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EHF WL : ainsi va la vie parisienne d'Offendal

Europe

jeudi 12 novembre 2020 - © Laurent Hoppe

 4 min 11 de lecture

Trois clubs français sont dans l'antichambre des poules de la petite Coupe d'Europe : Fleury, Nantes et Paris 92. Les joueuses de Yacine Messaoudi, qui ne pourront plus compter sur Eun-Hee Ryu rentrée en Corée du Sud, essaieront de s'en extraire avec le concours, déjà précieux, de leur demi-centre danoise. Constante et inspirée en championnat, Nadia Offendal aura en mains une partie des clés de la qualification, face à ses compatriotes de Nykobing.


Une meneuse de jeu scandinave à Paris, ça réveille des souvenirs, et ça peut troubler certains observateurs... Possiblement nostalgique des années Stine Oftedal (2013-17), le commentateur du match de championnat des Franciliennes à Metz (26-25, mercredi) a plus d'une fois attribué la nationalité norvégienne à Nadia Offendal. Or, c'est bien sur la rive danoise du Skagerrak (le détroit reliant la mer du Nord à la Baltique), qu'est née la nouvelle dépositaire du jeu du club de la capitale, il y a 26 ans. Engagée la veille du premier confinement, mi-mars, et en service en pleine deuxième vague...

De son premier trimestre sous la direction de Yacine Messaoudi, la Toile n'a retenu qu'une fulgurance : un soyeux tir à la hanche et en appui contre Mérignac, fin septembre (28-22). C'est imparable, télégénique, mais ce n'est qu'une facette dans la panoplie de la meilleure marqueuse parisienne (35 en 6 matches, troisième moyenne de LBE). Qui sait aussi trouver des lucarnes, comme avant-hier aux Arènes, prendre l'adversaire en stricte au cas où (Méline Nocandy, si vous nous lisez...), et bien entendu mettre sur orbite ses coéquipières (7 passes décisives contre Metz).

Burgaard : « Elle joue plus libérée »

« En attaque, elle est efficace dans sa relation avec les pivots et les arrières, très forte dans le tir à travers, décrit sa compatriote Louise Burgaard, arrière droit à Metz. Défensivement, elle doit encore s'améliorer pour devenir l'une des meilleures à son poste en Europe. A Paris, elle joue plus souvent, plus libérée qu'à Odense. Elle s'est bien adaptée. C'est vraiment une bonne chose pour elle de jouer ici. »

« Je me sens bien dans mon nouvel environnement, acquiesce Nadia Offendal. Bien sûr, il a été difficile de s'adapter à une nouvelle culture, à cause du coronavirus et de toutes les restrictions. Mais le club m'a facilité les choses. » L'intégration dans le collectif a suivi le même chemin pavé de bonnes intentions. « A chaque entraînement, à chaque match, on se trouve de mieux en mieux. Nous devrions peut-être avoir deux points en plus (ceux perdus à Bourg-de-Péage en ouverture, ou en Moselle), mais nous avons fait du bon boulot en ce début de saison. A Metz, nous avons continué à nous battre, nous n'avons pas renoncé. Je suis très fière de notre seconde mi-temps. Je suis curieuse de savoir comment va se passer la suite... »

La famille dans la peau

L'internationale danoise, absente de la liste des seize pour l'Euro à domicile (3-20 décembre), ne l'imagine pas invalider son choix de s'expatrier après huit saisons à Odense, vice-champion du Danemark sortant. « Je voulais me remettre en question, sortir de ma zone de confort, avoir plus de responsabilités », explique celle qui a « toujours eu envie de jouer à l'étranger ». Ce qui manque le plus à la native de Greve (sud-ouest de Copenhague) hors du royaume ? « Ma famille et mes amis. » De toute façon, en cas de coup de blues, elle n'a qu'à regarder son bras gauche, tatoué sur toute sa longueur. « Il symbolise les membres de ma famille : mes frères et sœurs, mes grands-parents, ma tante. » Quelques-uns sont handballeurs de niveau amateur. Quant à la présence d'une « Lady Justice » avec sa balance recouvrant l'épaule, c'est « parce que je veux la justice pour ma famille, et la protéger ».

La séance n'est pas encore levée, votre Honneur, car une solution alternative existe pour juguler tout mal du pays : le tirage au sort de la Ligue EHF, dont Paris 92 doit disputer ce dimanche le troisième tour aller. Celui-ci a offert des adversaires plus que familiers : Nykobing, et sa palanquée de compatriotes (Kristina Kristiansen, Cecilie Greve, etc.). Un obstacle comme un autre, ou presque, dans l'esprit de la numéro 27. « Il n'y a que des bonnes équipes dans cette compétition, maintenant. Alors on doit tout faire pour accéder à la phase de groupes, être aussi fortes en défense qu'en seconde période contre Metz. Nous devrons être prêtes mentalement, tactiquement, car Nykobing est une équipe qui court beaucoup. » En cela, avoir enduré les contre-attaques messines quatre jours avant la première manche était l'échauffement idéal.


Le troisième tour des Françaises

PARIS 92 – Nykobing (DAN) : match aller dimanche (16 h) au Palais des sports d'Issy-les-Moulineaux ; retour le 22 novembre au Danemark.

FLEURY-LES-AUBRAIS – Höör (SUE) : match aller dimanche (17 h) au Palais des sports d'Orléans ; retour le 22 novembre en Suède.

NANTES – Buzau (ROU) : match aller dimanche (16 h) au complexe sportif Mangin ; retour le 22 novembre en Roumanie.

EHF WL : ainsi va la vie parisienne d'Offendal 

Europe

jeudi 12 novembre 2020 - © Laurent Hoppe

 4 min 11 de lecture

Trois clubs français sont dans l'antichambre des poules de la petite Coupe d'Europe : Fleury, Nantes et Paris 92. Les joueuses de Yacine Messaoudi, qui ne pourront plus compter sur Eun-Hee Ryu rentrée en Corée du Sud, essaieront de s'en extraire avec le concours, déjà précieux, de leur demi-centre danoise. Constante et inspirée en championnat, Nadia Offendal aura en mains une partie des clés de la qualification, face à ses compatriotes de Nykobing.


Une meneuse de jeu scandinave à Paris, ça réveille des souvenirs, et ça peut troubler certains observateurs... Possiblement nostalgique des années Stine Oftedal (2013-17), le commentateur du match de championnat des Franciliennes à Metz (26-25, mercredi) a plus d'une fois attribué la nationalité norvégienne à Nadia Offendal. Or, c'est bien sur la rive danoise du Skagerrak (le détroit reliant la mer du Nord à la Baltique), qu'est née la nouvelle dépositaire du jeu du club de la capitale, il y a 26 ans. Engagée la veille du premier confinement, mi-mars, et en service en pleine deuxième vague...

De son premier trimestre sous la direction de Yacine Messaoudi, la Toile n'a retenu qu'une fulgurance : un soyeux tir à la hanche et en appui contre Mérignac, fin septembre (28-22). C'est imparable, télégénique, mais ce n'est qu'une facette dans la panoplie de la meilleure marqueuse parisienne (35 en 6 matches, troisième moyenne de LBE). Qui sait aussi trouver des lucarnes, comme avant-hier aux Arènes, prendre l'adversaire en stricte au cas où (Méline Nocandy, si vous nous lisez...), et bien entendu mettre sur orbite ses coéquipières (7 passes décisives contre Metz).

Burgaard : « Elle joue plus libérée »

« En attaque, elle est efficace dans sa relation avec les pivots et les arrières, très forte dans le tir à travers, décrit sa compatriote Louise Burgaard, arrière droit à Metz. Défensivement, elle doit encore s'améliorer pour devenir l'une des meilleures à son poste en Europe. A Paris, elle joue plus souvent, plus libérée qu'à Odense. Elle s'est bien adaptée. C'est vraiment une bonne chose pour elle de jouer ici. »

« Je me sens bien dans mon nouvel environnement, acquiesce Nadia Offendal. Bien sûr, il a été difficile de s'adapter à une nouvelle culture, à cause du coronavirus et de toutes les restrictions. Mais le club m'a facilité les choses. » L'intégration dans le collectif a suivi le même chemin pavé de bonnes intentions. « A chaque entraînement, à chaque match, on se trouve de mieux en mieux. Nous devrions peut-être avoir deux points en plus (ceux perdus à Bourg-de-Péage en ouverture, ou en Moselle), mais nous avons fait du bon boulot en ce début de saison. A Metz, nous avons continué à nous battre, nous n'avons pas renoncé. Je suis très fière de notre seconde mi-temps. Je suis curieuse de savoir comment va se passer la suite... »

La famille dans la peau

L'internationale danoise, absente de la liste des seize pour l'Euro à domicile (3-20 décembre), ne l'imagine pas invalider son choix de s'expatrier après huit saisons à Odense, vice-champion du Danemark sortant. « Je voulais me remettre en question, sortir de ma zone de confort, avoir plus de responsabilités », explique celle qui a « toujours eu envie de jouer à l'étranger ». Ce qui manque le plus à la native de Greve (sud-ouest de Copenhague) hors du royaume ? « Ma famille et mes amis. » De toute façon, en cas de coup de blues, elle n'a qu'à regarder son bras gauche, tatoué sur toute sa longueur. « Il symbolise les membres de ma famille : mes frères et sœurs, mes grands-parents, ma tante. » Quelques-uns sont handballeurs de niveau amateur. Quant à la présence d'une « Lady Justice » avec sa balance recouvrant l'épaule, c'est « parce que je veux la justice pour ma famille, et la protéger ».

La séance n'est pas encore levée, votre Honneur, car une solution alternative existe pour juguler tout mal du pays : le tirage au sort de la Ligue EHF, dont Paris 92 doit disputer ce dimanche le troisième tour aller. Celui-ci a offert des adversaires plus que familiers : Nykobing, et sa palanquée de compatriotes (Kristina Kristiansen, Cecilie Greve, etc.). Un obstacle comme un autre, ou presque, dans l'esprit de la numéro 27. « Il n'y a que des bonnes équipes dans cette compétition, maintenant. Alors on doit tout faire pour accéder à la phase de groupes, être aussi fortes en défense qu'en seconde période contre Metz. Nous devrons être prêtes mentalement, tactiquement, car Nykobing est une équipe qui court beaucoup. » En cela, avoir enduré les contre-attaques messines quatre jours avant la première manche était l'échauffement idéal.


Le troisième tour des Françaises

PARIS 92 – Nykobing (DAN) : match aller dimanche (16 h) au Palais des sports d'Issy-les-Moulineaux ; retour le 22 novembre au Danemark.

FLEURY-LES-AUBRAIS – Höör (SUE) : match aller dimanche (17 h) au Palais des sports d'Orléans ; retour le 22 novembre en Suède.

NANTES – Buzau (ROU) : match aller dimanche (16 h) au complexe sportif Mangin ; retour le 22 novembre en Roumanie.