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LDC F: Une compétition plus dense pour contrer Buducnost
LDC F: Une compétition plus dense pour contrer Buducnost
16 Octobre 2015 | Europe > Champion's League

A peine les qualifications pour l'Euro 2016 entamées et les championnats du monde en ligne de mire, la Ligue des Champions reprend ses droits : année olympique oblige, c'est un vrai marathon qui se jouera lors de cette saison qui s'annonce d'ores et déjà corsée, au moins sur le papier. S'il est aisé de trouver un maillon faible dans chaque groupe du tour préliminaire, il n'en sera pas moins intéressant puisqu'il dessinera les contours d'un tour principal qui s'annonce déjà bouillant. Revue d'effectifs des prétendants au titre.

Groupe A : Larvik peut-il rebondir ?

En mai dernier, impuissantes face à Buducnost en finale, les joueuses de Larvik ont montré les limites d'un handball atrophié à l'aile gauche et au-delà des 9m. Piquées au vif, on les attend encore très loin cette année avec un collectif relativement stable : le retour d'Amanda Kurtovic sur le côté droit pour soutenir Nora Mørk ne sera pas de trop puisque Linn Sulland, en manque de temps de jeu, a choisi l'option hongroise (Györ). Toujours à droite, c'est Jenny Osnes Græsholt qui assure l'interim à l'aile pour quelques mois, Linn-Kristin Riegelhuth attendant un heureux événement. Le plus gros changement réside dans le management mais il reste dans la continuité : Tor Odvar Moen, qui avait mené Larvik au titre en 2011, a remplacé Ole Gustav Gjekstad. Il est épaulé par Tonje Larsen.


Outre Baia Mare, issu des qualifications, Larvik aura fort à faire avec Rostov-Don : le champion russe n'a pas lésiné sur les moyens et a réussi à rapatrier Anna Sen et Ksenyia Makeeva. C'est Katrine Lunde qui veillera sur les buts aux côtés d'une Anna Sedoykina qui a brillé la saison dernière avec Volgograd. On tient certainement là l'un des meilleurs binômes de la compétition (seulement 62 buts encaissés en 4 journées de championnat). Petit poucet parmi ces trois équipes taillées pour les quarts, Krim pourra compter sur l'aide de Vesna Milanovic-Litre au pivot et un effectif quasiment inchangé mais la tâche s'annonce ardue.


Groupe B : un groupe ouvert pour les Panthères de Fleury

Tombeur de Györ et champion de Hongrie, Ferencvaros pourrait faire peur. Cependant, l'équipe de la banlieue de Budapest est aussi capable du pire, comme lorsqu'elle laisse échapper la saison passée, sa qualification pour la Ligue des Champions face à un Leipzig qui n'a jamais lâché. Amputé de l'efficace bras droit de Zsuzsanna Tomori, que proposera "Fradi" face à Fleury ou Thüringer ? Parce que c'est certainement des Allemandes que viendra le principal danger : malchanceuses au tirage, elles n'ont pourtant jamais été ridicules et se posent comme une valeur sûre de la scène européenne. Peu de changements ici encore puisque si on peut regretter le départ de Nadja Nadgornaja, on enregistre l'arrivée de la prometteuse Eliza Buceschi. Finalement, le grand perdant de ce groupe pourrait bien être Koprivnica, qui s'est contenté de faire de la figuration lors du dernier exercice. Pour les Fleuryssoises, le groupe est ouvert et s'il est abordé avec sérieux, devrait leur permettre d'accéder au tour principal (voir par ailleurs).


Groupe C : un groupe explosif ?

C'est Torben Kolbaek, le président du FC Midtjylland -pourtant compétitif avec une base solide (Englert, Thorsgaard, Jorgensen ou encore Jacobsen) et des recrues intéressantes (Burgaard, Kristiansen)- qui voit les choses ainsi. Lors du tirage au sort en juillet, il déclarait, vaguement défaitiste : "Ça n'aurait pas pu être pire. Il y a trois équipes du Final 4 2014 dans ce groupe (en comptant la qualification de Györ). Si ça n'est pas un groupe explosif, je ne sais pas ce que c'est." Alors certes, la concurrence est rude, entre Györ et le Vardar, mais ne vaut-il pas mieux avoir ce genre d'équipes dans sa partie de tableau, histoire de les cueillir pendant leurs réglages, et les éviter ensuite, lorsqu'elles deviennent redoutables ?

Quoiqu'il en soit, si Györ se reconstruit après la débâcle du printemps dernier, le Vardar sera scruté dans ses moindres faits et gestes et attendu au tournant après ses deux médailles de bronze : avec l'arrivée de Sanja Damnjanovic sur la base arrière, le duo Kastratovic-Pytlick possède un effectif solide où la plupart des postes sont doublés par des internationales. Le pivot reste néanmoins un point faible à Skopje : efficace en défense, Anja Althaus a offert peu de solutions offensives à 6m la saison dernière, elle sera secondée par la jeune Croate de Koprivnica, Andrea Covic. Les deux formations se rencontreront dès la première journée en Macédoine : c'est le Vardar qui avait remporté les deux dernières rencontres, en quart de finale en avril. Sans les enterrer d'avance, le challenge risque néanmoins d'être trop relevé pour les Autrichiennes d'Hypo.

Groupe D : Bucarest et son casting de rêve

4 gardiennes, 3 ailières gauches, le CSM Bucarest a vu les choses en (trop ?) grand et s'avance cette année sur la scène européenne avec un casting à faire pâlir les plus grandes équipes. En plus de joueuses locales, on retrouve donc Mayssa Pessoa et Jelena Grubisic dans les buts tandis que Iulia Curea, Fernanda Da Silva et Maria Fisker se concurrencent sur l'aile gauche. De l'autre côté, même qualité avec Carmen Martin et Cristina Varzaru. Enfin, aux côtés d'Ekaterina Vetkova et Oana Manea au pivot, la base arrière est étincelante : Aurelia Bradeanu, Linnea Torstenson, Line Jorgensen, Isabel Gullden, Ana Rodrigues ou encore Deonise Cavaleiro ... Le tout chapeauté par Kim Rasmussen, l'artificier responsable de la renaissance de la sélection polonaise. Si le collectif fonctionne bien en championnat (7 victoires en 7 journées), on devrait savoir très vite ce qu'il vaut sur le terrain européen puisque Bucarest recevra Buducnost le 1er novembre.

Chez les tenantes du titre, on joue la carte de la stabilité avec les mêmes joueuses que l'an dernier : elle avait fait ses adieux en mai dernier mais Clara Woltering pourrait venir prêter main forte aux Monténégrines à partir du tour principal. De son côté, Dragan Adzic s'est engagé avec le club jusqu'en 2020 : on ne change pas une équipe qui gagne.

Pour affronter ces deux géants, on retrouvera Lublin et Sävehof - qui a perdu Alm, Idehn ou Oden-, deux collectifs qui ne prétendent pas au carré final mais qui ont les armes pour aller grappiller des points aux équipes les moins vigilantes. Les Messines en ont fait l'amère expérience la saison passée.

Le programme du week-end

Vendredi 16
RK Krim Mercator - HCM Baia Mare à 19h
CSM Bucuresti - MKS Selgros Lublin à 18h

Samedi 17
Larvik - Rostov-Don à 18h30
ZRK Vardar - Györi Audi ETO KC à 20h15

Dimanche 18
Thüringer HC - Fleury Loiret à 14h
FC Midtjylland - Hypo Niederösterreich à 15h10
FTC Rail Cargo Hungaria - HC Podravka Vegeta à 17h15
Buducnost - IK Sävehof à 19h

© Amélie Huhn
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