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Dounia Abdourahim toujours partante pour faire gagner Toulon

LBE

jeudi 28 avril 2022 - © Laurent Hoppe

 4 min 58 de lecture

Contre Mérignac vendredi, pour la suite de la 23ème journée, l'arrière gauche trentenaire livrera l'une de ses dernières batailles avec le club varois. Après onze ans de vie commune, elle découvrira la saison prochaine le huppé championnat de Hongrie, à Siofok.

Toulon n'est plus concerné par la course au maintien, désormais circonscrite à Celles-sur-Belle et Fleury-les-Aubrais (5 points d'écart en faveur du HBCC). La formation varoise, onzième à quatre journées de la fin, restera dans l'élite à la rentrée... à la différence de l'une de ses figures. Arrivée du centre de formation de Metz en 2011, dans ce qui s'appelait encore Toulon/Saint-Cyr, Dounia Abdourahim quittera la rade dans un mois, à l'issue de sa onzième saison en bleu ciel. Une fidélité digne de ses ex-coéquipières Alexandra Bettacchini (arrêt en 2018) et Laurène Catani (partie en 2020), ponctuée de deux finales de Coupe de France à Bercy (gagnée en 2012 contre Le Havre, perdue en 2016 face à Brest), plus de 200 matches de championnat, et de soubresauts consécutifs à la fin de l'ère Thierry Vincent.

L'arrière gauche continuera sa carrière en Hongrie, où la vue sur la Méditerranée est moins imprenable... En février, elle a signé pour deux saisons (l’une ferme, l’autre en option) avec Siofok, sixième de la ligue magyare et francophile. Estelle Nze Minko, Gnonsiane Niombla et Camille Aoustin y sont passées ces dernières années.

Interrogée un soir où elle rentrait du supermarché, la vice-championne du monde juniors (2012) confie non pas la liste des commissions, mais celle de ses dernières envies avec le TMV. En priorité, battre Mérignac (9ème) au Palais des sports, ce vendredi (20 h), pour espérer grappiller un ou deux rangs au classement final.

 

Dounia, le maintien de Toulon étant acquis, les quatre matches restants compteront-ils pour du beurre ?

« On sort d'une série très compliquée, où on a joué les trois premiers du championnat. Là, on veut repartir sur une bonne dynamique. Ce n'est pas parce qu'on ne joue ''rien'' qu'on ne doit pas produire du beau jeu. On veut gagner des matches, on n'en a pas gagné énormément cette saison. C'est clairement notre objectif. Faire de bonnes prestations, reprendre confiance, reprendre le goût de la victoire. »

Six victoires en vingt-deux matches, est-ce clairement trop peu ?

« Oui, ce n'est pas beaucoup. Surtout qu'en première partie de saison, on perd des matches qu'on doit gagner. C'est ça aussi qui nous met dedans. Les derniers matches, on a pris de sacrés écarts, de grosses défaites qui font mal à la tête (-16 à Brest, -8 contre Paris, -10 à Metz)... On espère donc finir avec un meilleur visage, et produire du beau jeu sur les prochains matches. »

Considérez-vous à votre portée la réception de Mérignac (ce vendredi), le déplacement à Fleury-les-Aubrais (le 7 mai) ?

« Oui, il y a quelque chose à faire. Je pense que ce sont des matches plus abordables que contre Metz ou Brest, même si Mérignac est une équipe qui joue très bien au hand. On le voit dans leurs derniers résultats. Elles nous avaient battues au match aller (30-25, le 2 octobre). »

Onze saisons dans le même club, ce n'est pas banal de nos jours... Qu'est-ce que cela fait d'être une « historique » ?

« C’est énorme… Souvent, les filles se moquent de moi par rapport à ça (rires). J'ai un peu tout vécu à Toulon. Les premières belles années, que je n'oublie pas, la transition qui est compliquée. »

En quoi le Toulon de 2022 est-il différent de celui de 2011 ?

« Quand je suis arrivée, on gagnait la Coupe de France, on jouait la Coupe d'Europe. Après, il y a eu un changement de cycle. Aujourd'hui, on est dans un renouveau. Moi, étant là depuis longtemps, il y a des choses d'avant que je ne retrouve pas. Mais je ne veux pas cracher dans la soupe, parce que j'ai appris beaucoup ici. »

Vous allez connaître votre première expérience à l'étranger. A 30 ans, était-ce le moment ou jamais pour passer la frontière ?

« Le timing était parfait pour tenter cette aventure. J'ai toujours voulu jouer à l'étranger. Avant, pour des raisons personnelles, je ne pouvais pas partir. Là, clairement, c'est le bon moment. »

Qu'est-ce qui vous a convaincue de vous engager avec Siofok ? L'attraction du championnat hongrois ?

« Je ne m'étais pas fixée de club, je ne me suis pas dit ''Je veux aller là, là ou là''. Je voulais juste avoir un dernier challenge, un dernier projet qui me stimulait. Quand j'ai eu cette proposition, la question ne s'est pas posée. La Hongrie, c'est le meilleur championnat. »

Lorsque votre transfert a été rendu public, une photo de la signature conjointe avec votre coéquipière Hawa N'Diaye (pivot, internationale sénégalaise) a circulé. Vous étiez-vous concertées ?

« Plein de monde pense ça, mais on n'a pas du tout signé ensemble ! Hawa a été contactée, a signé quelques semaines avant, et Siofok m'a fait une proposition après. C'est pour ça que c'est incroyable ! »

Une coéquipière pour vous accompagner, est-ce une chance pour bien vous acclimater ?

« Exactement ! Hawa, c'est comme ma sœur. On se doute bien que ça ne va pas être facile. Qu'on se soutienne l'une l'autre, je trouve ça trop bien ! »

Etes-vous déjà impatiente d'affronter les autres Françaises qui évoluent en Hongrie ? Celles de Györ, par exemple ?

« J'en ai parlé avec Laura (Glauser). C'est trop bien aussi. J'ai vraiment hâte ! »

Vous ne comptez que six sélections en équipe de France A, pendant le mandat d'Alain Portes (2013). Auriez-vous aimé en avoir plus ?

« Je n'ai pas de regret, j'ai fait des choses magnifiques. Evidemment, j'aurais aimé continuer à performer pour à y rester, mais je me suis blessée (rupture des ligaments croisés début 2015) au moment où l'équipe de France a explosé. Le destin a voulu que les choses se soient déroulées comme ça. En tant que joueuse et compétitrice, c'était une fierté de jouer en équipe de France. »

Dounia Abdourahim toujours partante pour faire gagner Toulon 

LBE

jeudi 28 avril 2022 - © Laurent Hoppe

 4 min 58 de lecture

Contre Mérignac vendredi, pour la suite de la 23ème journée, l'arrière gauche trentenaire livrera l'une de ses dernières batailles avec le club varois. Après onze ans de vie commune, elle découvrira la saison prochaine le huppé championnat de Hongrie, à Siofok.

Toulon n'est plus concerné par la course au maintien, désormais circonscrite à Celles-sur-Belle et Fleury-les-Aubrais (5 points d'écart en faveur du HBCC). La formation varoise, onzième à quatre journées de la fin, restera dans l'élite à la rentrée... à la différence de l'une de ses figures. Arrivée du centre de formation de Metz en 2011, dans ce qui s'appelait encore Toulon/Saint-Cyr, Dounia Abdourahim quittera la rade dans un mois, à l'issue de sa onzième saison en bleu ciel. Une fidélité digne de ses ex-coéquipières Alexandra Bettacchini (arrêt en 2018) et Laurène Catani (partie en 2020), ponctuée de deux finales de Coupe de France à Bercy (gagnée en 2012 contre Le Havre, perdue en 2016 face à Brest), plus de 200 matches de championnat, et de soubresauts consécutifs à la fin de l'ère Thierry Vincent.

L'arrière gauche continuera sa carrière en Hongrie, où la vue sur la Méditerranée est moins imprenable... En février, elle a signé pour deux saisons (l’une ferme, l’autre en option) avec Siofok, sixième de la ligue magyare et francophile. Estelle Nze Minko, Gnonsiane Niombla et Camille Aoustin y sont passées ces dernières années.

Interrogée un soir où elle rentrait du supermarché, la vice-championne du monde juniors (2012) confie non pas la liste des commissions, mais celle de ses dernières envies avec le TMV. En priorité, battre Mérignac (9ème) au Palais des sports, ce vendredi (20 h), pour espérer grappiller un ou deux rangs au classement final.

 

Dounia, le maintien de Toulon étant acquis, les quatre matches restants compteront-ils pour du beurre ?

« On sort d'une série très compliquée, où on a joué les trois premiers du championnat. Là, on veut repartir sur une bonne dynamique. Ce n'est pas parce qu'on ne joue ''rien'' qu'on ne doit pas produire du beau jeu. On veut gagner des matches, on n'en a pas gagné énormément cette saison. C'est clairement notre objectif. Faire de bonnes prestations, reprendre confiance, reprendre le goût de la victoire. »

Six victoires en vingt-deux matches, est-ce clairement trop peu ?

« Oui, ce n'est pas beaucoup. Surtout qu'en première partie de saison, on perd des matches qu'on doit gagner. C'est ça aussi qui nous met dedans. Les derniers matches, on a pris de sacrés écarts, de grosses défaites qui font mal à la tête (-16 à Brest, -8 contre Paris, -10 à Metz)... On espère donc finir avec un meilleur visage, et produire du beau jeu sur les prochains matches. »

Considérez-vous à votre portée la réception de Mérignac (ce vendredi), le déplacement à Fleury-les-Aubrais (le 7 mai) ?

« Oui, il y a quelque chose à faire. Je pense que ce sont des matches plus abordables que contre Metz ou Brest, même si Mérignac est une équipe qui joue très bien au hand. On le voit dans leurs derniers résultats. Elles nous avaient battues au match aller (30-25, le 2 octobre). »

Onze saisons dans le même club, ce n'est pas banal de nos jours... Qu'est-ce que cela fait d'être une « historique » ?

« C’est énorme… Souvent, les filles se moquent de moi par rapport à ça (rires). J'ai un peu tout vécu à Toulon. Les premières belles années, que je n'oublie pas, la transition qui est compliquée. »

En quoi le Toulon de 2022 est-il différent de celui de 2011 ?

« Quand je suis arrivée, on gagnait la Coupe de France, on jouait la Coupe d'Europe. Après, il y a eu un changement de cycle. Aujourd'hui, on est dans un renouveau. Moi, étant là depuis longtemps, il y a des choses d'avant que je ne retrouve pas. Mais je ne veux pas cracher dans la soupe, parce que j'ai appris beaucoup ici. »

Vous allez connaître votre première expérience à l'étranger. A 30 ans, était-ce le moment ou jamais pour passer la frontière ?

« Le timing était parfait pour tenter cette aventure. J'ai toujours voulu jouer à l'étranger. Avant, pour des raisons personnelles, je ne pouvais pas partir. Là, clairement, c'est le bon moment. »

Qu'est-ce qui vous a convaincue de vous engager avec Siofok ? L'attraction du championnat hongrois ?

« Je ne m'étais pas fixée de club, je ne me suis pas dit ''Je veux aller là, là ou là''. Je voulais juste avoir un dernier challenge, un dernier projet qui me stimulait. Quand j'ai eu cette proposition, la question ne s'est pas posée. La Hongrie, c'est le meilleur championnat. »

Lorsque votre transfert a été rendu public, une photo de la signature conjointe avec votre coéquipière Hawa N'Diaye (pivot, internationale sénégalaise) a circulé. Vous étiez-vous concertées ?

« Plein de monde pense ça, mais on n'a pas du tout signé ensemble ! Hawa a été contactée, a signé quelques semaines avant, et Siofok m'a fait une proposition après. C'est pour ça que c'est incroyable ! »

Une coéquipière pour vous accompagner, est-ce une chance pour bien vous acclimater ?

« Exactement ! Hawa, c'est comme ma sœur. On se doute bien que ça ne va pas être facile. Qu'on se soutienne l'une l'autre, je trouve ça trop bien ! »

Etes-vous déjà impatiente d'affronter les autres Françaises qui évoluent en Hongrie ? Celles de Györ, par exemple ?

« J'en ai parlé avec Laura (Glauser). C'est trop bien aussi. J'ai vraiment hâte ! »

Vous ne comptez que six sélections en équipe de France A, pendant le mandat d'Alain Portes (2013). Auriez-vous aimé en avoir plus ?

« Je n'ai pas de regret, j'ai fait des choses magnifiques. Evidemment, j'aurais aimé continuer à performer pour à y rester, mais je me suis blessée (rupture des ligaments croisés début 2015) au moment où l'équipe de France a explosé. Le destin a voulu que les choses se soient déroulées comme ça. En tant que joueuse et compétitrice, c'était une fierté de jouer en équipe de France. »

Résultats de la dernière journée

Jour.  Equ Rec  Equ Vis  Score  Stats  Date 
#26 Besançon Brest 30 24 21/05/2022 20:00
#26 Fleury les Aubrais Celles sur Belle 31 30 21/05/2022 20:00
#26 Dijon Mérignac 28 23 21/05/2022 20:00
#26 Paris 92 Metz 20 25 21/05/2022 20:00
#26 Bourg de Péage Chambray 28 34 21/05/2022 20:00
#26 Nantes Toulon 35 29 21/05/2022 20:00
#26 Nice Plan de Cuques 26 26 21/05/2022 20:00

Prochaine journée

Journée  Equ Rec  Equ Vis  Date 
Aucune journée supplémentaire

Classement

Place Journée  Equipe  MJ  Vic  Nul  Déf 
1 Metz 78 26 26 0 0
2 Brest 68 26 21 0 5
3 Paris 92 63 26 18 1 7
4 Besançon 61 26 17 1 8
5 Nantes 58 26 16 0 10
6 Chambray 53 26 12 3 11
7 Nice 51 26 11 3 12
8 Dijon 47 26 10 1 15
9 Bourg de Péage 43 26 17 1 8
10 Mérignac 42 26 6 4 16
11 Toulon 42 26 8 0 18
12 Plan de Cuques 38 26 5 2 19
13 Celles sur Belle 34 26 3 2 21
14 Fleury les Aubrais 32 26 3 0 23