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Une demi, du champagne et un jour de repos
Une demi, du champagne et un jour de repos
23 Janvier 2008 | International > Euro

Place à l’Allemagne pour les Français avec l’intention bien affichée de prendre de suite le billet pour Lillehammer à l’issue de ce choc du groupe II. Sauf que prendre le dessus sur les Champions du Monde en titre, si jubilatoire que cela puisse être après la demi-finale de Cologne, n’était pas annoncé comme une joyeuse partie de campagne. La détermination et l’engagement devraient être au plus haut niveau pour les Bleus pour contrer cette Manschaft qui a démontré durant cet Euro de jolies qualités dans le jeu et dans le tempérament.

Tout le monde s’attendait à une jolie partie de manivelle d’entrée de match, et personne n’a été déçu ! Les seuls à la fête étaient Thierry Omeyer coté Bleu et Henning Fritz coté Allemand. Les tireurs étaient totalement hypnotisés devant les parades des deux portiers au point, comme Holger Glandorf, de ne même plus trouver le cadre. Au bout de 11 minutes de jeu, le score de 1 partout parlait de lui-même, le spectacle avait été surtout défensif et d’une belle intensité dans les duels et les rapports de force.

Mais imperceptiblement la France commençait à trouver ses marques en attaque ; Luc Abalo jouait les fils de l’air avec quelques inventions sorties tout droit de son poignet magique et de son esprit inventif, Nikola Karabatic malgré ses échecs ne se décourageait pas et finissait par trouver la faille et malgré quelques jolis mouvements finissant le plus souvent sur la côte droit avec le duo Glandorf – Kerhmann, la France se trouvait installée devant un joli matelas de 4 buts d’avance à 8 minutes de la fin de la première période.

L’Allemagne n’avait d’autres solutions que de ressortir la bonne vielle boîte à claque avec en distributeur N°1 un Oliver Roggish reparti sur sa lancée du dernier mondial. Cela payait quelque peu puisque les ballons ainsi récupérés  face à une équipe de France lâchant trop vite ses munitions offensives étaient convertis en buts qui ramenaient l’Allemagne au contact en fin de première période. L'exécuteur de ses contre-attaques assassines était un Florian Kerhmann toujours aussi vif sur le sujet.

Heureusement pour le spectacle, l’option coups dans la bouche et faucheuse au jambes n’allait pas pouvoir œuvrer bien longtemps en seconde période, Oliver Roggish prenait un rouge après avoir savamment coupé Luc Abalo en deux sur un tir de l'aile. Débarrassés du central allemand, plus près de porter le tablier que le short,  les Français arrivaient à reprendre un peu le jeu mais sans jamais faire dans la sérénité, Henning Fritz se chargeant de stopper les possibilités d’envolées au score des Bleus.

On faisait dans le match tendu et âpre à défaut d’un spectacle chatoyant. Chaque but français devait être arraché au forceps et à ce jeu, le duo Jérôme Fernandez – Nikola Karabatic savait lâcher le bras, même à la limite du refus de jeu les missiles arrivaient à faire mouche. Restait tout de même à finir proprement le travail, sans se faire peur comme la veille face à l’Espagne. Et la peur, Jérôme Fernandez ne va pas la connaître, lui qui va aller tirer un jet de 7 mètres alors que pratiquement tout le monde regarde ses chaussures, et après une énorme présence dans le jeu "Fernand" décochait un gros missile coté droit de Fritz et la messe était définitivement dite, les 3 buts d’écart restaient bien plantés dans le haut du Spektrum de Trondheim.

Demain, face à la Hongrie les gros bras de l’équipe de France vont pouvoir souffler et avec en fait deux jours de repos pour les joueurs cadres du groupe, il est évident que cette victoire sur l’Allemagne, même si elle est très belle et assez savoureuse pour le groupe France, qui après Magdeburg et l’Islande peut oublier un peu Cologne et l’Allemagne, le plus important est certainement que la France est bel est bien en demi-finale avant même le dernier match de poule et ce avec la première place du groupe assurée. La demi va pouvoir être abordée du mieux possible et les Français peuvent s’offrir une petite coupe en souvenir de Cologne, sans être effacé, le match du Mondial a pris quelques rides ce soir en Norvège.

A Trondheim, Spektrum
Le 23 janvier 2008 à 18h15
France - Allemagne : 26 – 23 (Mi-temps : 11-10)

2 000 spectateurs
Arbitres :
MM POLADENKO Viktor et CHERNEGA Igor (Russie)

Statistiques du match

Réactions
Thierry Omeyer

C’était un France Allemagne a l’ancienne avec des défenses très serrées d’entrée et avec un enjeu très spécial par rapport à l’année dernière. Mais il y a eut aussi des belles choses, le match s’est joué à la confiance avec une très bonne défense et le fait que Michael Kraus marque 6 buts a finalement peu d’importance puisqu’il été quasiment le seul à marquer. On s’est un peu lancé des piques entre Allemands et Français, mais c’est resté courtois et à la fin on s’est tous félicités.

Cédric Paty
C’est vraiment bien, arriver à prendre cette demi-finale à l’issue de ce match est hyper important en vu de la gestion des organismes. Le physique commence à être atteint et le fait de pouvoir faire souffler les cadres demain sera à coup sur un atout de plus pour aller au bout. Personnellement, je ne me suis pas posé de question, même si je suis rentré à un moment important du match, j’ai fait du mieux possible, c’est mon boulot c’est tout ! Demain je pense que je vais avoir beaucoup plus de temps de jeu, mais il ne faut pas se tromper, ce match on va le jouer le plus sérieusement possible, même ne faisant tourner, il est hors de question de le brader.

Daniel Narcisse
Tout le monde est content, c’était un match hyper important, il nous fallait ces deux points pour pouvoir être tranquille. Avec une grosse défense devant un « Titi » plus que présent on a fait ce qu’il fallait car les matches face aux Allemands sont toujours très viril et agressifs. On a su garder les bons ballons quand il le fallait et au final il y a énormément de choses positives à retirer de ce match et à garder pour la suite de la compétition. On va aller au bout de cette aventure en équipe, ceux qui joueront plus demain savent que c’est ensemble que l’on doit aller chercher le titre. Cela n’effacera pas Cologne car ce n’est pas la même compétition mais si on gagne le titre, il est sur que cela sera beaucoup moins présent dans nos têtes.

© François Dasriaux
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