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Christophe MARECHAL : " Dans le club où je suis j'ai envie d'avancer... "
Christophe MARECHAL : " Dans le club où je suis j'ai envie d'avancer... "
27 Février 2002 | France > LFH

Trois de l'après midi, au lendemain du dernier match de l'ESBf en ligue des champions.
Christophe Maréchal, l'emblématique entraîneur du club bisontin entame la dernière ligne droite d'un mois riche en émotions.
A bientôt 40 ans, " Tito " forme avec son adjoint Stéphane DELERCE le premier binôme ententiste qui permit aux noirs et rouges de s'illustrer doublement (championnat et coupe)en 2001.
Dans son étroit bureau du palais des sports, situé au rez de chaussée; son bunker comme il aime à l'appeler, Christophe me reçoit avec convivialité. Un café ?
Les traits tirés par des jours de coaching et une trop courte nuit, il dresse le bilan d'une demi-saison rythmée de matchs capitaux passés et à venir.
Un avenir qu'il sait depuis peu lié au club bisontin jusqu'en 2004.


"On n'était pas loin des grosses cylindrées européennes..."


Y.D: Christophe, peut tu nous tirer un premier bilan de l'ESBf en ligue des champions ?
C.M: C'est dur de faire un bilan 24 heures après le dernier match... . Mitigé !
Si on est pessimiste, on va souligner la non-qualification en quarts de finales; Ce qui était quand même un objectif largement abordable, avec le groupe que l'on avait et puis au avec les matchs que l'on a effectués.
D'une manière simpliste, on peut dire qu'à deux buts près on était qualifiés; ou plutôt à quelques secondes près !
Puisque à Zalau on  prend un but à 30 secondes de la fin et que chez nous Zalau égalise également à 40 secondes de la fin.
Si ces matchs là s'étaient transformés en  deux victoires, on aurait été en 1/4 de finales. Mais on ne va pas refaire le monde... avec des si, on n'avance pas !
Après si l'on se veut optimiste, on a prouvé que l'on n'était pas loin des grosses cylindrés européennes... on s'est quand même qualifié en poule. Ce qui n'était pas simple au départ; le Bekkelagets d'Oslo au second tour de qualification n'était pas simple à battre.
La preuve, Bekkelagets est toujours en course dans la seconde compétition européenne... c'était un gros morceau !
Donc déjà là, on a rempli un  premier contrat qui était celui de la qualification en poules. Et comme l'appétit venant en mangeant, et en ne se sentant pas loin au niveau du jeu, l'on peut regretter de ne pas passer en quarts.
Je n'ai pas suffisamment de recul pour savoir ce qui nous a manqué de plus, mais à chaque fin de match, en faisant le bilan avec Stéphane (DELERCE), on s'est aperçu que l'on manquait un peu de cohésion sur la base arrière; de relation à 2 ou à  3,  qui nous permettrait d'avoir une grosse régularité sur ces postes là.
A notre décharge, Stanka (BOZOVIC) est là depuis cette année, Myriame SAID MOHAMED également, et Carmen (AMARIEI) qui même si elle est ici depuis l'année dernière n'a véritablement commencé à jouer que depuis début novembre. Donc trois joueuses qui ne jouent ensemble que depuis trois mois !
Alors il est vrai que Sophie (HERBRECHT) et Steph (FIOSSONANGAYE)étaient déjà là l'année dernière, mais la cohésion de cette base arrière là n'était pas suffisamment forte pour pouvoir espérer gagner largement les matchs...
On s'est aperçu sur beaucoup de matchs que l'on était souvent et longtemps à match nul; et que par moment, quand la base arrière commençait à perdre des matchs, on pataugeait, et on prenait 3-0 ou 4-0 et ensuite, l'on ramait un petit peu pour revenir.
Par contre, il est vrai que la base avant n'a pas beaucoup changé depuis l'année dernière, soit CASTIONI, TERVEL et ANTIC.
On sent que les relations base arrière, base avant fonctionnent, les actions de la gardienne de but sur la base avant; Les relances également, mais ça ne suffit pas, ça suffit en championnat de France pour mettre de gros écarts mais pas en Champion's league !


"...les équipes adverses sont certainement mieux préparées que nous physiquement."

Y.D: Ce sont donc pour toi les seules et principales sources de déception ?
C.M: 
La cohésion de la base arrière et deuxième problème, le replis défensif. On n'est pas habitués à prendre autant de buts sur le replis défensif; sur le jeu rapide. On et souvent plus habitués à marquer sur le jeu rapide.
Alors cela peut s'expliquer par la condition physique, les équipes adverses sont certainement mieux préparées que nous physiquement.
Ayant plus de joueuses pros, elles peuvent mieux récupérer et s'entraîner différemment.
Alors que nous on a une hétérogénéité du niveau physique trop importante. Donc ça c'est certainement un deuxième défaut pour le très haut niveau.
Le replis défensif n'est pas bon à cause d'une pat du niveau physique  et d'autre part car l'on a deux joueuses de la base arrière qui sont physiquement grandes et âgées pour l'une d'elle.
Donc le replis défensif de Stanka (BOZOVIC) et quelquefois déficient ou performant, mais pas pendant une heure. Steph' et Carmen c'est pareil, donc ces trois joueuses là n'ont pas un replis régulier, et comme en champion's league l'adversaire monte la balle régulièrement, à l'image des DEVOLT, FARCAU qui sont capables de courir une heure en continu et que tu troue une défense sur replis défensif, il est sûre qu'à la fin  du match tu te retrouve en difficulté.
Alors on va essayer d'y remédier le plus vite possible. Car Metz joue rapidement aussi !
En points positifs: Nous avons des joueuses qui progressent individuellement.
Carmen revient à un bon niveau; pas encore très bon, mais bon niveau ! Steph' qui galère cette année avec beaucoup de blessures met beaucoup moins de temps quand elle se blesse à revenir à son meilleur niveau; Ça c'est intéressant !
Alex est certainement la joueuse la plus régulière avec Val' et Svet: Ces 3 joueuses là sur cette compétition on démontré qu'elles avaient vraiment le niveau européen.
Ensuite, TERVEL qui est une joueuse en devenir alterne le bon et le moins bon; elle est capable de faire des choses extraordinaires, mais elle doit progresser dans la régularité de son jeu et notamment sur le pourcentage  de réussite au tir. Elle est quelquefois en échec sur des tirs plutôt faciles alors que d'autres fois, sur des tirs plus difficiles elle est performante, mais avec elle, je suis confiant, car c'est une grosse travailleuse; Un joueuse intelligente, qui je pense va encore progresser.
Myriam SAID MOHAMED s'est bien intégrée dans le groupe; in petit peu tard c'est vrai, mais à cause de l'équipe de France, on n'a pas toujours pu être tout le temps ensemble, mais elle et rentré dans un rôle de meneuse du groupe; Je l'aime voir évoluer au centre. Et de matchs en matchs elle s'affirme comme une des meilleures joueuses.
Et puis Sophie HERBRECHT à qui l'on a donné beaucoup de responsabilités au début de saison... mais il ne faut pas oublier que c'est une joueuse née en 1982; aux championnats du monde, aucune joueuse née en 1982 n'a bénéficié d'autant de temps de jeu que Sophie !
C'est une bonne défenseuse; très dure sur la femme, un petit peu en difficulté sur les relations avec les autres autour... ça c'est un petit peu dommage, mais on sent qu'elle progresse.
Et puis en attaque, on sent également que c'est une joueuse pleine d'avenir, mais il faut qu'elle fasse le tri sur ce qu'elle fait.
Par moment elle fait trop de choses et quelquefois pas suffisamment. Elle doit faire des choix plus judicieux mais cela ne peut se faire qu'avec plus d'expérience, ça viendra.
Donc moi, j'ai eu beaucoup e satisfactions individuelles. Je crois que les joueuses progressent individuellement, mais il faut que la cohésion soit là, c'est pourquoi il faut conserver beaucoup de joueuses la saison prochaine.

" Il n'y a pas de solution miracle ! "

Y.D: En as tu voulu au mondial féminin; était il bien placé ?
C.M:
En tant que programmateur, comme tous les ans, ce fut difficile à gérer ! Après, tu pourrais me dire que ce fut le même problème pour toutes les autres nations (Ukraine, Roumanie...).
Mais nous ne sommes peut être pas habitués à gérer ça suffisamment.
Cela ne fait que trois ans que l'équipe de France est au meilleur niveau; que 3-4 ans que les clubs français doivent gérer ce phénomène alors que les clubs des autres nations sont plus habitués et disposent de beaucoup de joueuses professionnelles.
Il n'y a pas des secrets !
Alors que nous en étant semi-pro nous ne pouvons obliger les filles à faire un trait sur le 25 décembre ou le 1er janvier.
Il n' y a pas de solution miracle !
Je crois que Philippe Gardent a les mêmes soucis. Quand l'on entend CAZAL se plaindre et dire que le challenge Marrane est mal placé; juste avant les championnats d'Europe, l'on peut aussi penser que c'est une super compétition pour préparer le championnat.
Dans cette période là, lorsqu'il y a une compétition importante; en janvier, il n'y a pas de secrets, il faut travailler fin décembre...et ce n'est pas simple !

Y.D: Et si je rajoutais à ton calendrier une coupe de la ligue ?
C.M:
Je suis pour ! Parce que je pense que médiatiquement c'est intéressant, en plus cela nous fait des matchs contre des équipes intéressantes, qui comme Dijon peuvent nous créer des soucis.
Moi, ce que je souhaiterai, c'est jouer plus souvent des matchs contre Metz et les 3 ou 4 grosses équipes, afin de faire progresser Besançon et ces 3 ou 4 grosses équipes.
Donc trouver une formule avec des play-off...mais il est sûre que si l'on obtient une formule à 12 clubs...?

Y.D: une formule calquée sur celle des garçons ?
C.M: IL est sûr que 8 équipes qualifiées chez  les filles se serait trop, mais 6 équipes ce serait largement suffisant.

" Metz et Besançon ont encore passé un cap "
Y.D: Pense tu que l'on pourra y voir les mêmes surprises ? A l'image de la qualification surprise de Dunkerque face à Montpellier ?
C.M:
Dunkerque !?? Une surprise ?!! Ils sont quand même second du championnat.
Pour moi ce n'est pas une surprise, c'est quand même un des premiers clubs à être passé professionnel, c'est un club très structuré; un club qui travaille et qui dispose d'un important centre de formation; qui a des budgets qui tiennent la route.
Donc le résultat de Dunkerque n'est pas surprenant, même si Montpellier a encore un peu d'avance.
Chez les féminines, je pense que Dijon à l'image de Dunkerque a une très belle équipe, Nîmes sans ses nombreuses blessées a également une très belle équipe.
Le problème du handball féminin, c'est que Metz et Besançon ont encore passé un cap. Vous avez un certain niveau, et le niveau de Metz et Besançon a encore progressé, celui de derrière aussi, mais il existe toujours une différence entre Metz - Besançon et les autres équipes.
Mais on n'est pas pour autant à l'abri d'une défaite avec la coupe d'Europe, les blessures...
Là, si on perd à Metz mercredi, il va falloir aller jouer à Nîmes avec un moral dans les chaussettes !

Y.D: Le professionnalisme, est-ce la condition sine qua non pour voir un club français fréquemment représenté dans le dernier carré européen de cette champion's league ?
C.M:
C'est une condition, mais pas la seule, il faut aussi former des jeunes joueuses.
On a actuellement un gros problème de formation. On obtient certes un meilleur niveau de jeu au sortie des centres qu'auparavant, mais les 18-21 ans sont encore un peu jeunes pour évoluer en D1, en témoigne l'incorporation de jeunes joueuses; on ne dispose quelquefois de peu de joueuses plus expérimentées.
Il faudrait que l'on ait des formations adéquates pour nous sortir des joueuses capables d'évoluer en plus grand nombre en D1.
Le problème des centres de formation est aussi celui des études: Le handball n'est pas un sport suffisamment riche pour  que l'on se permette de dire à des joueuses: Stop les études !
Il faut trouver des formules alliant le sport de haut niveau et les études de bon niveau.
On sait que les études de très haut niveau (math sup', math spé ou les hautes écoles de commerce) ne sont pas compatibles avec le sport de haut niveau.
Ainsi, on voit souvent des joueuses qui a 18 ans arrête le hand en pensant ne pas pouvoir mener études et handball de front.
Après, effectivement, arrivé à des filles qui a 23-24 ans, diplômes en poche, mettent leur carrière professionnelle entre parenthèses pour s'investire pendant 6-7 ans dans le hand, avec des salaires décents; il faudra je pense en passer par-là.
Mais pour passer par-là, ce n'est plus 2 ou 3 millions de budget, masse salariale oblige !
Pour qu'une fille accepte ce marché du professionnalisme, il faut au moins dépasser les 8000 francs par mois, en dessous c'est se foutre du monde !
Par rapport aux sacrifices consentis: le physique, 40 week-ends mobilisés au minimum par an, une vie de famille réduite...
Et puis le hand, c'est éphémère, le nerf de la guerre c'est l'argent !
Idem pour les centres de formation, il faut des cadres compétents; former des cadres, les embauchés à plein temps, car le mec qui sort du boulot après une grosse journée de travail pour partir entraîner les gamines ne peut pas toujours être efficace.
Donc le handball féminin progresse, il sera néanmoins très dur de rattraper d'autres sports, du fait de la concurrence, mais il ne faut pas lâcher.
Ne pas rester amateur dans l'âme; se dire c'est bien, ça suffit, on est bien où on est .
Moi, ce n'est pas mon point de vue. Dans le club où je suis, j'ai envie de travailler.

Y.D: As tu remarquer des évolutions dans cette édition 2001-2002 de cette champion's league ?
C.M: J'ai été agréablement surpris par l'arbitrage à l'extérieur.
J'avais eu l'impression qu'à Skopje, Pogdorica et Lubjana (dernière participation de l'ESBf à la C.league) on s'était fait voler sur les premiers matchs; peut être était-ce dut à notre inexpérience en C.league.
Une inexpérience qui nous avait aussi servi, nous avions bénéficié de notre non-notoriété européenne pour créer la surprise.
Maintenant, on sait qu'à l'extérieur il y a toujours un petit désavantage quand je re visionne les vidéos, je m'aperçois que l'on se fait toujours un petit peu arranger, mais je trouve que l'arbitrage a progressé.
Sinon, il y a plus de joueuses, le jeu va lui aussi plus vite.

Y.D: Le professionnalisme des arbitres de handball, tu l'espère ; car pour l'instant au vu des indemnités perçues, même en élite européenne, il faut vraiment voir le hand comme une passion...
C.M: J'espère qu'ils sont passionnés ! Et je le pense.
Après la passion a ses limites, j'ai été passionné, mais le hand n'était pas mon métier. A un moment donné, je n'en pouvais plus; je manquai de rigueur, e réflexion, de recul.
Donc l'arbitrage , c'est pareil, il est normal qu'ils soient indemnisés, même si je ne connais pas le montant de leurs indemnités.
Oui, dans un avenir proche j'espère qu'ils deviennent professionnels.

Y.D: Quelle est ton analyse sur les qualifiés aux quarts de finales ?
C.M: j'ai été surpris par la sortie de Lubjana, la non-qualification de Niederoserreich et Dunaferr, quant tu vois ces trois derniers clubs éliminés, tu n'as pas à rougir de ton élimination. Ces trois clubs de super niveau... .
Mais on termine dernier de la poule et ça, ça me fait mal. A un but près on avait une troisième place plus conforme à notre parcours, cela aurait aussi récompensé les galères que l'on a vécu...on aurait mérité un autre classement.

Y.D: Dans 72 heures vous allez disputer un match probablement capital pour la saison 2002 de l'ESBf, si tu devais analyser le jeu messin...
C.M:
Beaucoup, beaucoup de qualités individuelles, toutes les joueuses ont de gros, gros points forts.
Le jeu collectif messin n'est pas... . Elles n'ont presque pas besoin d'un jeu collectif très huilé, dans la mesure où tu as une DUCHEMANN qui a tous moments peut tirer en toutes les positions; c'est leur meilleure joueuse.
Une LUDWIG à l'aile qui fait parti des meilleures joueuses du monde à ce poste; Elle a un jeu extraordinaire, des tirs variés et va aussi bien intérieur qu'extérieur; toujours devant en montée de balle.
Une SELEMBAROM qui est l'une des meilleures buteuses de Metz avec un jeu plus classique, mais avec un superbe pourcentage de réussite aux tirs , donc une très, très bonne joueuse.
Même si dans la façon elle fait toujours pareil, elle le fait très bien. Quant elle va prendre un tir extérieur, elle va bien le prendre.
Ensuite on retrouve des joueuses avec des grosses qualités physiques comme CENDIER et BUBALO qui pèsent sur des matchs en faisant beaucoup de un contre un , donc des dangers potentiels à tous moments.
Une WENDLING qui fait parti des meilleures pivots au monde, aussi bonne en attaque qu'en défense.
Il y a vraiment des joueuses dangereuses à tous les postes. Tu ne peux pas te permettre de te relâcher ou alors il faut vite te reprendre derrière !
Il est vrai que nous également avons de bonnes joueuse à tous les postes, mais je pense qu'en qualité individuelle on est encore un petit peu dépendants à certains postes.
Une SAID-MOHAMED est une joueuse qui individuellement ne peut pas faire la différence sur un match par rapport à une BUBALO, à une CENDIER, par contre elle a des qualités autres, comme la vision du jeu, l'intelligence tactique.
Sa faculté à prendre des trous de souris. Mais elle dépend des autres.
Tu voit une Carmen, une FIO. Ou une BOZOVIC, elles sont dangereuses si les arrières sont au top.
Alors que Metz, CENDIER et 4 joueuses sur le dos ou une BUBALO ou une DUCHEMANN; Ces quatre joueuses là, même SZABO qui si elle joue contre nous quelques secondes uniquement sur son tir costal, elle est capable de nous mettre le feu très vite.
Individuellement, Metz est très, très fort !
Mais nous avons aussi des jeunes pas mal non plus, et je pense que Val (NICOLAS) est en grande forme, donc sur ce point, on a un avantage, en tous cas je l'espère.

Y.D: Tu es quand même capable e leurs réserver quelques surprises?
C.M: Je ne sais pas, Metz et Besançon se connaissent bien, les joueuses également.
Tu veux que je fasse une défense tout terrain à 12 mètres ?!
Comme je le disait précédemment, les joueuses adverses on des qualités physiques et techniques très fortes, donc si on fait ça , on va exploser.
Et puis si on prend en strict DUCHEMANN, on laisse de la place à BUBALO et à CENDIER.   
En plus, entre coachs, nous disposons chacun de toutes les vidéos de l'autre.
Non, on va jouer sur nos points forts: notre défense, le secteur central; ça va plus se jouer sur la volonté, sur le rapport de force à certains postes et sur les duels tireurs gardiens que sur la tactique pure.

Y.D: As tu déjà composé ta feuille de match ?
C.M: Elle est déjà composée parce que j'ai des blessées, donc Sandrine (DELERCE) blessée ne jouera pas, mais Raph (TERVEL) sera là, et dernière modification par rapport à l'équipe alignée dimanche, je devrai trancher entre MAIROT et BOURNEZ avec une préférence pour l'instant à la première citée.

Y.D: Sur le plan personnel, comment va tu vivre ces prochaines heures ?
C.M:
Il faut que je me calme; il faudra que je me calme.
De suite, je vas refaire une séance vidéo , puis j'irai voir comment sont les filles lors de leur séance de récupération.
J'aurai été moins inquiet si nous avions gagné hier, mais là on termine l'Europe un petit peu déçues.
Ce qui m'inquiète, c'est cette fin de match, qui en général, quelque soit le contexte, l'arbitrage ou les blessures est souvent fluctuante durant une quinzaine de secondes où l'on se fait surprendre.
Si cela nous arrive mercredi soir...le tir qu'a pris Sophie (à Zalau) j'espère qu'il va nous servir !
Nous avons fait 6 matchs de très haut niveau, que Metz n'a pas fait, donc j'espère que cette expérience là va nous permettre de marcher sur Metz !
Après on est certainement un petit peu moins frais que Metz...
Donc sur le plan perso, il faut que je me repose un petit peu, si je peux faire un cross; je n'aime pas ça mais je vais me forcer à en faire un afin de dégager un peu d'énergie.
Mais on part demain à 13 heures et cela ne nous laissera que peu de temps.
Il est vrai que depuis un mois , nous commençons à nous habitués à ces départs post-matchs de 4 jours, ce qui nous permet de disposer de joueuses pros; au vert.
Quant à moi, je ne me repose pas ou très peu durant ces déplacements, car tu prépare la mise au vert, les vidéos, les entretiens avec les joueuses; des joueuses qui veulent te voir à tous moments pour te parler de motifs divers et variés...et ça use.
Mais ça fait aussi parti du deal. Donc demain, il faudra que l'on reparte de Metz en étant maitre de notre destin.

© Yannis Drapier
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