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Mondial Jeunes: Ludovic Fabrégas, chercheur d'or
Mondial Jeunes: Ludovic Fabrégas, chercheur d'or
7 Août 2015 | International > Mondial

Il ne manque plus qu'eux pour boucler la boucle d'un été qui a souri à toutes les équipes de France jeunes. Les moins de 19 ans participent dès ce samedi, au Mondial de leur catégorie en Russie. L'occasion pour certains dont le Montpelliérain Ludovic Fabrégas de rajouter une médaille (d'or ?) à leur palmarès après la consécration l'été dernier, à l'Euro polonais.

Par Yves Michel

Ludovic Fabrégas a eu beau goûter en juin dernier à l'ambiance et deux matches de l'équipe de France "A", il n'a pas pour autant pris la grosse tête et surtout son entraîneur Patrice Canayer a su peser de tout son poids afin qu'il puisse participer à la reprise à la mi-juillet avec les pros de Montpellier. Le Catalan a donc connu une saison ponctuée de belles surprises débutée dans la foulée d'un titre de champion d'Europe avec les moins de 19 ans.

Est-ce un handicap de n'avoir effectué qu'une partie de la préparation ?
C'était normal que je sois avec Montpellier car j’entre dans les plans de Patrice Canayer. C’est vrai aussi que c’est particulier quand on s’apprête à disputer une compétition de ne pas suivre le programme complet avec tous les partenaires. Mais le fait d’avoir eu pas mal de temps de jeu et des responsabilités avec le club la saison dernière, a forcément poussé le coach à vouloir ma présence lors de la reprise. On a essayé de trouver un bon compromis pour satisfaire tout le monde.

Mais il était hors de question que tu rates ce Mondial...
Ne pas y participer aurait été étrange par rapport à ce qui s’est passé entre nous l’été dernier. Donc il était important que je sois là. Je compte bien m’y affirmer, avoir ce rôle de leader que je n’ai pas encore à Montpellier.

Ta saison aura été sacrément bien remplie...
Oui, j’ai beaucoup appris, les conseils que j’ai eus de certains cadres m’ont fait gagner du temps et m’ont beaucoup aidé. J’ai appris à mieux communiquer avec l’ensemble de mes partenaires même si sur cet aspect, j’ai encore des progrès à faire.

Deux sélections en France "A", la Ligue des Champions, tout est arrivé vite
Forcément mon statut a évolué tout au long de la saison et je ne suis pas le seul puisque Benoît Kounkoud, Yannis Lenne et même Julien Meyer qui ne sera pas avec nous ont eu des responsabilités dans leur club. Il y en a d’autres aussi qui ont eu la chance de découvrir le monde professionnel, cela ne peut faire que progresser. Pour ma part, avoir mis les pieds en France "A", ça compte et cela doit me permettre encore plus de m’affirmer.

Dans ce Mondial, la France championne d'Europe va être pistée...
C'est sûr ! On va être plus attendu que l’année dernière même si en Pologne, on était déjà repéré par nos bons résultats en cadets. Il va donc falloir faire très attention car on sera l’équipe à battre pour toutes les nations. On est prévenu mais cela nous fait aussi prendre conscience qu’on a un certain niveau. Sans oublier que c'est la force du groupe qui a toujours fait notre différence. Cela fait plus de trois ans que cette génération vit ensemble.

Avec cette fois, des confrontations inédites (voir plus bas le programme)...
On ne connait aucun des cinq adversaires puisqu’on ne les a jamais joués. Il ne faudra sous-estimer personne et rien ne sera acquis. La Slovénie devrait nous poser le plus de problèmes. Il y a dans cette équipe beaucoup de joueurs formés à Celje et j’ai eu l’occasion d’en croiser un (Blaz Janc) en Ligue des Champions, il est désormais titulaire dans son club. On devra être très concentrés sur les cinq matches et ne surtout pas brûler les étapes.

L'objectif, c'est le 20 août, la finale ?
Je le répète: ne pas brûler les étapes. L’objectif 1er c’est d'abord se qualifier pour les 8èmes. Ne pas sortir de la phase de poules serait une catastrophe et une grosse contreperformance. Après il va falloir se classer le plus haut possible pour hériter d’un 1er adversaire (en 8ème) plus à notre portée. Bien-sûr que l'objectif ultime est identifié et je signe tout de suite pour un parcours identique à celui de la saison dernière.



Le grand chelem chez les jeunes ?

Vous parlez d’une responsabilité ! Samedi dernier, les cadets tricolores remportaient le Festival Olympique de la Jeunesse Européenne en Géorgie et les Juniors, la finale du Mondial au Brésil. Depuis une semaine, ceux qui sont dans la tranche intermédiaire (les 96-97) n’entendent plus qu’un seul et même refrain : « il ne manque plus que vous les gars pour réaliser le grand chelem de la filière masculine ! ». Enorme pression donc de la vox populi amplifiée aussi par le titre européen acquis par cette même formation, la saison dernière en Pologne. Les partenaires du Cristolien Lucas Ferrandier (notre photo) avanceront donc avec dans le dos, la pancarte de grands favoris de ce Mondial Jeunes qui débute pour eux ce samedi, face à l’Argentine. Mais cette équipe devra faire face à un certain nombre d’écueils. Tout d’abord, il n’est jamais évident de confirmer un titre une année sur l’autre. Prenons l’exemple du podium juniors: en 2014, l’Allemagne surclasse tout le monde et termine devant la Suède et l’Espagne. Cette année, la Mannschaft n'a raflé que le bronze mondial, les Nordiques ont fini 5èmes et la "Rojita", 7ème. Ensuite, l’équipe de France arrive certes à Ekaterinbourg avec quelques certitudes mais surtout avec une interrogation majeure.

L'ombre de Julien Meyer

L’absence du portier Julien Meyer (né en 1996) qui vient de participer à la campagne brésilienne, n’est-elle pas plus préjudiciable qu’il n’y parait ? « C’est comme ça mais ceux qui ont fait la préparation avec nous, ont donné totale satisfaction, insiste Daouda Karaboué, l’entraîneur des gardiens. En prenant Mehdi Harbaoui (Istres) et Florent Bonneau (Nîmes), j’ai privilégié le collectif puisque les deux étaient présents l’an dernier. Ensuite, il m’a fallu choisir entre Clément Gaudin (St Raphaël) et Nicolas Gauthier (Massy). "Nico" a eu ma préférence car il s’est montré plus régulier. La chance que les trois vont avoir est de partir sur le même pied d’égalité. Il n’y aura pas de hiérarchie dans mon esprit, chacun devra cependant marquer des points. » Une situation qui satisfait évidemment Florent Bonneau, doublure de Julien Meyer il y a un an à l’Euro et qui avait brillé lors de la finale victorieuse face à la Hongrie. Le Nîmois n’aura pas le statut de numéro 1 mais part avec un peu plus d’assurance que l’été dernier. « Je me sens plus prêt et je pense avoir évolué même si en club, je n’ai pas souvent joué avec les pros. "Doudou" a été très clair, la sélection entre nous trois ne se fera pas en terme d’arrêts mais bien sur l’impact que chacun aura sur le match. L’objectif, même s’il manque Julien et "Flo" (Billant, l’autre surclassé), reste le même : gagner ce Mondial. On assume totalement ce rôle et on s’est même préparé à prendre des coups car chaque adversaire va vouloir s’offrir le champion d’Europe en titre. » Le déroulement d’un Mondial est différent. Il faudra sortir d’une poule de 6 en se classant dans les quatre 1ers et ensuite retrouver en 8ème de finale, un des quatre du groupe de croisement. Particularité de ce tour préliminaire pour les Tricolores : ils n’ont jamais été opposés à leurs futurs adversaires. La Slovénie avec une ossature issue du club de Celjé sera la plus dangereuse. Elle était absente de l’Euro car l’an passé, elle a disputé et gagné les JO de la Jeunesse à Nanjing (Chine). L’Argentine que les Français affrontent ce samedi, le Brésil, le Japon et la Tunisie seront les autres composantes du Groupe D. « Cette diversité du handball est une chance, martèle Daouda Karaboué. Il faut que ce soit une richesse pour notre jeu. Nos jeunes sont en pleine évolution et ils doivent avaler goulûment tout ce qui se présente. Mais justement, parce que nous sommes champions d’Europe, aucune équipe ne sera prise à la légère. » Le discours de l’ancien gardien de France "A" est attentivement écouté par des jeunes avides de sensations fortes. Comme le sera celui d’Eric Quintin et Pascal Bourgeais, les deux autres techniciens. Et comme l’était aussi celui de Didier Dinart qui a été inexplicablement écarté du banc mais qui sera à distance, le supporter n°1 de "ses minots". 



L'équipe de France Jeunes pour le Mondial à Ekaterinbourg (Russie)

Nom

Prénom

Club

Poste

date naissance

BONNEAU

Florent

USAM Nîmes

GRD

30/09/1996

BOUCHILLOU

Sacha

US Ivry

PVT

17/01/1996

FABREGAS

Ludovic

MHB - Montpellier

PVT

01/07/1996

FERRANDIER

Lucas

US Créteil

DC

12/04/1996

GARAIN

Dylan

PSG Hand

ARG

22/08/1996

GAUTHIER

Nicolas

Massy Essonne

GRD

24/02/1996

HARBAOUI

Mehdi

Istres OPH

GRD

11/09/1996

KAMTCHOP

Hugo

Cesson Rennes

PVT

12/11/1996

KOUNKOUD

Benoît

PSG Hand

ALD

19/02/1997

LAGARDE

Romain

HBC Nantes

ARG

05/03/1997

LENNE

Yanis

Sélestat Alsace

ALD

29/06/1996

LIMOUSIN

Matthieu

Pays d'Aix UC

DC

24/01/1997

MEM

Dika

Tremblay en France

ARD

31/08/1997

MINNE

Aymeric

Fenix Toulouse

DC

20/04/1997

MOCQUAIS

Etienne

US Créteil

ALG

29/02/1996

NOZERAN

Tom

Fenix Toulouse

ALG

22/02/1996

PELAYO

Tom

Dunkerque HGL

ARD

23/02/1997

RICHARDSON

Melvyn

Chambéry Savoie

ARD

31/01/1997

Programmation des matches (en heure française)  Groupe D

8/8

France-Argentine

13h

Slovénie-Tunisie

15h

Brésil-Japon

17h

10/8

Argentine-Slovénie

13h

Japon-France

15h

Tunisie-Brésil

17h

11/8

France-Tunisie

7h

Slovénie-Brésil

9h

Argentine-Japon

11h

13/8

Slovénie-Japon

13h

Brésil-France

15h

Tunisie-Argentine

17h

14/8

Japon-Tunisie

7h

Brésil-Argentine

9h

France-Slovénie

11h

Pour suivre ces rencontres, cliquer  ICI

© Yves Michel
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