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Pour le PSG, c'est de la douleur que jaillit le succès
Pour le PSG, c'est de la douleur que jaillit le succès
9 Octobre 2015 | France > LSL

Face à une équipe de Chambéry décomplexée et qui n’avait apparemment pas gardée les stigmates de la leçon infligée à domicile par Montpellier, le PSG s’est adjugé non sans mal son 5ème succès (35-27) en autant de match de championnat.

par Yves MICHEL

De toutes les équipes qui ont affronté le PSG depuis le début du championnat de D1 masculine, Chambéry est de loin celle qui pour le moment, s’est le plus accrochée. Les Savoyards ont tenu le tableau d’affichage pendant presque toute la 1ère période grâce au duo Basic-N’Guessan très efficace en percussion, une défense agressive dont l’étagement a véritablement gêné les attaquants parisiens et un Yann Genty, égal à lui-même qui va connaitre un fléchissement après la pause, jusqu’à aller se faire exclure définitivement après une sortie dangereuse sur Samuel Honrubia. Comme ils en ont pris l’habitude depuis donc le début de la saison, les partenaires de Mikkel Hansen (encore et toujours étincelant avec un 14/15 au tir dont un 9/9 au pénalty) ont commencé à leur main, en essayant de jouer juste en attaque placée et quand ils le pouvaient, accélérer pour bonifier leur jeu de transition. Pendant les 30 premières minutes, ils vont tomber sur des Savoyards peu disposés à se laisser faire, profitant de quelques ballons rendus et trous d’air dans la défense adverse pour prendre momentanément les commandes (13-15 à la 26ème). « Sur un match comme ça et d’ailleurs cela va se reproduire souvent, prévient Luc Abalo, l’adversaire tient d’entrée à sortir son meilleur handball. Donc c’est difficile pour manœuvrer. Il faut se montrer patient et les avoir à l’usure. En fait, il faut rester concentré pendant tout le match pour justement les fatiguer et creuser un écart sur la fin. Vous verrez, contre Zagreb dimanche en Ligue des Champions, ça sera la même chose, même ça sera plus intense et ils vont durer encore plus longtemps que ne l’a fait Chambéry. Le tout c’est de ne pas baisser la tête et garder confiance. » "Lucio" le metteur en scène n’a pas son pareil pour faire le "pitch" de l’histoire. Ce jeudi soir, lorsque son équipe est revenue sur le parquet pour attaquer le second acte, elle avait une longueur d’avance (16-15). Dix minutes plus tard, profitant des nombreuses fautes adverses sanctionnées soit par des exclusions temporaires, soit par des jets à 7 m ou même les deux, les Parisiens avaient creusé l’écart (22-18).

C’est d’ailleurs à l’entame du dernier quart d’heure que Yann Genty jusque-là irréprochable (10 arrêts) est allé déséquilibrer Samuel Honrubia et a inauguré le 1er carton rouge de sa (longue) carrière. Une excentricité dont se serait passé le portier savoyard. Avec 4 voire 5 buts de mieux, le PSG n’a eu qu’à gérer et surtout compter sur la profondeur de son banc. Chambéry a donc cédé sans pour autant avoir honte de sa prestation (35-27). «On avait à cœur de montrer un autre visage que celui de la semaine dernière contre Montpellier, assure le défenseur Pierre Paturel. Les sanctions en début de 2ème nous ont été fatales et lorsqu’on commence à courir après le score cela devient difficile. Montpellier, c’est une erreur qui ne se reproduira pas. On doit être plus proche de ce qu’on a montré ici jusqu’à la pause. Il va falloir le faire dès la semaine prochaine à la maison. » Sauf qu’avant pour d’ailleurs les deux équipes, il y aura un petit tour par la Coupe d’Europe. La grande (la LDC) pour le PSG dimanche face au Croatia Zagreb et celle de l’EHF pour Chambéry qui recevra au Phare, le Sporta Hlohovec, une formation slovaque largement à sa portée.

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PARIS ST GERMAIN HAND -  CHAMBERY SH     35-27   (16-15)

Statistiques du match

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Serdarusic : « Ici, ce n’est pas la Croix Rouge ! »

Il y a des mots qui font mal et mouche. On se rappelle de ceux de Philippe Gardent au soir d’un match pourtant remporté par Chambéry, son équipe d’alors et qui avait qualifié ses gardiens (Dumoulin et Robin) de "baltringues", ce qui avait eu le don de les agacer. Noka Serdarusic n’a pas sorti ce type de vocabulaire mais samedi dernier après la victoire du PSG face au Besiktas Istanbul (30-40) le technicien allemand n’a pas été tendre envers ses arrières droits et ailiers gauches, estimant qu'ils étaient inexistants et que l’équipe était à remodeler sur ces postes-là en vue de la prochaine saison. Si sur l’aile, le chantier a bien avancé avec la signature de Uwe Gensheimer (sans doute au détriment de Samuel Honrubia), on sait que derrière, l’Ukrainien Onufryienko ne fera qu’un passage d’une saison dans la capitale et que le Croate Stepancic qui sera à Carpentier dimanche avec Zagreb, arrive cet été pour le remplacer. La sortie de "Noka" Serdarusic a également touché Xavier Barachet qui s’est senti visé. « Bien sûr que ces propos m’ont surpris et je trouve que certains mots ont été un peu forts. Mais je ne veux pas en parler. Je n’ai pas l’habitude de régler mes comptes par médias interposés. A titre perso, je trouve que depuis le match de St Raphaël, je suis mieux sur le terrain. Je suis passé au travers en début de saison, j’ai travaillé dur un peu dans mon coin avec l’aide du préparateur physique. Ce soir, j’ai quasiment joué une heure en donnant le meilleur. » Efforts et rendement payants puisque le Niçois a inscrit cinq buts face à Chambéry. Ce qu’a relevé Serdarusic qui à sa manière, non sans une pointe d’humour, a confirmé les propos tenus le week-end dernier sur un site des Balkans. « Bien évidemment, ce que j’ai dit c’est une forme de provocation. Après le match à Istanbul, j’étais vraiment en colère. Ici, ce n’est pas la Croix Rouge ! On est là pour se battre et l’idée est de tirer chaque joueur vers le haut. Ce soir, Xavier a montré plus de dispositions, plus d’agressivité en défense comme en attaque. Je veux vraiment qu’il aille vers l’avant et non pas qu’il joue en reculant. S’il n’arrive pas à entendre ce que j’attends et ce que je pense de lui, il l’apprendra en lisant la presse (sourires). » La mise au point est faite et nul doute que Xavier Barachet saura en tirer profit.


© Yves Michel
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