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Hasanefendic:"Revenir en France ? Pourquoi pas !"
Hasanefendic:"Revenir en France ? Pourquoi pas !"
25 Janvier 2013 | International
Depuis un peu plus d’un an et son éviction de Gummersbach (Allemagne), Sead Hasanefendic a repris son bâton de pèlerin à la conquête d’un nouveau challenge ou d’un club qui voudra l’accueillir. Rencontre sur ce mondial espagnol, avec le plus français des entraîneurs croates. 

A 64 ans, Sead Hasanefendic n’est toujours pas rassasié. Le Croate a donné trente ans de sa vie au handball et la passion demeure intacte. Le globe-trotter qui est passé par de nombreux clubs  (voir plus bas) et qui a été limogé de Gummersbach en décembre 2011, n’entend pas pour autant, rester les bras croisés. Un club, une sélection, en Europe avec pourquoi pas un retour en France ou l’Afrique, il est prêt à étudier toutes les propositions intéressantes. 

Depuis un an, vous êtes sans activité, il n’y a un certain manque ? 
Je suis resté lié à Gummersbach jusqu’à la fin de la saison dernière même si je n’entraînais plus l’équipe. Mais c’est vrai que cela me manque, le handball fait partie intégrante de ma vie et je comble mon inactivité par les voyages et ma présence dans les grands championnats comme ici en Espagne. 

Avez-vous une idée derrière la tête ? 
Pas spécialement. Si j’avais voulu, j’aurais pu retrouver rapidement du travail mais prendre du recul a été nécessaire car très sincèrement, je ne suis motivé que pour des grandes choses. A Gummersbach par exemple, j’ai toujours visé l’excellence. 

Gummersbach, c’est une plaie qui est en vous ? 
Ceux qui m’ont viré, ont fait n’importe quoi. Même si économiquement c’était difficile, ils ont sans cesse vendu des joueurs-clé et se sont contenté de peu. Sur ce championnat du Monde, deux jeunes prometteurs (Wiencek, Fäth) sont passés par Gummersbach. Ils ont à peine 23 ans. Eux, ne voulaient pas quitter le club, ce sont les dirigeants qui s’en sont séparés ! Ils ont fait pareil avec moi malgré mes six ans de présence et les trois coupes d’Europe gagnées. 


8 clubs, 5 sélections, la réputation de mercenaire vous a un peu collé à la peau…
Ah mais vous êtes dur avec moi. On m’a aussi appelé globe-trotter et j’aime plutôt cela. Ma carrière est longue, mon 1er titre en tant que joueur, c’était en 1978 avec Sarajevo. En tant qu’entraîneur, j’ai gagné beaucoup de trophées. Donc c’est normal d’avoir bougé. 

Est-ce que votre philosophie du jeu a changé ? 
J’ai toujours pensé que le jeu était comme une pièce de théâtre dans laquelle chaque joueur avait un rôle précis. Quelquefois, certains ne sont pas contents du rôle que l’entraîneur, le metteur en scène veut leur faire tenir. Le déroulement d’un match ne souffre d’aucune approximation. Tout le monde doit être en place. Il y a des rôles qui prennent plus la lumière et des missions plus obscures. Mais chacun a son importance. 

Vous avez passé plus de dix ans en France, ne regrettez-vous pas d'en être parti ?
C’est avant tout un chemin professionnel. Je n’ai pas à regretter mon départ. Je n’exclue pas non plus, de revenir un jour en France. Je connais son handball, les gens qui gravitent autour, la langue et j’ai en général des bons souvenirs. 

Votre passeport est déjà bien rempli…
Le meilleur passeport pour moi serait celui de "citoyen du monde" car j’ai constamment voyagé. J’ai une maison en Alsace, je passe beaucoup de temps en France. C’est pour cela que je dis qu’un retour dans un club français me conviendrait fort bien. Je suis un challenger mais il me faudrait adhérer à un projet qui tient la route avec une équipe très ambitieuse. 

Vous seriez séduit par le projet parisien par exemple ? 
(rires) Je ne veux pas prendre la place de Philippe Gardent, rassurez-vous mais jouer contre cette équipe m’intéresserait. Montpellier a régné pendant beaucoup d’années, personne, même Chambéry, n’osait l’attaquer. Maintenant le rôle est pris par le Paris Saint Germain et on a vu que Montpellier semblait résigné ! Donc, j’aimerais être l’entraîneur qui relève le défi, comme l’a fait Nantes en coupe de la Ligue à Paris. 

Alors, quelles équipes vous intéresseraient-elles ? 
Mais, toutes ! Vénissieux était 11ème quand je suis arrivé là-bas. On a fait le doublé coupe-championnat, deux ans plus tard. C’est une question de moyens c’est vrai mais aussi de mentalité et de rigueur. Nantes par exemple, est sur cette voie-là. Moi, je serais content d’être à Créteil ou à Ivry pour mener à bien, un vrai projet. Ces clubs ont une tradition et surtout un vécu au niveau du handball. Mais je ne veux piquer la place de personne. 


Un parcours bien rempli... comme entraîneur de club:

US Créteil (1987–1989) - doublé coupe et championnat en 1989
Vénissieux (1989-1992)- Coupe en 1991 et doublé coupe et championnat en 1992
SG Hameln (1993-1995) - vice-champion d'Allemagne 1994
Vitrolles (1995-1996)
Ivry (1996-1997) - championnat en 1997
Celje (1998-2000) - 2 doublés coupe et championnat slovènes 
Granollers (2000-2002) 
Gummersbach (2002-2004)
Gummersbach (2008-2011) - Coupe de l'EHF en 2009 - coupe des coupes en 2010 et 2011 - entraîneur de la saison 2010 

... comme sélectionneur

Bosnie
Suisse (3 ans)
Tunisie  (2004-2008) - 4ème du Mondial 2005 - championnat d'Afrique 2006
Serbie  (2009-2010)
© Yves Michel
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