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S'il ne doit en rester qu'un, ce devrait être Ciudad Real
S'il ne doit en rester qu'un, ce devrait être Ciudad Real
25 Avril 2009 | Europe > Champion's League

Avec son voyage dans le nord de l’Allemagne, Ciudad Real se devait non seulement de marquer un peu les esprits hanséatiques en vue du match retour mais aussi de relever le gant du reste de l’Europe face à la surpuissance de la Bundesliga dans cette édition 2008-2009 de la Champion’s League. Si Hambourg avait lâché l’affaire en championnat abdiquant dans la semaine un titre de toute façon promis au voisin de Kiel depuis longtemps, la donne était totalement différente pour la reine des compétition européenne, demi-finaliste la saison dernière perdant face à cette même équipe de Ciudad Real, le HSV ambitionnait clairement de faire mieux cette saison. La preuve en était la rentrée de Bertrand Gille, pourtant touché assez sérieusement aux côtes, mais qui après la blessure du vétéran Dimitri Torgovanov devait reprendre du service avec une protection sur le torse pour limiter les risques d’aggravation.

Avec ce retour, d’entrée de match l’attaque hambourgeoise prenait des couleurs, premier, deuxième but, le pivot français montrait que malgré sa blessure il serait là pour le combat. Comme en plus il était le fer de lance d’une très inhabituelle mais très efficace 3-3 défensive pour une équipe allemande, Hambourg se promenait un peu dans le premier quart d’heure du match. Pour mettre Ciudad dans le rouge il fallait un Bertrand Gille, un Guillaume Gille ressortant son costal devant Didier Dinart et un Blazenko Lackovic profitant du moindre espace laissé par sa stricte pour enquiller, mais il fallait aussi et surtout un Johannes Bitter de gala qui enchaînait les parades comme dans un rêve pour offrir un matelas de 5 buts d’avance au HSV.

Même une petite prestation de Krystof Lijewski ne faisait pas tâche dans la furia allemande, Ciudad devait attendre que la tempête se calme pour essayer de sortir la tête. Le calmant ultime pour les espagnols s’appelait Arpad Sterbik, enchaînant les parades décisives l’ex portier serbe permettait à ses couleurs de revenir dans le match petit à petit. La défense remise en place par ce changement de portier, restait à l’attaque à prendre la mesure de cette 3-3 et surtout de ce diable de Bitter toujours aussi percutant et démonstratif dans les buts du HSV. Mais en s’appuyant sur une défense centrale en acier avec le duo Pajovic – Dinart, facilitant les arrêts pour Arpad Sterbik, Ciudad Real allait tranquillement mais sûrement refaire tout son retard en « collant » un 5-1 sur la fin de période pour être totalement dans la course à la pause avec un 13-12 pour Hambourg annonçant la grande bagarre pour le deuxième acte de ce match aller.

Si le début de match avait été la fête de la Baltique, le début de seconde période était la fête de la Mancha ! Le mythique Olafur Stefansson marquait dans toutes les positions, la défense allemande ne bloquait plus les ailiers et un Siareh Rutenka devenu définitivement un pivot dans cette équipe de Ciudad et à l’autre bout du terrain, Arpad Sterbik continuait son show, même pire qu’un show puisqu’il fallait quasiment un exploit à chaque tir pour que les joueurs de Hambourg puissent prendre le dessus sur ce diable de gardien. Logiquement après son retour de nulle part de fin de première période et son emprise sur le début de la seconde, le BM s’offrait à son tour un gros trou de 5 buts d’avance à son tour.

Même si Ciudad jouait presque 8 minutes en suivant en infériorité numérique, les visiteurs tenaient le match, la seule façon d’essayer d’enrayer la marée noire pour Martin Schwalb était de lancer Per Sandstrom dans les buts du HSV, le gardien suédois imitait parfaitement le début de rencontre de Johannes Bitter et trouvait enfin la solution pour enrayer la domination espagnole. Boostés par les arrêts de leur gardien, les Hambourgeois retrouvaient enfin des vertus offensives, Bertrand Gille arrivait à se sortir de la tenaille, Guillaume Gille organisait, défendait et marquait comme dans son rêve croate, et Hambourg a son tour sortait de son retard de 5 buts pour reprendre un petit but d’avance à l’entame du money time.

Mais sachant parfaitement que maintenant tout allait se jouer sur le match retour, Ciudad Real tuait le temps, prenait ses distances par rapport au combat que Hambourg voulait lui imposer et c’est finalement lui qui trouvait les ressources pour s’imposer sur cette fin de match d’un tout petit but. Il faudra donc que les frères Gille et leurs coéquipiers aillent s’imposer de 2 buts en Espagne la semaine prochaine, un grand challenge qui à l’évidence ne sera pas simple à réaliser. Ciudad Real a prouvé que même en étant le seul club non germanique, il faudrait être diablement fort pour lui arracher son trophée.

A Hambourg, Color Line Arena
Le samedi 25 avril 2009 à 17h00
HSV Hamburg – BM Ciudad Real : 29 - 30 (Mi-temps : 13-12)
13 000 Spectateurs
Arbitres :
MM Péter Horváth et Balazs Marton (Hongrie)

HSV Hamburg :
Gardiens:
Bitter
Sandström
Joueurs :
Grimm 1, Bertrand Gille 4, Guillaume Gille 5, Lindberg 6, 3p, Krzysztof Lijewski 2, Pascal Hens 2, Marcin Lijewski 1, Torgovanov, Stefan Schröder 2, Torsten Jansen 2, Blazenko Lackovic 4, Matthias Flohr

Ciudad Real:
Gardiens:
Hombrados
Sterbik
Joueurs :
Viran Morros, Dinart 1, Pajovic 1, Metlicic, Abalo 2, Stefansson 4, Rutenka 6, Chema Rodríguez 2, Kallman 6, Alberto Entrerríos 6, Jerome Fernández 1, García Parrondo 1

© François Dasriaux
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