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Metz pleure à chaudes larmes
Metz pleure à chaudes larmes
12 Mai 2013 | Europe

Les Messines en ont rêvé... Holstebro l'a fait. Battues par le club danois en finale retour de la Coupe EHF (28-33), sur un écart supérieur à leur succès de l'aller (31-35), elles passent à un but du premier trophée européen de leur histoire. La désillusion est immense, tant pour les Dragonnes de Sandor Rac que pour leurs supporters.

Il n'y a jamais eu autant foule aux Arènes de Metz. 5274 spectateurs, selon le décompte officiel, contaminés par une jaunisse vestimentaire. Alors, forcément, quand la marque s'est figée sur ce 28-33 favorable à Holstebro, il n'y a jamais eu autant de larmes versées qu'en ce dimanche 12 mai 2013. Nina Kanto a éclaté en sanglots, les yeux d'Yvette Broch et de quelques autres étaient embués, Svetlana Ognjenovic a eu un mouvement de recul lorsque l'intendance d'Holstebro a débouché le champagne sur le tapis rouge protocolaire.

Ces instantanés sont à la hauteur de la détresse partagée par toute une équipe, tout un public. Le Metz Handball ne sera pas le cinquième club français à graver son nom sur le socle d'une Coupe d'Europe féminine. Et Raphaëlle Tervel, couronnée la veille en Ligue des Champions avec Györ, sera la seule Tricolore au palmarès continental cette année. La marge de quatre buts (31-35), rapportée de la Grakjaer Arena il y a une semaine, s'est évaporée alors que la Coupe EHF était à portée de mains, posé sur la table de marque. « Pardon pour ce qu'on a fait » implore Gervaise Pierson, dont les seize parades ont entretenu le rêve. « C'est une énorme déception, appuie Sandor Rac, son entraîneur. C'est le travail d'un an qui se perd. C'était impossible de perdre un match comme ça... »

Pourtant, les Dragonnes ont craqué dans l'ultime ligne droite de leur épopée. La magie qui avait ensorcelé Astrakhan lors du quart de finale retour (33-19), puis Zalau en demie (34-15 et 26-21), s'est retournée contre elles. « On a perdu collectivement, dit l'arrière droit Marie Prudhomme. C'est un tout : on a perdu les balles trop facilement, on a raté des tirs, les arbitres n'ont pas sifflé les penaltys quand il le fallait ». La paire turque incriminée en a tout de même accordé sept à Metz, un de moins qu'à Holstebro. Mais Paule Baudouin et Svetlana Ognjenovic, un échec chacune, en ont raté un de plus que le binôme Norgaard / Kristiansen. « Ca ne pardonne pas, soupire Sandor Rac. Ce type de matches se joue sur des détails... »

Des approximations, sa troupe en a aussi abusé en seconde mi-temps. Envahies par le trac en jeu placé, à l'image de la base arrière dans son ensemble, moins rigoureuses défensivement que durant les vingt minutes initiales, les coéquipières de Nina Kanto ont encaissé un 5-0 prémonitoire (de 15-15, 31' à 15-20, 37'). En infériorité numérique, de surcroît. Malgré quelques fulgurances, trop rares, de Liscevic et Andryushina, elles n'ont jamais pu réduire l'écart en dessous de trois unités. Difficile de prétendre à meilleur sort en faisant des politesses à Ann Grete Norgaard et Louise Burgaard dans les duels. Ca devient carrément impossible quand Mette Gravholt, non contente de faire du zèle au pivot, file en contre-attaque sans opposition.

« Au Danemark, on a été bon en contre et montée de balle. Notre point fort là-bas a été notre point faible chez nous » déplore le coach messin. La constance d'Holstebro en déplacement, elle, ne se dément pas. Pour se hisser en finale de leur championnat et de la Coupe EHF, les Danoises étaient allées s'imposer à l'extérieur. En poursuivant sur leur lancée, elles offrent au Team Tvis (né en l'an 2000) le premier titre de sa jeune existence. « C'est fantastique, exulte la meneuse allemande Anna Loerper. Nous avons toujours cru que nous pouvions rattraper notre retard ». Sans doute autant que Metz a cru pouvoir préserver son capital de départ... « Il faut que Fleury paie pour ça » jure Gervaise Pierson, déjà tournée vers les deux échéances nationales restantes. Début de réponse dès mercredi (20h45), au Palais des Sports d'Orléans, pour la finale aller du championnat de France. Tout juste le temps de sécher les larmes...

METZ – HOLSTEBRO (DAN) : 28-33 (14-15)
5274 spectateurs.
Arbitres : MM. Erdogan et Ozdeniz (TUR).
Aller : 31-35 (Holstebro vainqueur).

METZ
Andryushina 2/9 ; Gonzalez Ortega 2/3 ; Kanto (capitaine) 3/4 ; Liscevic 4/10 ; Ognjenovic 5/8 (4/5 penaltys) ; Piéjos 1/2 ; puis P. Baudouin 1/2 (sur penalty) ; Broch 5/6 ; Luciano 1/3 ; Pidpalova 2/4 ; Prudhomme 1/2.
Gardiennes : Pierson (16/49 arrêts en 60') puis Glauser (1').
2 minutes : Kanto (13' et 28'), Andryushina (33'), Luciano (35'), Broch (54').
13 pertes de balle.
Réussite au tir : 53 %.
Entraîneur : Sandor Rac.

HOLSTEBRO
Burgaard 4/10 ; Gravholt 5/8 ; Kristiansen 12/16 (5/5 penaltys) ; Loerper 2/7 ; Norgaard 7/12 (2/3 penaltys) ; Stefansdottir 1/2 ; puis Andersen 1/1 ; Heindahl 1/1 ; Jonsdottir 0/1.
Gardiennes : Toft (capitaine, 14/41 arrêts en 59') puis Lundsby (0/1 en 1').
2 minutes : Heindahl (11' et 21'), Burgaard (35' et 45'), Kristiansen (39').
8 pertes de balle.
Réussite au tir : 57 %.
Entraîneur : Nils Nielsen Agesen.

Evolution du score : 1-1 (4') ; 5-4 (11') ; 5-6 (15') ; 8-7 (20') ; 11-13 (25') ; 14-15 (29') ; 15-15 (31') ; 15-20 (37') ; 17-20 (38') ; 20-24 (43') ; 21-26 (47') ; 23-26 (50') ; 24-30 (55').

© Laurent Hoppe
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