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Nantes, toujours aussi bon élève ?
Nantes, toujours aussi bon élève ?
15 Août 2015 | France > LFH

Notre tour de France des clubs de LFH (5/10).
Un an d'apprentissage, une qualification en Coupe d'Europe la seconde saison... A l'aube d'entamer un nouvel exercice en LFH, le club ligérien compte toujours s'installer parmi les formations qui comptent. Mais cette fois, il a chamboulé son effectif, ce qui ajoute de la difficulté.

Perdre sa meilleure joueuse, qui plus est l'enfant du pays, n'est jamais simple. Cet été, Nantes a dû se résoudre à laisser partir Estelle Nze Minko, la demi-centre internationale, courtisée par l'ambitieux Fleury. Le départ va donc laisser un vide au sein d'une équipe qui a vécu ses premiers play-offs la saison passée, sa deuxième en élite à peine. Mais pas un trou béant. Comme Nze Minko, Popovic, Diniz, Aoustin, Alvarez et la capitaine Le Hir sont parties à l'intersaison. L'occasion de donner de nouveaux contours à l'équipe que Jan Basny dirigera pour la deuxième année de suite. « On a cherché des joueuses capables d'être très bonnes en défense, ou au moins d'assurer, explique-t-il. C'était le secteur à renforcer. Et puis on a cherché des joueuses qui ne lâchent rien. »

Escribano (DC, Nice), Callavé (GB, Fleury), Ranikova (GB, Cannes), Schop (PVT, Dalfsen), Marchal (PVT, Nîmes) et Tarp Moldrup (ARD, Nykobing) ont ainsi remplacé les partantes. « C'est un groupe jeune, les filles sont là pour quelques temps a priori, poursuit Arnaud Ponroy, le président. On est dans une logique de construction. Donc on a cherché des joueuses qui avaient encore une bonne marge de progression et guerrières. On ne sera peut-être pas l'équipe la plus prestigieuse, mais on aura une équipe de combattantes. »

Une équipe plus équilibrée, où tous les postes sont doublés, à l'exception de l'aile gauche. Mais il s'agit de démarrer le nouveau cycle sans perdre de temps, pour ne pas courir après les points perdus d'entrée, comme l'an dernier, quand le NLA ne s'était qualifié qu'à l'ultime journée grâce à un excellent finish (3 succès). Et si quatre des six recrues connaissent bien la LFH, c'est néanmoins toute la colonne vertébrale de l'équipe qui a été modifiée (deux gardiennes, une demi-centre, deux pivots). « Question vie de groupe, on a tout fait pour accélérer l'intégration des nouvelles, avec un premier stage dans un gîte, souligne Basny. Niveau handball, on avance aussi. Notre attaque est ce qui a le mieux fonctionné en Espagne et contre Mios. Mais on a encore 15 jours pour progresser dans le secteur défensif, dans la coopération défense-gardienne surtout. »

Les cinq victoires en préparation, même sans équipe du haut de tableau de LFH, sont un premier signe positif. « D'autant qu'on a plusieurs fois fait la décision dans le dernier quart d'heure alors qu'on était menés », apprécie le coach. Mais c'est bien le début de saison et ses sept journées disputées avant le 3 octobre (soit plus d'un tiers du Championnat en un mois...) qui occupe les esprits. « L'entame sera décisive », sait Ponroy. « On ne veut pas revivre le même début que l'an dernier, en perdant des matchs d'un ou deux buts dans les dernières secondes, prévient le technicien. On aimerait obtenir les mêmes résultats que la saison dernière, donc se qualifier en Coupe d'Europe, mais en étant un peu moins à l'arrache. On cherche à s'installer. »

« On ne veut pas brûler les étapes, tempère le président. A l'avenir, le nerf de la guerre seront les conditions budgétaires et les infrastructures, et on sait que c'est excessivement compliqué pour les clubs féminins. L'économie du hand féminin est fragile. » Côté finances, Nantes fait également partie des très bons élèves de la Ligue. Au rayon spectacle, il avait réussi à réunir 5000 personnes pour la réception de Toulon il y a deux ans. Désormais, c'est à l'équipe de continuer à grandir en même temps que l'institution. En France comme en Europe.

Pierre Menjot

Barbora Ranikova, « pas un pari risqué »
Elle est arrivée après tout le monde, fin juin, alors que l'on pensait le recrutement nantais terminé. Mais Barbora Ranikova a rejoint les bords de la Loire pour compenser l'absence de Wendy Obein, opérée de la cheville gauche début mai. « Trouver une gardienne française sur le marché à cette date n'était pas possible, justifie Jan Basny, qui comptera donc six étrangères la saison prochaine (voir chiffre). On savait que Ranikova pouvait être un pari mais je me suis bien renseigné avant. »

Basny, par ailleurs sélectionneur de la République tchèque, a notamment passé deux semaines avec l'ancienne gardienne de Metz et Cannes lors d'un stage en sélection. Et a été pleinement rassuré par sa compatriote. « Elle a subi une intervention chirurgicale en décembre, depuis février elle a repris à 100 % et elle est de mieux en mieux. » A quel niveau sera-t-elle pour la reprise à Besançon. Si on revoit la Ranikova de Metz, alors Nantes aura réussi un très joli coup. « On aura besoin d'elle », sait Basny, qui disposera, avec Callavé, d'un binôme expérimenté et de qualité.

Le chiffre : 6
C'est le nombre d'étrangères que compte l'effectif de Nantes cette saison, après le recrutement de la gardienne Barbora Ranikova. Soit une de trop. L'une d'elles devra donc rester en tribunes à chaque match du NLA.

L'interview...


Julie Godel : « Pourquoi pas une demi-finale ! »

La troisième saison de Nantes dans l'élite coïncide avec la troisième de Julie Godel sur la côte atlantique. L'ailière droite (22 ans), vice-championne du monde juniors en 2012, croit son club capable de continuer son ascension. A condition de soigner son début de parcours.

Vous avez prolongé d'une saison votre bail à Nantes. Pour quelles raisons ?
Déjà, je me sens bien dans la ville. Avec Pauline Coatanéa (meilleure ailière droite du Mondial juniors 2012), on s'entend très bien. On est de la même génération, on arrive bien à avancer. C'était aussi important de trouver un équilibre entre le handball et le reste. Je l'ai trouvé ici. Je suis encore en école d'éducatrice (auprès de jeunes enfants), je voulais finir mes études à Nantes.

Jouer la Coupe EHF, à partir de mi-novembre contre les Suédoises d'Höör, était-ce un argument supplémentaire pour rester ?
Je ne l'ai jamais jouée. Beaucoup de joueuses de 22 ans en rêveraient. On s'est battues toute la saison pour prendre cette place européenne. Il faudra assurer, mais on va déjà se concentrer sur le Championnat...

Nantes a terminé septième de LFH en 2014, cinquième en 2015. La suite logique, c'est le Top 4, une qualification en demi-finales ?
Pourquoi pas ! Cette année, on a des joueuses intéressantes, performantes à tous les postes. Ce n'est pas donné à tout le monde. On doit s'appuyer sur elles. J'ai confiance en cette équipe. Il faudra être performantes à des moments-clés.

Notamment dès les premières journées, contrairement à la saison écoulée (cinq défaites et un nul pour commencer)...
Oui, il faut partir sur de bonnes bases, réussir à trouver de la cohérence et de la régularité. Les deux saisons précédentes n'ont pas été faciles. Tout peut basculer très vite, on l'a vu avec Le Havre. Ce sera important de gagner le premier match, à Besançon, pour ne pas galérer. On est bien déterminées. On a envie de vivre de belles choses.

C'est ce que tendent à montrer vos cinq victoires consécutives en matches amicaux...
Ils sont encourageants, dans le sens où on a fait tourner, fait jouer dix-huit filles. On recherche ce qu'on peut faire de mieux, car ce ne sera pas la même chose en Championnat. C'était compliqué contre Mios : on avait notre voyage en Espagne dans les pattes, des heures de minibus aussi. C'est important d'avancer, mais en gardant la tête froide.

Propos recueillis par Laurent Hoppe

Le programme de Nantes
Nantes – Chambray (D2), 26-22
Nantes – Brest (D2), 30-22
Nantes – Zuazo (ESP), 24-19
Nantes – Bera Bera (ESP), 30-25
Nantes – UMBB, 31-30
18 août : Nantes – Bera Bera (ESP)
21-22 août : tournoi de Celles sur Belle
1e journée de LFH : Besançon – Nantes.
Le calendrier complet en cliquant ici.

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Notre prochaine étape du tour de France des clubs nous emmènera... dans le Sud.

Handzone
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