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Des Bleuets d'une pâleur déconcertante !

Euro

vendredi 13 août 2021 - © Yves Michel

 4 min 59 de lecture

Parfois par manque d’engagement et de concentration, parfois par excès de suffisance, la France a été battue (29-26) par une équipe du Portugal qui sans être irrésistible, a montré un peu plus de discipline dans son jeu et a surtout été tirée vers le haut par son gaucher magique Francisco Costa (12 réalisations). Pour que l'’espoir d’accéder au tour préliminaire de l’Euro demeure parmi les joueurs d’Eric Quintin, il faudrait un miracle dimanche face à la Croatie. On aimerait que la lumière perce le brouillard dans lequel Matteo Fadhuile (photo de tête) pourtant le plus efficace avec ses 11 buts, et ses partenaires se sont perdus. Un vent de révolte est attendu. C'est finalement aux minots tricolores de créer leur propre météo !

Par le passé, on s’était sans doute trop bien habitué dès qu’une équipe de France jeunes pointait le nez à la fenêtre. Même dans la difficulté, on savait qu’il allait se passer quelque chose, qu’un trait de génie venu de n'importe où tirerait les autres vers le haut ou carrément les porterait sur ses épaules. Le Portugal a ce type de phénomène dans son effectif. Francisco Costa (photo du bas) et son bras gauche à réactions. L’arrière a du répondant dans toutes les situations. Quelle que soit la distance de tir, la posture et le placement de la défense qui espère le contrer. A lui seul, il a fait d’énormes dégâts chez les Bleus qui pourtant le connaissaient et depuis au moins les trois oppositions en prépa à St Malo, l’avaient identifié. « C’est vrai mais c’est un joueur de très haut niveau, capable de porter des ballons chauds, c’est le métronome de cette équipe, valide Pascal Bourgeais, aide de camp d'Eric Quintin et patron de la filière jeunes masculine. Dans ce type de match couperet, c’est ce genre de joueur qui fait la différence. Ce que nous n’avons pas. » Même si Matteo Fadhuile (photo de tête) a longtemps entretenu l’espoir grâce à ses fulgurances, son engagement et sa lucidité. Car c’est aussi ce qu’on peut reprocher à la plupart des joueurs tricolores. De céder trop rapidement au découragement, de manquer de patience dans la construction, de s’énerver à trop vouloir jouer au près face à un des meilleurs blocs centraux de leur génération et au final, tenter d’y aller seul et échouer. Ce grain de folie, on peut l’apporter quand les bases sont solides et que l’équipe est sûre de ses arrières. Mais quand dès la 5ème minute, Lou Derisbourg se permet un lob à 7 mètres pensant qu’il a un des 7 nains face à lui, on ne peut que réprouver. Le Nîmois pétri de tant de talent vaut bien mieux que cela ! D’ailleurs Eric Quintin le rappellera sur le banc où il restera une éternité avant de revenir sur la fin sans trop convaincre. 

Non, et c'est ce qui est rageant, la France n’a pas été archi dominée. Elle a le plus souvent offert le ballon (ou le bâton) aux Lusitaniens et s'est laissée corriger. Surtout que sans avoir été exceptionnelle pendant les trente 1ères minutes, elle pouvait rester sereine en regagnant les vestiaires (11-11). Avec côté stats, une meilleure efficacité au tir et en attaque que le Portugal. C’est justement à la reprise que l’histoire a commencé à bégayer. Quand les Français ont oublié leur collectif, quand Queiros puis Peleka par deux fois ont raté leurs tirs ou buté soit sur la défense, soit sur l’excellent portier Francisco Oliveira (11 arrêts) et qu’ils ont pris un 5-0. « Dans les quelques moments clé, on a lâché des ballons alors qu’on avait l’occasion de vraiment faire la différence et à ce niveau cela ne pardonne pas, les deux temps faibles en début de 1ère et de 2ème nous coûtent cher. Les Portugais ont imposé leur rythme et on n’a pas su s’adapter. » Les pertes de balle ont été préjudiciables, les fautes trop nombreuses (les Bleus ont été deux fois plus sanctionnés que leurs vis-à-vis). Mais ce qui peut encore laisser des regrets, c’est qu’à l’amorce des dix dernières minutes, avec deux petites longueurs à combler, les Français pouvaient encore y croire. Mais leur rêve a été vite éteint par des joueurs plus réalistes et plus disciplinés (29-26). « On se complique la situation, reconnait Pascal Bourgeais même si on a notre destin entre les mains. Le challenge est énorme, il faudra battre la Croatie de 3 buts (le Portugal s’est incliné face aux Croates 31-35), on y va pour se battre et continuer à progresser. Collectivement, on n’est pas prêt pour jouer tous les ballons et les jouer de manière approfondie et on l’a encore vu ce soir. Par moments, ça manquait d’unité et on retombait dans des duels qu’on a eu du mal à gagner. » On l’aura compris, les 2002-2003 sont encore en phase d’apprentissage. Cela risque de contraster dimanche avec l’adversaire croate qui lui, parait totalement bien rodé. Ce vendredi soir, les Autrichiens ont permis aux joueurs au maillot à damiers (qui ont accueilli dans leur staff un certain Igor Vori) de s’offrir une petite balade de santé. Plus 10 au compteur (37-27), et quand ce n’est par Barbic qui se révèle (comme la veille avec un 10/10) c’est Marin Bozicevic un arrière gaucher qui déclenche son bras dévastateur (avec un 9/9). On va quand même y croire pour les Français même si…. 

 



Tour Préliminaire – Euro M U19 

Halle des Sports de Koprivnica (Croatie), vendredi 13 août 2021

PORTUGAL – FRANCE                29-26   (mi-temps : 11-11)

arbitres : Ismail Metalari & Nenad Nikolovski (Macédoine)

France : Villain (4/14), Bonnat (8/26) – Queiros (0/1) Claire (1/3) Vescovo (3/4) Derisbourg (1/4) Vincent (4/7) Pimenta (3/3) Berthier (0/1) Fadhuile-Crepy (11/13 dt 4/4 à 7) Handjou-Thuilieu (1/1) Clay (1/1) Carrere, Pellen (1/1), Capelle (0/1), Peleka (0/3)

Evolution du score : 3-1 (5) 5-2 (10) 8-6 (15) 9-7 (20) 10-8 (25) 11-11 (MT) 15-12 (35) 18-16 (40) 21-19 (45) 23-21 (50) 26-22 (55) 29-26 (FIN)

Des Bleuets d'une pâleur déconcertante !  

Euro

vendredi 13 août 2021 - © Yves Michel

 4 min 59 de lecture

Parfois par manque d’engagement et de concentration, parfois par excès de suffisance, la France a été battue (29-26) par une équipe du Portugal qui sans être irrésistible, a montré un peu plus de discipline dans son jeu et a surtout été tirée vers le haut par son gaucher magique Francisco Costa (12 réalisations). Pour que l'’espoir d’accéder au tour préliminaire de l’Euro demeure parmi les joueurs d’Eric Quintin, il faudrait un miracle dimanche face à la Croatie. On aimerait que la lumière perce le brouillard dans lequel Matteo Fadhuile (photo de tête) pourtant le plus efficace avec ses 11 buts, et ses partenaires se sont perdus. Un vent de révolte est attendu. C'est finalement aux minots tricolores de créer leur propre météo !

Par le passé, on s’était sans doute trop bien habitué dès qu’une équipe de France jeunes pointait le nez à la fenêtre. Même dans la difficulté, on savait qu’il allait se passer quelque chose, qu’un trait de génie venu de n'importe où tirerait les autres vers le haut ou carrément les porterait sur ses épaules. Le Portugal a ce type de phénomène dans son effectif. Francisco Costa (photo du bas) et son bras gauche à réactions. L’arrière a du répondant dans toutes les situations. Quelle que soit la distance de tir, la posture et le placement de la défense qui espère le contrer. A lui seul, il a fait d’énormes dégâts chez les Bleus qui pourtant le connaissaient et depuis au moins les trois oppositions en prépa à St Malo, l’avaient identifié. « C’est vrai mais c’est un joueur de très haut niveau, capable de porter des ballons chauds, c’est le métronome de cette équipe, valide Pascal Bourgeais, aide de camp d'Eric Quintin et patron de la filière jeunes masculine. Dans ce type de match couperet, c’est ce genre de joueur qui fait la différence. Ce que nous n’avons pas. » Même si Matteo Fadhuile (photo de tête) a longtemps entretenu l’espoir grâce à ses fulgurances, son engagement et sa lucidité. Car c’est aussi ce qu’on peut reprocher à la plupart des joueurs tricolores. De céder trop rapidement au découragement, de manquer de patience dans la construction, de s’énerver à trop vouloir jouer au près face à un des meilleurs blocs centraux de leur génération et au final, tenter d’y aller seul et échouer. Ce grain de folie, on peut l’apporter quand les bases sont solides et que l’équipe est sûre de ses arrières. Mais quand dès la 5ème minute, Lou Derisbourg se permet un lob à 7 mètres pensant qu’il a un des 7 nains face à lui, on ne peut que réprouver. Le Nîmois pétri de tant de talent vaut bien mieux que cela ! D’ailleurs Eric Quintin le rappellera sur le banc où il restera une éternité avant de revenir sur la fin sans trop convaincre. 

Non, et c'est ce qui est rageant, la France n’a pas été archi dominée. Elle a le plus souvent offert le ballon (ou le bâton) aux Lusitaniens et s'est laissée corriger. Surtout que sans avoir été exceptionnelle pendant les trente 1ères minutes, elle pouvait rester sereine en regagnant les vestiaires (11-11). Avec côté stats, une meilleure efficacité au tir et en attaque que le Portugal. C’est justement à la reprise que l’histoire a commencé à bégayer. Quand les Français ont oublié leur collectif, quand Queiros puis Peleka par deux fois ont raté leurs tirs ou buté soit sur la défense, soit sur l’excellent portier Francisco Oliveira (11 arrêts) et qu’ils ont pris un 5-0. « Dans les quelques moments clé, on a lâché des ballons alors qu’on avait l’occasion de vraiment faire la différence et à ce niveau cela ne pardonne pas, les deux temps faibles en début de 1ère et de 2ème nous coûtent cher. Les Portugais ont imposé leur rythme et on n’a pas su s’adapter. » Les pertes de balle ont été préjudiciables, les fautes trop nombreuses (les Bleus ont été deux fois plus sanctionnés que leurs vis-à-vis). Mais ce qui peut encore laisser des regrets, c’est qu’à l’amorce des dix dernières minutes, avec deux petites longueurs à combler, les Français pouvaient encore y croire. Mais leur rêve a été vite éteint par des joueurs plus réalistes et plus disciplinés (29-26). « On se complique la situation, reconnait Pascal Bourgeais même si on a notre destin entre les mains. Le challenge est énorme, il faudra battre la Croatie de 3 buts (le Portugal s’est incliné face aux Croates 31-35), on y va pour se battre et continuer à progresser. Collectivement, on n’est pas prêt pour jouer tous les ballons et les jouer de manière approfondie et on l’a encore vu ce soir. Par moments, ça manquait d’unité et on retombait dans des duels qu’on a eu du mal à gagner. » On l’aura compris, les 2002-2003 sont encore en phase d’apprentissage. Cela risque de contraster dimanche avec l’adversaire croate qui lui, parait totalement bien rodé. Ce vendredi soir, les Autrichiens ont permis aux joueurs au maillot à damiers (qui ont accueilli dans leur staff un certain Igor Vori) de s’offrir une petite balade de santé. Plus 10 au compteur (37-27), et quand ce n’est par Barbic qui se révèle (comme la veille avec un 10/10) c’est Marin Bozicevic un arrière gaucher qui déclenche son bras dévastateur (avec un 9/9). On va quand même y croire pour les Français même si…. 

 



Tour Préliminaire – Euro M U19 

Halle des Sports de Koprivnica (Croatie), vendredi 13 août 2021

PORTUGAL – FRANCE                29-26   (mi-temps : 11-11)

arbitres : Ismail Metalari & Nenad Nikolovski (Macédoine)

France : Villain (4/14), Bonnat (8/26) – Queiros (0/1) Claire (1/3) Vescovo (3/4) Derisbourg (1/4) Vincent (4/7) Pimenta (3/3) Berthier (0/1) Fadhuile-Crepy (11/13 dt 4/4 à 7) Handjou-Thuilieu (1/1) Clay (1/1) Carrere, Pellen (1/1), Capelle (0/1), Peleka (0/3)

Evolution du score : 3-1 (5) 5-2 (10) 8-6 (15) 9-7 (20) 10-8 (25) 11-11 (MT) 15-12 (35) 18-16 (40) 21-19 (45) 23-21 (50) 26-22 (55) 29-26 (FIN)

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