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On est mal, on est mal on est mal !

Euro

samedi 9 janvier 2021 - © François Dasriaux

 7 min 19 de lecture

On ne sait pas si l’Indien est dans la Ville, mais après le France- Serbie, on est à peu près sûr d’une chose : Le ver est toujours dans le fruit de la maison bleue… En concédant un match nul 26-26 dans tous les sens du terme face à cette Serbie qui les avait dominés de la tête et des épaules à Belgrade mardi soir, les Bleus vont partir pour disputer un Mondial et un premier match face à la Norvège avec beaucoup de doutes et très peu de certitudes…

 

On ne va pas s’amuser à commenter le match, car peu ou prou, la physionomie a été la même que mardi à Belgrade… Avec un peu plus d’envie dans le camp tricolore, un peu plus d’engagement surtout en fin de match, mais pour le reste, on a vu les même déficiences, les mêmes erreurs, les mêmes manques au niveau des gardiens de buts. Les mêmes erreurs défensives avec des isolations catastrophiques. Quand on se désaligne du bloc défensif, si on se fait passer, c’est tout l’édifice qui se trouve avec des trous béants. En attaque, toujours pas de liant, pas de lucidité sur les duels à jouer ou à ne pas jouer. On plonge dans toutes les chausse-trappes posées par la défense adverse et surtout le souci du demi-centre reste bien épineux. Entre Kentin Mahé qui sort d’une très longue blessure et qui ne semble pas en mesure de prendre sur ses épaules l’organisation du jeu tricolore. Et Nicolas Claire, sorti par le staff bleu sur ce match, qui n’a toujours pas trouvé sa place dans le fonctionnement offensif des Tricolores, ou Melvyn Richardson qui n’a pas joué demi depuis ses années juniors en équipe de France, le maitre du jeu ne semble pas être dans les 20 bleus actuels. Alors les arrières latéraux doivent se débrouiller entre eux pour s’ouvrir les espaces, et les ailiers attendent longtemps des décalages qui ne viennent jamais. On a vu encore et toujours les mêmes problèmes vus depuis la saison 2018-2019. Bref, les 3 jours de travail et le match de ce soir n’ont rien fait avancer pour la sérénité du groupe français.

 

Autre point qui interroge, quelque soit l’adversaire, il semble que les Bleus jouent toujours contre le meilleur gardien du monde. Qu’il soit Norvégien, Portugais, Serbe ou autre, que ce soit Milosavljevic mardi soir ou Cupara aujourd’hui, les Tricolores butent encore et encore sur le dernier rempart adverse avec une constance qui confine à l’entêtement… Le dernier tir plein centre sans opposition de Timothey N’Guessan qui aurait pu donner la victoire aux Bleus et ainsi cacher la misère sous le tapis de Robert Oubron n’a pas trouvé d’autre finalité qu’un énième arrêt de Vladimir Cupara. Alors, certes, tout est compliqué en ce moment, mais il va bien falloir sortir de cette spirale à un moment ou à un autre. Clairement, un Mondial Egyptien ressemblant à l’Euro Norvégien serait sans doute le gong de fin pour beaucoup de choses mises en place depuis le retrait de Claude Onesta en 2016. A voir comment l’équipe de France peut s’éviter une nouvelle crise et rebondir après ces deux matches assez pauvres dans bien des domaines, si ce n’est la combativité ce soir. Car si tout le reste est défaillant, au moins, on a pu se rendre compte que les Bleus du jour avaient une vraie envie de réussir. Sauf que cela est loin de suffire.

 

A Créteil (FRA), Palais des Sports Robert Oubron
Le samedi 8 janvier à 17h00
France - Serbie : 26 - 26 (Mi-temps : 12-15)
Arbitres : MM Accoto Martins Daniel et Accoto Martins Roberto (POR)
Evolution du score : 2-4 5°, 5-5 10°, 7-6 15°, 8-10 20°, 11-14 25°, 12-15 MT - 15-17 35°, 17-19 40°, 20-22 45°, 22-24 50°, 24-25 55°, 26-26 FT.

Les réactions
Nedim Remili (Au micro de BeIN Sports) : « L’état d’esprit que l’on a montré sur la fin de match, c’est l’état d’esprit que l’on doit avoir pendant les 60 minutes. Après ce match nul est décevant sachant qu’on a perdu face à eux il y a trois jours. Maintenant on n’est pas en bonne position dans ces qualifications pour le prochain Euro et on connaissait l’énorme travail que l’on a à faire au niveau de la reconstruction. Aujourd’hui, malheureusement, on n’a pas su concrétiser tout ce que l’on fait de bien à l’entrainement et on est retombé dans nos travers et on balbutié notre Handball, c’est dommage. Mais j’insiste, il faut retenir cet état d’esprit que l’on a eu sur les 10 dernières minutes, on a mis énormément de volonté et même si on ne joue pas notre meilleur handball en tout cas on est allé au bout de nos actions pour avoir des tirs francs. Il faut continuer à travailler avec ce match dans 5 jours face à la Norvège. On a essayé de mettre en place des choses depuis novembre, on a changé des choses dans notre jeu, mais on a encore du mal à bien concrétiser tout ça. A bien mettre en place notre défense et nos systèmes offensifs et même sur nos montées de balles. Ca fait beaucoup de chantiers, c’est sûr, mais on ne va rien lâcher, on va continuer à peaufiner tous ces changements, les relations à 2 ou à 3 et surtout l’état d’esprit collectif. Ce résultat ne veut rien dire pour le Mondial, il nous met juste en mauvaise position pour la qualification pour l’Euro. »

Michael Guigou (Au micro de BeIN Sports) : « On voit sur ces deux premiers matches qu’il y a plein de choses à travailler. Des choses que l’on essaie de mettre en place mais qui prennent du temps. On a des joueurs qui reviennent du Final Four avec qui on a eu très peu de temps pour travailler, alors que les autres ont peut être un peu trop travaillé. On essaie de faire de notre mieux, ce soir c’est l’entame de match, on commence derrière de suite au niveau du score, les Serbes sont de suite en confiance, et puis ils jouent bien ! Il faut le reconnaître, même si c'est la Serbie et qu’elle est peut-être un peu moins reconnue et respectée, ils ont fait deux bons matches, alors on doit être capable de faire mieux, de mieux jouer, d’avoir plus de fluidité dans tout ce que l’on fait mais au moins, par rapport à l’état d’esprit que l’on a montré, on est dans le bon sens. Après dans quelques jours c’est la Norvège, c’est un autre niveau, c’est un autre challenge, mais je crois que par rapport aux absences et aux changements on ne part pas favori sur cette compétition, mais on des armes, et on va essayer de tout mettre en place dans les quelques jours qui nous restent. On savait que ce serait compliqué, mais à nous de faire du mieux possible par rapport à ces conditions-là. »

Guillaume Gille (Au micro de BeIN Sports) : « Clairement, je ne suis pas satisfait du résultat brut… On s’était donné comme objectif de renverser ce goal-average et de gagner ce match, malheureusement cela n’a pas pu être réalisé, mais c’est d’abord à mettre au crédit des Serbes qui ont fait deux matches très solides mais aussi face à nos défaillances et des errements qu’on a eu dans nombre de secteurs de jeu. On laisse passer nos chances, on n’exploite pas nos situations. Défensivement on avait du mal à prendre le pas sur cette attaque serbe qui jouait sur un rythme très lent et faisait durer ses attaques et face à qui on na pas su au dernier moment, couper une passe au pivot, arrêter un shooteur de loin et on s’est retrouvé à ne jamais mener les débats et donc en difficulté dans cette rencontre. Il faut quand même souligner l’état d’esprit du groupe qui s’est donné la possibilité d’avoir une balle pour gagner le match, mais une fois encore les gardiens Serbes ont fait la différence. »

Les statistiques du match
France
Gardiens : Gérard 6/30 dont 1/3 pen., Pardin 1/3
Joueurs : Rémili 3/5, Lagarde 1/2, Richardson 0/3, Mem 2/2, Tournat 0/0, Mahé 2/3, N’Guessan 4/10, Abalo 0/1, Guigou 2/3, L. Karabatic 3/3, Fabregas 5/7, Descat 4/6 dont 2/3 pen., Dipanda 0/0, Porte 0/2
Exclusions : Mahé 18', Descat 35'

Serbie
Gardiens : Cupara 13/38 dont 0/1 pen., Milosavljev 1/2 pen.
Joueurs : Vorkapic 1/2, Sretenovic 0/2, Abutovic 0/0, Pesic 0/0, Kolakovic 1/1, Radivojevic 4/5 dont 0/1 pen., Kukic 1/3, Sotic 1/1, Popovic 0/0, Nikolic 1/2, Marsenic 8/9, Orbovic 2/3, Obradovic 1/1, Djordjic 6/14 dont 2/2
Exclusions : Pesic 20', Marsenic 24', Obradovic 55', Kukic 58'. 

Le diaporama du match par S. Pillaud - FFHB 

 

On est mal, on est mal on est mal ! 

Euro

samedi 9 janvier 2021 - © François Dasriaux

 7 min 19 de lecture

On ne sait pas si l’Indien est dans la Ville, mais après le France- Serbie, on est à peu près sûr d’une chose : Le ver est toujours dans le fruit de la maison bleue… En concédant un match nul 26-26 dans tous les sens du terme face à cette Serbie qui les avait dominés de la tête et des épaules à Belgrade mardi soir, les Bleus vont partir pour disputer un Mondial et un premier match face à la Norvège avec beaucoup de doutes et très peu de certitudes…

 

On ne va pas s’amuser à commenter le match, car peu ou prou, la physionomie a été la même que mardi à Belgrade… Avec un peu plus d’envie dans le camp tricolore, un peu plus d’engagement surtout en fin de match, mais pour le reste, on a vu les même déficiences, les mêmes erreurs, les mêmes manques au niveau des gardiens de buts. Les mêmes erreurs défensives avec des isolations catastrophiques. Quand on se désaligne du bloc défensif, si on se fait passer, c’est tout l’édifice qui se trouve avec des trous béants. En attaque, toujours pas de liant, pas de lucidité sur les duels à jouer ou à ne pas jouer. On plonge dans toutes les chausse-trappes posées par la défense adverse et surtout le souci du demi-centre reste bien épineux. Entre Kentin Mahé qui sort d’une très longue blessure et qui ne semble pas en mesure de prendre sur ses épaules l’organisation du jeu tricolore. Et Nicolas Claire, sorti par le staff bleu sur ce match, qui n’a toujours pas trouvé sa place dans le fonctionnement offensif des Tricolores, ou Melvyn Richardson qui n’a pas joué demi depuis ses années juniors en équipe de France, le maitre du jeu ne semble pas être dans les 20 bleus actuels. Alors les arrières latéraux doivent se débrouiller entre eux pour s’ouvrir les espaces, et les ailiers attendent longtemps des décalages qui ne viennent jamais. On a vu encore et toujours les mêmes problèmes vus depuis la saison 2018-2019. Bref, les 3 jours de travail et le match de ce soir n’ont rien fait avancer pour la sérénité du groupe français.

 

Autre point qui interroge, quelque soit l’adversaire, il semble que les Bleus jouent toujours contre le meilleur gardien du monde. Qu’il soit Norvégien, Portugais, Serbe ou autre, que ce soit Milosavljevic mardi soir ou Cupara aujourd’hui, les Tricolores butent encore et encore sur le dernier rempart adverse avec une constance qui confine à l’entêtement… Le dernier tir plein centre sans opposition de Timothey N’Guessan qui aurait pu donner la victoire aux Bleus et ainsi cacher la misère sous le tapis de Robert Oubron n’a pas trouvé d’autre finalité qu’un énième arrêt de Vladimir Cupara. Alors, certes, tout est compliqué en ce moment, mais il va bien falloir sortir de cette spirale à un moment ou à un autre. Clairement, un Mondial Egyptien ressemblant à l’Euro Norvégien serait sans doute le gong de fin pour beaucoup de choses mises en place depuis le retrait de Claude Onesta en 2016. A voir comment l’équipe de France peut s’éviter une nouvelle crise et rebondir après ces deux matches assez pauvres dans bien des domaines, si ce n’est la combativité ce soir. Car si tout le reste est défaillant, au moins, on a pu se rendre compte que les Bleus du jour avaient une vraie envie de réussir. Sauf que cela est loin de suffire.

 

A Créteil (FRA), Palais des Sports Robert Oubron
Le samedi 8 janvier à 17h00
France - Serbie : 26 - 26 (Mi-temps : 12-15)
Arbitres : MM Accoto Martins Daniel et Accoto Martins Roberto (POR)
Evolution du score : 2-4 5°, 5-5 10°, 7-6 15°, 8-10 20°, 11-14 25°, 12-15 MT - 15-17 35°, 17-19 40°, 20-22 45°, 22-24 50°, 24-25 55°, 26-26 FT.

Les réactions
Nedim Remili (Au micro de BeIN Sports) : « L’état d’esprit que l’on a montré sur la fin de match, c’est l’état d’esprit que l’on doit avoir pendant les 60 minutes. Après ce match nul est décevant sachant qu’on a perdu face à eux il y a trois jours. Maintenant on n’est pas en bonne position dans ces qualifications pour le prochain Euro et on connaissait l’énorme travail que l’on a à faire au niveau de la reconstruction. Aujourd’hui, malheureusement, on n’a pas su concrétiser tout ce que l’on fait de bien à l’entrainement et on est retombé dans nos travers et on balbutié notre Handball, c’est dommage. Mais j’insiste, il faut retenir cet état d’esprit que l’on a eu sur les 10 dernières minutes, on a mis énormément de volonté et même si on ne joue pas notre meilleur handball en tout cas on est allé au bout de nos actions pour avoir des tirs francs. Il faut continuer à travailler avec ce match dans 5 jours face à la Norvège. On a essayé de mettre en place des choses depuis novembre, on a changé des choses dans notre jeu, mais on a encore du mal à bien concrétiser tout ça. A bien mettre en place notre défense et nos systèmes offensifs et même sur nos montées de balles. Ca fait beaucoup de chantiers, c’est sûr, mais on ne va rien lâcher, on va continuer à peaufiner tous ces changements, les relations à 2 ou à 3 et surtout l’état d’esprit collectif. Ce résultat ne veut rien dire pour le Mondial, il nous met juste en mauvaise position pour la qualification pour l’Euro. »

Michael Guigou (Au micro de BeIN Sports) : « On voit sur ces deux premiers matches qu’il y a plein de choses à travailler. Des choses que l’on essaie de mettre en place mais qui prennent du temps. On a des joueurs qui reviennent du Final Four avec qui on a eu très peu de temps pour travailler, alors que les autres ont peut être un peu trop travaillé. On essaie de faire de notre mieux, ce soir c’est l’entame de match, on commence derrière de suite au niveau du score, les Serbes sont de suite en confiance, et puis ils jouent bien ! Il faut le reconnaître, même si c'est la Serbie et qu’elle est peut-être un peu moins reconnue et respectée, ils ont fait deux bons matches, alors on doit être capable de faire mieux, de mieux jouer, d’avoir plus de fluidité dans tout ce que l’on fait mais au moins, par rapport à l’état d’esprit que l’on a montré, on est dans le bon sens. Après dans quelques jours c’est la Norvège, c’est un autre niveau, c’est un autre challenge, mais je crois que par rapport aux absences et aux changements on ne part pas favori sur cette compétition, mais on des armes, et on va essayer de tout mettre en place dans les quelques jours qui nous restent. On savait que ce serait compliqué, mais à nous de faire du mieux possible par rapport à ces conditions-là. »

Guillaume Gille (Au micro de BeIN Sports) : « Clairement, je ne suis pas satisfait du résultat brut… On s’était donné comme objectif de renverser ce goal-average et de gagner ce match, malheureusement cela n’a pas pu être réalisé, mais c’est d’abord à mettre au crédit des Serbes qui ont fait deux matches très solides mais aussi face à nos défaillances et des errements qu’on a eu dans nombre de secteurs de jeu. On laisse passer nos chances, on n’exploite pas nos situations. Défensivement on avait du mal à prendre le pas sur cette attaque serbe qui jouait sur un rythme très lent et faisait durer ses attaques et face à qui on na pas su au dernier moment, couper une passe au pivot, arrêter un shooteur de loin et on s’est retrouvé à ne jamais mener les débats et donc en difficulté dans cette rencontre. Il faut quand même souligner l’état d’esprit du groupe qui s’est donné la possibilité d’avoir une balle pour gagner le match, mais une fois encore les gardiens Serbes ont fait la différence. »

Les statistiques du match
France
Gardiens : Gérard 6/30 dont 1/3 pen., Pardin 1/3
Joueurs : Rémili 3/5, Lagarde 1/2, Richardson 0/3, Mem 2/2, Tournat 0/0, Mahé 2/3, N’Guessan 4/10, Abalo 0/1, Guigou 2/3, L. Karabatic 3/3, Fabregas 5/7, Descat 4/6 dont 2/3 pen., Dipanda 0/0, Porte 0/2
Exclusions : Mahé 18', Descat 35'

Serbie
Gardiens : Cupara 13/38 dont 0/1 pen., Milosavljev 1/2 pen.
Joueurs : Vorkapic 1/2, Sretenovic 0/2, Abutovic 0/0, Pesic 0/0, Kolakovic 1/1, Radivojevic 4/5 dont 0/1 pen., Kukic 1/3, Sotic 1/1, Popovic 0/0, Nikolic 1/2, Marsenic 8/9, Orbovic 2/3, Obradovic 1/1, Djordjic 6/14 dont 2/2
Exclusions : Pesic 20', Marsenic 24', Obradovic 55', Kukic 58'. 

Le diaporama du match par S. Pillaud - FFHB