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Triste fin...

Pas dans le rythme, pas forcément avec une envie de tous les instants, les Bleus se sont inclinés cet après-midi pour la médaille de bronze. Comme souvent dans ce Mondial, la France a pris la tempête d'entrée de jeu, avec une défense pour le moins défaillante devant des gardiens vraiment en mal d'arrêts, et une attaque butant un peu systématiquement sur un Kasper Hvidt, par contre très en réussite dans les buts danois.

Cologne, envoyé spécial

Même si la suite fut un peu moins sombre, rien n'a pu calmer l'envie danoise de monter sur le podium et finir ainsi cette compétition sur une note positive. Les Français avaient perdu toutes leurs ambitions et leur volonté dans le France - Allemagne de jeudi... Dommage, une médaille de bronze aurait validé deux semaines certes inégales, mais toujours intenses. Ce soir, la fin de la fête est vraiment triste...

Et les Bleus tout autant : "On n'était pas ensemble. Et ils avaient plus envie que nous, c'est tout". Michael Guigou est abattu. Les yeux perdus dans le vide, la voix monocorde, le Montpelliérain, s'il a pour sa part réussi un match plein (six buts et une volonté offensive tenace), sait que les Bleus ont laissé passer leur chance de monter à nouveau sur un podium mondial. "On finit sur rien du tout. C'est vraiment une compétition à oublier très vite".

Surprise à froid, agressée, gênée dans le développement de son jeu, et menée 4-11 après 14 minutes de jeu, l'équipe de France est revenue deux ans en arrière, pratiquement jour pour jour : lors du match pour la troisième place du Mondial tunisien, les Bleus étaient alors bousculés par la Tunisie, avec exactement la même marque au tableau de score. Avant de revenir et d'arracher le bronze sur le fil. "Mais cette fois c'était contre le Danemark, une équipe qui joue très bien au handball et qui sait parfaitement gérer son avance quand elle mène", analyse Jérôme Fernandez.

Avec un Omeyer transparent et 15 buts encaissés en 20 minutes, les Bleus ont pris le pire des départs, plus mauvais encore que celui contre l'Islande qui leur avait coûté une défaite inattendue au premier tour. A six buts derrière à la mi-temps, l'affaire était déjà bien mal engagée. Certes, les Français ont bien recommencé à y croire dans la deuxième partie de seconde mi-temps en tentant le coup de poker d'une défense tout-terrain et d'un pressing agressif très haut. Mais la tactique, bien trop gourmande en énergie, n'a fait illusion qu'un temps. Et la France a baissé pavillon.

Pourtant, entre jeudi et le match d'hier, les hommes d'Onesta avaient pu bénéficier de deux jours de coupure. Deux jours pour se reposer, deux jours pour panser les blessures à l'âme et au corps après cette maudite demi-finale perdue contre l'Allemagne. Mais deux jours aussi pour gamberger, refaire encore et toujours le match dans la tête, commenter les décisions d'arbitrage. "On s'est usés à parler de cette défaite, poursuit Jérôme Fernandez. Et c'est sans doute cela qui nous coûte le début de match".

Quatrième de ce rendez-vous planétaire alors qu'elle restait sur trois médailles consécutives (championne du monde en 2001, puis deux fois troisième en 2003 et 2005), l'équipe de France gardera de ce Mondial allemand un goût d'inachevé. Et si elle peut invoquer le contexte, l'arbitrage ou une organisation l'obligeant à de fréquents trajets en bus pour rejoindre les sites de compétition, il n'en reste pas moins qu'elle doit tout simplement apprendre à vivre avec son nouveau statut : "Nous sommes arrivés en Allemagne avec l'étiquette de favori, résume Jérôme Fernandez. Et à chaque match, nous n'étions plus l'équipe de France, mais les champions d'Europe, les hommes à battre".

Un rêve est passé, mais un autre commencera à se dessiner dès demain matin. Car au-delà de la préparation du prochain Euro, en janvier 2008 en Norvège, c'est bien celui de l'or olympique, qui s'est toujours refusé à la France, qui va faire pendant 18 mois pétiller les yeux des Bleus.

Olivier STEPHAN

A Cologne, KölnArena
Le 4 janvier 2007 à 14h00
France - Danemark : 27 - 34 (Mi-temps : 15-21)
19 000 Spectateurs
Arbitres :
MM KRISTIC et LJUBIC (Slovénie)

Statistiques du match
France
Joueurs :
2 FERNANDEZ Jerome 6/8
3 DINART Didier
4 BURDET Cedric
5 GILLE Guillaume 0/3
6 GILLE Bertrand 2/3
8 NARCISSE Daniel 5/9 dont 1/1 pen.
11 GIRAULT Olivier 0/1
13 KARABATIC Nikola 5/11
14 KEMPE Christophe 1/2
18 ABATI Joel 1/4
19 ABALO Luc 1/3
21 GUIGOU Michael 6/9 dont 3/3 pen.

Gardiens :
1 PLOQUIN Yohann 1/5
16 OMEYER Thierry 8/38 dont 0/4 pen.

Danemark
Joueurs :
5 LEEGAARD Per 5/6
6 JORGENSEN Lars 1/2
7 JENSEN Jesper 1/2
8 RASMUSSEN Lars
9 CHRISTIANSEN Lars 9/11 dont 4/4 pen.
10 MADSEN Lars Moller 3/3
14 KNUDSEN Michael V. 4/5
17 STRYGER Soren 3/3
18 OECHSLER Anders 2/5
19 NODDESBO Jesper 4/6
23 BOLDSEN Joachim 2/7
24 LINDBERG Hans

Gardiens :
1 HVIDT Kasper 15/41 dont 0/3 pen.
20 HENRIKSEN Peter 0/1 pen.

Photos Christian Carl

Handzone
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