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LDC F : Rentrée anticipée pour Györ et Baia Mare
LDC F : Rentrée anticipée pour Györ et Baia Mare
11 Septembre 2015 | Europe > Champion's League

Les Hongroises se déplacent ce week-end à Drammen (Norvège), les Roumaines restent à la maison : les deux équipes phares européennes sont pourtant dans la même situation désagréable. Deuxièmes de leurs championnats respectifs en fin de saison dernière, elles devront s'employer bien avant la reprise (16-18 octobre) pour rejoindre la prestigieuse Ligue des Champions.

Allison Pineau et Baia Mare : vers l'inconnu
C'est essentiellement vers la Roumanie que les regards seront tournés ce week-end. En effet, s'il est difficile de s'imaginer les championnes turques et biélorusses décrocher le fameux ticket pour la Ligue des Champions, il l'est tout autant de prédire l'issue de ce tournoi ouvert. D'un côté, Baia Mare, qui a surpris la saison dernière, tant de façon positive - ce sursaut au tour principal qui les emmène en quarts de finale - que négative - une ambiance tendue, des matchs complètement ratés, une finale de championnat manquée. Malgré une volonté affichée de jouer les premiers rôles, Baia Mare est un club qui se cherche encore, en témoignent les nombreux changements qui y ont eu lieu cet été : exit Tone Tiselj à la tactique, c'est Aurelian Rosca, un ancien de Valcea qui prend les rênes d'une équipe essentiellement roumaine. On retiendra les départs de Barbara Arenhart et Camilla Herrem pour la Scandinavie, les arrivées de la Croate Katarina Jezic au pivot et de la Française Allison Pineau (voir plus bas).

De l'autre, le team Esbjerg : un savant mélange entre la solidité d'un club danois et le talent de jeunes joueuses qui en veulent. En 2014, elles craquaient en Russie et laissaient le club le Lada Togliatti s'octroyer la coupe EHF, aujourd'hui, elles aspirent à jouer dans la cour des grands. Si Lotte Grigel est passée plutôt inaperçue lors du dernier Euro, ça n'est pas le cas de joueuses comme Estavana Polman, Betina Riegelhuth ou Jenny Alm qui ont su briller en sélection. Du côté des filets, le tandem Emily Sando - Filippa Idehn pourrait bien mettre la pression sur une Paula Ungureanu constante, qui n'a plus grand chose à prouver.

Il se jouera donc à Baia Mare un tournoi nourri par le suspense et la pression : un cocktail qui pourrait favoriser les locales, dont fait partie Allison Pineau. Elle positive : "Je suis très contente que le tournoi de qualification se passe ici, Baia Mare est une ville de handball, les gens adorent ce sport, le gymnase sera plein à craquer et il y aura une grosse atmosphère." et sans pour autant perdre sa lucidité, elle analyse la situation dans laquelle se trouve son équipe : "C’est un tournoi de qualification, c’est piégeux. Il faut bien se préparer et ne prendre personne de haut car ça peut vite tourner à la désillusion. On tombe sur un gros client avec Esbjerg, une belle équipe avec des joueuses internationales mais j’ai envie de dire que c’est ça aussi la Ligue des Champions, il n’y a pas de place pour la facilité si tu veux y participer. C’est un avantage de jouer à domicile et il faut s’en servir pour se transcender ce week-end. On a une équipe très compétitive mais qui impressionne moins que celles qui prétendent au Final 4. Le tournoi de préparation de Bucarest (Baia Mare fini 5ème sur 6, ndlr) a été un très bon tournoi pour notre équipe car nous n’avons perdu qu’un match. Nous n’étions pas au complet et ça laisse entrevoir de belles perspectives pour la suite de la saison si on bosse bien et qu’on confirme. C’est un groupe solide que nous avons, avec une belle marge de progression."

Toute l'histoire reste donc à écrire pour Baia Mare et Allison Pineau qui se faisait une sacré frayeur à la mi-août dans les premières secondes d'un match de préparation : "Mentalement je me suis préparée à toutes les éventualités et mon sentiment n’était pas très bon sur le moment à cause de la glissade qui a provoqué ma blessure. J’ai cru que, rebelote, j’allais repartir pour une longue convalescence. Mais mon genou va bien, je me porte plutôt très bien depuis mon retour à l’entraînement il y a 10 jours. Je suis opérationnelle, j’ai repris la compétition avec mon équipe et joué les derniers match de championnat (Baia Mare a aligné 4 victoires sur les 4 premières journées, ndlr)." Entre ces blessures qui se succèdent et les mauvaises expériences à l'étranger sur lesquelles elle a tiré un trait définitif - "Ces clubs la je veux plus en entendre parler, je trouve ça assez irrespectueux de mettre les joueuses dans de telles situations. Les clubs ne pensent pas au fait que nous ayons des vies en dehors du handball ainsi que des engagements personnels" -, on reste en droit de se demander ce qui motive la joueuse tricolore à vouloir à tout prix jouer en Europe de l'Est : "Mon expérience à Nîmes a été super. C’était une belle opportunité et je les remercie d’avoir pu m’accueillir. Je dirais que c’est le challenge sportif qui me motive énormément avant tout et cette Ligue des Champions qui suscite en moi l’envie de continuer. Jouer les premiers rôles en France je dis oui, bien sûr, mais disons que je fonctionne par cycle et que j’ai encore un bout de chemin à faire à l’étranger. Avoir un rôle hyper important dans les grands clubs européen c’est motivant car tu es sous pression en permanence - les méthodes de fonctionnement ne sont pas les mêmes qu’en France. Quand tu n’es pas à ton niveau, les gens ont une exigence redoutable qui ne laisse pas de place aux états d’âmes."

Le ton est donné. Celle qui était élue meilleure joueuse du monde en 2009 n'a jamais déçu, mais n'a jamais confirmé non plus, s'arrêtant par deux fois aux portes d'une finale de Ligue des Champions avec Valcea puis le Vardar. Une chose est sûre, malgré les embûches et ce tournoi qui aurait pu être évité, son envie teintée cette fois d'expérience, reste intacte : "Bien sûr qu’on a essayé de m'en dissuader (de signer avec Baia Mare, deuxième du championnat roumain, ndlr) mais je m’étais déjà engagée donc la question ne se posait plus. Je savais qu’il y avait un risque mais c’était 50-50. J’ai décidé de prendre le risque et je l’assume totalement." Allison Pineau plonge donc une nouvelle fois vers l'inconnu : on a simplement envie de lui souhaiter que le risque paye enfin.

L'ogre hongrois sans problème ?
Après une élimination en quarts de finale de Ligue des Champions face au Vardar, Györ était dans le dur en fin de saison dernière, s'écroulant en finale des play-offs contre Ferencvaros, son rival de toujours en championnat. Aujourd'hui, face à des équipes comme celles de Kragujevac (Serbie), Dalfsen (Pays-Bas) ou Drammen (Norvège), les joueuses expérimentées de l'effectif hongrois ne doivent pas échouer. De nouveau au complet avec les retours d'Amorim, voire Orban et Görbicz (Aguilar, Sen, Lunde ou Milanovic-Litre n'ont pas rempilé), largement renforcé avec un recrutement de luxe - Yvett Broch (Metz), Zsuzsanna Tomori (Ferencvaros), Linn Sulland (Larvik), Eva Kiss (Fehérvár) et Nycke Groot (Midtjylland) - le collectif d'Ambros Martin n'aura pas d'excuses. On notera toutefois un petit bémol : transférée de Mosonmagyaróvár à l'intersaison, Gabriella Toth, en qui certains voient la nouvelle Görbicz, ne sera pas de la partie puisque blessée au genou (ligament croisé).

Néanmoins, sous-estimer leurs adversaire serait une faute grossière : l'équipe de Glassverket (Drammen) qui accueille le tournoi a démarré cette nouvelle saison en trombe, disposant de Byåsen, un ancien habitué de la Ligue des Champions, avec une grande facilité (29-18). C'est également Glassverket qui, quelques jours avant le Final 4 en mai dernier, faisait trembler Larvik en remportant le match aller de la finale du championnat norvégien ... En somme, voilà pour Györ un adversaire qui n'a rien à perdre et qui sait profiter des faiblesses de l'opposant. De quoi mettre un peu de sel dans ce second tournoi qui s'annonce somme toute un peu fade.

Le programme du week-end :
Samedi 12/09 :
12h30 : Team Esbjerg - Ankara Yennimahalle BSK
15h00 : HCM Baia Mare - BNTU BelAZ Minsk Reg
16h30 : Györi Audi ETO KC - WHC Radnicki Kragujevac
19h00 : Glassverket - Sercodak Dalfsen
Dimanche 13/09 :
14h et 14h30 : matchs de classement
16h30 et 17h : finales.

© Amélie Huhn
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