendue"), Samuel Honrubia mais aussi Ludo Fabregas (qui mettra fin à 8 minutes de silence de l'attaque tricolore) et... Théo Derot. Le Nantais (photo ci-dessus) donne l'impression d'être dans cet univers stellaire depuis déjà bien longtemps. Il est entré et après une 1ère tentative infructueuse, a débloqué son compteur (5/8). Comment ne pas se réjouir de la prestation d'ensemble des apprentis de Cracovie ? Même si on peut leur reprocher quelques petits relâchements coupables en défense et des pertes de balles en seconde période qui permettront aux Biélorusses de réduire la facture (34-23).  

En attendant la Croatie 

L’équipe de France a encore un sacré chemin à parcourir pour se retrouver en demi-finale mais ce jeudi, elle s’est remise dans le sens de la marche et s'est débarrassée de cette migraine qui s'était installée deux jours auparavant. Les Bleus ont retrouvé la sérénité pour aborder ce samedi la Croatie qui les a imités en avalant sans trop laisser de miettes la Macédoine. Après une entame catastrophique (5-11 à la 19ème), les hommes du "Chambérien" Ivica Obrvan ont refait une partie de leur retard en fin de 1ère période (pause: 13-17) avant de plier dans le second acte (24-34). Samedi à Cracovie, ce sera déjà comme un 8ème de finale pour les joueurs au maillot à damiers et leurs éternels rivaux français.


                                      Benoit Kounkoud a participé au festival français

A Cracovie, Tauron Arena
Le jeudi 21 janvier 2016 à 18h15
Tour Principal - Groupe 1 - Euro 2016
France - Biélorussie :   34 - 23      (Mi-temps : 20-5)

Assistance très clairsemée (2500 spectateurs)
Arbitres :
Michael Johansson & Jasmin Kliko (Suède) 

Statistiques du match

Evolution du score: 4-0 (5ème) 4-1 (6ème) 10-3 (13ème) 13-4 (18ème) 17-4 (24ème) 18-5 (27ème) 20-5 (MT) 23-7 (35ème) 24-8 (41ème) 24-12 (45ème) 28-13 (48ème) 28-17 (51ème) 32-20 (56ème) 34-23 (FIN)

Les réactions d'après-match sur beIN SPORTS

Benoit Kounkoud (ailier droit de l'équipe de France): "Il fallait qu'on réagisse après le match contre la Pologne, on l'a fait donc c'est une réelle satisfaction. On a réussi à creuser l'écart assez rapidement pour pouvoir gérer ensuite. A titre personnel, en tant que jeune joueur de cette équipe, mon rôle est de suppléer Luc quand il en a besoin, aujourd'hui, j'ai eu du temps de jeu, j'ai essayé de montrer ce que je savais faire, je suis satisfait."

Nikola Karabatic (demi-centre et homme du match): "On voulait surtout montrer que le match face à la Pologne aussi bien individuellement que collectivement, c'était une erreur, un mauvais jour de notre part à ne pas reproduire donc on était très motivé. Personnellement, j'avais envie de rebondir après mon non-match de mardi. On a sorti une très grosse défense, on les a véritablement "mangés" en ne prenant que cinq buts en 1ère mi-temps. Il ne fallait surtout pas penser que la défaite face à la Pologne remettait tout en cause et plutôt montrer qu'on savait bien jouer et que la confiance était là. C'est ce qu'on a fait ce soir. On va se battre jusqu'au bout."

Euro: La Biélorussie paie cher la réaction française 

Euro

jeudi 21 janvier 2016 - © Yves Michel

 5 min 5 de lecture

Onze buts d'écart, c'est le tarif minimum pour la France qui avait à cœur de se racheter après son revers face à la Pologne. La Biélorussie a fait les frais de ce sursaut (34-23) initié par un Nikola Karabatic phénoménal avec 9 buts à 100%.  

par Yves MICHEL

Il n’y a qu’à regarder l’évolution du score (un peu plus bas) pour comprendre comment l’équipe de  France a bâti sa victoire. Le scénario parfait dans la gestion du temps, de l'espace et de l’effectif. Les tauliers ont monté les murs et le toit en 1ère période, ceux qui avaient moins joué jusque-là, se sont employés ensuite, aux finitions et à surtout ne pas dilapider le capital. Ce succès est… collectif, les seize ont mouillé le maillot et Claude Onesta a enfin pu procéder à toutes les rotations qu’il avait planifiées. Il a pu notamment faire souffler Nikola Karabatic. Mais comment ne pas lui offrir ce repos tant mérité après la prestation que "Niko" a réalisée pendant ce 1er acte ? Il l’a carrément survolé, s’immisçant dans tous les bons coups, profitant de l’efficacité de la défense étagée et surtout en rendant une feuille de route sans tache. Neuf buts en autant de tirs en trente minutes, le stratège du PSG s’est rappelé au bon souvenir de ceux qui doutaient en ses capacités. Certes en face, la Biélorussie n’avait pas l’artillerie lourde de la Pologne mais les Français sont restés sérieux et concentrés.



Ceux qui mardi avaient été pointés du doigt pour rendement insuffisant et maladresses en tout genre ont soulagé leurs souffrances. Notamment ses deux coéquipiers de club, Thierry Omeyer et Daniel Narcisse. Le gardien ne s’est pas laissé distraire par les rares mouvements d’une attaque biélorusse pourtant bien nspirée lors de son succès face à l’Islande ou pendant 45 minutes face à la Croatie. "Titi" ne s’embarrasse jamais de la carte de visite de l’adversaire. Quand il peut s’illustrer, il ne s’en prive pas. Bilan 10 arrêts à 68%. A la pause, il gagnera le droit de retrouver "Niko" sur le banc. Daniel Narcisse lui, a fait son apparition peu après le quart d’heure à la faveur du 2ème temps mort posé par le coach d'en face. Avec trois buts en 8 minutes et ensuite un rôle de meneur de jeu au milieu de la classe "apprentissage", on a eu droit à du grand Daniel.



Le métier rentre

Si Kentin Mahé aurait certainement voulu rester encore un peu (il est sorti en se tenant la main droite et n'est pas revenu sur le parquet), Benoit Kounkoud et Nédim Rémili, les deux gauchers étaient entrés au relais de Luc Abalo et Valentin Porte. Après un 1er tir arrêté, le longiligne cristolien n'a pas renoncé, a fait preuve d'une audace mal récompensée et a fini par trouver la bonne distance. Le Parisien s'est tout d'abord dépensé, défendu son couloir avec acharnement, tenté de gratter des ballons et quand les opportunités se sont présentées, il les a mises au fond. Kounkoud (3/4), Rémili (5/10) ont poursuivi leur œuvre après la pause et comme l'avance était conséquente, Didier Dinart et Claude Onesta ont poursuivi leur revue des troupes en lançant Vincent Gérard (9 arrêts derrière une défense un peu plus... "détendue"), Samuel Honrubia mais aussi Ludo Fabregas (qui mettra fin à 8 minutes de silence de l'attaque tricolore) et... Théo Derot. Le Nantais (photo ci-dessus) donne l'impression d'être dans cet univers stellaire depuis déjà bien longtemps. Il est entré et après une 1ère tentative infructueuse, a débloqué son compteur (5/8). Comment ne pas se réjouir de la prestation d'ensemble des apprentis de Cracovie ? Même si on peut leur reprocher quelques petits relâchements coupables en défense et des pertes de balles en seconde période qui permettront aux Biélorusses de réduire la facture (34-23).  

En attendant la Croatie 

L’équipe de France a encore un sacré chemin à parcourir pour se retrouver en demi-finale mais ce jeudi, elle s’est remise dans le sens de la marche et s'est débarrassée de cette migraine qui s'était installée deux jours auparavant. Les Bleus ont retrouvé la sérénité pour aborder ce samedi la Croatie qui les a imités en avalant sans trop laisser de miettes la Macédoine. Après une entame catastrophique (5-11 à la 19ème), les hommes du "Chambérien" Ivica Obrvan ont refait une partie de leur retard en fin de 1ère période (pause: 13-17) avant de plier dans le second acte (24-34). Samedi à Cracovie, ce sera déjà comme un 8ème de finale pour les joueurs au maillot à damiers et leurs éternels rivaux français.


                                      Benoit Kounkoud a participé au festival français

A Cracovie, Tauron Arena
Le jeudi 21 janvier 2016 à 18h15
Tour Principal - Groupe 1 - Euro 2016
France - Biélorussie :   34 - 23      (Mi-temps : 20-5)

Assistance très clairsemée (2500 spectateurs)
Arbitres :
Michael Johansson & Jasmin Kliko (Suède) 

Statistiques du match

Evolution du score: 4-0 (5ème) 4-1 (6ème) 10-3 (13ème) 13-4 (18ème) 17-4 (24ème) 18-5 (27ème) 20-5 (MT) 23-7 (35ème) 24-8 (41ème) 24-12 (45ème) 28-13 (48ème) 28-17 (51ème) 32-20 (56ème) 34-23 (FIN)

Les réactions d'après-match sur beIN SPORTS

Benoit Kounkoud (ailier droit de l'équipe de France): "Il fallait qu'on réagisse après le match contre la Pologne, on l'a fait donc c'est une réelle satisfaction. On a réussi à creuser l'écart assez rapidement pour pouvoir gérer ensuite. A titre personnel, en tant que jeune joueur de cette équipe, mon rôle est de suppléer Luc quand il en a besoin, aujourd'hui, j'ai eu du temps de jeu, j'ai essayé de montrer ce que je savais faire, je suis satisfait."

Nikola Karabatic (demi-centre et homme du match): "On voulait surtout montrer que le match face à la Pologne aussi bien individuellement que collectivement, c'était une erreur, un mauvais jour de notre part à ne pas reproduire donc on était très motivé. Personnellement, j'avais envie de rebondir après mon non-match de mardi. On a sorti une très grosse défense, on les a véritablement "mangés" en ne prenant que cinq buts en 1ère mi-temps. Il ne fallait surtout pas penser que la défaite face à la Pologne remettait tout en cause et plutôt montrer qu'on savait bien jouer et que la confiance était là. C'est ce qu'on a fait ce soir. On va se battre jusqu'au bout."