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Coupe d'Europe : Mélissa Agathe goûte au haut-niveau
Coupe d'Europe : Mélissa Agathe goûte au haut-niveau
13 Mars 2015 | Europe

Présentation des quarts de finale de Coupe des vainqueurs de Coupe.
Comme l'an passé, Fleury tentera de se qualifier pour le dernier carré de la C2 face aux Russes de Zvenigorod. Et Mélissa Agathe, talent très prometteur au physique pas encore sculpté, sera une arme non négligeable. A 20 ans, rien ne l’effraie.

Pour mieux cerner le futur, rien ne vaut parfois un petit retour dans le passé. Finale de la Coupe de la Ligue, le 22 février dernier. Fleury, pourtant favori, pioche face à Mios-Biganos-Bègles, qui mène de trois buts à sept minutes du terme. En tribunes car expulsée, la capitaine Gnonsiane Niombla ne tient pas en place. Sous ses yeux entre alors Mélissa Agathe, 20 ans, au relais de Marta Mangué, l'une des cinq meilleures joueuses du monde. Et l’arrière droit ne se pose pas de questions : trois buts en quatre minutes, dont un plein de sang-froid sur penalty. Fleury recolle. Et voilà le club loiretain qui soulève un deuxième trophée en neuf mois.

Ce court récit situe assez vite la qualité de la jeune fille. « Une buteuse, une passeuse hors-pair en montée de balle comme au pivot, avec une super vision du jeu », énumère Fred Bougeant, son coach. Un sang-froid dingue, aussi, ce qui n’est pas évident quand on dispute sa première véritable saison avec les grandes (aucun match de Championnat manqué). « Je sais ce que je fais et ce serait oublier que j’ai donné beaucoup de responsabilités à Pradel, Baudouin, Signaté, Piéjos, Tounkara, Niombla… », souligne le coach loiretain. Toutes des internationales. Mélissa Agathe, elle, a squatté toutes les sélections jeunes, au côté par exemple de Marie Prouvensier. Mais sa maturation sera plus longue, sans doute.

Arrivée de la Réunion en 2011, celle qui peut jouer sur les trois postes d’arrière a déjà eu besoin d’un temps d’adaptation, accompagnée de sa sœur Marie-Laure, depuis repartie dans les îles. « Et on ne mesure pas à quel point c’est difficile, c’est comme un changement de pays et il faut prendre le temps », explique Bougeant. Progressivement, la métisse pointe son sourire aux entraînements avec les pros, puis aux matches, avançant pas à pas. « J’apprends beaucoup au quotidien avec des joueuses comme Marta Mangué et Barbosa qui me conseillent énormément, assure-t-elle. Des placements, des trucs en défense, des choix… » L’entraînement, ça n’a pourtant pas toujours été son fort, elle-même l’avoue, timide. « Il faut me pousser un peu. Fred est un peu plus gentil avec moi car c’est ma première année avec la D1 mais il sait que j’ai besoin d’être motivée, il me comprend. Et je sais ce qu’il attend de moi. »

La réponse croule sous la logique : « Qu’elle travaille. » Dans un domaine surtout. Le physique. Car celle qui passe un diplôme d’éducatrice sportive a « 7-8 kilos en trop et des efforts à faire », juge le coach. « Mentalement, je grandis, répond l’intéressée. On compte de plus en plus sur moi, je prends confiance, je réfléchis moins et je fais plus attention à moi. » Et Fred Bougeant de filer la métaphore : « On ne peut pas fonctionner avec la carotte et lui dire : "Si tu ne fais pas d’efforts, tu ne joueras pas." Je lui donne un peu à manger, lui fait goûter un peu le haut-niveau afin qu’elle ait envie de faire les efforts pour devenir une très grande joueuse. » Le pari est en passe d’être gagné puisque un contrat « très longue durée » (Bougeant), son premier en pro, lui sera proposé en fin de saison. A écouter Mélissa Agathe parler de sa soif de titres, on jurerait bien qu’on n’a pas fini de voir son minois de sitôt.

La Coupe d’Europe, pas la priorité numéro 1

Vainqueur de la Coupe de la Ligue et encore engagé sur trois tableaux (demi-finale de Coupe de France, LFH et Coupe des Coupes), Fleury a clairement fait du Championnat sa priorité. Parce qu’il a subi la semaine dernière « une intervention prévue de longue date », Fred Bougeant restera en tribunes ce week-end, laissant son habituel adjoint Christophe Cassan gérer le coaching. « Ce n’est pas normal que ce soit toujours les mêmes dans la lumière alors qu’ils travaillent énormément, c’est bien qu’ils soient mis en valeur. » Entretien avec le numéro 1 d’un week-end.

Christophe, que pouvez-vous dire de Zvenigorod ?
L’équipe a énormément changé en un an, des joueuses cadres comme Postnova ne sont plus là, mais elle reste très robuste, avec un effectif plutôt réduit mais très combatif. Ce sont de jeunes joueuses, qui aiment défier au près comme Koroleva, de grands gabarits qui défendent très bien. Leurs ailières et leur gardienne sont internationales. Ça reste une grande équipe.

Y a-t-il un sentiment de revanche par rapport à l’an dernier ?
Pas du tout. Pendant les mois de janvier et février, les filles ont accumulé beaucoup de confiance mais aussi de la fatigue. Ces deux matches doivent permettre aux 16 joueuses du collectif de jouer. Audrey Bruneau, Christelle Manga… Il faut qu’elles puissent retrouver du temps de jeu pour préparer la suite, car on aura besoin de tout le monde en fin de saison. On ne se trompe pas d’objectifs, la Coupe d’Europe est un bonus, que les filles prennent avec beaucoup d’enthousiasme, certes, mais on est assez intelligent pour ne pas faire n’importe quoi.

Qu’est-ce que cela va vous changer d’être sans Fred sur le banc ?
Mon rôle principal reste d’accompagner les filles, qui ont gagné en autonomie ces derniers mois. Le tout, c’est de les préparer sérieusement, de bien gérer les temps de jeu, mais ça ne change absolument rien pour moi. C’est vrai que Fred a de la présence, de très bonnes relations avec les filles. Mais elles sont adultes et responsables. Et je tâcherai de les orienter, dans la sérénité et le calme.

Le programme
Quart de finale de Coupe des vainqueurs de Coupe. Vendredi 13 mars, 20h30 à Fleury-les-Aubrais : Zvezda Zvenigorod (RUS) – Fleury. Dimanche 15 mars, 20 heures à Saran, Fleury – Zvezda Zvenigorod (RUS).
En cas de qualification, Fleury sera opposé au vainqueur de Trondheim (NOR) – Hypo Niederösterreich (AUT) (match aller : 23-24, retour samedi à 19h en Autriche).

Issy-Paris, Le Havre et l’UMBB aussi sur le pont
En Coupe EHF (C3), Issy-Paris aura bien du mal à remonter les 13 buts de retard concédés aux Danoises de Holstebro (27-40). L’occasion est surtout donnée au club parisien d’offrir un match de gala à ses supporters, vendredi à Coubertin.
En Challenge Cup (C4), Le Havre et Mios-Biganos-Bègles ont fait le plus dur en s’imposant à l’extérieur à l’aller avec une avance confortable. Il n’y a plus qu’à finir le travail à domicile, dimanche, pour s’offrir une demi 100% française.

Le programme
Quart de finale de Coupe EHF. Vendredi 13 mars, 20h30 à Paris : Issy-Paris – Holstebro (DAN) (Match aller : 27-40). En cas de qualification, IPH sera opposé au vainqueur de Buxtehuder (ALL) – Muratpasa (TUR) (Match aller : 31-25 ; retour samedi 15 heures en Turquie).
Quart de  finale de Challenge Cup. Dimanche 15 mars à 17 h à Gonfreville l’Orcher : Le Havre – Arandjelovac (SER) (Match aller : 33-25). A Bordeaux : UMBB – Sokol Poruba (RTC) (Match aller : 31-24). En cas de qualification, les deux équipes se retrouveront en demi-finale.

© Pierre Menjot
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